« L’Espagne est différente » // Blog du Pacma // 20-10-2015

  • Article publié sur le blog du parti animaliste espagnol PACMA et traduit de l’espagnol par Emi: http://blog.pacma.es/2015/spain-is-different/

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La tauromachie est également l’expression maximale de la gestion politique de notre pays, où l’on toréer et où l’on plante le clou quand nous l’attendons le moins.

// Il y a quelques jours, les journalistes nous ont surpris avec un article au parfum de scandale, en effet, le Ministère de l’Education va créer un diplôme de Formation Professionnelle pour la Tauromachie.

Il n’y a rien de plus douloureux que d’essayer de force de réhabiliter peu à peu une tradition qui commence à être bannie de notre époque. Mais le douloureux tourne au misérabilisme quand il essaie d’être sauvé au travers de l’Education.

Comme le disait Fraga: l’Espagne est différente.

Le journaliste et diplomate Juan Valera relatait avec indignation (dès 1868), comment quelques étrangers lui demandaient si en Espagne on chassait les lions, ce qui donnait une vision arriérée de l’Europe. Mais non monsieur Valera, effectivement, dans notre pays, nous ne chassons pas les lions. Nous n’avons pas, à l’instar des Etats-Unis, un Walter James Palmer qui va au Zimbabwe tuer ces félins, mais nous avons un Juan Carlos I de Bourbon qui va au Botswana pour les éléphants. L’unique différence que nous avons à première vue, est que Palmer est un dentiste alors que Juan Carlos est roi. L’Espagne est différente.

Non Monsieur Valera, en Espagne, nous ne chassons pas les lions. Nous tuons juste pour l’amusement, plus de 11 000 toros chaque année sur la place publique, bien qu’heureusement le nombre d’afficionados décroit et que la société se positionne de plus en plus contre la maltraitance animale. Il semble que tout va vent en poupe, encore plus depuis que nous avons pris connaissance de la condamnation de la mairie de Torsedillas pour le Toro de la Vega, et que le Ministère, géré par Inigo Mendez de Vigo veuille lui donner un coup de pouce en se plaçant à l’encontre de tout le courant contre la maltraitance animale, qui était la grande majorité de ce pays. Et je dis « grande majorité », car il s’agit bien d’un spectacle cruel qui essaie de se faire passer pour un divertissement culturel, digne et légal.

(Traduction du tweet : « Pour demain je me dois de mémoriser le poème « Torero, je veux être un torero » du poète Chayanne. FPToromaquia »)

Le résultat, c’est que peu à peu, en face de la recrudescence du rejet social, ils prétendent que nous verrons un jour la tauromachie s’élever au même niveau que la musique ou que le théâtre. Je suis toujours autant stupéfaite quand on me raconte que l’autre jour, ils ont donné une amende à un ami à moi qui écoutait un homme jouer de la guitare dans les rues de Madrid, avec un petit groupe de citadins. Lui, et tous les gens qui l’écoutaient, ont été verbalisés de 160E. Nous marchons sur la tête. Manuel Fraga aurait été un pur génie s’il avait utilisé le slogan « l’Espagne est différente » avec ironie.

Mr Mendez de Vigo, vous devez laisser la société se renouveler. Dans ce pays, l’Education, et j’écris l’Education avec un grand E n’est pas notre fort ; il n’y a qu’à écouter tous les étudiants Erasmus revenir des autres pays absolument enchantés par la différence des points de vue, des établissements et des matières proposées. Il y a suffisamment d’incompétences chez nos dirigeants pour qu’ils puissent imposer des choses contre la volonté d’évolution des citoyens. Et comment savoir ça ? C’est très simple.

Quand la condamnation de FPToromaquia est parue, les réseaux sociaux se sont enflammés, spécialement Twitter qui s’est empli de sarcasmes et d’indignation, et ce, nous ne pouvons pas l’ignorer.

(Traduction du tweet :

FPToromaquia : Programme

1 . Le Toro ne souffre pas : fondamentaux

2. Le Toro vit très bien : Pourquoi ?

3. S’il n’est pas torrée, il s’éteindra : Introduction.)

Quelques-uns de nos politiques s’amusent à toréer la citoyenneté qu’ils devraient représenter. Aujourd’hui, je comprends mieux le pourquoi de ce nouveau cours de tauromachie : c’est aussi l’expression maximale de la gestion politique de notre pays, où l’on toréer et où l’on  plante le clou quand nous nous l’attendons le moins. Mais nous devrions arrêter de nous comparer aux autres pays.

L’Espagne est différente. //

Par Lorena Vargas Lorena Vargas Tortosa

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« Le Gouvernement Régional prépare une nouvelle loi de protection animale » // Cadenaser // Castilla-la-Mancha // 21-02-16

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// Le Gouvernement régional prépare la nouvelle loi de protection animale qui remplacera la loi actuelle datant de 1991, la plus obsolète du pays en matière de sanctions. Elle ne légiférera pas sur les fêtes taurines ou sur la chasse, mais posera des limites sur l’utilisation des animaux, par exemple, dans les cirques. Il n’y a pas encore de brouillon, mais des idées sont recueillies dans tous les secteurs impliqués.

Plus de sanctions

La réglementation en vigueur imposait des amendes pour mauvais traitements d’à peine 6€, et pour les faits les plus graves les amendes ne dépassaient pas les 6.000€. A présent, toutes les sanctions augmentent, jusqu’à 60.000€ et certains dommages, comme les agressions et les abandons, changent de catégories et deviennent plus graves.

Vente d’animaux sur internet

La loi régulera, entre autres, la vente d’animaux par internet et rendra prioritaire l’adoption des ceux qui ont été abandonnés et qui sont entre les mains d’associations et de refuges. On ne pourra plus non plus recourir à l’euthanasie sauf en cas de santé publique.

Le tir au pigeon interdit

Le tir au pigeon sera aussi interdire, de même que les combats d’animaux et leur exposition en vitrine. Différentes associations de protection animale mettent l’accent sur la protection des lévriers afin qu’ils soient considérés comme des animaux de compagnie et non de chasse. //

Pour ceux qui parlent la langue de Cervantes, sur le lien de l’article vous trouverez un enregistrement vocal dans lequel le conseiller Francisco Martínez Arroyo parle de la nouvelle loi.

« Le Février de certains Lévriers » // par Nacho Marvá, vétérinaire // AVATMA // 20 février 2016

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// Je ne peux pas imaginer comment doit se sentir un galgo quand se termine la saison de la chasse, quand il a couru sa dernière course, quand, alors qu’il se sent toujours utile, son maître pense qu’il est temps de changer d’air…

Je ne peux pas me l’imaginer, parce que jamais personne ne parviendrait à avoir la confiance aveugle et la dévotion que ressent un chien pour son maître.

Mais j’arrive à imaginer comment peut se sentir un galgo avec la tension de la corde qui embrasse la branche. Quand au début ça tire un peu et qu’il se sent un peu réticent, mais à mesure que la corde se tend, la pression autour du cou commence à devenir insupportable.

D’abord il essaie de résister à la tension de la corde. Ensuite, à mesure que ses pattes avant perdent le contact avec le sol et que la tension du cou se transforme en douleur insupportable, comme la coupure rouge vif d’un couteau, il lutte pour ne pas perdre la traction de ses pattes arrières, qui le laisseront sans aucune chance de sauver la situation.

Parfois l’animal arrive à garder un minimum de contact entre ses doigts et le sol, ce qui ne fera rien d’autre que prolonger son agonie. Un chien n’est pas fait pour cesser de lutter, son instinct de survie le fera se battre jusqu’à l’exténuation; ainsi les minutes passent lentement, les heures se prolongent éternellement, jusqu’à la fin, quand la fatigue s’empare de la musculature endolorie par tant de tension…

L’oxygène commence à ne plus atteindre les organes vitaux, principalement le cerveau, les muqueuses deviennent bleues, le retour veineux de la langue diminue à cause de ce grand tourniquet logé autour du cou, ce qui fait que la langue gonfle de manière spectaculaire et prend un ton violacé, la pression sanguine fait éclater les petits vaisseaux, les yeux semblent sortir de leurs orbites.

Les signes nerveux sont envoyés aux poumons qui essayent d’obtenir de l’oxygène à n’importe quel prix; les respirations, d’abord rythmées, deviennent superficielles et désespérées, tentant de capter de capter un souffle de vie; mais la sensation de lutte, d’angoisse, de désespoir, ne l’abandonneront pas, jusqu’à la fin, jusqu’à ce que le cerveau, court-circuité par le manque d’oxygène, cesse de donner des ordres, que les cellules de cet organisme malmené jettent l’éponge une à une, et cessent d’être ce tout, organisé et coordonné, pour chercher leur propre survie. C’est à ce moment qu’apparaissent les convulsions, que chaque battement du coeur devient de plus en plus inefficace, que les sphincters perdent leur sens, que le dernier râle tente l’impossible, et enfin, arrive le silence, la fin de la lutte, et avec elle la honte de toute une société qui perpétue année après année une aberration causée par les mains d’un être civilisé. //

« L’Espagne toujours leader des abandons dans l’Union Européenne: 400 chiens chaque jour! » // SrPerro //

  • Traduction de l’article: http://www.srperro.com/blog_perro/espana-sigue-siendo-lider-en-abandono-de-animales-en-la-ue-400-perros-cada-dia
Micaela de la Maza / Sr Perro
Micaela de la Maza / Sr Perro

 

Le nombre d’animaux recueillis par les refuges a augmenté d’environ 15% entre 2006 et 2014, en grande partie à cause de l’élevage incontrôlé et indésirable: c’est ce que révèle un rapport commandé par le Ministère de l’Environnement auquel la Fédération des Associations de la Protection Animale de la Communauté de Madrid (FAPAM) a eu accès. C’est pourquoi les campagnes de sensibilisation sur les responsabilités de la possession d’animaux, sur l’adoption et sur la stérilisation sont si importantes. Ainsi que les initiatives, comme celle de la FAADA contre Milanuncios (LeBonCoin espagnol), qui tente d’enrayer la vente et l’élevage d’animaux par des particuliers.

// « Eviter l’achat-caprice et la reproduction incontrôlée des animaux comme s’ils étaient des jouets freineraient le chiffre honteux de 400 chiens abandonnés chaque jour en Espagne, une quantité qui nous place en tête des abandons d’animaux de compagnie en Europe », rappelle Matilde Cubillo, présidente de FAPAM.

Selon cette étude, la principale manière d’acquérir un animal est le cadeau, avant l’adoption et l’achat.

Selon les données reprises dans l’étude, on observe qu’il y a des saisons où les refuges recueillent plus d’animaux: les pics correspondent aux moment des naissances (printemps et automne), ceci est dû, principalement, à la reproduction des animaux errants, surtout des chats.

La FAPAM considère comme une question-clé de sensibiliser les gens à la nécessité de la stérilisation. Dans le cas des félins, trois chats sur quatre sont castrés, le chiffre est moindre chez le chien, seulement un chien sur trois est stérilisé.

Les principaux motifs invoqués par les propriétaires pour ne pas stériliser les chiens sont les suivants:

  • cela ne lui parait pas naturel, ou le propriétaire n’aime pas cela (34%)
  • le chien est trop jeune (26%)
  • le fait qu’il ne soit pas castré ne pose pas de problème (15%)
  • le maître veut lui faire faire une ou des portées (13%)

Dans le cas des chats, les motifs les plus fréquents sont:

  • l’absence de problème (50%)
  • le chat est trop jeune  (42%)
  • pure question de laisser-aller de la part du propriétaire (17%)

Dans les refuges, on observe une augmentation du nombre d’animaux recueillis avec des signes de mauvais traitements, on enregistre également une hausse de l’activité policière et judiciaire concernant des actes de maltraitance ces dernières années. Le nombre de procédures ouvertes pour de tels cas est passé de 108 en 2008 à 681 en 2014.

Sur le blog « Caballo de Nietzche », les données révélées par ce rapport ont été approfondies, avec des informations terriblement significatives:

Chaque année, 370.000 annonces de vente d’animaux (majoritairement pour des chiens, mais aussi des oiseaux, des poissons et des chats) sont publiées. Dans le cas des chiens, 80% sont des annonces de particuliers.

Les animaleries obtiennent entre 10% et 30% de leur chiffre d’affaire directement de la vente de chiens, et entre 70% et 90% de la vente l’alimentation et autres compléments.

Les solutions proposées par l’organisme qui a réalisé cette étude coïncide, en grande partie, avec celles de la FAPAM: lancer des campagnes de communication et de sensibilisation sur tous les aspects du secteur des animaux de compagnie, comme le coût, non seulement moral mais aussi économique que représente l’abandon à la société, ainsi que sur l’importance de la stérilisation et l’incidence de ces abandons.

Il recommande également que soit élaborée une réglementation nationale qui normalise ce que les communautés autonomes doivent accomplir sur les questions relatives aux animaux de compagnie, l’unification du système de contrôle et des bases de données des communautés, et une amélioration de la communication entre la Seprona et le Ministère Publique. //

« Ils réclament une loi étatique de protection animale pour le Galgo » // MadridPress // 10-02-16

  • Article traduit de l’espagnol: http://madridpress.com/not/200205/reclaman-una-ley-estatal-de-proteccion-para-el-galgo/

Le Collège des Vétérinaires de Madrid (COVM) et Galgos Sin Fronteras réclament une Loi Etatique de Protection Animale qui prévient et sanctionne la maltraitance animale, et qui spécifie les conditions minimales à respecter pour détenir des animaux de manière responsable.

img_45072// Dans un acte commun des deux organismes, le président du COVM, Felipe Vilas, a rappelé que « l’essence des vétérinaires est la lutte contre la maltraitance et l’abandon animal ». Pour cette raison, il a lancé un appel aux autorités sanitaires et de bien-être animal « afin d’exécuter la Loi et d’appliquer des sanctions exemplaires ».

Pour sa part, la présidente de Galgos Sin Fronteras, Cristina Garcia Moreno, a rappelé que, malgré le fait que les associations revendiquent que les chiens ne soient plus utilisés comme des armes, jusqu’à ce que ce moment arrive, elle demande qu’au moins, la loi soit appliquée, puisque les galgos « payent son inaccomplissement d’une vie épouvantable et une fin cruelle ».

Comme elle l’a expliqué, quand la saison de la chasse se termine et que les chiens ne sont plus utiles, nombre d’entre eux sont « pendus, jetés dans des puits, brûlés, attachés puis abandonnés pour qu’ils meurent d’inanition ».

Grâce à sa participation, José Antonio Contera Higes, policier expert en dénonciations de maltraitance et saisies d’animaux, a aussi défendu la nécessité de créer une Loi Etatique qui spécifie les conditions et soins minimum qui doivent être accomplis pour détenir un animal. « La maltraitance, ce n’est pas seulement donner des coups, c’est aussi avoir un chien dans une planque, ne pas lui permettre de faire de l’exercice, le priver d’une assistance vétérinaire si nécessaire, etc », a-t-il expliqué.

Pour sa part, le président de la Salle du Pénal de l’Audience Nationale, Fernando Grande-Marlaska, a mis en évidence qu’en Espagne existent des lois très claires contre la maltraitance animale dans le Code Penal, mais que, selon lui, « il faudrait joindre d’autres lois qui préviennent et empêchent ce type de conduites ». Le juge a aussi miser sur la formation de juges et de policier sur la question des mauvais traitements.

En attendant, la journaliste et écrivain Rosa Montero a rappelé que la lutte contre la maltraitance est « une cause commune de la civilité, puisque la manière dont une société traite les animaux est un baromètre clair de son refus de la violence ». Montero a demandé aux chasseurs de se joindre à cette lutte, « ils sont les mieux placés pour combattre la maltraitance des galgos afin de démontrer qu’il est possible d’être un chasseur civilisé ».

La séance a pu également compter sur la participation de l’ex-joueur et présidente de la Fondation Athlétique de Madrid, Adelardo Rodríguez; l’entrepreneur et cavalier olympique, Fernando Sarasola; de la dresseuse Elsa Pinilla, experte en comportement animal et de sa galga adoptée « Nea », championne d’Espagne en obéissance et en sauvetage de personnes, récupérée par Galgos Sin Fronteras. //

« La chasse avec des Galgos plus menacée que jamais » // Marca.com // 7 février 2016

  • Cet article traduit de l’Espagnol est paru sur un site pro-chasse « Cahier de chasse »: http://www.marca.com/blogs/cuaderno-caza/2016/02/07/la-caza-con-galgos-mas-amenazada-que.html

// Des milliers de personnes ont manifesté à Madrid aujourd’hui contre la chasse avec des Galgos. Elles demandaient à cette occasion l’abolition de la chasse avec des lévriers, en défilant accompagnées de Galgos et d’autres chiens portant des signes évidents de la maltraitance qu’ils ont connu à un moment de leur vie.

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Lors de cette manifestation, un bon nombre de médias d’informations nationaux se sont donnés rendez-vous, ce qui n’a pas été le cas lors du Championnat d’Espagne de Galgos en Campo (grande compétition de chasse avec des lévriers) à Nava Del Rey qui a réuni le premier jour de la compétition 24.000 aficionados.

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Pour le président de la Plateforme Galguera, Abraham Corpa, la manifestation « très préoccupant pour le collectif galguero national puisqu’ils (les animalistes) ont démontrés qu’ils sont plus unis que les galgueros de toute l’Espagne. Ou nous passons la vitesse supérieure et nous démontrons que nous sommes des amateurs unis et surtout responsables envers nos animaux, ou cela sent très mauvais pour nous; de fait, jeudi prochain nous allons nous réunir au Congrès des Députés à Madrid avec plusieurs parlementaires européens qui veulent connaître la situation actuelle avec les galgos dans notre pays ».

3

Cette manifestation demandant l’interdiction de la chasse avec des Galgos s’est répétée dans différentes villes espagnoles sans attirer, évidemment, la même attention que celle célébrée dans la capitale de l’Espagne. //

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Par Leonardo de La Fuente

« La peur des Galgos, maltraitance animale et syndrome de privation » // Etolia // Rosanna Alvarez

  • Traduction de l’article: http://www.etologiaveterinaria.net/el-miedo-en-los-galgos-y-el-maltrato-animal/
Voici Bella, une Galga avec un syndrome de privation qui est traité et évolue bien. Cet article lui est dédié ainsi qu'à son humaine, pour son engagement et son surpassement.
Voici Bella, une Galga avec un syndrome de privation qui est traité et évolue bien. Cet article lui est dédié ainsi qu’à son humaine, pour son engagement et son surpassement.

 

Nous entendons pas peur la réponse normale d’autoprotection que montre un animal face à des situations qui sont perçues comme une menace pour lui. La peur est un mécanisme d’adaptation, utilisé pour échapper aux dangers et qui représente un avantage évolutif, pour l’homme et pour d’autres animaux.

// Avant de commencer, je vous recommande de lire cet article (http://www.etologiaveterinaria.net/etiolog%C3%ADa-del-miedo-la-importancia-de-los-periodos-vitales/) qui, bien qu’il soit un peu long, est la base pour comprendre ce que je dirai ici et pour que personne ne puisse mal interpréter mes mots.

Combien de fois ai-je entendu cette phrase: « quelle peur il a ce chien, c’est parce qu’il a été frappé »?

Et s’il est certain que oui, de nombreux chiens ont été battus et maltraités de multiples manières que je ne vais pas exposer ici parce que nous le voyons tous les jours sur les réseaux sociaux, je veux expliquer que ce n’est ni l’unique ni la plus grave cause de la peur. Et ces chiens que vous voyez avec autant de peur, probablement qu’ils ne sont pas comme cela parce qu’ils ont été maltraités physiquement, mais plutôt d’une autre forme que presque personne ne prend en considération, qui est le manque de stimulation, de contact, d’affection, l’enfermement, la malnutrition, le stress, la génétique… Tout cela est très grave, car le traitement est beaucoup plus difficile, dans certains cas invivable, puisque des structures manquent au niveau cérébral qui n’ont pas pu se former par manque de stimulation sensorielle.

Le Galgo espagnol est une race très maltraitée, mais pour tout ce que j’ai cité antérieurement, pas seulement parce qu’ils sont frappés ou traînés derrière une voiture, mais parce que, comme d’autres chiens de chasse, ils sont élevés et maintenus dans des cages, dans des trous, nourris avec du pain dur et sortis aux champs uniquement quand c’est leur tour.

Mais le Galgo n’a pas l’exclusivité de la maltraitance, ni de la peur, le Podenco non plus. La peur du Galgo ne se distingue pas de la peur des autres races ou des croisés.

J’ai vécu quatre ans à la campagne et toutes les nuits, j’entendais les chiens hurler, aboyer, enfermés dans des niches sur des parcelles où personne ne vit. J’ai vu des chiens attachés à des chaînes, entourés d’excréments. Même si malheureusement, cela se passe aussi dans les villes, dans des niches déguisées en jolis chalets où vit enfermé un Berger allemand, qui finit la queue mutilée à force de faire des tours sur lui même, ou qui attaquera son propriétaire, par peur ou à cause d’une éducation inconsistante basée sur la punition. De même que dans les appartements, où un Chihuahua, un Yorkshire ou un Bichon maltais a été acheté parce que ces chiens sont petits et n’ont pas besoin de sortir (qu’ils disent).

La peur des Galgos n’est pas pire que celle des chiens qui viennent d’Europe de l’Est, qui proviennent d’usines à chiots, enfermés dans des cages et séparés de leur mère. Et pas besoin de partir si loin puisqu’en Espagne nous avons aussi ces fermes, ici à Axarquía nous pourrions citer des noms. Elle n’est pas pire non plus que celle des chiens sevrés trop tôt et enfermés derrière les vitrines des animaleries, parfois pendant des mois.

Mais… je vais parler de la peur des Galgos, cette peur de tous les chiens qui ont passé les premières années de leur vie privés de stimulation sensorielle et environnementale, je vais parler du syndrome de privation et de l’inhibition de conduites normales.

Selon Pageat (2000), la caractéristique principale et commune aux animaux qui souffrent du syndrome de privation sensorielle est le déficit dans la gestion des informations sensorielles après le développement dans un milieu hypo-stimulant. Certains auteurs anglo-saxons l’appellent le syndrome du chenil (the kennel syndrom). Un défaut existe dans la connexion entre les neurones, entraînant l’incapacité de réaliser des stratégies d’adaptation à l’environnement.

On décrit 3 stades selon son niveau son niveau de gravité: Le stade 1 est le moins grave, on parle d’une phobie qui se manifeste par la peur des stimulations directes, comme la circulation, le bruit, les enfants, les personnes nombreuses. Dans le stade 2 apparaissent des symptômes plus graves comme l’inhibition dans les conduites normales, par exemple l’exploration, le jeu, l’alimentation (ce sont des chiens qui mangent mieux la nuit), des comportements anxieux (comme le léchage), l’impassibilité dans la routine (n’importe quel changement produit une réaction de panique). En dernier, dans le stade 3 nous rencontrons un comportement dépressif, facile à identifier puisque ce n’est pas le comportement que l’on attend d’un chien. Ils sont comme absents, étourdis, ne participent pas aux jeux, n’explorent pas leur environnement, ne dorment pas et ne se déplacent que la nuit. Ils présentent en plus un manque de contrôle dans les éliminations (miction et défécation).

Le passage d’un stade à l’autre est assez facile mais il faut aussi prendre en compte les autres pathologies qui peuvent découler du syndrome de privation: comme l’agressivité, l’anxiété de séparation, parfois accompagnées de troubles physiques divers.

Noche, Shar Pei avec un syndrome de privation, il avait commencé un traitement mais a été euthanasié par manque de temps pour le réaliser le traitement.
Noche, Shar Pei avec un syndrome de privation, il avait commencé un traitement mais a été euthanasié par manque de temps pour le réaliser le traitement.

 

Estrellita, croisée avec un syndrome de privation. Elle a commencé un traitement et a été adoptée hors d'Espagne.
Estrellita, croisée avec un syndrome de privation. Elle a commencé un traitement et a été adoptée hors d’Espagne.

C’est pourquoi le plus plus approprié est d’identifier précocement le cas et s’en remettre aux mains d’un vétérinaire spécialisé dans la médecine du comportement.

NON, je répète: NON, les méthodes ou mesures comme exposer ces chiens à une quantité maximum de stimulations (je l’emmène au parc à chiens, au port ou en centre-ville « pour qu’il s’habitue ») ne sont pas recommandées et même totalement contre-productives, de même qu’attendre que le problème se résolve tout seul (ça n’arrivera pas), essayer les astuces qu’on peut lire sur Internet ou ceux que votre voisin vous donne parce qu’il a suivi un cours et qu’il s »y connait bien », suivre les conseils d’une autre personne qui a aussi un chien peureux (tous ne rencontrent pas le même stade de gravité ou n’ont pas la même cause) ou encore permettre que l’on prenne votre chien dans autre une maison avec d’autres chiens « pour que ça passe, tu verras, cette fille en sait beaucoup et a aidé beaucoup d’autres chiens » (étudier une spécialité et suivre une formation, ça sert à quelque chose, c’est la vérité). Ceci est très sérieux, ce sont des pathologies, il ne s’agit pas de dresser un chien avec ce qu’on apprend à la télé.

En dernier lieu, je dirais que le traitement de cette maladie du comportement requiert l’utilisation de psychotropes, en plus bien sûr de la thérapie cognitive adéquate. Il n’est pas possible de « régler » le manque ou la déficience de ces structures neuronales, routes nerveuses et neurotransmetteurs sans utiliser une pharmacopée adaptée au stade et aux symptômes manifestés par le chien. C’est pourquoi certains chiens stagnent si l’on utilise seulement des thérapies comportementales, de ce fait, à certains stades, on ne peut utiliser ces moyens si on n’a pas utilisé précédemment les médicaments, dû au manque de réponse de l’animal à l’environnement.

J’espère qu’à partir de maintenant, quand vous verrez un Galgo, un Podenco ou n’importe quelle race, avec de la peur, vous pourrez penser d’une autre manière pour aider ces animaux. Et s’il vous plaît, mettons fin aux phrases toutes faites, aux croyances populaires et aux professionnels de pacotille, cela est très sérieux et requiert des années d’étude. Et il est triste de voir comment certains animaux ont peu voire aucune solution pour avoir attendu trop longtemps. //

Oliver (à gauche), Galgo avec syndrome de privation, qui est en train d'être traité et qui évolue positivement.
Oliver (à gauche), Galgo avec syndrome de privation, qui est en train d’être traité et qui évolue positivement.

Par Rosana Alvarez

« Histoires de galgos: les jouets cassés, les jetables du monde de la chasse. » // El Diario // 06-10-16

Les associations de protection animale dénoncent les abandons d’animaux qui sont massif au cours des mois de janvier et de février. Cependant, c’est en ce moment que se produisent les rebus des exemplaires via différents entrainements.

Les associations réclament l’interdiction de la chasse avec ces chiens, comme c’est déjà le cas dans d’autres pays.

 

Deux galgos abandonnés après la chasse sont recueillis par l’Asociación Animales Maltratados de Extremadura
Deux galgos abandonnés après la chasse sont recueillis par l’Asociación Animales Maltratados de Extremadura

L’histoire de ‘Suerte’ est vraiment dure. Cette galga a été retrouvée à Don Benito (Badajoz) complètement désorientée, avec des fractures au crâne provoquées par des coups de massue, et des signes qui indiquaient qu’elle avait été pendue.

C’était une chienne de chasse, mais elle n’était plus utile. Elle boitait à cause d’une fracture mal soignée, et tout semblait porter à croire que son maître s’en était débarrassé. Elle a survécu, avec de graves séquelles, elle vit aujourd’hui tranquille auprès d’une famille en France, qui la dorlote et en prend grand soin.

Il s’agit, malheureusement, d’une histoire à répétition, à chaque saison : celle des galgos qui ne sont plus utiles. Généralement, le galguero cède à d’autres collègues les exemplaires qu’il ne souhaite pas garder, mais il y a des exceptions. La Fédération des Associations de Protection Animale affirme qu’il y a d’autres chasseurs, sans scrupules, qui n’hésitent pas à les abandonner ou à les tuer — bien entendu avant ils prennent soin de leur entailler le cou pour retirer la puce, et ainsi ne pas laisser de traces.—

Olga Lama, secrétaire de la Fédération des Associations de Protection, raconte des cas de galgueros qui font reproduire de grandes portées pour pouvoir ensuite faire une sélection. Le reste est rejeté. Pour d’autres cas, après 3 ou 4 saisons, ils ne sont plus utiles.

María Jesús Manzano, de l’Asociación Animales Maltratados de Extremadura ANIMAEX, a subi, à deux reprises, la mauvaise expérience de devoir décrocher un galgo pendu à un arbre, les deux cas dans la région de Mérida.

J’ai du mal à comprendre la mentalité d’un homme qui ne veut pas dépenser une cartouche et préfère pendre le chien qu’il a en trop, uniquement parce que le chien ne fait pas ce qu’il veut, ou parce qu’il est blessé et qu’il préfère l’achever plutôt que le soigner. ”

Photo de 'Suerte', la galga retrouvée après avoir subi une grave maltraitance / la Federación de Protectoras de Animales de Extremadura
Photo de ‘Suerte’, la galga retrouvée après avoir subi une grave maltraitance / la Federación de Protectoras de Animales de Extremadura

C’est la saison

Cette association précise bien que tous les chasseurs ne sont pas forcément violents, « malgré le fait que cela se répète à chaque fois, tous les ans, en janvier et en février, ce sont les mois où les abandons sont massifs. » Néanmoins, c’est à la fin de l’été et début octobre qu’ils commencent à les entraîner pour la chasse, et c’est à ce moment-là que se produisent les premiers rejets de galgos.

ANIMAEX dispose d’un refuge pour animaux à Montijo, dont la grande majorité sont des animaux de chasse. Cette association raconte qu’ils reçoivent souvent des appels de chasseurs leur demandant de passer chez eux pour prendre les animaux dont ils ne veulent plus. Tel quel.

Une fois, ils ont détecté une portée de 17 galgos, qui vivaient dans une maison de campagne à Talavera la Real, attachés à des chaînes, avec à peine un peu d’eau et de nourriture. Certains d’entre eux étaient grimpés sur une remorque, et en étaient tombés en essayant de se libérer, ils pendaient à des cordes.

 « Nous avons essayé de négocier avec le maître, en lui disant que nous n’allions pas le dénoncer. En réalité nous avions peur qu’il s’en débarrasse le temps que le Seprona arrive, ” nous raconte cette militante. Finalement les chiens ont pu être récupérés et donnés en adoption à des familles qui en prennent soin. Le maître a été dénoncé et sanctionné par les vétérinaires qui ont pris soin des chiens.

« La dégénérescence de la chasse »

Il est difficile de comprendre, à son avis, une pratique qui « dans certains cas, a dégénéré ».

« Avant, le chasseur qui vivait de cette pratique, traitait le galgo comme un privilégié. Si le foyer était dans le besoin, l’animal mangeait avant lui, car c’était le compagnon qui l’aidait ensuite à pouvoir manger. »

À son avis, le problème est que les animaux maltraités sont utilisés comme des objets, un outil qui sert à amuser certains chasseurs pendant leur temps libre. Toutes les associations de protection animale sont d’accord là-dessus.

Virginia Iniesta, vétérinaire et militante pour la cause animale, indique que pour les maltraitants, le chien est un outil, et “de même que lorsque le fusil ne marche plus on le jette, ils font pareil avec le chien. ”

Elle indique aussi que lorsque l’un des chiens qu’ils souhaitent conserver se blesse, il est immédiatement pris en charge, ils cousent même sur place, en pleine campagne. Le chien qui est abandonné est celui qui ne sert plus.

Toutes les associations de protection animale et les refuges réclament l’interdiction de la chasse avec galgo en Espagne, comme c’est le cas dans d’autres pays.

La fin de la saison de chasse dans les médias espagnols

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De nombreux articles traitant de la fin de la saison de chasse et le début des abandons massifs sont publiés dans les médias espagnols.

Dans El Diario de Leon (En Castilla-y-Leon), on apprend que « durant les mois de janvier et février, (les refuges) recueillent 50% des chiens qui sont abandonnés durant toute l’année, la majorité étant des chiens de chasse. Un pourcentage qui dépasse celui des mois d’été, jusque là considéré comme l’époque qui enregistre le plus d’abandons ». http://www.diariodeleon.es/noticias/provincia/fin-temporada-caza-dispara-abandono-perros-provincia_1043045.html

Dans son article intitulé « Febrero Violeto », El Diario d’Extremadura avance ces chiffres épouvantables: « 100.000 Galgos et Podencos sont abandonnés chaque années selon les protectoras, et 75.000 meurent de façons violentes ». L’article dénonce le fait que « lamentablement, la maltraitance animale est lucrative dans ce pays, où la plupart des fourrières sont gérées par des entreprises de dératisation, ce sont des entreprises spécialisées en extermination, qui obtiennent la plupart des contrats administratifs, raflant des sommes d’argent variables selon les municipalités, mais qui proviennent toujours d’argent public ». http://www.eldiario.es/eldiarioex/sociedad/Febrero-violento_0_479803023.html

Selon cet article d’El Diario de Cantabria, les communautés autonomes les plus touchées par ce phénomène sont les deux castilles (Castilla-la-Mancha et Castilla-y-Léon, Madrid, l’Andalousie et l’Extrémadure. http://www.eldiario.es/norte/cantabria/primerapagina/galgos-febrero_6_479162091.html

Dans ABC.es, Matilde Cubillo, présidente de Justicia Animal déclare qu’ à partir de la fin de la saison de chasse, les associations reçoivent des centaines d’appels de particuliers signalant des galgos ou chiens de chasse abandonnés. « Entre février et juin, 30% des animaux recueillis dans les refuges de la communauté de Madrid sont des galgos ». http://www.abc.es/espana/madrid/abci-alerta-matrato-y-abandono-masivo-galgos-comunidad-madrid-201601312212_noticia.html

La télévision aussi s’intéresse au sujet, comme avec ce sujet de 2 minutes 50 sur TeleMadridhttp://www.telemadrid.es/programas/aqui-en-madrid/abandono-masivo-de-galgos

Une chienne cache six chiots et leur sauve la vie durant l’attaque brutale du refuge à El Saucejo // Sevilla.ABC // 01-02-16

Associations et amis des animaux de France, Hollande, Finlande, Allemagne et USA démontrent leur répulsion face à l’attaque et apportent leur soutien aux bénévoles du centre de El Saucejo.

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Traduction de l’article: http://sevilla.abc.es/provincia/sevi-perra-escondio-seis-cachorros-y-salvo-vida-durante-brutal-ataque-refugio-canino-201602012140_noticia.html?ns_campaign=Redes%20Sociales&ns_fee=0&ns_linkname=CM&ns_mchannel=abc_sev&ns_source=rrss

« Les visages de Isabel Vega et Sandy Viotti réflètent la fatigue de ces derniers jours d’activité frénétique. Elles sont deux des cinq bénévoles de El Saucejo chargés de recueillir et de soigner les chiens abandonnés que le refuge « El Sueno de Mufie » héberge. Ces chiens étaient 38 jusqu’à l’aube du mercredi 27 janvier lorsque s’est produit l’attaque brutale. « Je n’arrive pas encore à comprendre quel genre de personne a pu faire ça », se lamente Isabel. Elle se rappelle quand elles sont entrées dans l’enceinte et qu’elles ont découvert l’horreur résultant de l’assaut qu’à subi ce refuge de la localité de la Sierra Sur.

Hier, à 13h30, après avoir déposé plainte en leur nom et fait une déposition devant les membres de la Seprona, elles trouvent un moment pour expliquer à ABC Provincia le résultat de cette nuit de cauchemar. « Ils ont frappé plusieurs chiens avec un bloc de ciment et des barres de fer. Nous en avons vu plusieurs qui restaient étendus sur le sol ». A ce moment-là, elle préfère interrompre ses explications car elle préfère ne pas se souvenir.  Son amie Sandy explique « qu’ils ont assassiné trois chiens, ont empoisonné 17 autres, 3 ont disparu. »

Un crime avec fureur

Bien qu’elles aient du faire face à une scène aussi terrible, les bénévoles n’ont pas eu le temps de se lamenter. De nombreux chiens qui ont survécu présentaient des vomissement et plusieurs d’entre eux, des convulsions. « Nous avons découvert qu’ils avaient la langue bleue et donc qu’ils avaient été empoisonnés. Nous pensons qu’ils ont pu utiliser un poison de type raticide ». Immédiatement, les bénévoles ont obtenus trois flacons de médicaments apportés par leur amie Elvira, une vétérinaire de Villanueva de San Juan. Par chance, les 17 chiens avec des symptômes d’empoisonnement évoluent favorablement. Les animaux ont montré plus de sensibilité que leurs attaquants.

« Nous avons d’abord pensé que six chiots avaient également disparus. Nous avons découvert en cherchant bien que la mère les avait cachés, un par un, dans un recoin de la cage. Elle les avaient mis dans un trou », explique Sandy.

« Nous sommes dévastés ». Isabel explique que Nicha, une des Galgas qui a perdu la vie, attendait de rejoindre sa famille d’adoption à Barcelone. Les deux autres chiens morts sont un Podenco, Reyes, et Kira, une chienne qui allait mettre bas dans quelques jours. Les bénévoles reconnaissent qu’ils n’ont aucun soupçon sur l’identité des personnes qui auraient pu faire cela.  « La Guardia Civil nous a exposé leurs intentions et nous attendons que l’enquête dévoile les coupables ».

Depuis que la nouvelle a atterrit sur internet à travers les réseaux sociaux de El Sueno de Mufie, les messages de soutien et de courage sont arrivés de partout. « On nous a écrit depuis d’autres refuges et associations de protection animale. L’écouteur de mon téléphone s’en est même abîmé », remarque Isabel.

Les messages qui leur sont parvenus ne provenaient pas seulement d’Andalousie et d’Espagne, mais aussi de France, Hollande, Finlande, Allemagne. « Ce sont des lieux où ces atrocités n’arrivent pas. Pourvu qu’un fait si triste serve à faire prendre conscience aux gens », ajoute-t-elle.

Très reconnaissantes, bien que paralysées par la grandes quantité de demandes, les bénévoles proposent que tous ceux qui sont intéressés pour adopter un des chiens qui a survécu le fasse à travers les réseaux sociaux du refuge. « Ce dont nous avons besoin avec la pus grande hâte, ce sont des bénévoles pour s’occuper des chiens les week-ends et améliorer les installations ».

Pour le moment, et afin de protester contre ces faits, le Conseil Municipal de El Saucejo a convoqué un acte demain à 18 heures devant l’Hôtel de Ville. José Carlos Gracia, conseiller à l’Environnement, a été l’une des personnes les plus impliquées avec les bénévoles, et reconnaît qu’il se sent abattu. « Nous avons reçu des messages de soutien de plusieurs pays, dont les USA. Nous espérons que la Justice réussisse très vite à trouver les coupables.