« Les monterias de la « jet set », ceux qui ont les meilleurs palmarès de chasse » // El Confidencial // 7.7.17

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// Il y a quelques jours la région de Castilla-la-Mancha a décidé d’exclure le mouflon de l’Atlas des espèces homologables comme trophées de chasse, il se peut que cela ne vous affecte pas au contraire de plusieurs personnes de la classe dirigeante de ce pays.
Une des principales personnes affectée par cette mesure sera Yolanda Fierro-Eleta qui appartient à la quatrième génération d’une des familles les plus connues de l’industrie espagnole, les Fiero qui ont prospéré depuis le début du 20iéme siècle grâce le groupe Fosforera, diversifié avec succés dans l’immobilier et chantiers navals. En tant que chasseuse Fierro-Eleta Yolanda a abattu plusieurs exemplaires de compétition de mouflon de l’Atlas dans sa propriété agricole »la Morera »situé à Ciudad Real.
Un des mouflons chassé en 2009 par cette entrepreneuse lui a valu 355,90 points suffisants pour lui garantir une médaille d’or mais pas assez pour arriver en tête de la liste du record d’Espagne que détient l’entrepreneur des machines à sous Jésus Franco Muñoz pour un mouflon de l’Atlas qui lui valut 370 points, tué en décembre 1997 dans la propriété « El Retorno » à Valence et juste derrière vient un habitué des podiums, le roi lui même Juan Carlos pour un mouflon de 359 points chassé il y a 17 ans dans la propriété valencienne de « El tochar ».
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L’Espagne d’il y a 10 ans

Tous les cinq ans, le comité national d’homologation des trophées de chasse édite le catalogue des trophées de chasse, la dernière parution concerne les années 2006 à2010, souvenez vous c’était les années où le monde voyait José luis Rodriguez Zapatero comme il voit maintenant Emmanuel Macron.
Le chômage avait baissé en Espagne jusqu’à flirter avec les 8 pour cents  et l’économie espagnole était en plein dans la période appelée « la décénie prodigieuse ».
On a l’impression que c’était il y a des siècles mais ça ne fait  même pas 10ans.
A l’époque les affaires prospéraient, beaucoup d’entre elles se concluaient en pleine montagne au milieu des fusils. Les hommes d’affaires et les nobles les plus importants de notre pays, ceux qui ont fait de leurs vies un exemple de discrétion, signent cependant sans hésiter de  leurs noms les pages de ce catalogue de trophées.
C’est une petite et exclusive fenêtre ouverte sur ce monde des monterias ou tant d’affaires se sont conclues et et tant de pages de notre récente histoire se sont écrites comme celles de la propriété de « Altabaja » située  à Hornachuelos à Cordoue qui appartient à Luis Portillo Valero,l e mystérieux entrepreneur en bâtiment sévillan qui un jour a même réussi à être en tête de la liste de Forbes mais qui tomba en disgrâce lors de l’explosion de la bulle immobilière.
Dans cette propriété de 2500 hectares fréquentée par cet homme et ses fils en compagnie des soeurs Koplowitz et des Botin, Portillo chassa en 2007 trois daims, un qui lui valut une médaille d’or et 2 médailles d’argent mais quelqu’un lui vola ce record dans sa propre propriété, en 2009 quand l’empire immobilier s’effrita et que l’entrepreneur se vit obligé le coeur fendu de mettre en vente la « Altabaja » , une personne réussit à abattre le daim le plus grand jamais vu sur ce territoire, ce fut une médaille d’or de 206 points contre les 202 de Portillo et celui qui appuya sur la détente  fut le propre régisseur de la propriété de Portillo: « Pedro Polonio ».
En homologuant ce trophée pour recevoir la médaille Polonio commettait un terrible affront celui de figurer au dessus de  son employeur, mais comment résister a  l’appel de la gloire?

Rien n’échappe au viseur d’Abellio

Au delà des petites histoires, les statistiques des trophées de chasse des dernières années mettent directement en exergue comme leader indiscutable du sport cynégétique: JUAN ABELLIO GALLO. Pendant cinq ans, cet homme de pouvoir et collectionneur  d’art a accumulé 174 trophées allant des sangliers aux faisans, chassés principalement dans la propriété familiale « El postuere de las navas » dans les Yebenes.
Des chevreuils, des mouflons mâles noirs, rien ne semblait échapper au viseur du septuagénaire Abellio, le seul chasseur lui faisant un peu d’ombre en nombre de trophées était Valentin Carmona qui avec 120 trophées décéda en 2010. Les suiveurs sont loin derrière mais la liste est truffée de noms célébres comme Alberto Cortina Alcocer (45 trophées) ou de son fils Alberto Cortina Koplowitz (88), l’ex-président de Sanitas, Marcial Gomez Sequeira (62), Gloria March Delgado des immortels March (54 trophées).
Dans le ventre mou de cette liste, même si c’est à des années lumière du sommet, apparaissent des personnages tels que Jaime Castellanos (18) ou Miguel Blesa (16) qui dirigea la Casa Madrid en même temps qu’il chassait le mouflon dans la propriété « Las carboneras » en Fuente  (Cordoba).
La liste des célébrités des trophées de chasse est tellement longue pour notre connaissance des élites mais n’oublions pas Emilio Botin ( qui en 2006 a abattu 2 sangliers, médaille  d’or  en El Castaño, à Ciudad Real) ou ses enfants Javier et Ana Patricia Botin o’Shea, actuels présidents de Endesa, Borja Prado et Iberdrola, Ignacio Sànchez Galàn, Santiago Bergareche, président de Vocento ou Santiago Aguirre Gil de Biedma, frère de l’ex présidente de la région de Madrid.

Le destin des propriétés de chasse

Beaucoup de propriétés citées dans le catalogue continuent à être fréquentées par les membres les plus importants de la noblesse et du monde des affaires,  pour autant nous ne sommes plus à l’âge d’or et cela se voit, nombre de ces domaines furent mis en vente ces dernières annèes  de la récession. La derniére, celle de Carboneras del Valle en Alcaracejos dont la mise à prix était de 17 millions d’euros.
D’autre propriétés même si elles appartiennent toujours aux mêmes personnes ne bénéficient plus des mêmes privilèges, par exemple le terrain privé de « La Mata del Moral en Valdepolo, à León, fut l’objet d’une enquête en 2016 par la région de Castilla y León pour la présumé élimination des chats sauvages et autre faune sauvage protégée, et pourtant ce domaine était fréquenté par des hommes politiques de l’envergure de Manuel Fraga Iribarne qui entre 2006 et2008 a abattu 4 piéces de venaison lui valant la médaille d’or et ce malgré son âge avancé de 85 ans. //
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« Sept détenus et 81 lévriers contrôlés par la Garde civile dans l’Opération « Chase » » // Trabuna Avila // Castilla-y-Leon // 17.06.17

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// Les chiens volés qui n’étaient pas bons pour la chasse étaient abandonnés ou sacrifiés  de façon cruelle.

En raison des plaintes répétées des personnes et des Municipalités, notamment de la région « La ‘Moraña’ » d’Avila, reçues personnellement et aussi par le biais de la sous délégation du Gouvernement, qui ont été transmises à la Garde civile concernant la problématique du braconnage dans cette région et des vols de chiens, spécialement des lévriers, a déclenché des vigilances spécifiques et des Investigations policières vers la fin de l’été dernier.

Les investigations engagées par l’Unité de Police judiciaire et le SEPRONA, du Commandement d’Avila, au sein de l’opération policière nommée ‘ Chase ‘, coïncidèrent avec celles poussées par les organisations à caractère environnementaliste et celles de la protection animale, menées par le Seprona du commandement de Madrid, et il a été décidé que lesdites recherches se feraient de façon conjointe.

Les premiers indices de ces investigations, furent la localisation d’un animal abandonné par des braconniers dans la commune de Madrigal de las Altas Torres ainsi que celle d’un groupe de braconneurs qui était sous surveillance aérienne, par hélicoptère, ce qui a amené à détecter la falsification des lévriers ainsi que l’implantation illégale de micropuce et permis après plusieurs mois de recherches, de déterminer les différents responsables et le mode opératoire de ce type de délinquance.

Le modus operandi était le suivant : après le vol des lévriers, ils étaient « essayés » afin d’évaluer leurs conditions et qualités pour la chasse. Ceux qui étaient exclus pour pratiquer la chasse, étaient abandonnés ou tués cruellement.

Ceux qui étaient considérés comme valides étaient amenés dans une clinique vétérinaire de Madrid où, après une petite opération chirurgicale, on leur retirait la micro puce intramusculaire d’identification pour leur en implanter une autre afin d’expédier à l’Abécédaire Sanitaire Canin le nom du nouveau « propriétaire ».

Ces investigations, coïncidant avec celles de la Garde Civile d’Avila et en rapport avec la localisation de deux cadavres de lévriers, un qui fut balancé du troisième étage et l’autre battu sauvagement, constat fait par l’autopsie effectuée par la Faculté Vétérinaire de l’Université Complutense de Madrid, ont permis d’identifier et localiser les auteurs.

On soupçonne que la vraie raison des vols soit liée aux paris illégaux.

Durant le déroulement des recherches, sept personnes ont été arrêtés et sept autres inculpées dont un vétérinaire, accusé pour Délit contre la Flore et la Faune, Falsification de papier, Vols et mauvais traitements sur animaux, soit un total de 147 plaintes, en rapport avec les conditions hygiéniques contrôlés sur 258 chiens. //

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« Projet Conectadogs – fin du financement participatif »

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// Comme beaucoup d’entre vous l’ont sûrement déjà vu, il reste à peine 40 heures avant que s’achève notre campagne de financement participatif et nous n’avons pas réussi à atteindre le montant minimum que nous nous étions fixés. Cela veut dire qu’ici se termine notre première aventure dans le monde du micro-financement.

Certainement que la question qui vous vient à l’esprit c’est « Et maintenant, quoi ? » Et bien maintenant … nous devons continuer à travailler ! Nous n’avons pas l’argent dont nous avions besoin pour maintenir le micro-financement actif, mais via cette voie nous avons rencontré des gens incroyables qui ont proposé, oui oh oui, de nous aider à faire de Conectadogs une réalité.

Nous avons obtenu qu’un investisseur privé finance la construction du centre de récupération canin.

Parmi ces personnes fantastiques, nous comptons des volontaires qui ont remué ciel et terre pour organiser des évènements pour nous donner plus de visibilité et obtenir des contacts pour nous aider. Et de cela, sont nées deux choses merveilleuses ; la première c’est que nous avons fait une série de présentations à différentes municipalités qui sont prêtes à accueillir notre centre dans leurs municipalités respectives. Et la seconde c’est que nous avons réussi à obtenir qu’un investisseur privé finance la construction du centre. Nous ne pouvions pas apporter de meilleures nouvelles, non ?

Donc lorsque la campagne se terminera, dans moins de 40 heures, vous recevrez le remboursement de l’argent que vous aviez décidé de nous donner. Mais, s’il est vrai que nous avons trouvé un autre moyen pour financer la construction du centre, nous avons encore besoin d’un soutien social et économique pour les premiers mois d’existence du projet. Si vous décidez de continuer à nous soutenir, vous avez plusieurs options à votre disposition :

40 jours de rêve

Maintenant que s’achève la campagne de crowdfunding, il est temps aussi de faire le point. De cette campagne, nous avons appris beaucoup : d’abord, et c’est le plus important, c’est que nous sommes une équipe. Nous le savions déjà, c’est sûr, mais pendant ces 40 jours nous avons découvert que, ensemble, nous pouvons faire de grandes choses. Avec ce financement participatif, nous avons grandi en tant qu’équipe et en tant qu’individus. Parce qu’il y a eu des moments de stress, de discussions et de larmes. Des moments où la tension était presque insupportable et, logiquement – et c’est pour ça que nous sommes ici, en train d’écrire ces lignes – des moments de réconciliation.

Pendant ces 40 jours, nous avons dû faire face à nos propres peurs, à l’angoisse et à l’incertitude, et apprendre à faire (plus) confiance aux personnes que nous avions autour de nous. Nous avons dû murir et construire une meilleure version de nous-même. Cela aura été 40 jours complexes de travail acharné et de beaucoup d’efforts qui ne semblaient ni porter leurs fruits ni nous faire avancer dans aucune direction.

Pourtant au final, le plus important est que nous sommes tombés plusieurs fois mais nous nous sommes relevés à chaque fois. Et chaque fois que nous nous relevions, venait s’ajouter une nouvelle main qui voulait nous aider et qui nous a apporté de nouvelles choses : des contacts, dons, diffusions ou des mots de soutien. Toutes sortes de personnes nous ont aidées, du particulier jusqu’aux médias à fort impact comme ‘El Caballo de Nietzche’ ou le parti ‘PACMA’, en passant par des journalistes comme Melisa Tuya ou une foule d’organismes et de protectoras qui ont diffusé notre projet.

Vous l’avez rendu possible. Vos encouragements, via les mails, les réseaux sociaux ou par téléphone nous ont aidé à aller de l’avant, à nous dire que tous les efforts en valaient la peine et à continuer à travailler, jour après jour, pour en faire une réalité. Nous ne pourrons jamais assez vous remercier pour tout le soutien que nous avons reçu durant ces 40 jours.

Le crowdfunding se termine, mais le rêve ne fait que commencer. //

« Une procédure permettra aux vétérinaires de signaler les cas de maltraitance animale » // La Verdad // Murcia // 28.06.17

// Le Collège a renvoyé le document au bureau du Procureur pour qu’il apporte ses remarques et que l’on puisse ensuite lancer cette mesure pionnière en Espagne.

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Le Collège des Vétérinaires de la Région de Murcie deviendra le premier en Espagne à mettre en œuvre un protocole pour détecter et diagnostiquer les cas de maltraitance animale. Avec ce protocole, chaque fois qu’ils identifient un animal de compagnie dans une situation anormale, les vétérinaires pourront le signaler directement à l’Administration et aux Forces et aux Corps de Sécurité. Le doyen, Fulgencio Fernandez, a annoncé hier que cette mesure serait présentée lors de la Conférence Internationale sur la ‘Problématique de la Maltraitance Animale : présent et futur’ qui se déroulera vendredi à l’Edificio Moneo de Murcia.

« La mesure sera mise en œuvre dans deux à trois mois », précise le doyen. Le document est actuellement entre les mains du Procureur qui l’analyse et apportera ses remarques. Le Collège indique que la région compte 1.000 vétérinaires , dont 70% travaillent en indépendant et 30% avec les administrations, et qu’avec ce protocole, ces professionnels deviendront un acteur de plus dans la lutte contre la maltraitance grâce aux visites qu’ils effectuent dans les exploitations agricoles et les élevages et avec les contrôles qu’ils effectuent quotidiennement sur tous les types d’animaux dans les cliniques vétérinaires, refuges et pour les municipalités et la Communauté Autonome.

« La participation du vétérinaire, comme seul spécialiste capable d’identifier correctement les différentes formes sous lesquelles se présente la maltraitance animale, constitue une action prioritaire dans ce domaine. Il s’agit ici d’identifier et de diagnostiquer les vrais cas de maltraitance ». Pour cela, le Collège des Vétérinaires a mis au point un formulaire de notification de risque et de maltraitance animale qu’il distribuera aux professionnels pour qu’ils fournissent des informations sur chaque cas.

Le formulaire reprend les données de base de l’animal (race, sexe, âge, localisation … ) ainsi que des observations sur l’environnement dans lequel il vit et sur son propriétaire. Le modèle standard auquel a eu accès ‘La Verdad’ (le journal) comprend également trois types de maltraitance (physique, psychologique, abus sexuel), une évaluation de celle-ci (légère, modérée, grave) et une section pour marquer les indicateurs identifiés par le professionnel : troubles de l’alimentation, déshydratation, problèmes respiratoires, surpeuplement, blessures, négligence sévère, lésions viscérales, abandon, troubles du comportement, altération de l’hygiène …

Si le cas n’est pas clair, le vétérinaire remplira la section sur les indices de maltraitance pour que les Forces de Sécurité enquêtent si elles le jugent nécessaire. Le vétérinaire précisera le niveau de ces indices (faible, moyen et élevé), si l’intervention doit se faire en urgence et si les soupçons se concentrent sur le responsable de l’animal ou sur son entourage.

Le professionnel décidera si la feuille de notification est remise au Procureur ou aux Forces de Sécurité. « Si l’administration de la Justice considère qu’il y a maltraitance, nos experts vétérinaires entreront dans le processus », explique le doyen. Le Collège s’est engagé à former 40 experts en maltraitance. En 2016, la Seprona a réalisé 12.400 procédures, qui ont donné lieu à des enquêtes sur 490 personnes dans tout le pays pour des actes de violence contre des animaux, la majorité étant des chiens, des chevaux, des coqs, des reptiles, des vaches et des moutons. La Guardia Civil a observé une forte augmentation des cas de 24% en Espagne, bien que Fulgencio Fernandez déclare que cette tendance n’est pas applicable à la région : « Il y a chaque fois moins de cas car il y a une plus grande prise de conscience ».

Pendant la Conférence Internationale sur la ‘Problématique de la Maltraitance animale : présent et futur’, des questions telles que le cadre législatif actuel seront abordées par le spécialiste de l’Environnement Miguel Eduardo de Mata ainsi que le concept de bien-être des animaux et la position des vétérinaires européens.

La présentation de l’évènement coïncide avec le début imminent de la période de vacances et le doyen rappelle qu’en 2016, 135.000 animaux de compagnie ont été abandonnés en Espagne, la plupart étaient des chiens de chasse, et 10% de ces abandons ont eu lieu en Murcie. « Cet été, nous pouvons partir en vacances et laisser notre animal dans des pensions pour une somme modique, mais si nous ne souhaitons pas le garder, le mieux est de l’emmener dans un refuge pour qu’il puisse être adopté ». Il rappelle aussi que le mieux pour éviter les abandons est d’anticiper : « Avant de choisir un animal de compagnie, il faut toujours tenir compte de la taille de notre maison et du temps que nous pouvons lui consacrer. » //

« 18 chiens sauvés de la maltraitrance à Santa Brigida » // Iles Canaries // La Provincia // 13.06.17

// Dix des animaux ont été transférés au refuge de l’île et les autres ont été transportés chez un vétérinaire pour leur apporter les traitements cliniques appropriés.

 

La Patrouille du Service de Protection de la Nature (Seprona) de San Mateo a débuté une enquête le 8 juin dernier concernant un homme de 42 ans, habitant la municipalité de Santa Brigida, et détenant 18 chiens dans de mauvaises conditions sanitaires dans des chenils annexes à son domicile.

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Sur base d’une plainte à la Guardia Civil déposée par un habitant de la commune concernée, les agents de la Seprona ont effectué les contrôles nécessaires pour vérifier l’état dans lequel se trouvaient les chiens, tous des podencos à l’exception d’un chien croisé.

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Suite à l’intervention sur les lieux, le Seprona a immédiatement demandé au Ministère de la Santé de la ville de Santa Brigida la nomination d’un vétérinaire, et la saisie de tous les animaux.

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Par la suite, et avec l’aide du vétérinaire désigné par la municipalité, le Seprona a pu constater que quatre podencos présentaient une maigreur extrême, les agents ont aussi noté d’autres symptômes comme la difficulté de se mouvoir, des problèmes pour se maintenir debout, des blessures et des plaies de positionnement ; de plus, huit autres podencos présentaient aussi une maigreur importante et de petites blessures et deux chiots de la même race avec quelques heures de vie et le cordon encore attaché au corps laissent à supposer que leur mère pourrait encore avoir des petits dans son corps.

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Sans documents.

Les agents ont contrôlé que dix des animaux ne possédaient pas de carnets vétérinaires et n’étaient pas identifiés comme exigé dans la Loi sur la protection des animaux, et ne possédaient pas de carnets sanitaires.

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De plus, les animaux n’avaient pas reçu les vaccins obligatoires depuis 2013 ( conformément à l’Arrêté 18 de mars 1998 du gouvernement des Canaries pour la campagne de lutte contre la rage), qui exige une vaccination annuelle des animaux domestiques et de compagnie.

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Ils ont également confirmé l’existence de 6 autres carnets d’animaux qui, selon ce qu’a pu vérifier la Guardia Civil suite à l’enquête, sont morts sans que les circonstances de la mort n’aient été communiquées à aucun vétérinaire.

Les agents ont relevé un total de 19 chenils dans un état lamentable d’un point de vue sanitaire : de nombreux excréments – sans aucun ramassage depuis plusieurs jours ? -, de l’urine sur le sol, beaucoup de chiens n’avaient ni eau ni nourriture près d’eux tandis que d’autres avaient des récipients remplis d’une eau verdâtre, tout cela dénote un manque d’attention et de soins de nettoyage général.

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Les examens pratiqués par le vétérinaire qui était sur place a permis au Seprona de corroborer l’état sanitaire des animaux, mettant aussi en évidence les différents états de malnutrition qu’ils présentaient, très graves pour quatre d’entre eux avec un risque imminent pour la vie de l’un d’entre eux, et également le fait que l’état physique de tous en général était très mauvais.

Suite à leur extrême maigreur, plusieurs animaux présentaient des lésions dues à des plaies de frottement, un des chiens avait une conjonctivite sévère, de la cachexie (dénutrition extrême), des plaies de frottement et nécroses sur différentes parties de la peau, laissant entrevoir une partie de l’os dans une de ses plaies ; un des autres animaux étaient aussi aveugle des deux yeux. //



  • Note du journal Canarias en Hora :

// Le Seprona a dénoncé le propriétaire du chien pour tous ces faits, comme auteur présumé d’un délit de maltraitance animale devant la Cour d’Instruction numéro 6 de Las Palmas de Gran Canaria. //

  • Lien vers l’article de Canarias En Hora :

http://canariasenhora.com/#!/rescatan-18-perros-en-pesimas-condiciones-en-santa-brigida