« Le procureur demande qu’un maltraitant d’animaux soit condamné à suivre un programme de protection » par Loreto Ochando // ValenciaPlaza.com // 12.11.17

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// C’est la première fois en Espagne que cette possibilité prévue dans le Code Pénal depuis sa dernière réforme est appliquée.

12/11/2017 – VALENCE. Le Bureau du Procureur de la Province de Valence est, depuis des années, un pionnier en matière juridique. Certaines de ses sections comme le Civil ou celui des Mineurs, ont créé des protocoles d’action qui sont appliqués dans toute l’Espagne. Le nouveau fer de lance du Ministère Public de Valence est la section Environnement et sa lutte contre la maltraitance des animaux. Dans un délit très difficile à prouver, et avec des peines peu élevées, les procureurs de Valence deviennent les champions de la lutte contre la maltraitance animale.

Pour la première fois depuis la dernière réforme du Code Pénal, un agresseur condamné a été inscrit dans ‘un programme de formation à la protection des animaux’. Ce programme sera complété par le paiement d’une amende et deux mois de travail au service de la communauté.

Selon le Bureau du Procureur, « cet article n’a jamais été appliqué auparavant, et nous pensons qu’il est important que les personnes qui maltraitent les animaux soient formées à la protection animale pour éviter qu’ils récidivent» .

L’exécution effective de ces mesures, comme cela se passe avec les mineurs, est essentielle pour éviter le sentiment d’impunité qui se produit lorsque certains travaux doivent être accomplis et qu’ils ne le sont pas dans les faits.

Dans le cas de cette condamnation pionnière, le condamné a déménagé et vit maintenant dans une autre province, raison pour laquelle les procureurs de Valence ont contacté leurs collègues pour s’assurer que toutes les dispositions de la décision du tribunal seront strictement respectées.

E.T. a été reconnu coupable d’avoir laissé son chien en plein mois de juillet, enfermé dans le coffre de sa voiture à Cullera pour aller à Alicante avec des amis. L’animal a essayé de s’échapper par tous les moyens mais c’était impossible. Ce sont des gens qui passaient près de la voiture et l’ont entendu aboyer et pleurer qui ont averti la police. Quand ils ont pu sortir l’animal de là, il était à moitié mort, la tête dans ses vomissements. Il a fallu l’hospitaliser pour qu’il puisse récupérer.

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Les faits

La lutte contre la maltraitance des animaux est devenue l’un des principaux combats du Bureau du Procureur. En effet, en 2016, les données montrent que les procureurs qui composent la section ont obtenu 80% de condamnations. Sur les 131 condamnations prononcées pour ce type de délit, les membres du bureau du Ministère Public ont obtenu 103 condamnations pour 28 acquittements.

Pour s’assurer que les procès se déroulent comme il se doit, une ordonnance a été rendue par le Bureau du Procureur de la Province afin que tous les délits de maltraitance commis sur les animaux soient transmis aux membres de la section Environnement. Ainsi, les accusations passent entre leurs mains et sont étudiées en détail et ils décident si elles doivent être traitées par eux ou si elles peuvent être prises en charge par quelqu’un en dehors de la section.

La section souligne le bon travail et l’implication des différents corps de police dans ce type de délit. « Sans les preuves recueillies par les agents, il serait beaucoup plus compliqué d’obtenir des condamnations quelles qu’elles soient».

L’abandon des animaux en Espagne est un problème endémique dans une société où la possession d’animaux est largement répandue, par exemple à Valence on recense plus de chiens et de chats dans les maisons que d’enfants, mais l’abandon est aussi notre pain quotidien. Une étude de la Fondation Affinity fait état de 138.000 animaux abandonnés en Espagne en 2016. Plus de 100.000 chiens et 30.000 chats ont dû être pris en charge par les refuges, des chiffres effrayants.

Les motifs principaux d’abandon, selon les raisons déclarées par les propriétaires qui viennent abandonner leur animal dans un refuge, sont le comportement de l’animal (15%), les facteurs économiques (12%), la fin de la saison de chasse (10%) et le changement de domicile (9%). Le rapport indique que 44% des animaux recueillis ont été adoptés, 19% ont été rendus à leur propriétaire grâce à leur puce, 14% sont toujours au refuge et 10% de ces animaux ont été euthanasiés.

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Mais il n’y a pas que les procureurs de la section Environnement qui ont décidé de mettre en avant et punir ces délits. L’illustre Barreau de Valence, a également créé une section ‘Droit des Animaux’. Il s’agit d’un groupe d’avocats qui, non seulement sont sensibilisés à ce problème, mais qui donnent également de leur temps et leur formation pour aider les refuges à gérer les cas de maltraitance auxquels ils sont malheureusement confrontés chaque jour.

Ce groupe de 250 avocats se bat sans relâche dans le domaine civil, pénal et administratif de la défense et du bien-être des êtres sensibles que sont les animaux. L’objectif poursuivi par cette section est d’adhérer aux nouveaux besoins qui se posent dans le domaine du droit animal. En résumé, garantir l’existence et le respect des lois qui préviennent la violence contre les animaux et organiser des activités de formation. //

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« Prenons nos couteaux, allons mutiler le chien » par JAVIER MARTÍN-ARROYO // El Pais // 24-09-17

Lien de l’article original en espagnol ICI

// Première condamnation pour avoir amputé les cordes vocales et les oreilles de chiens. Une trentaine de chasseurs font l’objet de poursuites judiciaires dans dix affaires de maltraitance animale.

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Un des chiens mutilés en 2016

Les animaux montrant des plaies ouvertes infestées de vers, fuyant le contact humain et souffrant d’incontinence urinaire”. ”On avait pratiqué sur ces animaux sans raison médicale valable la cordectomie (consistant à couper ou à extirper une ou deux des cordes vocales pour empêcher le chien d’aboyer et d’ennuyer le voisin).» Les phrases ci-dessus sont deux exemples d’une atroce cruauté d’autant plus qu’elles font partie d’un rapport officiel qui a servi de preuve afin de condamner des chasseurs pour mutilation d’oreilles et cordes vocales. Les deux jugements énoncés à Valence et à Huelva au printemps dernier condamnent à un an et six mois de prison les inculpés qui n’ont pas fait appel.

Après plusieurs dizaines d’années de silence la société espagnole semble prendre conscience et commence à dénoncer la maltraitance animale, malgré l’inertie de l’appareil judiciaire; le Seprona de la Garde Civile a enregistré, rien que pour 2016, 414 cas de délits ou fautes commises sur les animaux.

Couper les oreilles et la queue des chiens de chasse à la campagne, loin de toute clinique vétérinaire est une coutume très répandue parmi les « rehaleros » (propriétaires de groupe de 40 chiens de chasse), chasseurs défendant le caractère ancestrale de cet usage. Cependant cette tradition s’est vue confrontée à la justice, et à Huelva dix procès sont en cours contre une trentaine de chasseurs inculpés pour mutilation des oreilles sur plus de mille chiens sans certificat médical. Après une première condamnation le ministère public de l’environnement a réussi à ouvrir une enquête publique pour trois autres procès et est sur le point d’accuser sept autres chasseurs pour maltraitance animale. « Juges et greffiers se sentent très concernés par la cause animale ». « Bien sûr nous accuserons quand nous aurons des preuves solides, il faut y aller avec prudence », avancent des sources du ministère public au sujet des dossiers de trois affaires.

Jusqu’à il y a deux ans le Seprona de la Garde Civile n’avait pas dénoncé pénalement ces mutilations malgré l’existence à l’époque déjà de lois des régions autonomes interdisant cette pratique et de la Vox Populi dans les milieux ruraux condamnant les manières hétérodoxes des rehaleros. Les autorités tombèrent en 2015 à Beas (Huelva) sur une rehala de 61 chiens, parmi lesquels six chiots avaient « les oreilles amputées en sang et une infection avancée », selon ce qui ressort du rapport de la police.

Le chasseur a admis avoir coupé lui-même les oreilles des chiots, mais quelques mois après il a présenté le certificat d’un vétérinaire. A la suite de quoi les agents, pour vérifier ses dires, sont allés interroger le vétérinaire Juan Aurelio Ramos qui admit « avoir mal agi » et que « son client lui avait fait de la peine, sachant que si le Seprona lui tombait sur le dos il aurait de gros ennuis ». Quelques jours après, le vétérinaire fournit à le Seprona une liste de 19 chasseurs pour lesquels il avait falsifié les certificats sanitaires. De fil en aiguille la Garde Civile tout au long de 2016 a multiplié les inspections des rehalas (plus de 40) pour vérifier si les mutilations étaient effectuées sous contrôle vétérinaire, et trouver d’éventuelles falsifications. ». Si je n’avais procédé de la sorte je n’aurais pas eu de travail» déclare, pour sa défense, Ramos aux agents.

Parallelement la Garde Civile a réclamée deux rapports à la chambre officielle des vétérinaires, le premier pour éclairer d’un point de vue scientifique et légale si ces mutilations entrent dans les critères de la loi andalouse de 2003. L’octétomie (mutilation des oreilles) et la « caudectomia (ablation de la queue) sont des interventions chirurgicales provoquant une intense douleur (…) et parfois des infections locales et systémiques chez l’animal, problèmes de cicatrisation, altération du comportement, souffrance inutile pouvant aller jusqu’à provoquer la mort du chien » souligne Alfredo Fernandez. Ce médecin expert vétérinaire fait ressortir dans son rapport »le coté exclusivement esthétique » de toutes ces amputations réalisées en pleine campagne sans aucune précaution hygiénique.

Dans la dizaine de procédures ouvertes il y a au moins deux vétérinaires mis en cause. Juan Aurelio Ramos s’est refusé à donner les motifs de sa confession comme de ses faux certificats. Mais le rehalero Diego Ramos qui détient plus de cent chiens fait valoir que ces opérations sans contrôle ont été faites pour la santé des animaux. »Les chiens s’enfonçant dans le ciste et les buissons d’épineux se déchiquettent les oreilles » ce qui justifie les mutilations afin de prévenir les blessures lors des chasses au sanglier et au cerf. » Faire couper les oreilles aux chiens par un vétérinaire coûtait beaucoup trop cher »ajoute-t-il . Tout en admettant que l’opération se faisait »sur place dans le domaine », il demande »où castre-t-on les chevaux et où soigne-t-on les taureaux? Qui va aimer mes chiens plus que moi ? »

Alfonso Aguado, président de l’association espagnole de rehalas qui compte plus d’un millier d’inscrits soutient les accusés et contre-attaque dénonçant »l’acharnement policier » : »Il faudra demander au Seprona pourquoi il n’a enquêté que dans la région de Huelva. Ni la maltraitance ni les malversations ne justifiaient la détention des prévenus, cela a beaucoup indigné la communauté de Niebla (Huelva) provoquant dans ses rues une manifestation de plus de 4000 personnes » assure-t-il.

« Nous recommandons nous-mêmes que les oreilles soient coupées chez un vétérinaire. Mais il faut prendre aussi en considération les traditions de ces personnes» précise-t-il.

Chez la partie adverse le parti animaliste PACMA fait ressortir le travail d’investigation de l’institut Armado : »Cela a été très bénéfique de pouvoir compter sur la Garde Civile afin d’obtenir les preuves nécessaires à la condamnation de ceux qui utilisent les chiens pour chasser en leur infligeant la mutilation des oreilles en toute impunité », affirme la présidente Silvia Barquero.

En Espagne, les interventions se multiplient, les cas étant innombrables. L’an passé par exemple le Seprona interpella à Burgos un homme pour avoir coupé les oreilles de son chien sans aucun contrôle sanitaire. Mais également dans cette même province une autre personne fût arrêtée pour avoir intentionnellement donné à un chien des morceaux de viande dans lesquels elle avait ajouté des bouts de lame de rasoir

UN SAUT DE QUALITE EN 2018

Les moyens judiciaires pour lutter contre la maltraitance animale vont augmenter en février prochain avec l’entrée en vigueur de la convention européenne pour la protection des animaux de compagnie qui fût signée en 1987 à Strasbourg et qui a mis la bagatelle de 30 ans à traverser les Pyrénées.

La ratification du traîté international par le sénat s’est faite en mars dernier et quand elle sera appliquée en 2018 elle aura priorité sur toutes les juridictions régionales. Pour le moment seules 7 des 17 régions autonomes que compte l’Espagne interdisent légalement la mutilation des oreilles et queues des canidés, les autres l’autorisent bien qu’en précisant que cela doit avoir lieu dans des cliniques vétérinaires.

Au printemps dernier le PP (Parti Populaire) voulait amender la ratification de la convention européenne auprès du sénat afin d’autoriser les rehaleros à continuer leurs mutilations mais quelques jours après le PP changea d’avis . »Pendant ces trois jours nous nous sommes rendus compte que nous étions seuls et avons retiré notre proposition. »explique le sénateur du P.P Alfonso Rodriguez. Avant que cette convention ne soit votée par le sénat le collectif « deux millions de chasseurs » présidé par le député du P.P Martin Bernabé porta à la connaissance de l’assemblée ce qu’il appela « l’effet fouet », c’est à dire que les propriétaires de chiens étaient blessés par le battement des queues de leurs animaux pour justifier leurs ablations, ce qui provoqua rires et moqueries du reste de élus.

En Andalousie le collectif des rehaleros à fait ressortir que la loi régionale de 2003 laissait un vide juridique exemptant la coutume de la mutilation des oreilles de toute poursuite. Pour cette raison, ils saisirent le Conseil d’Andalousie qui leur donnât raison en 2004. Cependant le Conseil andalou de la chambre des vétérinaires a bien souligné auprès de l’exécutif socialiste que la loin était « parfaitement applicable » aux chiens des rehaleros », l’opinion favorable à l’ablation des oreilles et de la queue émise par la délégation du gouvernement en 2004 n’a aucune légalité »fait ressortir ce rapport juridique rattaché à l’affaire principale instruite par le tribunal numéro 2 de Valverde del Camino concernant 25 chasseurs et un vétérinaire.

Fidel Astudillo, président du conseil andalou des vétérinaires résume l’évolution de la question de la maltraitance animale ainsi : »il y a 25 ans la société ne se préoccupait pas du fait de couper les oreilles d’un chien, de nos jours les juges sont beaucoup plus sensibles à cette cause ». //

« La Guardia Civil enquête sur une personne de Fuerteventura pour un délit de maltraitance animale » // Onda Fuerventura // Iles Canaries // 24-10-17

 Lien vers l’article original en espagnol ici

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  • // L’auteur présumé des faits détenait dans sa propriété une série d’animaux, chevaux et chiens en majorité, dans de très mauvaises conditions sanitaires
  • Les agents du SEPRONA ont même retrouvé les cadavres de cinq chiens calcinés
  • Les collaborations de la municipalité de Puerto del Rosario et du Parc Oasis Park Fuerteventura ont été déterminantes


La Patrouille du Service de Protection de la Nature (SEPRONA) a commencé à enquêter le 17 de ce mois sur une personne de nationalité espagnole (initiales J.C.M.L.), en tant qu’auteur présumé d’un délit de maltraitance pour possession sur une propriété de la localité de Casillas del Angel, dans la municipalité de Puerto del Rosario, d’un grand nombre d’animaux détenus dans des conditions d’hygiène déplorables.

Dénonciation et inspection

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Suite à la dénonciation d’un habitant, le SEPRONA s’est rendu sur les lieux pour vérifier les faits décrits et contrôler l’état des animaux.

Après avoir inspecté le site et constaté que les installations où se trouvaient les chiens étaient remplies d’excréments et que plusieurs animaux présentaient des blessures sanglantes, les agents ont immédiatement demandé la collaboration de la municipalité pour la désignation d’un vétérinaire approprié.

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Sur base du rapport rédigé initialement, et des nombreux constats faits sur place par le SEPRONA, qui font état d’une série de mauvaises conditions sanitaires mettant en danger la vie des animaux, il a été décidé de les transférer vers des installations appropriées, à savoir que les 23 chiens ont été placés à la perrera de la municipalité et le centre Oasis Park Fuerteventura a accueilli cinq chevaux et un âne.

Enquête sur le propriétaire de la finca

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Pour tous ces motifs, les agents du SEPRONA ont inculpé le propriétaire des animaux et de la propriété en question, l’informant du délit pour lequel il fait l’objet d’une enquête avec mise à disposition du tribunal de la localité de Puerto del Rosario. //

« Huellas de Puertollano recrute des étudiants néerlandais pour faire un stage au refuge » // Lanzadigital.com // Castilla-La-Mancha // 28-10-17

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Karen Caws, présidente du refuge Huellas de Puertollano à la Fête de l’Adoption Animale / J.Jurado

// 13 étudiants assistants vétérinaires de ce pays (Hollande) ont fait un stage cet été dans son refuge, ce qui n’est pas courant en Espagne. La présidente de Huellas Karen Caws encourage les jeunes de la région à faire de même : « ils n’ont pas idée de ce qu’ils peuvent apprendre ici » dit-elle.

Huellas ne pouvait pas ne pas être présent à la Fête de l’Adoption et de la Sensibilisation aux Animaux. Le refuge, présidé par la charismatique Karen Caws, a participé ce samedi à Ciudad Real à un événement qui, en plus de rechercher des adoptants et de récolter des fonds pour les dépenses courantes, essaie de sensibiliser la population.

« Où un étudiant vétérinaire ou un étudiant assistant de clinique vétérinaire peut-il apprendre plus que dans un refuge ? », se demande Karen Caws. Cet été, treize jeunes (l’une d’eux était présent à la fête) ont fait un stage dans son refuge, propriété de la municipalité de Puertollano, qui accueille environ 300 chiens et 30 chats.

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Quinze associations étaient présentes à la fête organisée ce samedi / J.Jurado

Travail énorme et dur

Le travail est énorme et dur, « et il y a peu de bénévoles permanents », explique la présidente de Huellas, d’où l’importance des stages de ces jeunes « qui n’avaient jamais eu avant la responsabilité qu’on leur laisse ici. Pendant ces semaines avec nous, ils ont dû soigner des animaux, guérir des blessures , nettoyer. Etant moi-même enseignante, ce fut une expérience très enrichissante et les étudiantes (la plupart sont des filles) sont reparties enchantées».

Cette pratique n’est pas courante en Espagne, c’est pourquoi Karen Caws lance un appel pour que des jeunes ou des adolescents de la région ou la province s’impliquent de la même manière.

Association de protection des animaux depuis 2011

Depuis sa création en 2011, l’association Huellas de Puertollano a repris l’ancienne perrera de la ville et est, avec Ciudad Real, un des plus importants refuges de la province. « Depuis lors, nous avons amélioré et étendu les installations. Nous avons la chance d’avoir une bonne relation avec le conseil municipal, nous organisons même ensemble des événements et depuis toujours, quel que soit le conseiller de la région, nous maintenons un dialogue fluide. Nous nous battons ensemble pour cela et nous y arrivons très bien », poursuit Karen.

Huellas est devenu une des associations de protection animale les plus connues de la province, qui a rendu public de graves cas de maltraitance qui, sans être massifs, continuent à se produire.

Peu de volontaires

Le manque de volontaires est un autre problème.

« Nous sommes environ 25 personnes impliquées, mais cela reste difficile. Beaucoup de personnes sont découragées quand elles voient la quantité de travail que nous accomplissons, d’autres sont très impliquées au début mais partent ensuite ou sont en désaccord avec notre système de travail et s’en vont, nous avons toujours des problèmes de bénévolat » , explique Karen interviewée par Lanzadigital.com.

Karen Caws ne pense pas que Puertollano soit une ville où les animaux sont plus ou moins maltraités que dans d’autres villes. « Quand je vais dans les écoles pour donner des conférences, je dis toujours la même chose : nous sommes comme un miroir de ce qui se passe partout. Il y a de bons adoptants et des propriétaires responsables, mais aussi des gens qui font de l’élevage sans contrôle pour faire du commerce avec des chiens et les vendre, de la maltraitance, des gens qui par ignorance causent des dommages à leurs chiens. Depuis le début, nous avons eu des cas horribles et nous essayons d’insister sur le fait qu’un chien n’est pas un objet avec lequel on peut faire du commerce ».

Mesto, l’un des derniers animaux recueillis, qui a été présenté aujourd’hui à la fête de l’adoption, est un mâtin espagnol qui est arrivé avec une morsure énorme et infectée au mois d’août dernier. //

« La convention européenne de protection animale entrera en vigueur en Espagne en février 2018 » // 20Minutos.es // 12.10.17

 

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  • // Elle empêche, par exemple, les amputations esthétiques de la queue ou des oreilles, régule les euthanasies, l’élevage et appelle à des campagnes de promotion de la stérilisation
  • Le gouvernement espagnol a attendu trente ans pour ratifier ce règlement européen qui établit des critères minimaux de protection animale au niveau national
  • Elle a été approuvée au printemps dernier après le rejet d’un amendement introduit par le PP (Parti Populaire, ndlt) qui voulait maintenir les amputations esthétiques pour les chiens de chasse
  • BLOG : Nous avons toujours besoin de notre propre loi nationale de protection animale.

// Couper la queue, les oreilles, sectionner les cordes vocales, retirer les griffes, en dehors de toutes fins médicales, ou encore offrir des animaux de compagnie comme prix ou lot sera interdit en Espagne à partir du 1er février 2018, après la publication de la ratification par le BOE (journal officiel de l’Etat espagnol) ce 12 octobre de la Convention Européenne pour la Protection des Animaux de Compagnie.

La ratification de cet accord a été demandée pour la première fois en 2007 par la ministre de l’Environnement de l’époque, Cristina Narbona, mais l’Espagne est en réalité en retard de 30 ans, puisque cette Convention a été approuvée le 13 novembre 1987 à Strasbourg. Elle a finalement été approuvée au printemps dernier avec le rejet d’un amendement du PP qui voulait exclure les chiens de chasse de l’interdiction de pratiquer des amputations à des fins esthétiques.

Cela implique l’établissement de critères minimaux et uniformes pour la protection des animaux au niveau de l’Etat. Les différentes Communautés Autonomes doivent vérifier que la législation régionale répond à ces paramètres et les adapter, au même titre que les municipalités dont certaines ordonnances peuvent être en conflit avec la législation européenne.

La Convention interdit les interventions chirurgicales pour modifier l’apparence ou à d’autres fins non curatives, celles-ci étant uniquement autorisées si un vétérinaire les considère comme bénéfiques pour des raisons médicales ou pour le bien-être d’un animal particulier, ou encore pour empêcher sa reproduction.

Pour ce qui est des euthanasies, la Convention Européenne ratifiée stipule qu’un animal ne peut être euthanasié que par un vétérinaire ou par une personne compétente, sauf pour mettre fin à la souffrance de l’animal en cas d’urgence dans le cas où il ne peut obtenir l’aide d’un vétérinaire ou d’une autre personne compétente, ou tout autre cas d’urgence prévu par la législation nationale. Dans ce cas, l’euthanasie devra être réalisée avec le moins de souffrances physique et psychologique possible.

Plus précisément, l’Espagne devra s’assurer que l’éducation soit faite par des personnes dotées des connaissances requises et devra mettre en place des moyens visant à décourager l’acquisition d’un animal par un mineur de moins de 16 ans sans le consentement exprès des parents et à éviter le don d’animaux de compagnie comme prime, récompense ou gratification.

Elle règlemente également les conditions générales de détention des animaux, d’élevage et de commerce à des fins lucratives, les procédures d’accueil des animaux abandonnés, la promotion de la stérilisation ou l’obligation pour les autorités compétentes de mener des campagnes d’information ou d’éducation sur l’adoption responsable.

Selon Alberto Diez, le porte-parole de l’ANDA, « c’est la première fois que l’Etat Espagnol se dote, à travers la ratification de cette Convention, d’un corps législatif articulé et complet qui exige des critères minimaux communs à tout l’Etat Espagnol en matière de protection animale des animaux de compagnie. Les législations autonomes étant diverses et avec des niveaux et des garanties différentes, il était donc indispensable de trouver une formule qui permette, au-delà des compétences nationales, autonomes ou locales, d’établir des critères minimaux qui garantissent le respect de nos animaux de compagnie uniformément et indépendamment de l’endroit où ils sont nés ou ont vécu ». //

 


  • Lien vers un autre article de GEE du 07/02/2017 sur le même sujet avant ratification :

https://galgos-ethique-europe.org/2017/02/07/lespagne-sapprete-a-ratifier-la-convention-europeenne-de-protection-animale/comment-page-1/

« L’arnaque de la Corrida de Bienfaisance de Albacete: la recette a été versée aux toreros » // El Español.com // 30.06.17

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// Les dons et les gains s’élèvent à 231.437 €. Une somme de 227.536 € a été réunie suivant les localités .ASPRONA, l’association d’aide aux personnes déficientes intellectuellement et leur famille devront se contenter d’une donation de la télévision régionale de Castille-La Mancha.

Du bénéfice au bénéficiaire

Les grands gagnants de la Corrida en faveur de ASPRONA, ayant eu lieu le 11/07/2017 à l’arène de Albacete furent ENRIQUE PONCE, le péruvien ANDRES ROCA REY et CAYETANO RIVERA. En plus d’avoir eu en trophée les oreilles des taureaux combattus, ils vont empocher l’équivalent de 82% des dons et des recettes, soit 187.000 € pour les toreros et leur droit d’image, ainsi qu’un total de 227.567 € récoltés grâce à une arène noire de monde.

Mais ils ne sont pas les seuls gagnants dans cette action. Le second gagnant est l’éleveur, DANIEL MARTINEZ, de l’élevage LAS RAMBLAS d’Albacete, qui recevra 44.437,80€, soit 19% de la part du gâteau.

Outre les toreros et les ganaderos (les éleveurs), la somme de 231.437,80 € doit être ajoutée suite à la vente des billets d’entrée. Tout cela aura comme résultat que, sur les bénéfices qui devraient être faits, en déduction des frais de l’évènement, les enfants de Asprona ne toucheront pas un seul euro, leur soutien viendront d’autres sources et projets.

La traditionnelle Corrida au bénéfice d’ASPRONA retransmise en direct sur la télévision de Castille-La Mancha le 11/06/207 s’est littéralement transformée en scandale économique.

A nouveau des voix se sont faits entendre concernant le toupet qu’ont les fans de tauromachie, ce qui profite aux mouvements «  anti-corrida ».

Antécédents à Bilbao

Le jour précédent, dans l’Arène de Vista Alegre (Bilbao), un groupe d’opposants à la Corrida s’est manifesté durant le spectacle en faveur de la «Santa y Real Casa de Misericordia », en clamant : « Vous, les toreros, les ganaderos et tout ce qui vous entoure, êtes coupables de cette situation trouble et compliquée ».

A Madrid, la course aux dons de la Corrida a cessé.

Actualidad_226739536_37633730_648x1152.jpgL’évènement de tauromachie le plus important se tient à « Las Ventas » qui maintient sa réputation et où les toreros facturent leurs prestations en tant que professionnels de la Corrida.

Une situation similaire se passe à Albacete. Les données exactes précisent comment l’argent a été écoulé pour le bénéfice des toreros et des ganaderos, au détriment d’ASPRONA ou autre association de bienfaisance.

Enrique Ponce et son équipe touchent un cachet de 60.000 €, dont ils feront soi-disant don de 15.000 €.

Cayetano Rivera Ordonez et son équipe toucheront également 60.000 €, et don de soi-disant 5.000 €.

Le péruvien Andres Roca Rey et son équipe (très en vogue pour le moment), toucheront 55.000 € et ne feront aucune donation à ASPRONA.

Par contre, cette année, les organisateurs toucheront des droits de télévision. Alors que ces droits étaient gratuits en 2016, la retransmission de 2017 aura coûté 24.200 € à la télévision afin de pouvoir transmettre les combats en direct.

A cette somme doivent être ajoutés 30.000 € de dons via la télévision publique de La Mancha, dénoncés par les toreros et leurs équipes pour non-paiement de droit d’image, figurant dans le bilan global de décompte officiel de l’organisation, en dépit d’être une Corrida à but caritatif.

Des donations qui « donnent bonne figure ».

La réalité est que les toreros (et leur droit d’image), ainsi que les ganaderos ont impliqués plus de dépenses que de gains rapportés par la vente de places. C’est à dire :

  • Sécurité Sociale :12.553,27 €
  • frais de publicité :7.154 €
  • dépenses de l’Arène :7.154 €
  • frais divers afin de remplir les lieux :6.361 ;55 €

Soit un total de 264.831 € de frais.

Ces débours sont supérieurs à ce qu’a obtenu l’organisation de l’évènement: vente de places :227.567 €, droits de télévision :24.200 €, vente de viande :3000 €, frais publicitaires payés par Globalcaja :2.500 € .Soit un total de 257.267 € de rentrées.

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Seules les donations sauveront la balance. Les 59.023,25 € récoltés pour cet évènement apparaîtront comme faisant partie des gains, et ASPRONA participera aux frais au détriment de 51.458,63 €.

Les organisateurs des Arènes d’Albacete révèlent au journal « El Español » leurs inquiétudes après avoir analysé les comptes, « Il semblerait préférable de fixer un point zéro ou d’avoir un compte bancaire afin d’organiser une Corrida où seuls les dons enregistrés peuvent faire une balance positive des gains. Voir c’est croire ».

Plus de revenus qu’en 2016

Ce qui s’est déroulé le 11 juin dernier n’est pas nouveau. L’année passée, sur 147.215 € de dons, ASPRONA a reçu une donation de 3.480 €. Des chiffres ridicules en comparaison de ce qui a été collecté.

Dans ce cas-ci, ce furent les taureaux la principale partie des frais. Les ganaderos ont exigés 70.000 € pour 7 taureaux aux enchères. Pour le seul gain de la Ganaderia de Garcigrande, un droit de 6.000 € fût octroyé. Miguel Angel Perera, le seul matador, était en représentation à 3 endroits différents :Las Ramblas, Fuente Ymbro et Garcigrande, et tous les taureaux ont été facturés au même prix.

Mais à part les ganaderos qui n’ont donné aucun animal en bénéfice à ASPRONA, les équipes appelées tardivement ont pris la somme de 52.083 € pour se vêtir de leur « Habit de Lumière » et gagner 3 oreilles de taureaux. La somme de 187.000 € a été déboursée; ainsi que des frais divers, où l’organisation se paie 6.000 €, plus 7.780 € en frais de publicité, ainsi que la primeur télévisée.

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La Corrida de Bienfaisance organisée au bénéfice d’ASPRONA est supposée être un des évènements tauromachique les plus traditionnels de la saison nationale et cette année a lieu sa 45 ème édition. La mission de ASPRONA est « d’aider (selon un engagement éthique, avec l’appui d’évènements publics) chaque personne souffrant d’un déficit mental ainsi que leur famille, afin de construire un projet de vie, et promouvoir leur inclusion en tant que citoyen de plein droit dans une société juste et solidaire». En 2006, cette association a été honorée de « La Croix en Or de l’Ordre Civil » de la Solidarité Sociale, suite à son important travail assisté par environ 1.000 personnes.

En résumé, dans la Corrida de Bienfaisance de cette année 2017, seules les donations personnelles ont été perçues par ASPRONA .Sans celles-ci, l’association aurait eu à participer aux frais de la Corrida.

A nouveau, la solidarité du monde du taureau a disparu. Lointains sont les gestes du torero Damaso Gonzalez, qui dans de tels cas n’exigeait aucune compensation financière.

Le temps des Corridas de Bienfaisance est fini. Le contexte actuel a donné naissance à une nouvelle notion de bénéfices pour quelques privilégiés : les toreros et les ganaderos. //

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« Les monterias de la « jet set », ceux qui ont les meilleurs palmarès de chasse » // El Confidencial // 7.7.17

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// Il y a quelques jours la région de Castilla-la-Mancha a décidé d’exclure le mouflon de l’Atlas des espèces homologables comme trophées de chasse, il se peut que cela ne vous affecte pas au contraire de plusieurs personnes de la classe dirigeante de ce pays.
Une des principales personnes affectée par cette mesure sera Yolanda Fierro-Eleta qui appartient à la quatrième génération d’une des familles les plus connues de l’industrie espagnole, les Fiero qui ont prospéré depuis le début du 20iéme siècle grâce le groupe Fosforera, diversifié avec succés dans l’immobilier et chantiers navals. En tant que chasseuse Fierro-Eleta Yolanda a abattu plusieurs exemplaires de compétition de mouflon de l’Atlas dans sa propriété agricole »la Morera »situé à Ciudad Real.
Un des mouflons chassé en 2009 par cette entrepreneuse lui a valu 355,90 points suffisants pour lui garantir une médaille d’or mais pas assez pour arriver en tête de la liste du record d’Espagne que détient l’entrepreneur des machines à sous Jésus Franco Muñoz pour un mouflon de l’Atlas qui lui valut 370 points, tué en décembre 1997 dans la propriété « El Retorno » à Valence et juste derrière vient un habitué des podiums, le roi lui même Juan Carlos pour un mouflon de 359 points chassé il y a 17 ans dans la propriété valencienne de « El tochar ».
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L’Espagne d’il y a 10 ans

Tous les cinq ans, le comité national d’homologation des trophées de chasse édite le catalogue des trophées de chasse, la dernière parution concerne les années 2006 à2010, souvenez vous c’était les années où le monde voyait José luis Rodriguez Zapatero comme il voit maintenant Emmanuel Macron.
Le chômage avait baissé en Espagne jusqu’à flirter avec les 8 pour cents  et l’économie espagnole était en plein dans la période appelée « la décénie prodigieuse ».
On a l’impression que c’était il y a des siècles mais ça ne fait  même pas 10ans.
A l’époque les affaires prospéraient, beaucoup d’entre elles se concluaient en pleine montagne au milieu des fusils. Les hommes d’affaires et les nobles les plus importants de notre pays, ceux qui ont fait de leurs vies un exemple de discrétion, signent cependant sans hésiter de  leurs noms les pages de ce catalogue de trophées.
C’est une petite et exclusive fenêtre ouverte sur ce monde des monterias ou tant d’affaires se sont conclues et et tant de pages de notre récente histoire se sont écrites comme celles de la propriété de « Altabaja » située  à Hornachuelos à Cordoue qui appartient à Luis Portillo Valero,l e mystérieux entrepreneur en bâtiment sévillan qui un jour a même réussi à être en tête de la liste de Forbes mais qui tomba en disgrâce lors de l’explosion de la bulle immobilière.
Dans cette propriété de 2500 hectares fréquentée par cet homme et ses fils en compagnie des soeurs Koplowitz et des Botin, Portillo chassa en 2007 trois daims, un qui lui valut une médaille d’or et 2 médailles d’argent mais quelqu’un lui vola ce record dans sa propre propriété, en 2009 quand l’empire immobilier s’effrita et que l’entrepreneur se vit obligé le coeur fendu de mettre en vente la « Altabaja » , une personne réussit à abattre le daim le plus grand jamais vu sur ce territoire, ce fut une médaille d’or de 206 points contre les 202 de Portillo et celui qui appuya sur la détente  fut le propre régisseur de la propriété de Portillo: « Pedro Polonio ».
En homologuant ce trophée pour recevoir la médaille Polonio commettait un terrible affront celui de figurer au dessus de  son employeur, mais comment résister a  l’appel de la gloire?

Rien n’échappe au viseur d’Abellio

Au delà des petites histoires, les statistiques des trophées de chasse des dernières années mettent directement en exergue comme leader indiscutable du sport cynégétique: JUAN ABELLIO GALLO. Pendant cinq ans, cet homme de pouvoir et collectionneur  d’art a accumulé 174 trophées allant des sangliers aux faisans, chassés principalement dans la propriété familiale « El postuere de las navas » dans les Yebenes.
Des chevreuils, des mouflons mâles noirs, rien ne semblait échapper au viseur du septuagénaire Abellio, le seul chasseur lui faisant un peu d’ombre en nombre de trophées était Valentin Carmona qui avec 120 trophées décéda en 2010. Les suiveurs sont loin derrière mais la liste est truffée de noms célébres comme Alberto Cortina Alcocer (45 trophées) ou de son fils Alberto Cortina Koplowitz (88), l’ex-président de Sanitas, Marcial Gomez Sequeira (62), Gloria March Delgado des immortels March (54 trophées).
Dans le ventre mou de cette liste, même si c’est à des années lumière du sommet, apparaissent des personnages tels que Jaime Castellanos (18) ou Miguel Blesa (16) qui dirigea la Casa Madrid en même temps qu’il chassait le mouflon dans la propriété « Las carboneras » en Fuente  (Cordoba).
La liste des célébrités des trophées de chasse est tellement longue pour notre connaissance des élites mais n’oublions pas Emilio Botin ( qui en 2006 a abattu 2 sangliers, médaille  d’or  en El Castaño, à Ciudad Real) ou ses enfants Javier et Ana Patricia Botin o’Shea, actuels présidents de Endesa, Borja Prado et Iberdrola, Ignacio Sànchez Galàn, Santiago Bergareche, président de Vocento ou Santiago Aguirre Gil de Biedma, frère de l’ex présidente de la région de Madrid.

Le destin des propriétés de chasse

Beaucoup de propriétés citées dans le catalogue continuent à être fréquentées par les membres les plus importants de la noblesse et du monde des affaires,  pour autant nous ne sommes plus à l’âge d’or et cela se voit, nombre de ces domaines furent mis en vente ces dernières annèes  de la récession. La derniére, celle de Carboneras del Valle en Alcaracejos dont la mise à prix était de 17 millions d’euros.
D’autre propriétés même si elles appartiennent toujours aux mêmes personnes ne bénéficient plus des mêmes privilèges, par exemple le terrain privé de « La Mata del Moral en Valdepolo, à León, fut l’objet d’une enquête en 2016 par la région de Castilla y León pour la présumé élimination des chats sauvages et autre faune sauvage protégée, et pourtant ce domaine était fréquenté par des hommes politiques de l’envergure de Manuel Fraga Iribarne qui entre 2006 et2008 a abattu 4 piéces de venaison lui valant la médaille d’or et ce malgré son âge avancé de 85 ans. //

« Sept détenus et 81 lévriers contrôlés par la Garde civile dans l’Opération « Chase » » // Trabuna Avila // Castilla-y-Leon // 17.06.17

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// Les chiens volés qui n’étaient pas bons pour la chasse étaient abandonnés ou sacrifiés  de façon cruelle.

En raison des plaintes répétées des personnes et des Municipalités, notamment de la région « La ‘Moraña’ » d’Avila, reçues personnellement et aussi par le biais de la sous délégation du Gouvernement, qui ont été transmises à la Garde civile concernant la problématique du braconnage dans cette région et des vols de chiens, spécialement des lévriers, a déclenché des vigilances spécifiques et des Investigations policières vers la fin de l’été dernier.

Les investigations engagées par l’Unité de Police judiciaire et le SEPRONA, du Commandement d’Avila, au sein de l’opération policière nommée ‘ Chase ‘, coïncidèrent avec celles poussées par les organisations à caractère environnementaliste et celles de la protection animale, menées par le Seprona du commandement de Madrid, et il a été décidé que lesdites recherches se feraient de façon conjointe.

Les premiers indices de ces investigations, furent la localisation d’un animal abandonné par des braconniers dans la commune de Madrigal de las Altas Torres ainsi que celle d’un groupe de braconneurs qui était sous surveillance aérienne, par hélicoptère, ce qui a amené à détecter la falsification des lévriers ainsi que l’implantation illégale de micropuce et permis après plusieurs mois de recherches, de déterminer les différents responsables et le mode opératoire de ce type de délinquance.

Le modus operandi était le suivant : après le vol des lévriers, ils étaient « essayés » afin d’évaluer leurs conditions et qualités pour la chasse. Ceux qui étaient exclus pour pratiquer la chasse, étaient abandonnés ou tués cruellement.

Ceux qui étaient considérés comme valides étaient amenés dans une clinique vétérinaire de Madrid où, après une petite opération chirurgicale, on leur retirait la micro puce intramusculaire d’identification pour leur en implanter une autre afin d’expédier à l’Abécédaire Sanitaire Canin le nom du nouveau « propriétaire ».

Ces investigations, coïncidant avec celles de la Garde Civile d’Avila et en rapport avec la localisation de deux cadavres de lévriers, un qui fut balancé du troisième étage et l’autre battu sauvagement, constat fait par l’autopsie effectuée par la Faculté Vétérinaire de l’Université Complutense de Madrid, ont permis d’identifier et localiser les auteurs.

On soupçonne que la vraie raison des vols soit liée aux paris illégaux.

Durant le déroulement des recherches, sept personnes ont été arrêtés et sept autres inculpées dont un vétérinaire, accusé pour Délit contre la Flore et la Faune, Falsification de papier, Vols et mauvais traitements sur animaux, soit un total de 147 plaintes, en rapport avec les conditions hygiéniques contrôlés sur 258 chiens. //

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« Projet Conectadogs – fin du financement participatif »

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// Comme beaucoup d’entre vous l’ont sûrement déjà vu, il reste à peine 40 heures avant que s’achève notre campagne de financement participatif et nous n’avons pas réussi à atteindre le montant minimum que nous nous étions fixés. Cela veut dire qu’ici se termine notre première aventure dans le monde du micro-financement.

Certainement que la question qui vous vient à l’esprit c’est « Et maintenant, quoi ? » Et bien maintenant … nous devons continuer à travailler ! Nous n’avons pas l’argent dont nous avions besoin pour maintenir le micro-financement actif, mais via cette voie nous avons rencontré des gens incroyables qui ont proposé, oui oh oui, de nous aider à faire de Conectadogs une réalité.

Nous avons obtenu qu’un investisseur privé finance la construction du centre de récupération canin.

Parmi ces personnes fantastiques, nous comptons des volontaires qui ont remué ciel et terre pour organiser des évènements pour nous donner plus de visibilité et obtenir des contacts pour nous aider. Et de cela, sont nées deux choses merveilleuses ; la première c’est que nous avons fait une série de présentations à différentes municipalités qui sont prêtes à accueillir notre centre dans leurs municipalités respectives. Et la seconde c’est que nous avons réussi à obtenir qu’un investisseur privé finance la construction du centre. Nous ne pouvions pas apporter de meilleures nouvelles, non ?

Donc lorsque la campagne se terminera, dans moins de 40 heures, vous recevrez le remboursement de l’argent que vous aviez décidé de nous donner. Mais, s’il est vrai que nous avons trouvé un autre moyen pour financer la construction du centre, nous avons encore besoin d’un soutien social et économique pour les premiers mois d’existence du projet. Si vous décidez de continuer à nous soutenir, vous avez plusieurs options à votre disposition :

40 jours de rêve

Maintenant que s’achève la campagne de crowdfunding, il est temps aussi de faire le point. De cette campagne, nous avons appris beaucoup : d’abord, et c’est le plus important, c’est que nous sommes une équipe. Nous le savions déjà, c’est sûr, mais pendant ces 40 jours nous avons découvert que, ensemble, nous pouvons faire de grandes choses. Avec ce financement participatif, nous avons grandi en tant qu’équipe et en tant qu’individus. Parce qu’il y a eu des moments de stress, de discussions et de larmes. Des moments où la tension était presque insupportable et, logiquement – et c’est pour ça que nous sommes ici, en train d’écrire ces lignes – des moments de réconciliation.

Pendant ces 40 jours, nous avons dû faire face à nos propres peurs, à l’angoisse et à l’incertitude, et apprendre à faire (plus) confiance aux personnes que nous avions autour de nous. Nous avons dû murir et construire une meilleure version de nous-même. Cela aura été 40 jours complexes de travail acharné et de beaucoup d’efforts qui ne semblaient ni porter leurs fruits ni nous faire avancer dans aucune direction.

Pourtant au final, le plus important est que nous sommes tombés plusieurs fois mais nous nous sommes relevés à chaque fois. Et chaque fois que nous nous relevions, venait s’ajouter une nouvelle main qui voulait nous aider et qui nous a apporté de nouvelles choses : des contacts, dons, diffusions ou des mots de soutien. Toutes sortes de personnes nous ont aidées, du particulier jusqu’aux médias à fort impact comme ‘El Caballo de Nietzche’ ou le parti ‘PACMA’, en passant par des journalistes comme Melisa Tuya ou une foule d’organismes et de protectoras qui ont diffusé notre projet.

Vous l’avez rendu possible. Vos encouragements, via les mails, les réseaux sociaux ou par téléphone nous ont aidé à aller de l’avant, à nous dire que tous les efforts en valaient la peine et à continuer à travailler, jour après jour, pour en faire une réalité. Nous ne pourrons jamais assez vous remercier pour tout le soutien que nous avons reçu durant ces 40 jours.

Le crowdfunding se termine, mais le rêve ne fait que commencer. //

« Une procédure permettra aux vétérinaires de signaler les cas de maltraitance animale » // La Verdad // Murcia // 28.06.17

// Le Collège a renvoyé le document au bureau du Procureur pour qu’il apporte ses remarques et que l’on puisse ensuite lancer cette mesure pionnière en Espagne.

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Le Collège des Vétérinaires de la Région de Murcie deviendra le premier en Espagne à mettre en œuvre un protocole pour détecter et diagnostiquer les cas de maltraitance animale. Avec ce protocole, chaque fois qu’ils identifient un animal de compagnie dans une situation anormale, les vétérinaires pourront le signaler directement à l’Administration et aux Forces et aux Corps de Sécurité. Le doyen, Fulgencio Fernandez, a annoncé hier que cette mesure serait présentée lors de la Conférence Internationale sur la ‘Problématique de la Maltraitance Animale : présent et futur’ qui se déroulera vendredi à l’Edificio Moneo de Murcia.

« La mesure sera mise en œuvre dans deux à trois mois », précise le doyen. Le document est actuellement entre les mains du Procureur qui l’analyse et apportera ses remarques. Le Collège indique que la région compte 1.000 vétérinaires , dont 70% travaillent en indépendant et 30% avec les administrations, et qu’avec ce protocole, ces professionnels deviendront un acteur de plus dans la lutte contre la maltraitance grâce aux visites qu’ils effectuent dans les exploitations agricoles et les élevages et avec les contrôles qu’ils effectuent quotidiennement sur tous les types d’animaux dans les cliniques vétérinaires, refuges et pour les municipalités et la Communauté Autonome.

« La participation du vétérinaire, comme seul spécialiste capable d’identifier correctement les différentes formes sous lesquelles se présente la maltraitance animale, constitue une action prioritaire dans ce domaine. Il s’agit ici d’identifier et de diagnostiquer les vrais cas de maltraitance ». Pour cela, le Collège des Vétérinaires a mis au point un formulaire de notification de risque et de maltraitance animale qu’il distribuera aux professionnels pour qu’ils fournissent des informations sur chaque cas.

Le formulaire reprend les données de base de l’animal (race, sexe, âge, localisation … ) ainsi que des observations sur l’environnement dans lequel il vit et sur son propriétaire. Le modèle standard auquel a eu accès ‘La Verdad’ (le journal) comprend également trois types de maltraitance (physique, psychologique, abus sexuel), une évaluation de celle-ci (légère, modérée, grave) et une section pour marquer les indicateurs identifiés par le professionnel : troubles de l’alimentation, déshydratation, problèmes respiratoires, surpeuplement, blessures, négligence sévère, lésions viscérales, abandon, troubles du comportement, altération de l’hygiène …

Si le cas n’est pas clair, le vétérinaire remplira la section sur les indices de maltraitance pour que les Forces de Sécurité enquêtent si elles le jugent nécessaire. Le vétérinaire précisera le niveau de ces indices (faible, moyen et élevé), si l’intervention doit se faire en urgence et si les soupçons se concentrent sur le responsable de l’animal ou sur son entourage.

Le professionnel décidera si la feuille de notification est remise au Procureur ou aux Forces de Sécurité. « Si l’administration de la Justice considère qu’il y a maltraitance, nos experts vétérinaires entreront dans le processus », explique le doyen. Le Collège s’est engagé à former 40 experts en maltraitance. En 2016, la Seprona a réalisé 12.400 procédures, qui ont donné lieu à des enquêtes sur 490 personnes dans tout le pays pour des actes de violence contre des animaux, la majorité étant des chiens, des chevaux, des coqs, des reptiles, des vaches et des moutons. La Guardia Civil a observé une forte augmentation des cas de 24% en Espagne, bien que Fulgencio Fernandez déclare que cette tendance n’est pas applicable à la région : « Il y a chaque fois moins de cas car il y a une plus grande prise de conscience ».

Pendant la Conférence Internationale sur la ‘Problématique de la Maltraitance animale : présent et futur’, des questions telles que le cadre législatif actuel seront abordées par le spécialiste de l’Environnement Miguel Eduardo de Mata ainsi que le concept de bien-être des animaux et la position des vétérinaires européens.

La présentation de l’évènement coïncide avec le début imminent de la période de vacances et le doyen rappelle qu’en 2016, 135.000 animaux de compagnie ont été abandonnés en Espagne, la plupart étaient des chiens de chasse, et 10% de ces abandons ont eu lieu en Murcie. « Cet été, nous pouvons partir en vacances et laisser notre animal dans des pensions pour une somme modique, mais si nous ne souhaitons pas le garder, le mieux est de l’emmener dans un refuge pour qu’il puisse être adopté ». Il rappelle aussi que le mieux pour éviter les abandons est d’anticiper : « Avant de choisir un animal de compagnie, il faut toujours tenir compte de la taille de notre maison et du temps que nous pouvons lui consacrer. » //