« LA MALCHANCE DE N’ÊTRE QU’UN OUTIL » // Texte de Pedro de Paz // Publié sur la Plataforma NAC No A La Caza // 3.02.21

 « Parmi toutes les races de chiens, il en est une dont la triste réalité de la vie est déchirante et poignante : le galgo. En Espagne, un nombre très élevé de galgos est abandonné et sacrifié chaque année, et la raison à cela est aussi simple que cruelle : alors que pour d’autres races de cette même espèce, la relation avec le maitre sous-entend un lien affectif fort, le galgo est, dès sa naissance défini comme un simple outil, un objet.

Le galgo ne s’élève pas et ne s’adopte pas dans le but de faire partie de l’environnement familial. Il s’élève exclusivement dans le but d’être utilisé, principalement dans le milieu de la chasse. La durée de vie « utile » d’un galgo dans cet environnement est de deux ans. Durant cette période, les chiens sont confinés dans des endroits insalubres, sont alimentés de manière aléatoire, sont entrainés pour courir attachés à des véhicules, et sont enfermés en attendant que la période de chasse soit ouverte. Au même titre qu’outil stocké dans une remise, ils ne sortent que lorsqu’ils ont besoin d’être utilisés. Une fois ces deux premières années passées, et lorsque le chien se fait plus lent, plus paresseux, plus maladroit, autrement dit, lorsqu’il n’est plus assez valeureux, il devient alors un « objet » aussi inutile qu’une tondeuse à gazon en panne ou une voiture qui ne fonctionne plus. Il est alors « inutilisable ». Se passe alors la même chose qu’avec les objets inutiles qui ne servent plus : on s’en débarrasse pour s’en procurer un nouveau qui lui, fonctionne bien.

Il est plus rentable d’élever une portée de nouveaux galgos que de garder ceux qui ont déjà cessé de remplir la tâche qui leur est demandée. Cela vous semble-t-il cruel lorsqu’il s’agit d’êtres vivants ? Ça l’est. Vous croyez que j’exagère ? Il est facile de le vérifier. Promenez-vous dans n’importe quel élevage de galgos et voyez de vos propres yeux combien de chiens de plus de deux ans y ont leur place. Mais cette conception froide et calculatrice de l’existence d’un être vivant atteint l’expression maximale de l’horreur et de la bassesse quand on connaît les moyens atroces utilisés pour se débarrasser de ces vieux « outils ». Selon l’adage, « un vieux galgo ne vaut pas le prix d’une balle ». Ils sont alors pendus à des arbres en laissant leurs pattes arrières toucher le sol pour que l’agonie de l’animal soit plus longue, ils sont jetés dans des puits pour qu’ils se noient, ils sont battus à mort, ils sont brûlés ou simplement abandonnés à leur sort, profitant du fait qu’ils n’aient pas de puce d’identification, en raison du manque de contrôle des éleveurs.

Certains se demandent pourquoi les propriétaires de galgos n’agissent pas de manière plus « clémente » en remettant à la fourrière les animaux qui ne leur sont plus utiles. La réponse est à nouveau aussi simple qu’inhumaine : la rotation des chiens par saison dans un chenil est généralement d’une quinzaine de galgos. L’abandon de quinze galgos par an à un refuge susciterait trop de réticences et obligerait à donner trop d’explications. Il est plus facile de s’en débarrasser par des méthodes expéditives et de les jeter à la décharge comme quelqu’un qui se débarrasse d’une vieille machine à laver. Dans cette mesure, ils sont considérés comme des « objets ».

Heureusement, la prise de conscience de ce type de pratiques cruelles fait que, petit à petit, la situation de cette race évolue. De plus en plus de gens découvrent que ce sont des animaux dociles, nobles, calmes et extrêmement fidèles et ils les adoptent en les intégrant comme un membre de la famille. Malgré cela, leur réalité vitale est toujours extrêmement dure et compromise. Et il en sera ainsi tant que des lois punissant sévèrement ces pratiques inhumaines ne seront pas votées. Mesures favorisant le contrôle de l’élevage des lévriers, l’éradication de l’élevage sans discernement et l’obligation d’identifier par une puce tous les animaux nés d’une portée. Si vous souhaitez apporter votre contribution à cette cause, diffusez cette information. Sensibilisez les gens à la triste et sombre réalité de ces animaux et participez à toutes les initiatives qui parviennent à vos oreilles pour éradiquer ces pratiques cruelles. Ils vous remercieront.//

 » Maite Bautista dénonce « qu’il est courant d’abandonner pour les laisser mourir dans des trous et des fossés des chiens de chasse trop vieux qui ne servent plus » // La Voz De Fuerteventura // Iles Canaries // 12.01.21

Mate Batista, avocate de Prote

« C’est chose courante d’abandonner pour les laisser mourir dans des trous et des fossés des chiens de chasse trop vieux pour servir et pas seulement aux Canaries » a déclaré Maite Bautista, avocate de PROTA, mardi dernier à la radio Fuerteventura FM. Au cours de l’entretien Maite Bautista a souligné très clairement que les procédures pénales concernant la maltraitance animale qu’a engagé l’association des avocats pour la défense des animaux aux Canaries sont « en majorité le fait des chasseurs »

Maite Bautista  a reconnu que « l’ensemble des chasseurs est en grande partie à l’origine de la maltraitance et des abandons d’animaux. Si je devais être politiquement correct je devrais dire que cela est faux, mais nous savons tous que c’est la vérité; pour preuves la dizaine de procédures pénales ouvertes en 2020 à Fuerteventura »

La Peur de dénoncer

Maite Bautista participe ce mardi à une des journées du programme organisé par le conseil municipal de Fuerteventura par le biais du Département de l’Engagement Citoyen, dirigé par Pau Quiles et en collaboration avec The Animal Academy, qui a pour but de sensibiliser la population de Majorera à l’environnement et à la défense des animaux.

Maite Bautista s’est appliquée à montrer aux citoyens les démarches administratives nécessaires pour dénoncer un acte de maltraitance, même si elle a reconnu que l’obstacle principal pour une dénonciation est la peur.

Cette peur est compréhensible nous dit encore Maite. La violence entraîne la violence et celle faite aux animaux se répercute sur les personnes, cela est un fait avéré.

 Bautista a fait ressortir l’importance de ces campagnes de sensibilisation permettant les changements culturels pouvant remettre en cause l’idée reçue que l’on peut faire ce que l’on veut de son animal sans devoir rendre compte à qui que ce soit. Sans vouloir faire de comparaison Bautista nous rappelle « qu’il n’y a pas si longtemps on pensait la même chose sur les violences faites aux femmes ». Il maintenant admis que cela est un problème nous concernant tous «je pense que ce sera la même chose pour les animaux »

Les prochaines journées auront lieux dans les locaux de la police locale de Morro Jable le 25 et 26 janvier.

Prochaines journées

Les prochaines dates de ces colloques seront le 5 et 6 mai à l’hôtel Mirador Puerto del Rosario, le 12 et 13 mai au Centre Cultutrel de Valles de Ortega, le 19 et 20 mai dans les locaux de la police de Morro Jable.

Entre-temps seront réalisées trois journées virtuelles avec l’application ZOOM  le 18 février, le 15 avril et le 10 juin de 15 heures à 21 heures .

Les instances chargées d’organiser les rencontres sont: The Animal Academy, Belén Roca éducatrice canine et fondatrice du projet A.M.C-CAN, Alba Miquel, et l’avocate du droit des animaux maître Bautista.

Les personnes intéressées à suivre ces colloques, en personne ou virtuellement, devront faire une inscription en utilisant le lien suivant: https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLScLrwrKOC1eqpmby9VbxanYFZD1W2bu8zk-_zt2HmgAugRtSw/viewform?usp=sf_link


« Dix ans à sortir dans la rue pour demander la fin de la chasse » // Laura L. Ruiz // El Caballo De Nietzsche pour elDiario.es // 3.02.21

« Comme chaque mois de février, à la fin de la saison de chasse, la Plateforme  NAC (No A la Caza) manifestera le dimanche 7 contre la maltraitance, l’abandon et le massacre des chiens utilisés pour la chasse, et vu les  restrictions liées au Covid-19 elle demande que cette année on publie sur les réseaux sociaux les photos de ceux qui ont été secourus

Chaque année, des dizaines de milliers de chiens qui ont été utilisés pour la chasse sont abandonnés au début de février, mois qui marque la fin de la saison de chasse dans de nombreuses Communautés Autonomes. Des millions d’autres animaux, tels que des perdrix, des chamois ou des lapins, sont eux tués par balles ou dans des pièges. Cette réalité n’a pas changé même en période de pandémie puisque les chasseurs ont vite compris qu’ils pouvaient obtenir un laissez-passer pour contourner le confinement dans de nombreux endroits et ils ont pu continuer à tuer sans subir aucune sanction. C’est l’une des plaintes que la plateforme NAC (No A la Caza) a formulé cette année pour son rassemblement annuel, qui réclame l’abolition de la chasse et l’utilisation des chiens pour cette activité. Cette année encore, plus de trente villes organiseront une manifestation dans les rues dimanche prochain.

Cela fait maintenant dix ans – depuis 2011 – que ces manifestations ont lieu en février, grâce à cette Plateforme qui réunit plus de 200 associations animales et environnementales, refuges et partis politiques. « La chasse devrait être interdite dans toutes les zones naturelles protégées et dans tout le réseau Natura 2000 en tant que zones spéciales de Conservation de la Biodiversité. Il est inconcevable  qu’on y autorise non seulement l’activité de chasse, mais aussi le lâcher et le repeuplement par des animaux élevés dans des fermes, qui déplacent la faune locale, créent des hybrides et propagent des maladies », déclare le porte-parole de la Plataforme NAC, David Zurdo.

Les chiens et autres animaux, les victimes de la chasse

Les chiffres réels des conséquences de cette activité sont difficiles à obtenir, mais les estimations sont impressionnantes. L’étude la plus complète reste celle de la Fondation Affinity, qui montre qu’au moins en 2019, les refuges ont recueilli 183.000 chiens, dont 70% de chiens de chasse, soit environ 128.000 chiens, dont au moins 50.000 étaient des lévriers selon les estimations. Les raisons de leur mise au rebut sont nombreuses: parce qu’ils ne sont pas « valides », parce qu’ils sont lents, parce qu’ils proviennent de portées non désirées, parce qu’ils n’ont pas les qualités requises, parce qu’ils sont trop vieux ou simplement parce qu’ils ne sont pas « utiles » pour la chasse. «Dans de nombreux cas, le traitement qui leur est administré est le même que celui que vous donneriez à un outil de travail lorsqu’il cesse de fonctionner, lorsqu’il est usé: ils ne sont plus utiles et ils sont jetés», explique Zurdo.

La Plataforme NAC souligne également que la manière de se débarrasser des chiens est particulièrement cruelle: «On peut le voir tous les jours sur les réseaux sociaux: des chiens jetés dans des ravins, mis dans des sacs, jetés dans les rivières, pendus, battus, abattus et abandonnés blessés ». Les galgos, en particulier, sont non seulement exploités pour la chasse, mais aussi pour les courses, ce qui multiplie le risque pour eux d’être «mis au rebut».

Et quelle est la vie de ces chiens entre chaque chasse ou chaque compétition? «Ils passent leurs journées dans des caches, car le vol de lévriers est très répandu, même entre les galgueros eux-mêmes, et les chenils pour les chiens de compétition sont alors de vrais petits bunkers avec de minuscules fenêtres, des murs en béton et des portes en acier. D’autres vivent dans des grottes ou dans des enclos construits avec des palettes et des tôles ondulées », explique NAC. « La vie du lévrier est courte et cruelle. » L’entraînement quotidien – attaché aux voitures, épuisé, avec des blessures – et l’exploitation pour produire des portées de chiots avec lesquels faire du commerce sont des réalités qui sont ouvertement connues, et même l’Europe a demandé à l’Espagne d’en finir avec ces pratiques.

Lois de détention responsable qui ne s’appliquent pas

L’impunité qui existe pour les chasseurs quant à la détention responsable d’animaux est l’une des autres plaintes formulées par les refuges et les organisations animales et environnementales. Alors que tout propriétaire de chien doit légalement les faire identifier avec une puce électronique, les tenir attachés, sauf dans les zones et les horaires fixés, leur faire passer une série de contrôles vétérinaires et les faire vacciner, il ne semble pas qu’il y ait une grande pression juridique pour contrôler que ces obligations soient respectées pour les chiens utilisés pour la chasse. L’étude de la Fondation Affinity montre que 72% des chiens sauvés n’avaient pas de puce, un fait qui est corroboré par des refuges spécialisés dans le sauvetage des lévriers, comme par exemple la fondation Benjamin Mehnert à Séville .

«Nous avons tous vu des images de meutes de chiens harcelant des cerfs ou des sangliers, même dans des zones urbaines, des animaux en liberté, sans contrôle, loin de leurs propriétaires qui leur ont appris à mordre et à plaquer leur proie et dont on peut douter qu’ils sachent comment différencier un animal sauvage d’un animal domestique ou de ferme. La chasse avec des chiens est un danger pour toute personne ou animal qui se trouve dans la campagne», dénonce la Plateforme, soulignant également les accidents de la circulation qu’ils provoquent.

Impunité de la chasse pendant le Covid-19

Interrogés sur la situation de la chasse dans un contexte où les voyages et les activités de plein air ont été radicalement limités, les réponses des différents gouvernements ont été surprenantes. Bien qu’il soit toujours interdit dans des communautés comme Castilla y León de se promener, de faire de l’exercice dans la campagne ou de rendre visite à sa famille dans les zones rurales, les chasseurs peuvent continuer à chasser. Sous couvert d’une «activité essentielle», on a continué à autoriser cette pratique, à organiser des monterias (chasses en meute) ou des battues et même de passer d’une communauté à l’autre (comme par exemple de Madrid à Castilla-La Mancha).

« Leur activité n’est pas essentielle, ils essaient seulement de cacher la nécessité pour eux de continuer à maintenir leur commerce », explique Zurdo. Il faut que « les fermes de gibier vendent leurs animaux aux domaines de chasse, et les domaines de chasse ont besoin d’organiser des monterias (chasses en meute) pour facturer chaque pièce chassée. La roue du commerce de la mise à mort des animaux n’a pas été arrêtée par la pandémie ». Une activité économique exercée non seulement par la classe privilégiée qui pratique cette activité, mais aussi par tous ceux liés au secteur de la chasse : les entreprises d’armement, les grands propriétaires terriens, les propriétaires de terrains de chasse, etc. Quel argent les cyclistes rapportent-ils lorsqu’ils traversent la campagne? Que rapportent au niveau économique les coureurs, randonneurs, ceux qui promènent leurs chiens et la mycologie ? On dirait que votre liberté dépend de l’argent que vous générez », déclare le porte-parole de la NAC.

Concentrations et manifestation en ligne

Avec tous ces arguments, la plateforme appelle une fois de plus à organiser les manifestations contre la chasse, sans oublier que nous continuons à subir de plein fouet une crise sanitaire. Et de fait, la plateforme NAC explique que près de 40 manifestations avaient été confirmées jusqu’au mois dernier mais elles ont été réduites à une vingtaine en raison des nouvelles mesures de restriction et de la prudence des organisateurs. Pour cette raison, ils encouragent toute personne ou tout groupe souhaitant participer à rechercher sa ville sur la carte – dans toutes les communautés espagnoles et dans deux villes européennes: Parme en Italie et Perpignan en France – ou à se joindre à la manifestation en ligne. Dans la ville de Madrid, trois prises de parole sont prévues : au début de la manifestation, la militante de la plateforme NAC Marta González lira un poème de l’écrivaine Carmen Ibarlucea à la Puerta del Sol; devant le Congrès des députés, un texte sera lu par Rafael Doctor et Ruth Toledano, fondateurs de la plateforme d’art et d’animalisme Capital Animal; et à la fin de la manifestation, la militante Virginia Luengo lira le Manifeste de la plateforme NAC aux portes de l’hôtel de ville.

La plateforme NAC a demandé que, compte tenu des restrictions causées par Covid-19, les photos de chiens sauvés de la chasse soient publiées cette année sur les réseaux sociaux, avec les hashtags # NoALaCaza7F #ElNegocioDeLaMuerte et #StopGalgueros . »

Plus d’informations et liste des villes

(Les photos qui accompagnent cet article ont été prises par l’artiste et photographe Ruth Montiel Arias pour son projet ‘Bestiae’ sur la chasse )

https://www.eldiario.es/caballodenietzsche/diez-anos-saliendo-calle-pedir-caza_132_7186335.html

« La Garde civile démantèle une organisation qui volait et revendait des chiens de chasse » // Las Provincias // 2.02.21

/ Les agents ont récupéré 32 chiens, dont la valeur est estimée à 50.000 euros, et arrêté quatre personnes dans le cadre de l’opération ‘Jascan’

La Garde civile, dans le cadre de l’opération «Jascan», a démantelé à Valence une organisation criminelle spécialisée dans le vol et la revente de chiens de chasse. Quatre personnes ont été arrêtées et une enquête a été ouverte à l’encontre d’une autre personne pour des délits présumés de vol avec effraction, de maltraitance animale, d’abandon d’animaux, de falsification de documents et d’appartenance à une organisation criminelle.

Vidéo de la découverte par la Guardia Civil ici : https://www.lasprovincias.es/sucesos/guardia-civil-desmantela-20210130114332-nt.html

Au cours du déroulement de cette opération, 32 chiens, dont la valeur est estimée à environ 50.000 euros, ont été retrouvés. Ces chiens avaient été volés dans les provinces de Valence, Castellón et Albacete. En outre, 48 cartes d’identification de chiens de race et 32 ​​passeports ont été saisis, ainsi que 3 fusils de chasse et 1 carabine.

L’opération a commencé début septembre à la suite de deux plaintes déposées pour vols avec effraction de chiens de chasse dans les villes de Llanera de Ranes et L’Enova, et plus tard on avait également eu connaissance de vols de chiens à Almansa (Albacete) et à Barracas (Castellón).

Une fois les membres du réseau localisés, une perquisition a été effectuée au domicile du chef présumé, ainsi que dans une ferme (ancienne ferme d’élevage) qu’il dirigeait, et dans plusieurs maisons situées à L’Alcudia de Crespins et Canals, où des chiens ont été retrouvés vivant dans des conditions déplorables.

Plusieurs de ces animaux présentaient des entailles profondes dans le cou réalisées pour extraire leur puce d’identification. Certains animaux ont été relâchés par les auteurs présumés dès qu’ils ont su qu’ils étaient recherchés.

Les 4 membres de l’organisation ont été arrêtés pour tous ces délits présumés. De plus, un vétérinaire fait lui aussi l’objet d’une enquête pour avoir réimplanté de nouvelles puces aux chiens volés et avoir établi de nouveaux passeports et cartes d’identité, sans les enregistrer dans le RIVIA (Registre Informatique d’Identification des Animaux de la Communauté de Valence).

Les membres du réseau publiaient sur les pages d’achat-vente d’internet des annonces en ligne pour vendre les chiens volés. Une fois la vente réalisée, ils envoyaient les animaux dans différentes parties du territoire national par l’intermédiaire d’une société de transport qui possédait un service de transport d’animaux de compagnie, après leur avoir préalablement fait implanter une nouvelle puce, ainsi qu’un nouveau passeport par un vétérinaire.

L’opération, ordonnée par le Tribunal de Première Instance et d’Instruction n° 3 de   Xátiva (Valence), a été menée à bien par des agents appartenant à la brigade Roca de la Garde Civile de Xátiva, et au SEPRONA (Service Protection de la Nature et de l’Environnement) de Vallada.//

Lien vers l’article original ICI

« Puertollano: une amende de 2.500 euros pour avoir abandonné un animal dans un état pitoyable »// Micr.es // 27.01.21

// Le conseil municipal de la mairie de Puertollano a infligé une amende de 2.500 euros à l’encontre d’un habitant pour une infraction très grave à la loi sur la protection du milieu naturel en abandonnant un animal de compagnie dans un état déplorable, avec des lésions alopéciques desquamatives.

L’animal a été examiné par un vétérinaire alerté par un habitant, puis recueilli par le refuge municipal géré par Huellas comme le rapporte la conseillère municipale porte-parole de l’équipe gouvernementale, qui a regretté les faits. //

Lien vers l’article original :

« Des inconnus abattent 20 chiens d’une rehala et en laissent de nombreux autres grièvement blessés à Casatejada » // Province de Caceres // La Mañana // 24.02.2021

 » Des inconnus ont abattu 20 chiens dans une rehala (1) et en ont gravement blessé un grand nombre dans une finca (2) propriété agricole située dans la zone municipale de Casatejada à Cáceres. 

(1) rehala = meute de chiens de chasse   (2) finca = exploitation agricole

Un des chiens de race podenco abattu à la finca « La Parrala », entre Talayuela et Casatejada.

Les propriétaires des chiens, des habitants de Talayuela, ont découvert le massacre mercredi après-midi, alors qu’ils se rendaient à la finca «La Parrala» pour nourrir les animaux où ils ont retrouvés beaucoup d’entre eux morts et d’autres gravement blessés et agonisants.

La Garde civile a ouvert une enquête pour clarifier les faits, bien que l’on suppose que les faits ont dû se dérouler très tôt à l’aube, profitant d’un jour de fête, puisqu’il s’agit d’un lieu particulièrement fréquenté par les agriculteurs.

Parmi les animaux décédés figurent des Podencos, des Alanos espagnols et d’autres chiens de chasse utilisés par les propriétaires pour les monterias (chasses en meute) organisées par les régions voisines. Plus d’une personne aurait pu participer à l’événement, ce qui pourrait être considéré comme un crime de maltraitance animale, étant donné le nombre élevé de chiens morts et blessés.

Des sources proches de la famille ont indiqué que « c’était un véritable massacre  » et que le ou les auteurs des faits sont entrés dans la finca après avoir fait sauter le verrou de sécurité de la porte d’accès d’un coup de fusil.

Beaucoup d’animaux sont morts à l’intérieur des chenils et d’autres sont tombés abattus en plein milieu de la propriété, les images diffusées ont provoqué une grande stupeur dans toute la région.

Un expert consulté par ‘LA MAÑANA’ de Radio Interior a expliqué qu’il est probable qu’ils ont utilisé des fusils de chasse pour tuer les chiens car cela ne laisse pas de trace étant donné qu’ils ont pris la précaution de retirer les cartouches. S’ils avaient utilisé une carabine ou une arme à canon rayé pour les tuer, un examen balistique médico-légal des projectiles aurait permis de déterminer l’arme dont ils provenaient. »

« Un an de prison pour avoir maltraité les podencas Raiz et Tierra » // Pilar Munoz pour La Tribuna de Ciudad Real // 9.12.20

Au vu des éléments de preuve présentés par le procureur délégué à l’environnement, ils ont avoué les délits et accepté la condamnation pour deux délits de mauvais traitements.

// Quatre ans et demi après que les popdencas Tierra et Raíz aient été brutalement maltraitées et abandonnées, sur le banc des accusés les deux auteurs présumés qui ont fini par admettre les crimes dont ils étaient accusés par le ministère public et ont accepté la peine d’un an d’emprisonnement, six mois pour chacun des deux délits de maltraitance animale prévus à l’article 337 du Code pénal.

Comme La Tribuna l’a appris, l’acte d’accusation et les éléments de preuve présentés par le Procureur pour l’environnement, Arancha Vinuesa, ont permis aux accusés de reconnaître expressément l’infraction. Ainsi, un accord de conformité a été conclu et la condamnation a été prononcée pour les délits formulés par le procureur. Outre la peine d’emprisonnement, ils sont expressément interdits d’exercer une profession ou un métier en rapport avec les animaux et de les détenir pendant quatre ans. Ils doivent également payer à la Protectrice des animaux les frais occasionnés par la récupération totale des podencas en raison de leur état d’abandon.

Le cas de la Terre et de la Racine est l’un des cas les plus sanglants de maltraitance animale dans la province.//

Lien de l’article original en espagnol ICI.

« Sept chiens sur dix abandonnés au refuge de Tui sont des « rebus » de la chasse » // Carlos Ponce pour Faro de Vigo // 06.12.20

Les animaux arrivent souvent au refuge avec un traumatisme ou une maladie et les propriétaires les laissent attachés à un arbre | Il y a des chiens qui sont au refuge depuis plus de 10 ans.

La fermeture du périmètre de Tui (*) a plusieurs effets collatéraux. Le commerce est l’un d’eux et son chiffre d’affaires s’est effondré le mois dernier. Mais il y a d’autres problèmes qui sont plus cachés mais qui causent beaucoup de dégâts à la municipalité de Baixo Miño. L’un d’eux affecte le refuge de Aloia, situé à Guillarei. En effet, le fait que les personnes qui ne sont pas de la municipalité ne puissent plus y entrer ou en sortir a fait en sorte que les adoptions d’animaux y ont chuté, car habituellement les habitants d’autres villes de la province comme Tomiño, A Guarda ou même Vigo se déplacent jusqu’au refuge de Tui pour adopter. Les abandons n’ont malheureusement pas baissé et les responsables et bénévoles du refuge recueillent parfois plus de cinq animaux abandonnés sur l’espace d’une semaine. Cette situation a fait en sorte que le refuge est aujourd’hui saturé.

(*) suite à l’état d’alerte sanitaire

Pour donner un peu plus d’éclairage sur base des chiffres, la capacité maximale du refuge est d’environ 70 animaux. Mais aujourd’hui, ils en abritent 90. «Nous sommes complètement dépassés, mais nous devons récupérer les chiens abandonnés dans la rue, nous n’avons pas le choix. Nous n’avons plus d’espace, nous  faisons comme nous pouvons, mais nous sommes arrivés au point où nous ne savons plus où les mettre», déclare José Joaquín Solleiro, directeur et trésorier du refuge de Tui.

Les chiens du refuge de Aloia en attente d’une adoption. FDV

Il y a quelque chose de particulièrement frappant, c’est qu’environ 70%, donc sept chiens sur dix qui arrivent au refuge, appartenaient à des chasseurs et sont donc des animaux «mis au rebus» pour cette pratique, Soit parce qu’ils sont trop vieux, soit parce qu’ils sont jeunes et après les avoir entrainés, les chasseurs se  rendent compte qu’ils ne sont pas bons pour la chasse. «La plupart sont des podencos, des déchets des chasseurs, des chiens qui ne valent plus rien», dit Solleiro.

De plus, une grande majorité des animaux qui arrivent au refuge d’Aloia sont dans un état déplorable, avec des traumatismes, des traces de coup et même la gale. «Récemment, un berger allemand est arrivé au refuge avec la gale et il n’avait plus un seul poil sur tout le corps», se souvient José Joaquín Solleiro. Certains arrivent avec des symptômes évidents de maltraitance ou avec des maladies qui n’ont jamais été traitées. La cruauté de certains propriétaires est telle que beaucoup d’entre eux, pour abandonner leur chien, laissent l’animal attaché à un arbre près du refuge. Et lorsque les volontaires arrivent le matin, ils trouvent le chien attaché et en mauvais état, ils le libèrent et cherchent aussitôt une place au refuge dans l’un des chenils.

Le directeur des lieux rappelle qu’il s’agit d’un refuge et non d’une perrera, donc « on ne tue aucun animal pour faire place à un autre ». Il faut se rendre compte qu’il y a des chiens qui sont dans le refuge depuis plus de dix ans sans que personne ne les ait adoptés.

Pour se financer, l’entité reçoit une allocation mensuelle du Conseil de mille euros plus les cotisations des 280 adhérents, qui versent une aide minimale de quinze euros par an. Tout cela, combiné aux dons des particuliers, permet de faire face aux dépenses alimentaires et vétérinaires. Le fait que la municipalité de Tui connaît des restrictions en raison du COVID signifie qu’ils ne peuvent plus organiser d’événements tels que des marchés solidaires, où le refuge vend des objets donnés par des particuliers qui leur permettent d’obtenir quelques euros supplémentaires essentiels pour les soins des chiens.

Les familles d’accueil sont un élément essentiel du refuge de Tui. Des dizaines de chiens y sont placés, et le refuge s’engage à payer toutes les dépenses alimentaires et vétérinaires de ces animaux .

Lien vers l’article original en espagnol ICI.

Chien abandonné et attaché à un arbre à l’extérieur du refuge. FDV

« Des lévriers détenus dans un état déplorable par leur propriétaire dans une ville de Ciudad Real » // El Digital de Ciudad Real // 26.11.20

La Garde Civile a fait savoir que le Service de la Protection de la Nature (SEPRONA) de Ciudad Real a ouvert une enquête à l’encontre d’un habitant de Moral de Calatrava (Ciudad Real), pour maltraitance sur animaux domestiques.

Actions

L’enquête a débuté après une décision judiciaire du Tribunal Administratif numéro 2 de Ciudad Real, ordonnant de pénétrer dans une maison de la ville de Moral de Calatrava, en compagnie d’agents des services sociaux, d’un architecte, d’un vétérinaire et de la  Police Locale de Moral de Calatrava, afin de vérifier si les animaux qui se trouvaient à l’intérieur étaient en parfait état.

Sur place, ils ont découvert 11 galgos, quelques chiots et 2 furets. Plusieurs lévriers ne portaient pas de puce électronique et n’avaient pas reçu les vaccins obligatoires et les conditions d’hygiène étaient très mauvaises, à tel point qu’il était pratiquement impossible de rester dans la maison à cause de l’odeur.

Tous les animaux étaient enfermés en permanence, les privant ainsi de l’exercice quotidien dont ils ont besoin. Ils ne disposaient pas non plus de suffisamment d’espace pour garantir leur bien-être, ni garantir la mise à disposition continue d’eau potable pour boire, et ne recevaient pas une alimentation adéquate compte tenu de la maigreur de certains animaux.

Une personne poursuivie

Le propriétaire des animaux a été mis en examen comme responsable d’un délit de maltraitance sur animaux domestiques.

Des résultats positifs grâce à la collaboration citoyenne

D’autre part, il convient de souligner que ce type d’action vient s’ajouter à d’autres résultats positifs que le Service de protection de la nature (SEPRONA) de la Garde civile de Ciudad Real a obtenu dans notre province dans le domaine de la protection des animaux domestiques. 

Les actes d’instruction ont été portés à la connaissance du Bureau des Tribunaux d’Instruction de Valdepeñas. De nombreuses infractions administratives dans lesquelles la personne faisant l’objet de l’enquête pourrait avoir été impliquée, ont également été transmises au Département du Développement Durable du conseil communautaire de Castilla La Mancha à Ciudad Real.

Lien vers l’article original en espagnol ICI

« Les vérités de la chasse octobre 2020 » // Plataformanac.org

// Les chasseurs appellent cela un sport, mais dans le sport, la mort est un accident et jamais le but ultime du jeu. Ils prétendent défendre la nature, mais ils la condamnent avec des clôtures, ils relâchent des espèces dans des endroits où elles n’ont jamais vécu, ils les nourrissent artificiellement pour qu’elles fréquentent les endroits où ils les abattront plus tard, ils éliminent leurs prédateurs et ils polluent l’environnement avec le plomb de leurs armes de chasse. Ils se présentent comme des défenseurs de l’environnement rural, mais ils arrivent, pour la plupart, des villes, au volant de leurs SUV, et condamnent leurs gens à dépendre d’activités économiques saisonnières dans lesquelles la relation entre le maître et le domestique nous rappelle des pratiques d’un autre temps.

Ils prétendent aimer leurs chiens, mais les abandonnent ou les éliminent dès qu’ils sont inutiles, en plus de les exposer aux risques de la chasse. Ils se disent persécutés, mais ce sont eux qui portent des armes.

Ils se défendent en disant que le chasseur existe depuis que l’être humain existe; mais il en va de même avec le cannibalisme ou la xénophobie, mais ce n’est pas pour cela que ces pratiques doivent être tolérées par la société contemporaine.

La vérité de la chasse c’est que c’est un commerce où tout s’achète et se vend avec des billets de cinq cents euros. Ce sont les oiseaux qu’ils lâchent pour être abattus immédiatement dans des tirs à la volée. Ce sont des rehalas, avec des dizaines d’animaux attachés à une remorque, circulant à la vitesse déterminée par son conducteur, ou entassés dans des cages dans lesquelles il est impossible de bouger. C’est un gars qui torture un renard mourant, parce qu’il s’en trouve le droit. Ce sont les lévriers pendus par centaines chaque année ou jetés sans honte aucune du haut d’une falaise; Ils ne valent même pas la peine qu’on gaspille des balles pour eux. C’est un homme qui noie un jeune sanglier blessé dans un fossé. Ce sont les chiens tombés dans un ravin, lors d’un combat à mort avec un cerf …

La vérité de la chasse c’est ce que l’on voit : torture, mort, sang, destruction, commerce, esprits malades ou manipulés, maltraitance, machisme, absence d’empathie envers des êtres qui vivent avec nous sur la planète …

Pas l’univers idyllique, rempli de mensonges intéressés, dépeint par ceux qui la pratiquent.

NON A LA CHASSE »

Lien vers l’article original : https://www.plataformanac.org/las-verdades-de-la-caza-octubre-2020/

Lien vers la vidéo Youtube : https://bit.ly/3jpIrWN