« La nécessaire mode des Lévriers »// Blanca Cristofol // Agapornis

  • Traduction personnelle de l’article paru dans le n°1 du magazine papier espagnol AGAPORNIS

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// Imaginez un lévrier. C’est probablement l’image d’un chien maigre au regard profond et triste qui vous vient à l’esprit : un peu élusif, avec sa queue entre les pattes. Cette race, qui attire l’attention pour ses particularités esthétiques et la vitesse que les animaux peuvent atteindre quand ils courent, devient de plus en plus connue dans notre pays. Est ce que les lévriers sont devenus à la mode ? Oscar Cubillo, bénévole pour Galgos112, nous en parle dans cette interview. « Toutes les modes ne sont mauvaises », nous dit Cubillo. Dans le cas des lévriers, la mode est venue par nécessité. Le fait qu’ils ont été menacés et maltraités constamment par leur propriétaire et leurs éleveurs, a engendré de multiples associations en Espagne dédiées totalement à eux, à leur sauvetage et à la quête de leur bonheur. Ce happy end pour les lévriers, dans le genre d’association où Oscar est bénévole, est ce qui encourage les membres à travailler dur jour après jour, selon le catalan.

Pour commencer, le bénévole de Galgos112 s’éloigne des clichés. « Les lévriers ne sont pas une race de chiens peureux. S’ils le sont, c’est parce qu’ils ont vécu une sorte de traumatisme, comme la plupart de ceux qui sont adoptés. » Un lévrier peut être aussi affectueux et dynamique que n’importe quel autre chien. En fait, les lévriers sont des animaux domestiques qui adorent la compagnie de l’homme. « Leur moyen de défense est la fuite et non l’agression », ce qui fait d’eux l’animal parfait pour co-exister avec une famille. Aussi, ils n’ont pas besoin de courir pendant des heures. « Il est vrai que les lévriers peuvent courir très vite. Ils peuvent courir à une vitesse de 70 km/heures pendant 3 minutes, mais après cela, ils auront probablement besoin d’au moins 18 heures de sommeil. Il semble que les mythes qui entourent ces chiens sont en train de tomber les uns après les autres.

A la recherche de l’adoptant parfait

La gentillesse de tous les lévriers facilite le processus de trouver des familles adoptives pour les associations et les refuges. Mais si Galgos112 se démarque en ayant « un très bon ratio de réussite pour mettre en relation des familles avec des lévriers », ce n’est pas seulement grâce à cela. Oscar nous dit que le protocole d’adoption dans cette association est pensé pour que les lévriers et autres races trouvent la maison parfaite : « On cherche des familles qui sont adaptées pour nos chiens et non pas des chiens adaptés pour chaque famille. » Un autre point très fort dans cette association est qu’elle ne connait pas de frontière. Pour trouver la famille parfaite, ces associations peuvent envoyer des animaux depuis et vers n’importe quel endroit en Espagne. « Pour la première étape, nous faisons une recherche ciblée », explique Oscar. « Mais si on ne trouve pas le rapprochement parfait, on va plus loin ». Après ça, l’association s’assure que le chien récemment adopté arrive à destination. Mais plus encore, comme Cubillo le souligne, « Galgos112 est l’une des quelques associations qui délivrent des chiens testés à toutes les maladies méditerranéennes et qui ont subi un protocole vétérinaire. »

Quand on lui demande le profil de l’adoptant idéal, Oscar devient catégorique : « Une personne de zéro à 99 ans. » Galgos112 n’a peur de rien. « On prend les vieux chiens, les cas désespérés, ceux que personne ne veut… et on trouve des familles pour eux. » Cubillo ajoute qu’ils alertent toujours les adoptants sur les frais vétérinaires et le coût qu’un chien peut générer pendant toutes les années de sa vie. « On dit à tous les adoptants qu’ils devraient avoir de l’argent de côté à la banque juste pour le chien », plaisante Oscar.

Une race maltraitée

Le protocole de Galgos112 est strict – et, de surcroît, efficace – du fait que la plupart des chiens de chasse, lévriers et autres races qu’ils mettent à l’adoption sont victimes de traumatismes et qu’ils ont besoin de trouver une famille qui peut s’adapter à leurs besoins.

Les chiens courant et les lévriers sont les deux races canines qui ont été les plus torturées tout au long de l’histoire de l’humanité. « Le problème ne vient pas de la chasse, il vient de la reproduction intensive. », explique Sanchez. Chaque année, 50.000 chiens de ce type sont trouvés en Espagne, abandonnés ou victimes d’atrocités. « Sur ces 50.000, Galgos112 en fait adopter 800 chaque année. Une énorme quantité, mais toujours pas assez. », déplore-t-il. Les lévriers, l’animal chasseur par excellence, sont les seuls à être sacrifiés pour s’être cassé un ongle, « parce qu’avec un ongle cassé, ils ne courent plus aussi vite que les autres ».

Donc comment vit un lévrier avec des galgueros? La réponse d’Oscar nous donne la chair de poule. Chez un reproducteur, un lévrier vit dans un box, une construction faite de béton et d’amiante. « Imaginez un trou comme celui d’une piscine, couvert avec un bout de tissu. Andalousie, 40°. Et dans ce trou, dans 10m², 30 lévriers, agglutinés, déféquant et urinant les uns sur les autres, sans aucune salubrité ». Pour les garder concentrés sur le lièvre, leurs propriétaires ne les nourrissent pas. « Ils peuvent les laisser sans manger pendant 3 ou 4 jours avant la course », continue Oscar. Néanmoins, même s’ils étaient nourris régulièrement, leur alimentation n’est pas la plus adaptée pour une race canine : « Leur repas est juste du pain dur ».

Un reproducteur a 20 ou 40 lévriers. Sur 20 qui naissent, un seul lui sera utile. Lors de la chasse, deux d’entre eux courent après le lièvre ; ceux qui n’ont pas été choisis pour chasser restent dans leur trou. Toujours dans ce trou, couvert avec une bâche, la vie n’est pas facile. « S’ils se battent, ils sont tapés avec une barre en acier ». Oscar nous parle du cas de sa propre femelle lévrier, Guiness. Depuis qu’il l’a adoptée, il a remarqué qu’à chaque fois qu’elle s’allonge par terre, elle expose le côté droit de sa colonne vertébrale, faisant la même chose à chaque fois qu’elle veut montrer sa soumission. « J’ai découvert qu’elle a plus de cicatrices sur son côté droit que sur le gauche », il continue, « et c’est parce que Guiness était constamment frappée sur le même côté, tout le temps. » A ce moment de la conversation, Oscar ne peut pas s’empécher de nous montrer quelques photos de son chien adoré. « Elle est adorable, on peut le dire juste en la regardant », il affirme, fier, alors qu’il nous laisse apprécier sa jolie femelle lévrier grise.

Après cette petite pause, on revient à la partie sombre, la partie qui précède le sauvetage, quand les chiens de chasse et les lévriers sont toujours la propriété des reproducteurs. Comment est-ce possible que des personnes maltraitent d’une manière aussi ignoble quelqu’un que la majorité d’entre nous considère comme notre meilleur ami ? « Le pire vient quand ce chien n’est plus utilisable », résume Oscar. « Les galgueros ont leur propre code de conduite macabre qu’ils utilisent lorsqu’ils décident que l’un de leurs chiens n’est plus utilisable pour la chasse. Si l’animal a été un excellent chasseur, il peut être extrémement chanceux et être laissé dans un refuge ou abandonné. Mais s’il a été un peu moins excellent, il peut être tué. Les galgueros qui les tuent par balle sont peu nombreux, parce qu’ils ne veulent plus dépenser de l’argent pour leur chien ». Alors qu’il parle des moyens possibles de tuer les lévriers, le visage du bénévole devient pâle, et les nôtres deviennent de plus en plus stupéfaits. « S’ils ont été les plus mauvais chasseurs, ils sont pendus à un arbre, en faisant un petit monticule sous leurs pattes pour qu’ils puissent à peine toucher le sol. L’autre façon de les tuer est de les jeter dans un puits asséché, donc ils chutent, se blessent et agonisent. La dernière est de leur injecter de la javel dans les veines. »

Silence. Nous n’en croyons pas nos oreilles. Ensuite Oscar décide de continuer sa narration et nous raconte quelques histoires auxquelles il a été confronté dans l’association. Parmi celles-ci, il souligne le cas de Maya, une femelle galga trouvée dans une poubelle. « Quelqu’un marchait dans la rue et a entendu un bébé pleurer dans les ordures. Quand il a regardé à l’intérieur, ce n’était pas un bébé, c’était une galga ». Ce piéton a appelé la Police et ils ont appelé Galgos112. « Le chien pleurait mais ne pouvait pas bouger. »

Une équipe de vétérinaires l’a amenée dans une clinique de traumatologie pour les animaux. « Son cou était brisé, explique Oscar, la voix tremblante. Grâce à l’excellente équipe vétérinaire, Maya a pu continuer à vivre parce, comme le disent les bénévoles de Galgos112, « les cervicales se dégénéraient, mais pas la moêlle épinière » et de ce fait, les dégats pouvaient être reversibles. Après diverses interventions chirurgicales, « maintenant Maya marche, maintenant Maya court, d’une drôle de manière ; Maya est un chien qui sera sans aucun doute adopté, et trouvera une famille », affirme Oscar avec maintenant de l’enthousiasme dans les yeux, qui nous exalte aussi.

Après avoir entendu d’autres histoires, nous sommes sans voix. Ensuite Oscar continue : « Quand tu vois ça, tu comprends que chaque minute dédiée à l’association en vaut la peine, et le « happy end » prend tout son sens. »

Un long chemin à parcourir

Oscar parle des tâches de Galgos112 avec une extrème satisfaction, mais il regrette tout le travail qu’il reste à faire et le fait que parfois ils n’arrivent pas faire face devant tous les chiens qui ont besoin d’aide : « à Galgos112 on accueille autant de chiens que les familles d’accueil peuvent recevoir. » Il est extrèmement difficile pour les bénévoles, parfois, de trouver des chiens abandonnés mais à qui ils ne peuvent pas offrir leur aide, ou de répondre aux demandes d’assistance des refuges d’animaux en général.

Grâce aux contributions de ses adhérents, la vente de produits dérivés, ou les dons des bénévoles, cette association peut remplir sa mission. Dans le cas d’Oscar, son but principal est de collecter des fonds. « Dans la vraie vie je fais quelque chose de similaire, sachant que j’entre en contact avec mes clients et leur demande de l’argent en échange des services que mon entreprise offre. » Le plus drôle ? Cubillo nous assure que les gens réagissent beaucoup mieux lorsqu’il s’agit de charité, comme aider Galgos112, plutôt que de business pur. « Les gens nous accueillent de manière incroyable. »

Il nous raconte une anecdote, lorsqu’une fois un transporteur canin a du être envoyé de Barcelone vers les Canaries, ceci pour sauver un lévrier. Malgré le fait que le prix soit significativement excessif au départ, après avoir insisté, la compagnie aérienne a offet ses services gratuitement. Oscar insiste : « Tous, et chaque individu qui fait sa part pour l’association est important et responsable pour notre réussite. »

Au delà des sauvetages, l’accueil et l’adoption de chiens, Galgos112 s’occupe de diffuser le problèmes de ces races vulnérables, tout autant que de sensibiliser les gens à cette cause. Par exemple, une de leurs activités sont l’ intervention dans des écoles . « On veut prendre le problème à la racine et se battre contre les auteurs de maltraitance. » Ainsi, dès le plus jeune âge, les enfants apprennent les histoires de sauvetages des lévriers qui viennent leur rendre visite à l’école. Les bénévoles donnent aux enfants le nom du chien, son anniversaire et expliquent la raison pour laquelle ce n’est pas le même jour que le jour où il est né, mais celui où il a trouvé une famille. « Parce qu’on célèbre leur renaissance », explique Oscar, ce qui nous fait sourire inévitablement .Concernant la législation en Espagne qui condamne les auteurs de maltraitance, Oscar considère qu’il en existe assez, le problème étant qu’elle ne soit pas rigoureusement appliquée. « Un galguero qui détenait plus de 50 chiens dans un trou ne s’est vu réclamer que 400€ d’amende, qu’il a juste dû régler à l’Hôtel de ville. » Malgré son indignation, le bénévole semble positif et considère que les lois de protection animale arriveront un jour, « mais elles doivent venir de l’Europe ». « L’Espagne est le fléau de l’Europe concernant ce sujet. Si seulement un jour nous pouvions disparaître, cela voudrait dire que nous ne sommes plus nécessaires, parce qu’il n’y aura plus d’animaux maltraités », dit le bénévole, nous faisant ainsi espérer  que, grâce à tout le travail des associations comme Galgos112, ce jour n’est plus très loin. //

  • AGAPORNIS est un magazine pour ceux qui aime la mode, l’art et surtout les animaux. Les articles sont rédigés en anglais et en espagnol. A découvrir d’urgence!
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Le musicien Pascal Escoyez partenaire d’Action Invisible (et vice versa)

Pour chaque album acheté de la part d’Action Invisible, Pascal Escoyez reverse 5€ à notre association!

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Nature est un album de 14 titres en anglais. Nature c’est un rock alternatif, progressif, teinté d’une touche d’électro et qui fait la part belle à de nombreux instruments ethniques.

3tEntre rock progressif et world music, Nature est un projet qui a mis huit ans, de labeur, de travail et de patience pour arriver à germer. Quatorze titres pour plus de 75 minutes de musique aérienne, rythmée, superbement produite et mise en place, et qui plus est, dotée de jolis textes très bien chantés et de mélodies imparables.

Pascal a eu la chance de pouvoir mixer quelques titres à Real World chez Peter Gabriel. à qui il voue une grande admiration.

Dans cet album, Pascal nous livre son regard sur le monde, ses inquiétudes mais aussi l’espoir, l’espoir qu’avec un monde plus solidaire, on peut changer le cours des choses et construire un monde meilleur pour demain. Des valeurs et un espoir que nous partageons chez Action Invisible.

Pour écouter et acheter l’album: http://www.sphere-lgsr.com/ProductsEdit.asp?Item=36&Sts=1  

Afin qu’Action Invisible puisse bénéficier d’une partie de cette vente, il suffit d’introduire ‘CLA’ dans le champ ‘code promotionnel’ pour voir apparaitre la mention ‘donation de 5 euros’.

 

Un grand merci à Pascal pour cette chaleureuse attention.

 

« Une prothèse pour Spirit, victime de maltraitance animale » // Publico // 20-10-16

  • Article traduit de l’espagnol:  http://www.publico.es/sociedad/protesis-spirit-victima-del-maltrato.html

Attention, les images publiées sur cet article peuvent choquer!

// Un chien a été trouvé sur une route par la bénévole d’un refuge la mandibule  détruite par un coup de feu, avec une grave infection et déshydraté.

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L’histoire de Spirit est celle d’un nouveau cas de maltraitance animale. Un cas d’une extrême cruauté  de la part du propriétaire de ce chien de race Podenco qui, avec l’intention de le tuer, l’a laissé gravement blessé, déambulant à son sort.

Cependant, la chance a fait que Spirit a croisé le chemin d’une bénévole du refuge d’animaux La Candela, situé dans le Province de Séville, qui l’a trouvé dimanche dernier courant le long d’une route autour de la localité de Mairena de Alcor. L’image a été terrifiante. Le chien avait la mandibule complètement mise en pièce, présentant une grave infection et il se trouvait fortement déshydraté.
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Après avoir récupéré l’animal, auquel ils ont donné le nom de Spirit, et après l’avoir emmené aux urgences vétérinaires où plusieurs radiographies ont été réalisées, on a pu déterminer que la lésion sévère du chien a été provoquée par un coup de feu.
Après plusieurs jours à tenter de le stabiliser et grâce à une améliorable notable de son état, ce samedi l’équipe du refuge La Candela voyagera avec lui jusqu’à l’Hôpital vétérinaire Valencia Sur où ils créeront pour lui une prothèse qui n’a jamais été réalisée en Espagne. //
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  • Un événement facebook a été créé pour dénoncer le cas de Spirit, où vous pouvez suivre son histoire:  https://www.facebook.com/events/1634840173480023/
  • Si vous souhaitez faire un don pour soutenir ses bénévoles, voici les coordonnées de l’association: BANCO LA CAIXA
    IBAN ES48 21004732150100332075
    BIC CAIXESBBXXX  –   Bien mentionner « Pour Spirit »    – Merci

    PayPal: refugiolacandela@gmail.com

« Le PACMA dénonce la maltraitance animale à la féria Intercaza » // pacma.es // 3-10-16

  • Article traduit de l’espagnol: https://pacma.es/pacma-denuncia-maltrato-animal-en-intercaza/

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// Le PACMA (Parti Politique Animaliste Espagnol) dénonce les conditions dans lesquelles les rehaleros (chasseurs pratiquant la Rehala) ont détenu les centaines de chiens qui ont participé à la Rencontre Nationale des Rehalas Intercaza de Cordoba ce premier week-end d’octobre. Les activistes du PACMA s’y sont rendu dès la première heure du matin afin de se rendre compte et de témoigner du mauvais état des chiens, et ont dû supporter les insultes et les coups de la part de plusieurs rehaleros.

Comme dans les éditions précédentes, des centaines de podencos se trouvaient entassés dans des cages, avec des difficultés d’accés au peu d’eau disponible, et supportant de hautes températures en plein soleil. Les animaux se sont montrés très stressés face à ces conditions alors que les rehaleros réagissaient en leur donnant des coups de bâton. De la même manière, les malles dans lesquelles les rehaleros transportaient les chiens manquaient de l’hygiène la plus élémentaire.

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A 11 heures du matin, le PACMA a rejoint la manifestation avec l’association de protection animale El Arca de Noé pour montrer leur indignation devant la situation terrible dans laquelle vivent ces chiens, ce que les autorités continuent d’ignorer, alors que la Deputacion de Cordoba soutient financièrement des ferias comme Intercaza.

Nous, PACMA, continuerons de lutter contre n’importe quelle activité qui implique l’utilisation ou le mauvais traitement d’animaux et qui est incompatible avec leur droit de vivre libres et sans souffrance. //

 

Parrainez un Invisible

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Ne vous est-il jamais arrivé de craquer sur un chien sans pouvoir l’adopter ? D’être touché par son histoire et son regard sans pouvoir lui ouvrir les portes de votre foyer ? La sensation est une des pires qui soient… On se sent impuissant, inutile. On aimerait repousser les murs de notre maison ou de notre appartement. Heureusement, la raison l’emporte sur le cœur. On se dit que c’est pour le mieux, qu’il vaut mieux avoir un nombre restreint de loulous et bien s’en occuper plutôt qu’en avoir trop et ne plus pouvoir/savoir gérer. Mais la culpabilité est là.

Puis il y a l’autre côté du miroir, là où les bénévoles tentent de trouver des solutions pour tous les chiens en difficulté. Il y a les loulous qui sont là depuis des années et qui finissent, inexorablement, par creuser les finances des refuges. Et il y a ceux qui arrivent, parfois dans des états psychologique et/ou physique scandaleux. Entre factures vétérinaires, pensions et familles d’accueil payantes, les structures ne s’en sortent plus.
Action Invisible a donc décidé de mettre en place un système de parrainage.

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Concrètement, comment ça fonctionne ? Sur demande à l’adresse suivante (mamyliss@hotmail.fr), vous recevrez un formulaire de demande de parrainage et à remplir et à renvoyer à la même adresse.
Une fois le formulaire reçu, nous en accuserons réception et nous vous enverrons les informations pour que vous puissiez effectuer votre ou vos don(s), suivant les modalités de paiement choisies. Par la suite, aussi souvent que possible, vous recevrez des nouvelles de votre filleul ainsi que des photos de celui/celle-ci dans son quotidien.

Pour les parrainages mensuels, sachez qu’à tout moment, vous pouvez interrompre ou arrêter votre participation. En choisissant de parrainer, vous n’êtes redevable en rien !

Avant de vous lancer, il est important de savoir quelques petites choses. Bien sûr, même si le parrainage est nominatif, c’est le refuge du chien choisi que vous aidez. Le loulou ne recevra pas, personnellement, de traitement particulier (collier, coussin ou autre) et ce, pour des raisons simples de sécurité. N’oublions pas que les bagarres sont courantes dans les chenils : il ne vaut mieux pas donner de quoi alimenter les tensions en favorisant un tel ou une telle. De ce fait, les parrainages individuels ne sont que pour les chiens qui le nécessitent. Par exemple, si un loulou arrive avec des blessures importantes qui nécessitent des soins couteux, il vous sera possible de le parrainer. Pareillement pour les grands traumas qui demandent une prise en charge particulières par des spécialistes. Dans ce cas, un appel spécifique au parrainage sera lancé.

Par ailleurs, sachez aussi que si votre filleul est adopté(e), vous en serez immédiatement informé et vous pourrez choisir de transférer le parrainage sur un autre chien (du même refuge ou non) ou de tout simplement l’arrêter.

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Si vous souhaitez parrainer votre chouchou, rejoignez-nous sur ce groupe:https://www.facebook.com/groups/1762061637374149/?fref=ts

Pour toutes questions, veuillez contacter Maïlis Ferrer sur Facebook ou par mail (en précisant bien, dans le titre du mail « Parrainage ») : mamyliss@hotmail.fr.

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« Lettre d’une protectrice au chasseur qui a abandonné ce Podenco (et à tous les chasseurs) » // Par Melisa Tuya // 20 Minutos // 26-09-16

  • Article traduit de l’espagnol par Manon:  http://blogs.20minutos.es/animalesenadopcion/2016/09/26/carta-de-los-voluntarios-de-una-protectora-al-cazador-que-abandono-a-este-viejo-podenco-a-todos-los-cazadores/

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// Aujourd’hui est un de ces jours où ce n’est pas moi qui écris, où je cède cet espace aux cris de rage des autres, ici à ceux des volontaires de l’association Arche de Noé de Córdoba.

Cette nuit, nous nous couchons le coeur brisé. Nous avons appris l’existence d’un chien moribond au parc périurbain Los Villares, un podenco « qu’apprécient » tant les rehaleros (propriétaires de meute de chiens de chasse). Nous avons mis la main à l’ouvrage malgré nos limites énormes et en quelques heures nous sommes allés le secourir. Mais en arrivant, nous avons trouvé son corps sans vie, déjà envahi par les mouches.

Un moment avant nous avions vu sa photo, l’image d’un être maigre, immobile, avec la plus petite des forces pour pouvoir lever les yeux et planter son regard vers l’appareil qui le photographiait, criant au secours en silence. Et nous tous nous pleurons de le savoir mort dans l’agonie, et nous rêvons de lui cette nuit, et nous nous levons plein de colère et de rage car une fois encore, l’abandon et le mauvais traitement des animaux ne nous laisse pas vivre en paix.

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Messieurs les chasseurs qui utilisez et jetez les chiens qui travaillent à votre service: nous en avons vraiment marre de partager ce monde avec vous. Pourvu que nous ne sachions rien de vous, pourvu que vos forfaits ne croisent jamais notre chemin.

Nous avons la malchance d’avoir un coeur sensible face à la souffrance (de chiens et d’autres espèces). Et par cela vous nous faites du mal, nous pleurons par votre faute, notre âme se rapetisse par votre faute.

Puisque pour vous, un chien n’est rien d’autre qu’un ustensile. Puisque vous ne pensez pas changer de comportement envers eux, faites le pour nous qui sommes de la même espèce que vous. Nous sommes des hommes comme vous, peut être plus évolués mais bon, l’important est que nous sommes des hommes. Puisque nous devons partager le monde, faites que la cohabitation nous soit plus supportable. Vous verrez, cela nous ravirait d’arrêter de secourir des podencos avec la peau sur les os, des galgos aux pattes ravagées, des épagneuls à demi morts, et de trouver autant de cadavres.

Pourriez vous avoir la courtoisie de nous faire cette immense faveur?

Il se peut que vous, monsieur le chasseur, réussissiez à lire ces quelques mots, l’idéal serait aussi qu’ils réussissent à prendre soin de leur rehala (meute de chien de chasse). Et que vous tous vous souveniez de nous quand un de vos chiens est blessé à mort, quand l’un d’eux est vieux et ne vous sert plus, ou simplement quand il vieillit attaché au mur par un demi mètre de chaîne.

En attendant que vous vous décidiez à penser un peu à notre douleur, nous continuerons de chercher un autre monde.

Pourvu que ce soit possible que chasseurs et amoureux des chiens n’aient pas à le partager parce que, croyez nous, cela nous est trop insupportable.

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Ces chiens pourraient avoir plus de chance que le podenco blanc et attendent leur deuxième chance dans les locaux de l’association. Contact pour leur adoption : elarcadenoecordoba@gmail.com //

HUELLAS, le refuge tourné vers l’avenir

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L’histoire de l’association « HUELLAS pour les animaux » commence en février 2011 lorsqu’une poignée d’idéalistes dépose un dossier à la Mairie pour reprendre la direction de la fourrière municipale. En effet, cette perrera avait été dirigée pendant près de vingt ans par une personne aux pratiques plus que douteuses et tout le monde avait entendu d’horribles histoires sur ce qu’il se passait derrière les murs de l’édifice : actes de maltraitance, tortures, chiens non nourris, euthanasiés avec des produits de nettoyage, etc.

Animés par un désir de changement, ces bénévoles se doutaient-ils dans quoi ils s’engageaient alors que la Mairie leur remettait (à leur grand étonnement!) les clés des installations qui sont devenues leur refuge ?

2Le Patio Central

 

  • Rôle et politique

Le refuge accueille uniquement des chiens, même si parfois il recueille également des chats qui sont placés en famille d’accueil, faute d’installations prévues pour eux. Par contrat avec la Mairie, l’association n’a le droit d’accueillir que des chiens trouvés errants sur le territoire de la commune. La politique est claire : aucune euthanasie, sauf en cas de nécessité médicale. Dans cette région rurale d’Espagne particulièrement dure envers les animaux (la Castille-La-Manche), le nombre de chiens errants est très élevé et les entrées sont quotidiennes, au contraire des adoptions. Ce sont donc en moyenne 300 chiens qui vivent dans ce refuge surpeuplé, parmi lesquels environ 25 Galgos, 40 Podencos et beaucoup de Mâtins espagnols.

3Karen dans le bureau. Derrière, ce tableau est la pierre angulaire de l’organisation du refuge

 

  • Installations et fonctionnement

Depuis la reprise du refuge, l’équipe bénévole de Huellas a drastiquement amélioré les installations : les pièces ont été carrelées, la superficie des parties cimentées avec les box (appelées « Patio Central » et « Patio Europa ») a été doublée, une grande zone a été clôturée à l’avant du refuge (appelée « Le Bronx »), l’eau et l’électricité ont été installées partout. De vieilles poubelles ont été récupérées pour les transformer en niches. Ces améliorations ont été possibles grâce au soutien international et aux collectes de fonds effectuées lors d’événements locaux.

En dehors de cela, le revenu de l’association provient d’une subvention de la Mairie, qui couvre à peine les frais de nourriture (et qui est payée des mois en retard) ainsi que l’adhésion des membres de l’association. Chaque chien bénéficiant d’un suivi vétérinaire si nécessaire, on peut imaginer l’énorme budget de fonctionnement.

A présent, le refuge a atteint sa capacité maximale de chiens : les box individuels abritent cinq petits chiens ou trois chiens de taille moyenne. Abriter davantage de chiens risquerait de fragiliser encore plus l’équilibre de la répartition des meutes dans le refuge, ce qui aboutirait à plus d’attaques entre congénères, et plus de chiens contraints de vivre à l’isolement.

4Le Bronx

 

  • Equipe bénévole

L’équipe de Huellas, entièrement bénévole est emmenée par Karen, la présidente fondatrice. Britannique originaire de l’île de Wight, Karen a également fondé sa propre école d’anglais et partage sa vie entre le refuge et son métier d’enseignante, comme beaucoup d’autres membres.

Le problème majeur de ce refuge est le manque cruel de bénévoles. L’association compte seulement une quinzaine de membres actifs pour gérer entièrement le refuge et accomplir toutes les tâches que nécessite la gestion de 300 chiens. Sachant qu’il faut au moins quatre personnes le matin et deux l’après-midi, il est évident que Huellas a un besoin urgent (et croissant) de bénévoles actifs. Malheureusement, l’association ne possède pas un budget suffisant pour embaucher un employé, ce qui aurait permis d’alléger la masse de travail de ces courageux bénévoles.

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  • Quotidien et actions du refuge

Une matinée typique commence à 8h par le nettoyage des patios et des box ; puis les box sont ouverts pour que les chiens qui peuvent être ensemble se défoulent et s’étirent les pattes ; les parties non cimentées sont nettoyées, les seaux et les gamelles d’eau changés. Les chiens malades reçoivent leur traitement et on vérifie aussi les oreilles, on met des gouttes dans les yeux et on retire les asticots des blessures.

Il faut surveiller si les chiennes entrent en chaleur ou si un chien est malmené par ses congénères. Parfois il y a des attaques. Dans ces cas-là, on doit changer le chien de zone et c’est là que la logistique se complique. Des chiens sont placés dans le bureau, dans les toilettes ou dans un couloir parce qu’il n’y a plus de place ailleurs pour eux.

A midi, les chiens reçoivent une collation avec du pain dur.

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Les après-midi sont occupés par le nourrissage des chiens ; il faut s’assurer que tous reçoivent assez à manger sans trop de bagarres ; puis il faut encore nettoyer et redistribuer les médicaments qui doivent être pris toutes les 12h. Les chiens qui peuvent être ensemble sans se battre ressortent pour une nouvelle récréation puis sont rentrés pour la nuit.

La journée se termine pour les bénévoles vers 20h l’hiver et à la tombée de la nuit l’été.

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Quand un nouveau chien arrive, on regarde s’il porte une puce électronique (ce qui n’est généralement pas le cas), il est vermifugé, débarrassé de ses puces et tiques, puis on vérifie s’il est en bonne santé avant de le placer en box individuel pour la quarantaine (10 à 14 jours). S’il paraît malade ou blessé, il est emmené directement chez le vétérinaire.

En plus de cela, il faut s’occuper des personnes à l’accueil qui apportent des chiens abandonnés, aller chercher en voiture les chiens et chats errants signalés par la police ou par les citoyens, conduire les chiens chez le vétérinaire, gérer les adoptions nationales et internationales ainsi que les familles d’accueil, prendre en photos les chiens et les chats pour mettre à jour leur profil, mettre à jour le site internet et pages facebook, répondre au téléphone qui n’arrête pas de sonner !

Voici une vidéo réalisée par l’équipe pour recruter des bénévoles et qui donne un bel aperçu de leur travail quotidien: https://www.youtube.com/watch?v=R7WFveNxtks

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L’association travaille dur pour recruter de nouveaux bénévoles, trouver de nouvelles familles d’accueil et récolter de l’argent afin d’améliorer les conditions de vie des chiens du refuge.

Simultanément, et c’est ce qui me touche le plus avec ce refuge, c’est que cette équipe bénévole met un point d’honneur à regarder vers le futur et n’oublie pas que c’est à travers l’éducation des enfants que nous pouvons provoquer un réel changement dans les attitudes et les comportements envers les animaux. C’est peut-être parce que plusieurs de ses membres sont enseignants que cette équipe donne beaucoup d’énergie à visiter les écoles primaires et secondaires, à accueillir au refuge des groupes comme les Scouts. Ils animent également une émission de radio appelée Animaladas, coordonnent des réunions d’information avec les forces de police locales, récoltent de l’argent à travers leur club d’artisanat, organisent des concerts tous les mois, ainsi que des forums de sensibilisation (stérilisation, abandon, maltraitance, etc).

L’association travaille en étroite collaboration avec la Police locale (qu’il faut former et sensibiliser) : elle rapporte, et parfois intervient, dans des cas de maltraitance, d’abandon, de défaut d’identification, etc. Et récemment, elle a présenté à la Mairie un projet pour contrôler les colonies de chats errants de la ville grâce à un programme de capture/stérilisation/relâche.

Pas mal pour une quinzaine de membres actifs (qui forcent l’admiration!)

9Miguel et Patricia, deux bénévoles très investis

 

    • Podencos, Galgos et Mâtins

Comme il a été dit plus haut, les adoptions locales sont loin d’être suffisantes pour désengorger le refuge et donner à chaque pensionnaire sa chance de vivre une parfaite vie de chien.

De plus, il y a des races qui sont particulièrement boudées par les adoptants espagnols, et pour cela, Huellas compte sur les associations étrangères pour faire adopter ceux dont personne (ou presque) ne veut en Espagne. Vous l’aurez compris, je veux parler des Galgos, Podencos et Mâtins espagnols.

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Depuis trois ans que je visite et collabore avec ce refuge, j’ai pu constater une certaine évolution positive pour les Galgos. Ces lévriers, désormais assez connus du public européen, se voient adoptés de plus en plus rapidement. Il est rare de revoir un Galgo d’une année sur l’autre, lors de mes visites annuelles en janvier et il faut saluer pour cela le travail exemplaire des associations italienne, hollandaise et française qui collaborent avec Huellas.

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Malheureusement, il n’en va pas de même pour les croisés Galgos… Je ne citerai que quelques exemples parmi tant d’autres : Gamita et Mora, deux croisées Galgos, qui voient les années défiler sans la moindre demande d’adoption.

Parce que les Galgos font souvent l’objet d’un trafic, et afin d’éviter les vols, ces Lévriers ne vivent pas au refuge et sont placés dans un endroit tenu secret, qui a été construit par une association hollandaise. Afin de respecter cette discrétion, je ne publierai pas de photos de Galgos dans cet article.

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Le cas des Podencos est plus problématique car ces lévriers primitifs sont présents en très grand nombre dans ce refuge et la plupart sont des Invisibles. Il est aussi difficile qu’incompréhensible de revoir chaque année les mêmes visages, et de savoir que les nouveaux arrivants, Podencos ou croisés Podencos, resteront en moyenne plusieurs années avant d’être adoptés (alors qu’un Galgo y séjournera moins d’un an).

Si de plus en plus d’espagnols sont sensibilisés à la cause des Galgos, les adoptions locales de Podencos demeurent rarissimes.

Il y a tellement d’individus Podencos attachants dans ce refuge qu’il est difficile de n’en mentionner qu’un ou deux. Mais j’aimerais attirer votre attention sur Quijotte et Majuelo, deux Invisibles qui étaient déjà là du temps de l’ancienne perrera.

13Majuelo et Quijotte

Et que dire des Mâtins espagnols ? Beaucoup de ces gentils géants ne sortiront jamais du refuge. En effet, ces chiens sont très maltraités en espagne et abandonnés en grand nombre, mais également totalement boudés par les adoptants locaux. Qui voudrait s’embêter avec des chiens aussi grands ?

Leur cause est également moins connue en Europe et rares sont les associations spécialisées dans leur défense, même si de plus en plus se lancent dans les adoptions de Mâtins. Dans leur pays, ils n’ont quasi aucune chance de trouver une famille et il est nécessaire de faire connaître leur calvaire.

Parmi eux, Matias et Cordel, deux compères arrivés ensemble au refuge il y a des années.

14Cordel15Matias

 

  • Comment les aider ?

Le problème numéro 1 de Huellas est l’absence cruelle de bras, de main d’œuvre, pour gérer le quotidien de l’association et de s’occuper des 300 pensionnaires du refuge. L’idéal pour sortir de cette situation serait de pouvoir employer une personne à plein temps qui réaliserait une bonne partie des tâches de nourrissage des chiens et de nettoyage des installations. Malheureusement, la Mairie, faute de budget, a récemment rejeté la demande d’aide à l’emploi que proposait l’équipe de Huellas.

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Une autre menace plane sur l’avenir du refuge, et elle est d’ordre financière. En effet, soucieuse d’offrir à chaque chien un suivi vétérinaire si besoin, l’association s’est lentement endettée auprès de leur clinique attitrée. L’argent reçu pour les adoptions, les collectes organisées lors d’événements locaux, les appels à dons, etc, ne permettent pas de subvenir aux nombreux problèmes de santé des 300 chiens.

Il y a 2 ans, cette dette avait atteint la somme astronomique de 16 000 € et l’association française Terre des Lévriers a mis en place une opération de parrainage, qui a permis de faire baisser cette dette à 7 500 €.

Voir cette dette s’effacer totalement serait une libération pour Huellas, car cela leur permettrait d’ouvrir leur propre mini-cabinet dans l’enceinte même du refuge, et de faire appel à un vétérinaire extérieur pour les actes médicaux les plus simples (consultations, vaccins, stérilisations, « petits bobos », etc). Le budget alloué à la santé des chiens se verrait alors allégé.

L’opération de parrainage de Terre des Lévriers est toujours en cours. Le principe est simple : chaque parrain ou marraine offre un don (régulier ou ponctuel) et l’argent collecté est reversé, chaque mois, directement sur le compte de la clinique vétérinaire. Pour participer : pomavea@gmail.com

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Vous pouvez également aider Huellas pour 1€ par mois ! L’association est inscrite sur le site Teaming, très facile d’utilisation : il suffit de créer un compte, de choisir de soutenir le refuge (sur cette page :https://www.teaming.net/huellaspuertollano) et chaque mois, 1€ sera prélevé de votre compte et reversé à l’association.

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Pour aider matériellement Huellas: si vous avez de la nourriture pour chiens, des médicaments, des anti-parasitaires, des paniers ou tout autre chose qui pourrait servir à améliorer le quotidien des chiens, contactez-moi :perrinemallet46@gmail.com

Le matériel récolté sera apporté au refuge lors de ma prochaine visite, en janvier.

Merci à tous!

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19 Miguel Canay est un des bénévoles incontournables de cette superbe association: toujours motivé pour s’occuper des chiens et entretenir le refuge, musicien lors des concerts de charité organisés chaque mois, intervenant dans les nombreuses conférences et… également écrivain!
Il y a quelques années, Miguel et sa femme découvrent dans un verger des chiens abandonnés et enchaînés, à moitié morts de faim. Ils s’impliqueront alors dans leur sauvetage et cette expérience changera leur vie pour toujours. Elle les mènera sur le chemin de la défense des animaux, de l’amour et de la compassion.
C’est cette histoire qui est retracée dans le superbe « LA HUERTA DE LA ALEGRIA ».
Malheureusement, l’ouvrage n’est (pour le moment) disponible qu’en espagnol, vous pouvez vous le procurer en format pdf ou en format papier directement chez l’éditeur:
http://www.bubok.es/lib…/228279/La-Huerta-de-la-Alegria-epub
http://www.bubok.es/libros/219772/La-huerta-de-la-alegria

L’intégralité des bénéfices est reversé à l’association

Perrine // ACTION INVISIBLE

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Solidarité avec le refuge de Valdepenas

L’objectif fixé par cette campagne a été atteint! En quelques mois et grâce à des nombreux donateurs, la dette vétérinaire a été liquidée. Action Invisible remercie toutes les personnes qui ont participé à cette opération.
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Lors de notre récent voyage en Espagne, nous avons appris que l’un de nos refuges-partenaires, « Ayuda Animal » de Valdepenas, a pris la douloureuse décision de ne plus accepter de nouveaux chiens, et de fermer une fois que le dernier serait adopté.

Fondé il y a un peu plus de deux ans, ce petit refuge d’une trentaine de places avait investi des bâtiments en ruine et créé un havre de paix, fait de bric et de broc mais surtout avec tout leur coeur. Leur initiative était d’autant plus importante que la seule autre alternative pour les chiens de cette ville est la perrera municipale où les animaux sont euthanasiés aussitôt le délai légal dépassé. Beaucoup de chiens y sont entrés, très peu en sont sortis vivants, et les bénévoles du refuge n’ont jamais hésité à sauver des chiens de là bas quand elles le pouvaient.

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Mais aujourd’hui, elles ont dû se rendre à l’évidence: endettées auprès de leur vétérinaire, elles ne peuvent plus supporter les charges que représentent le refuge (notons avec cynisme qu’elles n’ont reçu aucune aide de la municipalité contrairement  la fourrière qui, elle, extermine les animaux presque à la chaîne).

Leur décision est ferme et définitive mais Action Invisible a décidé de les aider à faire en sorte de fermer le refuge le moment venu sans laisser la moindre dette derrière elles. Je fais encore une fois appel à votre générosité, même si notre aide ne changera pas l’issue de ce refuge, remercions ces bénévoles pour tous le travail qu’elles ont effectué ces deux dernières années. C’est le minimum que nous leur devons en échange de toutes ces vies qu’elles ont sauvées.

A ce jour, le refuge est endetté à hauteur de près de 3000€. Elles ont encore à charge 17 chiens, dont Nero qui nécessite de lourds frais vétos, ainsi que 4 chiots nouveau-nés tout juste trouvés dans une poubelle. L’argent collecté sur ce Pot Commun sera reversé directement sur le compte de la clinique vétérinaire du refuge afin d’éponger leur dette et aider aux frais vétos à venir.

Je sais que vous serez au rendez-vous, un grand merci pour eux!

Pour faire un don: perrinemallet46@gmail

ou   https://www.lepotcommun.fr/pot/11e7cuts

Evénement Facebook pour cette campagne:  https://www.facebook.com/events/1797816803795633/?active_tab=posts

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