« Le Ministère de l’Environnement sensibilise les enfants de Puertollano sur la responsabilité de détenir un animal » // La Comarca de Puertollano // 23.06.17

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// La campagne de sensibilisation à l’école ‘Adopte, respecte’ a fait le tour des écoles primaires de Puertollano à l’initiative du ministère de l’Environnement et en collaboration avec l’Association de Protection des Animaux ‘Huellas’ et de la Police Locale.

La dernière étape de la campagne destinée aux étudiants de sixième année s’est déroulée au collège Giner de los Rios avec pour objectif de sensibiliser et informer les écoliers sur la problématique de posséder un animal de compagnie, et s’est focalisée sur les thèmes de la maltraitance animale et de l’abandon.

Une campagne dans laquelle ‘Huellas’ traite de la gestion, des principes et des objectifs des Associations de Protection des Animaux. ‘Huellas’ a également parlé des différences entre les perreras municipales et les protectoras, l’importance de l’implantation d’une puce, la vaccination, le déparasitage et la stérilisation de nos animaux de compagnie et l’abandon zéro.

De son côté, la Police Locale a informé les écoliers sur la façon d’agir en cas de perte ou de vol d’un animal, et aussi de ce qu’il faut faire quand on trouve un animal errant sur la voie publique.

 

Recensement Canin.

Ils ont également expliqué les formalités et les lois que les propriétaires d’animaux doivent respecter, comme l’enregistrement de nos chiens et chats dans le Registre Municipal de Recensement Canin, l’obtention d’un permis pour la détention de races potentiellement dangereuses (PPP), promener toujours nos animaux avec un collier et une laisse et le ramassage des excréments de nos chiens sur la voie publique. //

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Opération « Une piscine pour les loulous des refuges »

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L’été est là tout proche … c’est le moment des vacances, le soleil, la plage et surtout l’insouciance …

Il en va tout autrement pour les loulous des refuges …

En Espagne, les températures dépassent régulièrement les 30 degrés depuis quelques temps déjà. Dans ces conditions, le travail est particulièrement pénible pour les bénévoles.

Mais que dire pour les loulous du refuge ? Tous souffrent beaucoup de la chaleur car il est difficile de trouver un coin d’ombre dans les refuges et cela combiné avec la promiscuité fait que certains loulous deviennent très nerveux. Tout cela peut aussi déclencher des bagarres.

Alors que faire pour adoucir tout ça et leur faire oublier un peu les conditions du refuge ?

En concertation avec deux de nos refuges-partenaires (celui de Manzanares et celui de Huellas-Puertollano, Action Invisible a donc décidé de lancer l’opération ‘UNE PISCINE POUR LES LOULOUS DES REFUGES’. L’idée est d’offrir à ces refuges des piscines où les loulous pourront se rafraichir et retrouver leur insouciance. Jouer, patauger et partager un moment de détente avec les copains leur fera oublier la chaleur, leur solitude et leur ennui … un instant de plaisir également pour les bénévoles.

Nous avons discuté avec chacun des refuges afin de définir ensemble le type de piscine qui lui convient le mieux en fonction du nombre de chiens et de l’organisation du refuge. Concrètement, nous avons besoin de réunir environ 700 euros pour faire que cet été soit plus léger pour les loulous.

Le refuge de Manzanares a opté pour 10 piscines (un pour chaque chenil) de ce type (70 cm de diamètre, au prix de 32 euros l’unité):

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Pour le refuge de Huellas, nous cherchons à acheter à des prix interessants des bassins de ce type:

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Nous lançons donc un appel aux dons et comptons sur votre générosité à tous afin que la somme soit très vite réunie et que les loulous puissent profiter de ces piscines au plus vite.

Si vous souhaitez aider nos loulous à passer un meilleur été, vous pouvez faire un don :

  • sur le Pot Commun : https://www.lepotcommun.fr/pot/fqte5z7x
  • par chèque libellé à l’ordre d’Action Invisible (à envoyer au Lieu-Dit Pech d’Agudes, 46600- Floirac) – Merci de mentionner UNE PISCINE POUR LES LOULOUS au dos du chèque
  • par virement bancaire sur le compte FR7610278365740001082270118 BIC : CMCIFR2A, en notant en communication UNE PISCINE POUR LES LOULOUS

L’équipe d’Action Invisible en profite pour vous souhaiter un très bel été ensoleillé ￿

Un grand merci d’avance pour votre générosité afin que les loulous puissent également profiter de quelques moments privilégiés cet été dans les refuges. Les loulous comptent sur vous ❤

Contact : perrinemallet46@gmail.com

Rapport d’activité du refuge Huellas à Puertollano pour leur sixième anniversaire

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// Sixième anniversaire du refuge Huellas de  Puertollano //

En ce mois de mai, nous fếtons les six ans de notre refuge et association de protection animale à Puertollano. Six ans à ramasser des animaux de la rue, à les garder dans de bonnes conditions physiques et psychiques, et à chercher sans relâche une nouvelle chance pour eux. Nous avons enduré à de nombreuses difficultés de toutes sortes : beaucoup plus d’entrées que adoptions, manque de ressources financières, des installations insuffisantes et détériorées; des animaux entassés qui sont stressés et parfois se battent; peu de bénévoles, diffamation sur les réseaux sociaux, etc.

Au prix d’un grand effort quotidien, toujours grâce à aux bénévoles, des solutions ont été trouvées pour de nombreux problèmes: nous avons fait une énorme travail de diffusion de nos animaux, par le biais de notre site web et Facebook; nous avons contacté des associations étrangère (Angleterre, France , Italie, Belgique, Hollande et Allemagne) qui ont aidé depuis à rechercher de nouveaux foyers pour nos animaux. Le réseau de contacts sur le territoire national, et le sérieux de notre équipe d’adoptions, a obtenu un taux élevé d’adoptions réussies.

Notre effort se concentre sur les quatre étapes par lesquelles passe un animal abandonné. Le ramassage, le séjour au refuge, la diffusion et le traitement de l’adoption. Pour toutes ces tâches, nous avons des volontaires spécialisés… mais souvent lemême bénévole à plusieurs tâches à effectuer à la fois. Sans horaires, sans limites… et le pire : avec un très faible nombre de bénévoles pour aborder la tâche à laquelle nous sommes confrontés. Nos animaux ne comprennent pas nos limites, ils doivent manger, être soignés dans la mesure qui leur a été prescrit, et il faut nettoyer quotidennement les installations…

Aussi, nous avons commis et commettons des erreurs, mais il n’y a rien comme l’apprentissage quotidien, être avec eux les 365 jours de l’année, sans faiblir aucun jour en dépit de l’adversité, grâce à cela, on apprend de jour en jour sur ses lacunes et sur la prévention de maladies.

Avec une aide des institutions insuffisante pour couvrir nos besoins, ce sont les partenaires, les parrainages et surtout les apports de dons provenant de l’étranger qui nous maintient à flot.

Nous voulons, cependant, partager notre grande satisfaction : plus de 1500 animaux adoptés depuis qu’on est en fonctionnement, dix associations étrangères fidélisées sur le long terme depuis des années, attachées à notre cause et qui cherchent des adoptions; nos installations qui ont été étendues, se sont améliorées et continuent de s’améliorer peu à peu, avec l’effort quotidien de certains dévoués bénévoles, et l’aide de bénévoles hollandais qui viennent travailler dans notre refuge de manière désintéressée.

Il faut également souligner l’excellent travail qu’ effectuent les familles d’accueil, grâce à leur aide indispensable par exemple la parvovirose ne se propagent pas chez les chiots au refuge.

Le logement des animaux au refuge a été une préoccupation depuis le début, et après toutes ces années et de grands efforts, nous avons une façon de les répartir par affinité de caractère, ce qui a réduit considérablement les bagarres et les blessures qui en découlent. Beaucoup de nos visiteurs s’étonnent à présent de voir nos animaux tranquilles et même heureux, chose inhabituelle dans les installations zoologiques de notre taille.

Nous avons adapté également un espace pour que les chats puissent mener une vie la plus digne possible dans la mesure de nos possibilités limitées, et dans la seule dernière année, il y a eu 83 chats. En outre, nous avons également mené des campagnes pour ces chats, en dépit de ne pas avoir de poste budgétaire qui leur est destiné et malgré nos ressources extrêmement rares et nos dettes financières continues.

Et enfin, mais non des moindres, une situation financière qui nous permet de rester à flot… C’est vrai que nous dépendons de dons, mais il n’en est pas moins vrai que, suivant ainsi, ils ne vont pas nous tourner le dos. L’aide continuera d’entrer si nous poursuivons nos efforts et en montrant aux donateurs que leur argent profite au maximum. Qui pas, nous ne cesserons de répondre présent pour les animaux. Jamais. Notre engagement envers les animaux est notre meilleur garantie de survie.

Pour terminer, nous aimerions que vous voyiez une information très remarquable et dont nous sommes très fiers, et qui a été présentée lors de la dernière assemblée des associés d’empreintes, et juste pour ça, c’est pour ça qu’on se bat au jour le jour, c’est notre moteur, leur donner une vie décente Et une famille pour la vie. (voir tableau en début d’article) //

« Les écoliers participent à des journées du bien-être animal » // Puertollano //

// Le conseil municipal de Puertollano et le refuge de Huellas avec la collaboration de la police locale ont inauguré les journées du bien-être animal au collège David Jiménez Avendano, qui se dérouleront jusque juin dans treize autres centres éducatifs.

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Dans le cadre du projet ‘Les animaux de compagnie dans la ville, bien-être et vivre ensemble’, avec le slogan ‘adoptez, respectez’, ils ont fait partager à des écoliers de 6ème primaire l’importance de sensibiliser les jeunes à adopter une attitude respectueuse et civile envers nos animaux de compagnie et les animaux de la faune sauvage.

Eduquer à l’école.

Le conseiller de l’environnement, Carlos Garcia, considère qu’il est essentiel que les enfants prennent conscience dès leur plus jeune âge de la nécessité de respecter son environnement et les animaux en particulier.

Le galgo Robledo.

Une conférence où Karen Caws, présidente de l’association de protection des animaux et plantes ‘Huellas’, a fait connaître aux étudiants le travail de la protectorat dans la ville, parlant du problème historique de l’abandon et de la maltraitance de races de chiens comme les galgos et les podencos dans la région de Puertollano, et de l’objectif final de Huellas qui est de trouver une famille pour tous ces animaux qui sont hébergés dans les installations de la route de Villar.

Comme témoignage de ces animaux victimes d’abandons, Karen était accompagnée de Robledo, un précieux galgo à la robe noire.

Espèces en voie d’extinction.

Luisa Lopez, qui travaille pour le ministère de l’Environnement, des Parcs et des Jardins, a expliqué la problématique des animaux en voie de disparition en prenant différents exemples d’animaux qui se retrouvent dans une situation critique à cause des mauvaises pratiques mises en place par les hommes.

Elle a mis l’accent sur la pollution et la destruction des habitats, la chasse sans discernement, le commerce de la fourrure et des défenses, la problématique des collectionneurs et de la possession d’espèces non élevées en captivité. De même, elle a donné des règles de bonne pratique à adopter à la maison pour éviter de contribuer à la maltraitance animale.

Des chiens avec des puces.

Pour terminer, un agent de la police locale est venu expliquer la nécessité d’identifier tous les chiens avec la puce (microchip) obligatoire, pour qu’ils soient bien enregistrés dans le recensement de la ville, afin de pouvoir localiser facilement le propriétaire et aussi pour pouvoir dénoncer les cas de maltraitance et d’abandons d’animaux. A cet effet, l’agent a procédé à l’identification de Jeremias, un chien volontaire qui s’est prêté avec plaisir à la lecture de la puce, avec le lecteur que la Police utilise dans son travail de tous les jours.

La ville a également profité de cette journée pour rappeler que le guide ‘animaux dans la ville’ a été réédité. Il fournit un certain nombre de conseils ainsi que les obligations liées à la détention d’un animal de compagnie. Ce guide est consultable sur le site internet de la ville de Puertollano.//

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Nous voulons dire au revoir à ERA comme elle le mérite // Refuge Huellas de Puertollano

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Karen Présidente de Huellas et volontaire était avec elle jusqu’au bout et a voulu lui dédier ces mots.

C’était un jour de printemps. C’était un jour ensoleillé et chaud et cela ressemblait à un après-midi tranquille au refuge mais ça ne l’était pas. C’était un après-midi qui nous marquera, nous, les bénévoles.
Une chienne sans envie de bouger ni de se battre ni de vivre arrive au refuge et qu’on apporte en courant chez le vétérinaire.
C’était une vie de souffrance. C’était une vie sans nourriture.
C’était une vie sans caresses… c’est ainsi que nous est arrivée ERA.

Et même si ce ne sont que quelques heures qu’ERA a passées avec nous, ERA a laissé à jamais son empreinte. Nous avons ressenti une peine incroyable de voir comme une vie si courte pouvait se terminer ainsi. Sans avoir connu la joie ; sans avoir connu un vrai foyer ; sans avoir eu la possibilité de courir et de profiter des choses simples et authentiques qu’aiment les chiens et qui nous coûtent si peu.

Dans la voiture vers le vétérinaire ça se voyait qu’elle allait s’éteindre peu à peu mais ce qui nous a frappé, c’est qu’elle n’avait pas envie de lutter – mais ce que l’on a compris après c’est qu’elle n’avait plus de forces pour se battre !

Nous ne savons pas ce qui a pu passer – nous ne pouvons imaginer si elle a été heurtée par une voiture, si elle est tombée d’un mur ou d’un toit en essayant d’échapper de l’endoit où était sa maison, s’ils lui avaient planté exprès quelque chose de pointu dans le corps ou si ERA se l’ai planté en essayant de s’échapper du calvaire que fut sa vie parce que cet état de maigreur extrême parle d’interminables heures de souffrance.

ERA je te demande de me donner tes forces pour continuer et que tu sois toujours à mes côtés.

L’horreur est quotidienne à Puertollano

Alors que ce refuge de plus de 300 chiens est plein à craquer, notre refuge-partenaire doit faire face à de nombreux et récurrents actes de cruauté.

Dernièrement, c’est un chiot de quatre mois nommé PITI qui a été découvert par une famille; il vivait dans le canapé jeté aux ordures que vous voyez sur la photo. En entendant la voix des gens, PITI est sorti de sa cachette, cherchant désespérément de l’aide. Ils ont découvert alors un petit chien sans défense, seul au monde, sa peau plein de croûtes, de blessures et de pellicules, atteint d’une démodécie sévère. Le refuge l’a bien sûr pris en charge et cherche actuellement une famille d’accueil pour lui éviter, à son âge, d’aller au refuge.

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Hier, alertés par un habitant de la ville, les bénévoles ont secouru une chienne nommée DANKA, qui avait été jetée dans un ancien réservoir d’eau, à 6 mètres de profondeur. Le promeneur a entendu les pleurs de l’animal, et les bénévoles ont découvert au fond du trou rempli d’ordures une jeune chienne d’une extrême maigreur, avec une peur terrible. Sans leur intervention, elle était vouée à une mort certaine, prise au piège de ce trou mortel.

Voici un petit aperçu du quotidien des bénévoles du refuge de Puertollano, une ville particulièrement cruelle envers les animaux. Comment font-ils pour tenir le coup? Que pouvons-nous faire pour les aider, nous qui sommes si loin?

Ce refuge a besoin de nous.

Vous pouvez les parrainer:

  • en nous adressant un don que nous leur transmettrons: perrinemallet46@gmail.com
  • en leur faisant un don directement: vous trouverez leurs coordonnées bancaires et lien Paypal sur leur site internet http://www.huellaspuertollano.es/
  • en soutenant leur groupe Teaming qui consiste à donner un euro par mois: https://www.teaming.net/huellaspuertollano

Merci pour eux.

 

 

 

 

HUELLAS, le refuge tourné vers l’avenir

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L’histoire de l’association « HUELLAS pour les animaux » commence en février 2011 lorsqu’une poignée d’idéalistes dépose un dossier à la Mairie pour reprendre la direction de la fourrière municipale. En effet, cette perrera avait été dirigée pendant près de vingt ans par une personne aux pratiques plus que douteuses et tout le monde avait entendu d’horribles histoires sur ce qu’il se passait derrière les murs de l’édifice : actes de maltraitance, tortures, chiens non nourris, euthanasiés avec des produits de nettoyage, etc.

Animés par un désir de changement, ces bénévoles se doutaient-ils dans quoi ils s’engageaient alors que la Mairie leur remettait (à leur grand étonnement!) les clés des installations qui sont devenues leur refuge ?

2Le Patio Central

 

  • Rôle et politique

Le refuge accueille uniquement des chiens, même si parfois il recueille également des chats qui sont placés en famille d’accueil, faute d’installations prévues pour eux. Par contrat avec la Mairie, l’association n’a le droit d’accueillir que des chiens trouvés errants sur le territoire de la commune. La politique est claire : aucune euthanasie, sauf en cas de nécessité médicale. Dans cette région rurale d’Espagne particulièrement dure envers les animaux (la Castille-La-Manche), le nombre de chiens errants est très élevé et les entrées sont quotidiennes, au contraire des adoptions. Ce sont donc en moyenne 300 chiens qui vivent dans ce refuge surpeuplé, parmi lesquels environ 25 Galgos, 40 Podencos et beaucoup de Mâtins espagnols.

3Karen dans le bureau. Derrière, ce tableau est la pierre angulaire de l’organisation du refuge

 

  • Installations et fonctionnement

Depuis la reprise du refuge, l’équipe bénévole de Huellas a drastiquement amélioré les installations : les pièces ont été carrelées, la superficie des parties cimentées avec les box (appelées « Patio Central » et « Patio Europa ») a été doublée, une grande zone a été clôturée à l’avant du refuge (appelée « Le Bronx »), l’eau et l’électricité ont été installées partout. De vieilles poubelles ont été récupérées pour les transformer en niches. Ces améliorations ont été possibles grâce au soutien international et aux collectes de fonds effectuées lors d’événements locaux.

En dehors de cela, le revenu de l’association provient d’une subvention de la Mairie, qui couvre à peine les frais de nourriture (et qui est payée des mois en retard) ainsi que l’adhésion des membres de l’association. Chaque chien bénéficiant d’un suivi vétérinaire si nécessaire, on peut imaginer l’énorme budget de fonctionnement.

A présent, le refuge a atteint sa capacité maximale de chiens : les box individuels abritent cinq petits chiens ou trois chiens de taille moyenne. Abriter davantage de chiens risquerait de fragiliser encore plus l’équilibre de la répartition des meutes dans le refuge, ce qui aboutirait à plus d’attaques entre congénères, et plus de chiens contraints de vivre à l’isolement.

4Le Bronx

 

  • Equipe bénévole

L’équipe de Huellas, entièrement bénévole est emmenée par Karen, la présidente fondatrice. Britannique originaire de l’île de Wight, Karen a également fondé sa propre école d’anglais et partage sa vie entre le refuge et son métier d’enseignante, comme beaucoup d’autres membres.

Le problème majeur de ce refuge est le manque cruel de bénévoles. L’association compte seulement une quinzaine de membres actifs pour gérer entièrement le refuge et accomplir toutes les tâches que nécessite la gestion de 300 chiens. Sachant qu’il faut au moins quatre personnes le matin et deux l’après-midi, il est évident que Huellas a un besoin urgent (et croissant) de bénévoles actifs. Malheureusement, l’association ne possède pas un budget suffisant pour embaucher un employé, ce qui aurait permis d’alléger la masse de travail de ces courageux bénévoles.

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  • Quotidien et actions du refuge

Une matinée typique commence à 8h par le nettoyage des patios et des box ; puis les box sont ouverts pour que les chiens qui peuvent être ensemble se défoulent et s’étirent les pattes ; les parties non cimentées sont nettoyées, les seaux et les gamelles d’eau changés. Les chiens malades reçoivent leur traitement et on vérifie aussi les oreilles, on met des gouttes dans les yeux et on retire les asticots des blessures.

Il faut surveiller si les chiennes entrent en chaleur ou si un chien est malmené par ses congénères. Parfois il y a des attaques. Dans ces cas-là, on doit changer le chien de zone et c’est là que la logistique se complique. Des chiens sont placés dans le bureau, dans les toilettes ou dans un couloir parce qu’il n’y a plus de place ailleurs pour eux.

A midi, les chiens reçoivent une collation avec du pain dur.

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Les après-midi sont occupés par le nourrissage des chiens ; il faut s’assurer que tous reçoivent assez à manger sans trop de bagarres ; puis il faut encore nettoyer et redistribuer les médicaments qui doivent être pris toutes les 12h. Les chiens qui peuvent être ensemble sans se battre ressortent pour une nouvelle récréation puis sont rentrés pour la nuit.

La journée se termine pour les bénévoles vers 20h l’hiver et à la tombée de la nuit l’été.

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Quand un nouveau chien arrive, on regarde s’il porte une puce électronique (ce qui n’est généralement pas le cas), il est vermifugé, débarrassé de ses puces et tiques, puis on vérifie s’il est en bonne santé avant de le placer en box individuel pour la quarantaine (10 à 14 jours). S’il paraît malade ou blessé, il est emmené directement chez le vétérinaire.

En plus de cela, il faut s’occuper des personnes à l’accueil qui apportent des chiens abandonnés, aller chercher en voiture les chiens et chats errants signalés par la police ou par les citoyens, conduire les chiens chez le vétérinaire, gérer les adoptions nationales et internationales ainsi que les familles d’accueil, prendre en photos les chiens et les chats pour mettre à jour leur profil, mettre à jour le site internet et pages facebook, répondre au téléphone qui n’arrête pas de sonner !

Voici une vidéo réalisée par l’équipe pour recruter des bénévoles et qui donne un bel aperçu de leur travail quotidien: https://www.youtube.com/watch?v=R7WFveNxtks

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L’association travaille dur pour recruter de nouveaux bénévoles, trouver de nouvelles familles d’accueil et récolter de l’argent afin d’améliorer les conditions de vie des chiens du refuge.

Simultanément, et c’est ce qui me touche le plus avec ce refuge, c’est que cette équipe bénévole met un point d’honneur à regarder vers le futur et n’oublie pas que c’est à travers l’éducation des enfants que nous pouvons provoquer un réel changement dans les attitudes et les comportements envers les animaux. C’est peut-être parce que plusieurs de ses membres sont enseignants que cette équipe donne beaucoup d’énergie à visiter les écoles primaires et secondaires, à accueillir au refuge des groupes comme les Scouts. Ils animent également une émission de radio appelée Animaladas, coordonnent des réunions d’information avec les forces de police locales, récoltent de l’argent à travers leur club d’artisanat, organisent des concerts tous les mois, ainsi que des forums de sensibilisation (stérilisation, abandon, maltraitance, etc).

L’association travaille en étroite collaboration avec la Police locale (qu’il faut former et sensibiliser) : elle rapporte, et parfois intervient, dans des cas de maltraitance, d’abandon, de défaut d’identification, etc. Et récemment, elle a présenté à la Mairie un projet pour contrôler les colonies de chats errants de la ville grâce à un programme de capture/stérilisation/relâche.

Pas mal pour une quinzaine de membres actifs (qui forcent l’admiration!)

9Miguel et Patricia, deux bénévoles très investis

 

    • Podencos, Galgos et Mâtins

Comme il a été dit plus haut, les adoptions locales sont loin d’être suffisantes pour désengorger le refuge et donner à chaque pensionnaire sa chance de vivre une parfaite vie de chien.

De plus, il y a des races qui sont particulièrement boudées par les adoptants espagnols, et pour cela, Huellas compte sur les associations étrangères pour faire adopter ceux dont personne (ou presque) ne veut en Espagne. Vous l’aurez compris, je veux parler des Galgos, Podencos et Mâtins espagnols.

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Depuis trois ans que je visite et collabore avec ce refuge, j’ai pu constater une certaine évolution positive pour les Galgos. Ces lévriers, désormais assez connus du public européen, se voient adoptés de plus en plus rapidement. Il est rare de revoir un Galgo d’une année sur l’autre, lors de mes visites annuelles en janvier et il faut saluer pour cela le travail exemplaire des associations italienne, hollandaise et française qui collaborent avec Huellas.

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Malheureusement, il n’en va pas de même pour les croisés Galgos… Je ne citerai que quelques exemples parmi tant d’autres : Gamita et Mora, deux croisées Galgos, qui voient les années défiler sans la moindre demande d’adoption.

Parce que les Galgos font souvent l’objet d’un trafic, et afin d’éviter les vols, ces Lévriers ne vivent pas au refuge et sont placés dans un endroit tenu secret, qui a été construit par une association hollandaise. Afin de respecter cette discrétion, je ne publierai pas de photos de Galgos dans cet article.

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Le cas des Podencos est plus problématique car ces lévriers primitifs sont présents en très grand nombre dans ce refuge et la plupart sont des Invisibles. Il est aussi difficile qu’incompréhensible de revoir chaque année les mêmes visages, et de savoir que les nouveaux arrivants, Podencos ou croisés Podencos, resteront en moyenne plusieurs années avant d’être adoptés (alors qu’un Galgo y séjournera moins d’un an).

Si de plus en plus d’espagnols sont sensibilisés à la cause des Galgos, les adoptions locales de Podencos demeurent rarissimes.

Il y a tellement d’individus Podencos attachants dans ce refuge qu’il est difficile de n’en mentionner qu’un ou deux. Mais j’aimerais attirer votre attention sur Quijotte et Majuelo, deux Invisibles qui étaient déjà là du temps de l’ancienne perrera.

13Majuelo et Quijotte

Et que dire des Mâtins espagnols ? Beaucoup de ces gentils géants ne sortiront jamais du refuge. En effet, ces chiens sont très maltraités en espagne et abandonnés en grand nombre, mais également totalement boudés par les adoptants locaux. Qui voudrait s’embêter avec des chiens aussi grands ?

Leur cause est également moins connue en Europe et rares sont les associations spécialisées dans leur défense, même si de plus en plus se lancent dans les adoptions de Mâtins. Dans leur pays, ils n’ont quasi aucune chance de trouver une famille et il est nécessaire de faire connaître leur calvaire.

Parmi eux, Matias et Cordel, deux compères arrivés ensemble au refuge il y a des années.

14Cordel15Matias

 

  • Comment les aider ?

Le problème numéro 1 de Huellas est l’absence cruelle de bras, de main d’œuvre, pour gérer le quotidien de l’association et de s’occuper des 300 pensionnaires du refuge. L’idéal pour sortir de cette situation serait de pouvoir employer une personne à plein temps qui réaliserait une bonne partie des tâches de nourrissage des chiens et de nettoyage des installations. Malheureusement, la Mairie, faute de budget, a récemment rejeté la demande d’aide à l’emploi que proposait l’équipe de Huellas.

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Une autre menace plane sur l’avenir du refuge, et elle est d’ordre financière. En effet, soucieuse d’offrir à chaque chien un suivi vétérinaire si besoin, l’association s’est lentement endettée auprès de leur clinique attitrée. L’argent reçu pour les adoptions, les collectes organisées lors d’événements locaux, les appels à dons, etc, ne permettent pas de subvenir aux nombreux problèmes de santé des 300 chiens.

Il y a 2 ans, cette dette avait atteint la somme astronomique de 16 000 € et l’association française Terre des Lévriers a mis en place une opération de parrainage, qui a permis de faire baisser cette dette à 7 500 €.

Voir cette dette s’effacer totalement serait une libération pour Huellas, car cela leur permettrait d’ouvrir leur propre mini-cabinet dans l’enceinte même du refuge, et de faire appel à un vétérinaire extérieur pour les actes médicaux les plus simples (consultations, vaccins, stérilisations, « petits bobos », etc). Le budget alloué à la santé des chiens se verrait alors allégé.

L’opération de parrainage de Terre des Lévriers est toujours en cours. Le principe est simple : chaque parrain ou marraine offre un don (régulier ou ponctuel) et l’argent collecté est reversé, chaque mois, directement sur le compte de la clinique vétérinaire. Pour participer : pomavea@gmail.com

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Vous pouvez également aider Huellas pour 1€ par mois ! L’association est inscrite sur le site Teaming, très facile d’utilisation : il suffit de créer un compte, de choisir de soutenir le refuge (sur cette page :https://www.teaming.net/huellaspuertollano) et chaque mois, 1€ sera prélevé de votre compte et reversé à l’association.

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Pour aider matériellement Huellas: si vous avez de la nourriture pour chiens, des médicaments, des anti-parasitaires, des paniers ou tout autre chose qui pourrait servir à améliorer le quotidien des chiens, contactez-moi :perrinemallet46@gmail.com

Le matériel récolté sera apporté au refuge lors de ma prochaine visite, en janvier.

Merci à tous!

     * * *                                        * * *                                           * * *

19 Miguel Canay est un des bénévoles incontournables de cette superbe association: toujours motivé pour s’occuper des chiens et entretenir le refuge, musicien lors des concerts de charité organisés chaque mois, intervenant dans les nombreuses conférences et… également écrivain!
Il y a quelques années, Miguel et sa femme découvrent dans un verger des chiens abandonnés et enchaînés, à moitié morts de faim. Ils s’impliqueront alors dans leur sauvetage et cette expérience changera leur vie pour toujours. Elle les mènera sur le chemin de la défense des animaux, de l’amour et de la compassion.
C’est cette histoire qui est retracée dans le superbe « LA HUERTA DE LA ALEGRIA ».
Malheureusement, l’ouvrage n’est (pour le moment) disponible qu’en espagnol, vous pouvez vous le procurer en format pdf ou en format papier directement chez l’éditeur:
http://www.bubok.es/lib…/228279/La-Huerta-de-la-Alegria-epub
http://www.bubok.es/libros/219772/La-huerta-de-la-alegria

L’intégralité des bénéfices est reversé à l’association

Perrine // ACTION INVISIBLE

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« Karen Caws, symbole de la lutte contre la maltraitance animale » // lanzadigital.com // 05-03-16

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// Très liée à la nature depuis toute petite, depuis qu’elle a fait ses premiers pas sur l’île de Wight entre des poules, des lapins, des veaux et une chatte qui avait fêté ses vingt ans, elle est arrivée à Puertollano à la fin des années 80, alors que son rêve était d’apprendre les langues et de connaître réellement une société espagnole qui l’avait conquise grâce au bleu des hivers de la Mancha. Elle y a aidé, grâce à son infatiguable dévouement, les mouvements de lutte contre la maltraitance animale, et elle apparaît aujourd’hui dans le réseau associatif de la ville comme l’un des piliers fondamentaux de l’association de Protection des Animaux et des Plantes « Huellas ».

Karen Caws est aujourd’hui l’un des principaux bastions de la ville minière, dans la défense des droits des animaux, et l’une des personnes les plus impliquées dans la sensibilisation. Elle a la conviction « qu’un voyage de 1000 kilomètres commence forcément par une étape » et « qu’un seul geste », peut contribuer à changer les choses.

A la veille de la journée de la Femme Travailleuse, Karen Caws parle de son arrivée à Puertollano, en tant que professeur au Fray Andres Institut « en 1988 après avoir étudié les langues modernes en Angleterre. » Dès le début, Puertollano l’a fascinée, bien que la ville industrielle avait peu à voir avec l’île où elle a grandi, « à la campagne, dans une maison où nous étions presque autosuffisants» comme petite-fille de grands-parents paysans et fille d’un ingénieur naval très écologiste.

Après avoir travaillé au Fray Andrés Institut, Karen a décidé de s’installer à Puertollano. Elle a commencé par donner un certain nombre de cours extra-scolaire et elle a ensuite passé un diplôme de maîtrise en linguistique appliquée après avoir mis de côté les études qu’elle avait commencé du langage des signes, pour finalement décider d’ouvrir une Académie dans la rue Velázquez, qui aura dix-sept ans cette année. Comme enseignante professionnelle, Karen commente qu’elle «n’avait jamais noté qu’en tant que femme elle doive faire davantage d’efforts dans le développement de sa carrière, peut-être parce qu’elle a été bien accueillie par le milieu, qui est généralement plutôt traditionaliste» et admet que «tout d’abord, être une femme a généré plus de confiance pour l’enseignement auprès enfants ». En tant qu’autonome, elle ajoute que «je devais travailler un peu comme les hommes ». Ses élèves et leurs familles ont été ses premiers amis espagnols dans cette ville dans laquelle elle a décidé de s’intégrer totalement », mais elle a, « au fil du temps, eu également des amis anglais ou américains. » L’étape qui a marqué le retour aux sources s’est faite dans la région, en 2000, à Villamayor de Calatrava, à vingt kilomètres de la ville, où elle a bâti sa maison sans eau courante ni électricité, avec un générateur et les incontestés neuf chiens et cinq chats, et où elle a créé son propre morceau d’«île».

Manifestant son immense attrait pour la nature, qui pour elle maintient «sain, physiquement et mentalement», et qui explique que «où je vois les oiseaux qui arrivent, le passage des saisons et les changements quotidiens dans la végétation, je m’accomplis en tant que personne », Karen Caws était la candidate idéale pour la création de la société de Protection des Animaux et des Plantes Huellas de Puertollano en 2011, organisme qui l’a faite devenir un personnage public, alors qu’elle n’avait toujours été que simple bénévole en face du refuge canine. Bien que jeune elle ait déjà été impliquée dans des campagnes de bénévolat pour la Croix-Rouge et divers organismes de solidarité, Karen a été surprise d’avouer que ce fut en Espagne qu’elle a développé son rôle en tant que militante pour la défense des droits des animaux. Donc, elle avait toujours été fan de « tout ce qui touche à la nature», mais jusqu’à son arrivée à Huellas, elle ne faisait partie d’aucune organisation similaire.

Venant d’un pays dans lequel elle admet que dans «les années soixante-dix, stériliser les chats était normal » et où les « grands refuges de chiens peuvent avoir un certain nombre d’animaux semblable à ce qui peut contenir Puertollano », Karen souligne que « les cas de maltraitance et les abandons à répétitions sont ce qui me choquent le plus. Elle raconte qu’avant, elle allait «au théâtre, au cinéma, je sociabilisais avec tout le monde, mais je n’en pouvais plus de cette réalité, et surtout de l’indifférence des citoyens pour ce type de cas. » Elle parle de l’abandon des galgos, des podencos, de la saturation des refuges, du manque de bénévoles et des cas récents d’abus, elle estime qu’ « ils ont toujours existé, mais maintenant à travers les réseaux sociaux, ils sont plus visibles. »

Elle souligne que « Huellas » est un projet à long terme, parce qu’un changement radical est nécessaire »; et elle se demande donc combien de temps elle va voir la force de continuer, « parce qu’il y a des moments où nous sommes à bout, il y a énormément de travail pour les quelques personnes que nous sommes, totalement engagées », et elle souligne l’importance du fait qu’il est important que l’association devienne un organisme plus solide.

La revendication de Karen Caws pour la Journée Internationale de la Femme est que «toute personne doit se battre avec enthousiasme et passion dans la création, que vous devez lutter pour vos rêves, parce que tout objectif peut être atteint »; et  elle incite à la réflexion sur l’importance de sensibiliser les enfants à l’école et l’importance des groupes tels que la nouvelle plate-forme Puertollano Environnement, qu’il faut « réunir les personnes désireuses de lutter contre la maltraitance des animaux et envoyer un message clair à ceux qui maltraitent: nous ne vous laisserons pas continuer ». Après avoir assisté à un rassemblement dans la ville pour la même raison avec environ 200 personnes, Karen pense qu ‘ «il y a de l’espoir» et rêve du jour « pour lequel l’auberge canine ne sera plus qu’un simple lieu de passage pour les animaux errants, stérilisés, pucés, et plus une maison où les chiens abandonnés vivent tout au long de leur vie ». //

LA HUERTA DE LA ALEGRIA // de Miguel CANAY

huerMiguel Canay est un des bénévoles incontournables de du refuge de Huellas avec lequel Action Invisible collabore: toujours motivé pour s’occuper des chiens et entretenir le refuge, musicien lors des concerts de charité organisés chaque mois, intervenant dans les nombreuses conférences et… également écrivain!
Il y a quelques années, Miguel et sa femme découvrent dans un verger des chiens abandonnés et enchaînés, à moitié morts de faim. Ils s’impliqueront alors dans leur sauvetage et cette expérience changera leur vie pour toujours. Elle les mènera sur le chemin de la défense des animaux, de l’amour et de la compassion.
C’est cette histoire qui est retracée dans le superbe « LA HUERTA DE LA ALEGRIA ».


Malheureusement, l’ouvrage n’est (pour le moment) disponible qu’en espagnol, vous pouvez vous le procurer en format pdf ou en format papier directement chez l’éditeur:
http://www.bubok.es/lib…/228279/La-Huerta-de-la-Alegria-epub
http://www.bubok.es/libros/219772/La-huerta-de-la-alegria
L’intégralité des bénéfices est reversé à l’association HUELLAS