« Une enquête ouverte après la découverte à Punta Umbria d’un chien agonisant coincé dans un piège » // Andalousie // EpHuelva.es // 12.04.2018

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// La Guardia Civil de Huelva a ouvert une enquête à l’encontre d’un homme, pour son implication présumée dans un délit contre la flore, la faune et les animaux domestiques, pour l’utilisation et la possession d’engins et de moyens de chasse interdits et pour maltraitance animale, suite à la découverte à Punta Umbria d’un chien de chasse agonisant coincé dans un piège.

Les investigations ont débuté le 16 mars dernier suite au témoignage d’une personne qui s’est présentée dans les locaux officiels de l’Equipe de Protection de la Nature (Seprona) du commandement de la Guardia Civil de Huelva, et a relaté aux agents l’existence d’un chien de chasse de type podenco, qui était pris au piège dans un collet installé sur une clôture à la périphérie d’une exploitation agricole.

Cet homme a réussi à le libérer alors que le chien suffoquait en essayant de se libérer du collet métallique qu’il avait autour du cou et a apporté des photos de l’animal, a indiqué dans une note la Guardia Civil.

Suite à ce témoignage, les agents de la Seprona ont inspecté la zone et ont pu constater que des collets étaient installés sur la propriété pour éviter l’intrusion de nuisibles et autres prédateurs dans la propriété, suite à quoi, le propriétaire a été cité à comparaître puisque l’installation de ce type de pièges est interdite lorsqu’il s’agit d’engins non sélectifs.

La Guardia Civil rappelle à cette occasion la campagne menée contre les mauvais traitements et la négligence envers les animaux domestiques, sous le slogan « yo puedo contarlo » (oui, je peux le dire), qui vise à sensibiliser le public à promouvoir les mesures nécessaires à la protection, la gestion et le bien-être des animaux et à dénoncer les comportements contraires au bien-être des animaux domestiques, dont ils ont connaissance. //

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« Des élèves de l’école vétérinaire de la UCM nous parlent de la situation des animaux dans l’enceinte universitaire. »

  • Traduction d’un article initialement publié sur Aulaanimal.com mais supprimé depuis.
  • Un autre article traitant du même sujet a été publié sur El Diario. Voir l’article en question ICI.

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« Il y a de cela un mois nous étions des dizaines de personnes de tout âge, de niveau d’études, d’idées, de provenance diverses à nous retrouver devant la faculté vétérinaire de l’université de Madrid pour avoir toutes les informations possibles qui jusqu’à présent n’avaient pas été divulguées sur les animaux enfermés à l’université.

Une information à laquelle nous avons droit en tant que citoyens.

Cependant ce n’est pas l’avis des personnes à l’extérieur qui nous intéresse mais bien celui des étudiantes de l’aile vétérinaire de la faculté. C’est pour cela que nous voulons relayer le sentiment des étudiants qui sont souvent poussés à se taire, aussi bien dans les amphithéâtres que dans leur propre milieu.

Une ancienne étudiante nous raconte son entrée à l’académie afin d’accomplir son rêve de devenir vétérinaire :

« Le premier jour après le discours du doyen dans lequel on nous a assuré que l’école vétérinaire était une grande famille, nous sommes allés à la caféteria et…. premier choc; comment cela est-il possible que dans une faculté où en théorie les personnes apprennent à vivre pour et avec les animaux, ait une caféteria couverte d’affiches, posters et calendriers sur la corrida ? »

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Selon le récit de plusieurs étudiantes la belle illusion du début laissait place à la déception : »Je me sentais seule et pas à ma place devant tant d’incohérence »

Beaucoup d’exercices obligatoires sont brutaux et aucun autre choix n’est donné à ceux qui refusent de les pratiquer. C’est ce que nous raconte une autre ancienne étudiante :

« Un des exercices que nous devions pratiquer consistait à injecter un liquide dans des œufs fécondés. Si le jour suivant l’embryon était encore vivant nous devions le sacrifier en le congelant. Mon tour arriva, le pauvre embryon se débattait sans cesse dans l’oeuf. Je restais paralysée. Je trouvais cette expérience exagérée. Le professeur me demanda : »Qu’attends-tu ? », avec angoisse je lui répondis que je ne le ferais pas. Cette attitude provoqua mon expulsion de la salle et une menace de suspension devant le regard consterné de mes compagnons. Finalement la coordinatrice s’apitoya et exceptionnellement me fit passer un examen théorique, puisque être objecteur de conscience en ce qui concerne les expériences avec les animaux n’est pas reconnu dans les universités espagnoles. »

Une étudiante de première année raconte que des atrocités sont pratiquées sur des animaux déjà nés. « Quand on nous confirma qu’il y aurait bientôt une expérience dans laquelle nous devions immobiliser et injecter des produits à des rats je devins nerveuse. Je me mis d’accord avec deux autres camarades pour parler au professeur qui nous assura que le cobaye ne souffrait que d’un stress minime. Il nous avertit aussi que lors de l’examen pratique il se pourrait que ce soit à nous de piquer les rats et qui si nous nous y refusions nous serions suspendus. De plus il ajouta qu’à la fin de nos études nous aurions un certificat nous permettant de manipuler les animaux de laboratoire.

Certes mais est-ce bien nécessaire de faire pratiquer cette sorte d’examens à des étudiants de première année sans expérience? Je pris donc la décision d’assister au cours pour caresser les animaux. Le professeur fît sa démonstration: comment les immobiliser, comment les piquer (sous-cutanée et intramusculaire) et comment introduire une sonde par la bouche des rats. L’immobilisation des animaux était plutôt brutale, ils étaient pétrifiés. En moins de deux heures chaque rat avait reçu quatre piqûres et jusqu’à six pour les souris.

Cependant les animaux qui dans l’enceinte de l’hôpital clinique vétérinaire (HCV) ont suscités le plus d’intêret sont les beagles. Une autre ancienne élève nous a livré ces impressions lorsqu’elle découvrit pour la première foi l’état de ces chiens.

« J’ai beaucoup d’expérience avec les animaux en situation précaire mais voir ces chiens dans cet état dans une université vétérinaire m’a paru totalement inadmissible. Lorsque j’ai demandé aux professeurs qui était responsable des animaux aucun d’eux n’a su me répondre. A force de poser des questions ils prétendirent que les chiens allaient bien, mais nous nous rendions bien compte lors des travaux pratiques que ces animaux étaient en mauvais état. Par exemple, les chiennes avaient de gros renflements au niveau des mamelles et du cou. Après maints efforts nous sommes arrivés à parler avec quelques responsables qui nous ont livrés de fausses informations au sujet des gens qui s’occupaient des chiens et de l’endroit où ils résidaient. Pourquoi ne nous disaient-ils pas la vérité ? »

Selon les étudiantes ces animaux sont aussi victimes d’expériences peu transparentes.

« Un des beagles en question présentait un énorme hématome à l’intérieur de la cuisse, ils prétendirent que c’était à cause d’un extravasation (perte de sang dans une veine) survenu lors d’une leçon d’anesthesie le jour même. On demanda s’il n’allait pas recevoir de soins, la réponse fut que ce n’était pas la peine, qu’il allait assez bien comme cela pour subir d’autres d’expériences l’après midi même si besoin était. »

En plus des rats et des chiens il existe beaucoup d’autres animaux qui vivent dans les mystérieuses et sans doute insuffisantes installations vétérinaires de la faculté et qui subissent de graves maltraitances.

« J’ai du regarder médusée la manière dont on a mit à une vache venant de mettre bas un corset d’examen, comment au moyen d’un instrument de fer on lui a immobilisé la tête afin de réaliser un touché rectal pendant lequel elle mugit et crie, et comment ensuite on retire le fer, on la libère du corset, on la frappe sur la croupe pour qu’elle sorte, et qu’elle glisse et tombe sur son flanc. Et le seul commentaire du professeur est »comme elle crie la pauvre petite. »

Pour l’obtention du diplôme vétérinaire beaucoup de matières étudiées ont un lien étroit avec l’optimisation de la production alimentaire, avec ce point de vue capitaliste actuel cela semble signifier: élever plus d’animaux à un moindre coût. »

Dans les cours d’élevage et production animale, optimisation génétique, obstétrique et reproduction etc .., on t’apprend le cycle pour atteindre le seuil idéal de production, kilos et âge idoine pour le sacrifice, alimentation pour optimiser les indices productifs, critères pour l’élimination (envoi à l’abattoir), programme de sélection génétique entre autres choses. Ces cours sont souvent commentés par l’enseignant de façon cruelle et agressive: »chaque fois que je vois cette vidéo, il me vient une faim .. » (vidéo de poussins vivants semblables à des bagages tombant sur des tapis roulants ).

Beaucoup de ces matières nous paraitraient aberrantes si nous devions les appliquer comme nous le raconte les étudiantes d’hier et d’aujourd’hui .

Un des exercices en génétique consistait à peser des portées de souris à peine nées, je demandais »qu’allez vous en faire ensuite ? », on me répondit »les jeter à la poubelle. »

Nous UCM Transparence Animale voulons apporter notre appui à ces courageuses étudiantes qui ont pratiqué les exercices qu’elles considéraient immorales. Ces filles, afin d’obtenir leur diplôme ont subi: la peur, le ridicule, ont du se taire et en raison de leur trop grande sensibilité ont été sanctionnées. Ce diplôme productiviste ne tient finalement aucun compte de la souffrance animale.

Des témoignages comme ceux-là expliquent la sournoise insensibilisation pyramidale :

« Depuis que j’ai commencé ces études je me suis sentie impuissante et ne me suis pas reconnue dans cette profession. Je m’étais inscrite avec l’illusion et la croyance que les personnes faisant des études vétérinaires aimaient les animaux, désiraient les soigner et les protéger. Ce n’est pas le cas, notre esprit vierge empli de justice et de responsabilité, persévérant et altruiste, se transforme sous l’influence quotidienne du corps enseignant en un comportement insensible aboutissant à une conduite et des pratiques injustifiables. »

Ces témoignages estudiantins nous brisent le coeur mais en même temps nous remplissent d’orgueil et d’espoir de savoir qu’il y a des gens qui luttent en faveur des animaux quotidiennement, souvent pendant des années, voire même toute une vie, comme nous raconte une des étudiantes qui a fréquenté l’UCM :

« J’ai perdu un peu de mon âme durant ces années universitaires, honnêtement je ne sais pas si après l’obtention du diplôme je verrais le monde de la même manière, je me sens par moments fatiguée, triste, épuisée. Mais savoir que des camarades continuent de lutter dans ce milieu en faveur des animaux malgré la peur et l’épuisement moral me remplit d’orgueil. »

Sans l’esprit critique de ces jeunes femmes la maltraitance des animaux serait bien pire, la bonne nouvelle est qu’elles ne sont pas seules; nous sommes de plus en plus nombreux à vouloir une société plus juste et ce pour tous les êtres qui la compose.

La vocation de vétérinaire doit consister à soigner, protéger, aider les animaux vulnérables. Cette vocation doit reposer sur l’amour pour la nature et non pas sur l’appât du gain. Que les vétérinaires soient des gens à forte empathie et pleins de tendresse au lieu d’êtres des coeurs de pierre, cela dépend d’eux, mais aussi des exigences de la société et des pressions exercées par des entreprises privées en relation avec le secteur. C’est un fait nous concernant tous et une réalité que nous pouvons changer. Il dépend de nous que les animaux vivent sans peur, sans stress, sans angoisse et sans douleur. On peut éviter tout cela, il existe des alternatives, cela ne se feras pas seul, nous devons réveiller les consciences.

Notre premier pas est d’être informé pour progressivement arriver à construire le monde dont nous rêvons, la lutte ne se limite pas à la carrière de vétérinaire,elle doit s’étendre imparable partout où des animaux souffrent,nous allons faire trembler les bases de la ronronnante académie et nous n’arrêterons pas tant que l’étique ne seras pas respectée.

Nous concluons comme il se doit avec les paroles d’une des élèves citée ci-dessus :

« Aujourd’hui il ne me reste plus qu’à remercier tous les gens appartenant à Transparence Animale UCM. Continuez à être aussi courageux, n’oubliez pas ces animaux qui naissent et meurent entre quatre murs ignorés de tous. Dites vous que la lutte ne fait que commencer, que nous sommes déjà nombreux à en avoir assez, nous serons la voix de tous les animaux enfermés dans les universités. « 

Mojis Animal Sanctuary Ibiza

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Ce n’est pas Abraham qui a adopté ses animaux, ce sont eux qui l’ont choisi. Sur la route
entre San Juan et San Carlos, le hameau de San Lorenzo offre des maisons éparses, une
cinquantaine de mètres sur un chemin de terre sèche mène au sanctuaire de Moji.

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Une dizaine de chats siestent au soleil, sur le toit du réduit, te regardent et s’étirent et tu
attends Abraham. L’air est chaud. Le soleil lent. Un léger air. Le silence.

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Au début tu ne le remarques pas, tu l’apprécies comme tu l’aimes dans la nature, loin des
villes. Puis tu te rappelles qu’il y a, ici, une cinquantaine de chiens. L’étranger que tu es
n’attise aucun aboyement, aucun jappement, rien que le silence des chats qui te regardent passifs et, parfois, rare, une moto au loin, une voiture sur la route.
Alors, voyant Abraham s’approcher, te souriant de loin, entouré de six chiens lui souriant aussi, tu te demandes bien pourquoi on l’oblige à partir. Nuisance sonore? Bien sûr que non. La porte s’ouvre. Un coq saute sur le toit des chats. On entre dans le premier espace, grand pour les chiens de grandes tailles, un arbre pour l’ombre et les transats alignés d’où des chiens descendent pour te saluer. Une auge le jouxte où trois cochons finissent leur repas, s’apprêtent à la sieste.

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Sa maison est basse, bloc blanc jauni sans étage dont on longe le mur et qu’on ne
pénétrera pas, parce qu’il n’y a pas de raison et l’on marche à la file alongée par les
chiens, ceux qui s’entendent tant avec tous qu’ils peuvent traverser les espaces, allant là
où Abraham va comme les amis vont là où l’ami va.

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Un cochon à part, à l’arrière de la maison s’amuse d’un matelas mousse et nous ignore,
pris par le jeu. Les chevreaux juste après, eux, nous fêtent, le museau entre le grillage, les
pattes dépassant assez pour qu’on puisse les leur serrer, un, vaillant, sur le toit de leur
baraque, un montagnard, sûrement.

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On parle peu, d’abord. C’est ainsi. On découvre, on caresse, on chuchote, on murmure,
on s’échange avec les animaux. Toujours pas d’aboyements, pas de saut, si ce n’est la
chèvre, du toit au sol pour se rapprocher d’Abraham qui la nourrit.

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Quelques pas encore, vers la terrasse sous l’avant-toit, devant la porte de chez lui où des
chiens sommeillent dans leurs paniers, une nuque un peu relevée pour voir qui est là et le retour aux rêveries.
Lui a trouvé le lieu, leur sanctuaire. Mais ils doivent partir. Pas le choix. Une cinquantaine de chien qui le suivent, lui, le chef de meute qu’il ne veut pas être mais un des leurs, simplement. Deux chevaux, 6 chats, les cochons, les chèvres, une meute entière d’amour pour laquelle Abraham donne tout, est tout. La question de l’adoption n’est pas sa priorité.
Recueillir, protéger, avant tout apprendre, dans cette Espagne si rude avec les animaux,
les sauver, vivre avec eux et changer les mentalités, ainsi est la mentalité d’Abraham.

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Abraham l’ange gardien au sourire contagieux qui se bat pour l’amour et le
respect de toutes vies , l’une des plus belles rencontres sur l’île blanche.

  • Pour soutenir Abraham qui ne reçoit aucune aide extérieure, nous avons créé ce Pot Commun auquel nous vous invitons à participer. Vos dons serviront à l’aider à payer ses factures de croquettes, soins vétérinaires, etc. Un grand merci à vous. https://www.lepotcommun.fr/pot/sqgk1fpb

 

« Le Conseil municipal soutiendra le travail de l’Association S.O.S. Animales Sagunto » // Sagunt.es // 29.03.18

// La Mairie conseillera cette association si elle en a besoin et collaborera avec le reste des administrations pour le développement de son activité.

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La conseillère de ADN Morvedre, María Giménez.

La séance plénière du Conseil municipal de Sagunto a approuvé à l’unanimité le soutien au travail de l’association SOS Animales Sagunto comprenant que, si on les expulse de l’endroit où ils travaillent aujourd’hui avec les animaux, ils ne pouvaient pas repartir de zéro dans un autre endroit.

Selon la requête déposée par ADN Morvedre et lu par la conseillère municipale Maria Gumenez, le consistoire fera tout ce qui est en son pouvoir pour les aider, les conseillera sur les étapes nécessaires à suivre, et collaborera avec le reste des administrations pour le développement de son activité.

La motion défend le fait que l’association poursuive son travail social sans but lucratif sur les terrains situés sur le territoire de la municipalité d’Estivella, comme ils l’ont fait depuis 2011. En raison d’une exigence de la Conseillère au Logement, Travaux publics et Structuration du territoire, SOS Animales Sagunto aurait dû cesser son activité dans ce refuge, faute de licence municipale.

L’association essaie d’obtenir cette licence depuis des années, mais la municipalité d’Estivella lui a refusé la qualification du terrain en zone agricole. La révision du PGOU était le bon moment pour demander une modification spécifique de l’utilisation desdits terrains, mais la résolution de la conseillère est arrivée avant l’exposition publique des nouvelles ordonnances urbaines.

A présent, la vie et le bien-être de plus d’une centaine d’animaux est en jeu. SOS Animales Sagunto a demandé une solution légale telle qu’un moratoire jusqu’à ce qu’ils puissent présenter des arguments pertinents.//