« En procès pour avoir maltraité 16 podencos à Santa Brigida » // La Provincia // Iles Canaries // 03.01.2018

// L’accusé avoue avoir assassiné son père dans la même maison où il s’occupait des chiens.

fiscal-marcos-1Après avoir tué son père avec un sac en 2011 et purgé cinq ans de prison pour meurtre, Marco Andrès Santana va à nouveau comparaître en justice. Le Ministère Public de l’Environnement et de l’Urbanisme demande une année de prison pour Santana, cette fois pour maltraitance sur 16 chiens de race Podenco dans sa maison à La Angustura, Santa Brigida, en tant qu’auteur présumé d’un crime continu de maltraitance des animaux, ainsi que trois ans de d’interdiction de s’occuper d’animaux et travailler dans des métiers qui leur sont liés.

L’habitant de Santa Brigida a été reconnu coupable de meurtre en Décembre 2012. Un tribunal populaire a admis deux facteurs atténuants et la Justice de Las Palmas n’a imposé que 5 ans de prison, entr’autre que Santana a tué son père à cause d’une explosion de haine en réaction aux agressions physiques et verbales infligées à sa mère. Le jury a même activé la demande de pardon, mais le Conseil des Ministres l’a rejeté pour raison de crime de sang. La justice de Las Palmas a accédé à la diminution de peine à la mi-2013. L’accusé remplira le reste de sa peine hors de prison. Les résidents de La Angustura ayant receuilli des signatures pour défendre son innocence et demander sa liberté.

Durant le procès, il a été prouvé que Marcos Santana a assassiné son père lors d’une dispute au sujet d’une nouvelle agression perpétrée contre sa mère. Après une journée de chasse, le père est sorti saoul de la maison familiale et a jeté à sa femme un aiguisoir qui lui a provoqué une plaie profonde à la tête. Le fils est sorti de la maison pour défendre sa mère, mais le père a continué à jeter des objets à la tête de son épouse, y compris un couteau et un sac, outils de ferme que Marcos Santana a utilisé pour trancher le cou de son père.

Cette passion de la chasse, partagée par Marcos Santana, s’est retournée contre lui. Le Service de la Protection de la Nature de la Garde Civile(SEPRONA) a découvert en mai dernier que les chenils construits dans la maison familiale ne respectaient pas les conditions minimales d’hygiène, entr’autres anomalies de dommages graves causés aux chiens de chasse qui y sont élevés.

L’installation a été construite avec du ciment et des blocs sans chaux, avec du béton sur le sol et le toit de chaque enclos, sans omettre le plus grave, selon SEPRONA et un vétérinaire témoin, l’état dans lequel se trouvaient les Podencos, parce que Santana a « délibérément omis » les devoirs les plus élémentaires de soins envers « les chiens », soutient le Procureur de l’Environnement de las Palmas.

Les agents et le vétérinaire ont constatés l’état « lamentable » de ces 16 podencos, avec des blessures graves ou en danger de mort : faim, soif selon les conclusions provisoires du Ministère Public.

Ces 16 chiens étaient attachés avec des chaînes métalliques par des colliers, empêchant les animaux de se toucher, confinés dans des loges individuelles.

Les chaînes étant si courtes que les chiens ne pouvaient quitter leur enclos sans bouger, avec le sol couvert de « nombreux excréments et urine », ayant formés des flaques de boue dans le ciment…souligne le Procureur dans son acte d’accusation .

Les compartiments pour l’eau étaient vides, et certains contenaient des algues. De plus certains chiens ne pouvaient accéder aux contenants en raison de de la courte longueur de la chaîne de métal avec laquelle ils étaient attachés.

La même chose s’est produite avec les bols destinés à la nourriture, avec la circonstance aggravante qu’ils manquaient de nourriture ou, s’ils l’avaient ne pouvaient approcher la nourriture à cause de la chaîne et de cette « distance insurmontable ».

Cela pour les chiens les plus proches des conteneurs.

Quant à 5 autres  Podencos et une femelle ayant mis bas de 2 chiots, avec leur cordon ombilical encore visible, selon l’Inspection Sanitaire et le vétérinaire, leur condition était pire encore.

Tous les chiens étaient dans un état de « malnutrition grave ou très sévère », et l’un d’entre eux était en danger de mort suite à l’inattention « volontaire » à laquelle le propriétaire les aurait soumis, ajoute l’Accusation Publique.

Les autres blessures constatées sont des « plaies posturales », « conjonctivite sévère », « cachexie » et « nécrose dans diverses parties de la peau », selon le rapport d’expert préparé par le vétérinaire.

Le Procureur pour l’Environnement et l’Urbanisme de las Palmas fonde son accusation sur l’avis d’expertise vétérinaire, suite à l’inspection faite par SEPRONA le 25 mai et dans le témoignage d’un témoin.

Le procès doit avoir lieu le 06 Février prochain devant le Tribunal pénal N° 6 de Las Palmas de Gran Canaria. //

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« Disparition de 15 chiens sauvés lors d’une opération contre les combats d’animaux » // La Opinion.es // Iles Canaries // 25.01.2018

// L’Adepac accuse le chenil de Mirabal de s’être débarrassé des chiens en question.

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L’Association de Défense et Protection des Animaux des Canaries (Adepac) dénonce la disparition de 15 chiens utilisés dans des combats organisés à Güimar. La présidente de l’organisation,Yahaira Tovar, a révélé hier que les animaux ne se trouvaient plus à l’endroit où ils avaient été recueillis et que la structure d’accueil avait refusé de donner quelque information que se soit sur l’endroit où se trouvaient les chiens.

Ces chiens avaient été secourus en février dernier lors d’une opération policière de grande envergure qui avait amené à l’arrestation de 10 personnes et au sauvetage de 70 chiens. A la suite de la saisie les chiens ont été confiés à l’Adepac, qui depuis en a la charge.

Le problème, précise la directrice de l’association, c’est que notre enclos n’est pas adapté à des animaux de ce genre, des animaux qu’il faut resociabiliser petit à petit. C’est pour cette raison que nous avons décidé de faire appel à des tiers. Un de ces organismes était la résidence Mirabal .

L’établissement en question a reconnu ne plus héberger les 15 chiens qui étaient sous sa responsabilité arguant que c’était l’Adepac qui les avaient amenés ailleurs.

A la présidente de l’association on a répondu sur place qu’on avait rendu les chiens à leurs propriétaires, »mais cela est un délit car ces gens ne peuvent plus détenir d’animaux .Les faits sont très graves, nous voulons savoir où se trouvent ces chiens» déclare Tovar en précisant qu’elle a déjà signalé la disparition des chiens à la Police Nationale de Madrid, en charge du dossier des combats de chiens, et qu’elle va alerter aussi aujourd’hui même les autorités de Tenerife.

La présidente de l’Adepac a reconnu que l’association doit de l’argent à la résidence Mirabal et qu’elle a par ailleurs de gros problèmes financiers : « Nous accumulons actuellement une dette de presque 100.000 euros et nous avons par conséquent beaucoup de mal à faire face aux dépenses que comportait le fait de nous occuper des 15 chiens qui ont disparus en plus des 60 chiens que nous avons déjà pris en charge directement dans notre enclos. D’autant plus que seules les communes de Cabildo et de Arona se sont impliquées dans le projet, la première est entrain de construire un chenil et la seconde avec un petit apport financier »

Comme « nous n’avons pas un sou » Tovar nous a assuré que l’Association s’était chargé d’apporter directement à manger aux 15 chiens qui se trouvaient à la résidence Mirabal et qu’elle avait recruté du personnel pour s’occuper de l’hygiene, du bien être et de la réeducation des chiens. » Mais la résidence Mirabal nous a permis de le faire qu’une semaine et nous avions déjà des doutes sur le bon fonctionnement du système mis en place ».

La responsable de l’Adepac a dénoncé aussi l’incroyable incurie de l’etablissement qui a mené à la mort d’un des chiens et un autre à être grièvement bléssé : »A partir de 17 heures il ne restait plus sur place qu’une dame agée pour s’occuper de la structure »

« Le fait que nous ne puissions régler la dette ne justifie pas de faire disparaître les chiens » dénonce Tovar qui ajoute que ce cas « gravissime » n’est pas le seul puisque de nombreuses personnes ont récupérés leurs chiens de la résidence Mirabal très amaigris ou carrément pas, puisque leur animal de compagnie avait disparu !

Toutes ces raisons ont poussé l’Adepac non seulement à dénoncer la disparition des 15 chiens en question, qui s’ajoutent à 7 autres chiens soit-disant volés en novembre dernier dans le Centre de Tierra Blanca, mais aussi à se battre pour la fermeture définitive de la résidence Mirabal.//