« Ils alertent sur l’abandon des chiens de chasse pendant le confinement » // CadenaSer // 19.05.20

Chien sauvé à Malaga / Société de Protection des Animaux de Malaga

// Le refuge pour animaux de Malaga dénonce la multiplication des sauvetages de chiens de chasse qui ont été abandonnés par leurs propriétaires en mauvais état durant la période de confinement.

Ils l’avaient déjà signalé il y a un mois. Ils ont été submergés par les chiens que leurs propriétaires sont venus abandonner aux portes du refuge. Ils se sont retrouvés avec plus de 900 animaux et des adoptions nationales et internationales ralenties par les mesures de sécurité mises en place suite à la pandémie. Un problème qui s’est ajouté à celui de l’abandon de nombreux chiens de chasse. Oubliés dans des caches sans contrôle, leurs propriétaires ne leur ont pas prêté assistance durant le confinement, ce qui a conduit certains chiens à s’échapper, désespérés, et certains d’entre eux qui ont été sauvés étaient dans un état lamentable, explique Carmen Manzano, présidente de la Humane Society of Malaga.

Selon Manzano, le problème se situe dans les zones rurales et  les noyaux des banlieues de Malaga. L’emplacement de ces caches est connue, dit-elle   mais les forces et les corps de sécurité ne disposent pas de moyens suffisants pour les combattre.

Maintenant, avec le passage récent dans la phase de déconfinement, le refuge pour animaux de Malaga pense qu’il peut y avoir une nouvelle reprise des abandons, la raison en est que les animaux domestiques, après deux mois de confinement avec leurs propriétaires, vont de nouveau se retrouver seuls et cela risque d’entraîner un changement dans le comportement des animaux .

Les podencos, les bodegueros et les épagneuls bretons sont les races de chiens les plus utilisées pour la chasse à Malaga et, par conséquent, les plus abandonnées chaque saison.//

« Le refuge pour animaux de Puertollano s’oppose à la sortie de ses chiens pendant l’état d’alerte » // Cadenaser.es // 08.04.20

« Huellas vise ainsi à éviter l’utilisation des chiens comme «laissez-passer» temporaires.

Chiens au refuge Huellas de Puertollano / Cadena SER

Avec le fait que les chiens sont un des motifs possibles pour sortir dans la rue pendant l’état d’alerte, les refuges de nombreuses régions d’Espagne ont vu leurs adoptions se multiplier ces dernières semaines. Celui de Puertollano a lui, en revanche, bloqué toutes les sorties de ses chiens. 

Karen Caws, présidente du refuge Huellas

La raison est simple : s’assurer que les personnes qui adoptent un chien le fassent parce qu’ils le veulent vraiment, et non parce qu’ils sont ‘un laissez-passer’ temporaire. Cela a pour conséquence que près d’une cinquantaine de chiens ne pourront pas être adoptés avant la levée de l’état d’urgence, avec la garantie que la famille où ils iront sera la meilleure pour eux. 

À ce stade, et malgré le fait qu’ils aient reçu beaucoup plus de demandes que d’habitude, le protocole strict est maintenu: premier contact téléphonique, remplissage d’un questionnaire et visite à domicile par des volontaires de Huellas. Selon le refuge, ceux qui veulent vraiment adopter un chien peuvent « comprendre cela sans problème ».

Le résultat de ce blocage des sorties étant que le nombre de chiens présents actuellement au refuge dépasse les 300 de moyenne de ces dernières années. Pour s’assurer de la continuité des soins quotidiens pendant l’état d’alerte, Huellas a fourni une liste avec les données des volontaires actifs avant le confinement, soit une dizaine de personnes dont deux seulement ont dû renoncer pour raisons de santé. Tout cela fait que les habitants à quatre pattes de la route d’El Villar n’ont pas du tout remarqué le coronavirus … à part le fait que le pain se fait un peu rare.

Pendant cette période particulière, Huellas continue à recevoir des dons de l’étranger et la collaboration du vaste réseau de partenaires internationaux, dont de nombreux envois de masques en tissu, de gants ou de tablettes de javel. 

Si vous voulez écouter l’interview de Karen Caws , présidente de Huellas Puertollano , vous pouvez le faire ici :

https://play.cadenaser.com/audio/031RD010000000003169/?leer=on

Vidéo : Interview de Karen Caws / Huellas et la crise du coronavirus: situation du refuge animalier de Puertollano / Hoy por Hoy Ciudad Real 8 avril

« Le ministère public portera son attention sur les adoptions de chiens prétextes pour sortir se promener pendant l’état d’urgence » // 20Minutos.es // 30.03.20

Le procureur de la section de l’environnement, Antonio Vercher, a déposé une demande en vue de renforcer la vigilance du Ministère Public sur les dérives que provoque la quarantaine due au Coronavirus, et plus particulièrement sur l’adoption de chiens comme prétexte à pouvoir sortir pendant l’état d’urgence. Chiens qui par la suite risquent fortement l’abandon.

La demande du procureur vise plus particulièrement la protection des animaux domestiques, le chien en premier: « nous sommes face à un véritable problème car nous n’avons aucun cadre légal pour répondre à ce phénomène », prévient Antonio Vercher.

« Paradoxalement cette crise a des effets positifs sur l’environnement en Espagne et dans le monde en diminuant les hauts niveaux de pollution atmosphérique mais d’un autre côté nous avons à faire face à de nouvelles conséquences négatives qui peuvent surgir à tout moment. »

Antonio Vercher rappelle que le décret royal concernant l’état d’urgence autorise de sortir les chiens pour de courtes promenades afin qu’ils puissent faire leurs besoins. Ce décret autorise également les déplacements pour nourrir les animaux de ferme et des refuges animaliers.

Le procureur ajoute « on constate un nombre très important d’adoptions et ce dés le début de la période de l’état d’urgence, certains refuges reconnaissant même avoir placé la totalité de leurs animaux, des chiens pour la plupart, et d’autres refuges admettent même que les adoptions continuent par internet. Le problème consiste dans le fait que nous ne pouvons pas savoir si ces adoptions sont réalisées en toute bonne foi ou si elles sont un simple prétexte pour sortir se balader »

Antonio Vercher demande instamment aux autorités d’être vigilantes au sujet de ce problème de nature frauduleuse et prévient qu’il est très probable qu’une fois l’état d’urgence levé le nombre d’abandons de chiens adoptés à cette époque d’urgence sanitaire se révèle très important.

Il rappelle que « l’abandon d’animaux dans des conditions pouvant mettre en danger leur vie et leur intégrité constitue un délit. »

Antonio Vercher demande à toutes les autorités publiques ou privées concernées qu’elles informent le Ministère Public de quelque abandon que ce soit .Il demande également au ministère de l’environnement une enquête permettant de quantifier ce genre de problème afin de faire face à de futures pandémies. //

«  »Les 90 podencos de Mogán » qui étaient à Agüimes ont été secourus et transférés à Bañaderos. »// Iles Canaries // 04.04.20

« Au cours de la journée d’aujourd’hui, trois véhicules de la Garde Civile, une de la police locale d’Agüimes et un véhicule de recueil d’animaux se sont rendus à Vargas, dans la municipalité d’Agüimes, pour transférer les chiens qui se trouvaient dans des installations dénoncées par des animalistes à de nombreuses reprises.

C’est le cas de maltraitance animale qui a duré le plus longtemps aux Canaries et le plus médiatique. 

La première plainte a été déposée en 2013 lorsque ces 90 chiens se trouvaient dans la municipalité de Mogán. PACMA a déposé une autre plainte en 2015. Dans les vidéos présentées par les animalistes, on peut voir des chiens maltraités, à la fois pour leur extrême maigreur et l’entassement de nombreux animaux dans des chenils très étroits, et aussi attachés 24h / 24.

Après les plaintes à Mogán, le propriétaire des podencos avait décidé de les emmener à Vargas, dans la municipalité d’Agüimes, où il a installé une « ferme » avec les mêmes caractéristiques, qui a également été dénoncée par les animalistes. Aujourd’hui, ils ont finalement été « secourus » et transférés au refuge de Bañaderos, où nous espérons que « les 90 podencos de Mogán connaîtront enfin une fin heureuse. »

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 » Enfin !!!!!!! Ce samedi 4 avril 2020, sept ans après la première plainte enfin les « 90 podencos » ont été sauvés. Un total de 84 chiens ont été emmenés au refuge de Bañaderos lors d’une mission à laquelle ont participé la Garde Civile, la Police Locale et des bénévoles du refuge pour animaux.

Cette photo je l’ai prise en 2013 quand ils étaient à Los Albarianes (Mogán) et j’ai été très heureux de savoir que ce podenco noir et blanc que l’on voit à gauche est l’un des survivants.

Aujourd’hui, je me sens très heureux parce que j’ai toujours dit que même pour en sauver un seul, cela valait la peine de faire beaucoup de bruit, de récolter 115.000 signatures avec une pétition, de parler d’eux à la radio, etc pour qu’on les oublie pas. Je les ai même placés avec une marque sur Google Maps pour que la justice ne perde pas leur trace… Je n’ai pas participé au sauvetage mais j’ai le sentiment d’en faire partie. Merci à toutes les personnes qui ont suivi ce cas depuis toujours et qui continueront à le faire parce que maintenant commence une mission difficile qui est de trouver un foyer pour chacun d’entre eux. Au cours de ces années, j’ai pu collecter quelques fonds qui seront destinés à couvrir en partie les dépenses et je vous dirai comment et quand cela se passera. Je n’ai pas plus de détails à vous donner pour l’instant. La nouvelle a été publiée sur https://www.grancanariatv.com/2020/04/rescatados-los-90-podencos-de-mogan-que.html?m=1 « 

« Le Parlement Européen réfute les accusations des animalistes selon lesquelles les galgos sont maltraités en Espagne » // La Opinion de Zamora // 20.03.20

// La Fédération Espagnole de Chasse a exigé des excuses de Mediaset pour avoir à nouveau accusé les chasseurs d’abandonner et de maltraiter leurs chiens.

Le Parlement Européen a rejeté une pétition portant sur la maltraitance subie par les lévriers. La pétition, présentée par l’Association des Organisations Européennes de Bien-être Animal, appelait à l’adoption de lois uniformes sur la protection et le bien-être des animaux, particulièrement « pour lutter contre la maltraitance des lévriers par les chasseurs ». Cette association animaliste accuse les chasseurs espagnols d’élever des lévriers pour la chasse dans des conditions épouvantables, ceux-ci étant « abandonnés ou assassinés brutalement ».

Le Parlement Européen réfute les accusations des animalistes qui disent que les galgos sont maltraités en Espagne

Le pétitionnaire a demandé au Parlement européen d’adopter des lois uniformes sur la protection et le bien-être des animaux, en particulier « pour lutter contre la maltraitance des lévriers » et demande que le Parlement Européen fasse pression sur le gouvernement espagnol pour qu’il prenne des mesures et revoie sa position sur cette question.

Le Parlement Européen a décidé de faire confiance à la bonne gestion du gouvernement espagnol en matière de maltraitance animale (les principes de proportionnalité et de subsidiarité doivent être respectés) et rejette la demande des groupes animalistes.

Le président de la RFEC, Ignacio Valle, a beaucoup apprécié cette nouvelle, car « l’Espagne est un pays engagé contre la maltraitance animale et cela a été démontré par le Parlement Européen. Grâce au travail de la RFEC (*) en Europe au travers de la FACE (**), nous pouvons dénoncer toutes les attaques et les mensonges répandus envers notre collectif, comme cela a été le cas avec l’attaque récente de l’eurodéputée Laura Huhtasaari ».

(*) RFEC = Fédération Royale de Chasse Espagnole

(**) FACE = Fédération des associations de chasse et de conservation de la faune sauvage de l’Union Européenne

D’autre part, la RFEC a demandé des excuses à Mediaset suite à l’attaque envers les chasseurs de Jorge Javier Vázquez, le présentateur de l’émission de Telecinco ‘Survivor’, lors de sa diffusion le 19 mars. Celui-ci a déclaré, en parlant des lévriers, qu ‘ »il y a beaucoup de chasseurs qui les abandonnent « et il a ajouté que  » les chiens ne devraient pas être utilisés pour la chasse « .

La RFEC a rappelé aux responsables de Telecinco que toute la communauté des chasseurs condamne l’abandon et la maltraitance de tous les chiens, et désapprouve le fait que Mediaset « permette en toute impunité la criminalisation d’un million de chasseurs espagnols par M. Vázquez , celui-ci se basant uniquement sur ses propres idées animalistes et anti-chasse, et ignorant les seules statistiques officielles existantes, établies par le SEPRONA de la Garde civile, qui prouvent le contraire. « 

De même, la Fédération espagnole a exprimé son indignation face à l’utilisation par son présentateur d’un programme tel que « Survivors » « pour faire entendre la voix des intérêts animalistes radicaux qui demandent l’interdiction de chasser avec des chiens, et cela, dans une tentative flagrante de manipuler l’opinion publique contre l’activité de chasse « . //

« Les amendes si l’on sort avec un chien durant l’état d’alerte sans respecter les règles vont de 100 à 30.000 euros » // Espagne //

//Les règles strictes pour sortir avec son animal de compagnie sont également sanctionnées si elles ne sont pas respectées.

 Sortir son chien dans la rue pour qu’il fasse ses besoins physiologiques est l’une des exceptions reprise dans le Décret Royal décrivant les restrictions à la mobilité dans le cadre de l’état d’alerte, mais avec des règles très strictes qui, si elles ne sont pas respectées, entraînent des sanctions, dont les plus légères s’élèvent à 100 euros et les plus élevées peuvent atteindre les 30.000 euros.

Les promenades doivent être courtes, les plus courtes possible; sans s’éloigner de la maison; toujours seul: un chien, un propriétaire; sans socialiser avec des chiens ou d’autres personnes; avec une bouteille d’eau avec du détergent pour nettoyer les endroits où le chien fait ses besoins et un nombre de promenades aussi limité que possible par jour, entre autres règles. Mais que se passe-t-il si l’on ne respecte pas ces règles ? Que se passe-t-il si nous «profitons» d’un animal pour échapper au confinement? Et bien dans ce cas, nous nous exposons à une sanction sévère , nous devons être conscients que nous devons rester à la maison, même si nous avons un chien.

  • Tous les parcs sont fermés, beaucoup d’entre eux avec des chaines. Si nous décidons de faire sauter la fermeture et d’entrer pour promener notre ami à quatre pattes, l’amende la plus moins élevée est de 100 euros mais peut atteindre jusqu’à 600 euros selon la gravité.
  • De 600 à 30 000 euros si l’on ne respecte pas les injonctions de l’autorité. La désobéissance aux agents est un délit grave. En tout temps, nous devons suivre leurs instructions, et s’ils nous disent que nous devons rentrer chez nous avec notre chien dès que possible, nous devons le faire, sinon il faudra en payer le prix.Le chien ne peut ni renifler une personne, ni renifler un chien. Si nous permettons à quelqu’un de s’approcher, la Loi de Santé Publique prévoit des infractions graves, une amende de 3.001 à 60.000 euros, à quiconque se livre à des actes ou omissions susceptibles de présenter un risque ou un dommage grave pour la santé de la population. Bien que les animaux ne souffrent pas du coronavirus et ne le transmettent pas,  en état d’alerte, il existe un risque pour la santé publique de laisser un chien venir renifler une personne, de sorte que la sanction peut être immédiate.
  • L’animal doit toujours être tenu en laisse. Pour cette raison, l’animal n’est pas autorisé à jouer avec une balle ou on ne peut pas lui lancer quelque chose pour qu’il le ramène, il ne peut pas non plus courir dans la rue même s’il n’y a personne. Les amendes si l’on lâche son chien s’élèvent à 300 euros (déjà d’application avant l’état d’alerte). Les amendes sont encore bien plus élevées lorsque l’animal qui n’est pas attaché appartient à l’une des races considérées comme « potentiellement dangereuses »: Pit Bull Terrier, Dogo Argentino, Rottweiler, American Staffordshire Terrier, Staffordshire Bull Terrier, Fila Brasileiro, Tosa Inu et Akita Inu avec des amendes comprises entre 300 et 3.000 euros. De plus, il doit porter une muselière.
  • Ramassage et nettoyage des excréments. Si aujourd’hui, tout le monde sait qu’il doit ramasser les excréments de son chien avec le sac approprié et les déposer dans des conteneurs spéciaux ou à la poubelle, pendant l’état d’alerte c’est encore plus nécessaire, vous devrez même avoir une bouteille avec eau et détergent. Déroger à cette obligation entraîne une amende allant de 300 à 3.000 euros, mais ce que de nombreux citoyens ne savent pas, c’est que selon l’endroit où ils vivent, ils doivent également nettoyer l’urine de leurs chiens avec de l’eau et du vinaigre ou un désinfectant. Généralement, l’amende est de 750 euros , mais il existe des endroits comme Palma où l’amende peut atteindre 1.500 euros.
  • Identification. Les réglementations ne sont pas unifiées entre les différents territoires, mais généralement il faut enregistrer son chien dans un registre Municipal ou Autonome, l’identifier via une puce électronique et il doit porter une plaque sur son collier permettant de l’identifier. S’il ne porte pas de puce, les amendes varient de 500 à 6.000 euros. Dans le cas des chiens de race dangereuse, en plus de cela, les propriétaires doivent avoir une assurance responsabilité civile et une licence pour pouvoir les détenir. Dans certaines Communautés, il est également nécessaire d’enregistrer l’ADN de l’animal dans la banque de données génétiques municipale car des patrouilles spéciales collectent les excréments dans les rues, pour les analyser et identifier via l’ADN le propriétaire de l’animal. Les propriétaires de chiens qui ne ramassent pas les excréments peuvent se voir infliger une amende moyenne d’environ 200 euros. Si le chien est identifié par ses excréments, en plus de l’amende correspondante pour ne pas les avoir collectés, le coût de l’analyse en laboratoire vient s’ajouter au montant de l’amende.
  • Promenade par un mineur. Dans ce cas, la législation est claire, pour être propriétaire d’un animal, vous devez être majeur, donc le faire sortir dans la rue par une personne de moins de 18 ans peut signifier que vous violez non pas une mais plusieurs lois, telles que la Sécurité des Citoyens, de la Santé Publique et même  la Loi relative aux Mineurs. Les sanctions ne descendent pas en dessous de 300 euros et les agents peuvent même confisquer l’animal à l’adolescent.
  • La vente entre particuliers est interdite et entraîne des amendes comprises entre 3.000 et 9.000 euros. Dans cette section, on peut également considérer le cas où vous donnez votre chien à un voisin pour sortir dans la rue. Si vous ne pouvez pas prouver que l’animal qui est avec vous dans la rue est votre propriété avec ses documents en règle, vous risquez une amende pouvant atteindre 1.000 euros.
  • Maintenant que la population est confinée à la maison 24 heures sur 24, il est encore plus important que vous empêchiez votre chien de déranger l’entourage. Si vous dérangez le repos des voisins la nuit ou au moment de la sieste, vous pouvez être condamné à une amende d’environ 300 euros.
  • Si vous devez aller chez le vétérinaire par nécessité, gardez bien à l’esprit qu’un chien dans la voiture est régi par la réglementation pour le transport de marchandises , et en tant que tel doit être très sûr et surtout éviter le risque de gêner la conduite. S’il est petit, il est préférable de le placer sur le sol du siège arrière. Les plus gros seront mieux dans le coffre, séparés par une grille ou un filet ou sécurisés avec un double harnais d’ancrage. Et en général pour toutes les tailles, s’ils sont assis sur les sièges arrière de la voiture, ils doivent être attachés avec un double harnais d’ancrage. L’amende pour non-respect de cette règle va de 100 à 200 euros.
  • Les sanctions les plus graves, jusqu’à 30.000 euros, concernent les cas de maltraitance ou d’abandon. Pendant la crise du coronavirus, les autorités rappellent régulièrement à tous que les chiens ne transmettent pas le COVID-19 et demandent qu’ils ne paniquent pas et surtout qu’ils ne les abandonnent pas.//

"Les animaux des fourrières municipales en situation critique en raison de l'état d'alerte" // Pacma // 17.03.20

// L’accès des bénévoles dans les centres municipaux a été affecté par l’état d’alerte. Nous demandons qu’ils puissent continuer à y accéder, toujours avec les précautions maximales qui s’imposent.

La situation exceptionnelle dans laquelle nous nous trouvons tous plongés suite à la pandémie de coronavirus affecte également les éternels oubliés de la société : les animaux. Le gouvernement a repris dans les exceptions aux mesures imposées par l’état d’alerte le soin et l’alimentation des animaux hébergés dans les refuges et les protectoras, soins assurés par des volontaires. Mais qu’en est-il des animaux qui se trouvent dans les centres municipaux?

Ces centres ont des travailleurs nommés par le conseil municipal de chaque localité, mais une bonne partie du travail qui est effectué, comme les promenades quotidiennes avec les chiens, incombent aux volontaires qui viennent bénévolement prendre soin des animaux.

Dans la situation actuelle, l’accès des bénévoles à ces centres municipaux a été interdit. Les travailleurs continuent de venir, mais une partie du travail qui est réalisé habituellement a été suspendu en raison du manque de personnel et de ressources, car les volontaires ne peuvent pas venir en raison des restrictions de l’état d’alerte.

Pour les bénévoles, prendre soin de ces animaux est un engagement, un dévouement et un travail.

Le soin à ces animaux en situation critique.

Prendre soin de ces animaux ne se limite pas à l’alimentation. Dans les centres municipaux, les animaux vivent dans peu d’espace, dans des chenils individuels, et ils ne sortent que lorsque les volontaires viennent leur faire faire leur promenade quotidienne. Dans la situation actuelle, en l’absence de personnel, les travailleurs nommés ne peuvent pas effectuer tous les travaux seuls. Par conséquent, les animaux passent 24 heures/24 enfermés dans un espace très réduit, ce qui peut affecter leur santé physique et mentale et aggraver la situation dans laquelle ils se trouvent , qui est déjà critique, sans maison ni famille.

Laisser un chien avec un niveau d’énergie élevé confiné 24 heures sur 24 pendant des semaines peut augmenter de manière considérable son niveau d’anxiété. Les conséquences peuvent être irréversibles pour l’animal. Les promenades sont vitales pour son intégrité mentale et physique, presque autant qu’une alimentation correcte.

Par conséquent, ces centres et les animaux qui s’y trouvent ont besoin que des volontaires viennent aider, en respectant toujours les protocoles établis et les mesures imposées par les autorités. Nous ne savons pas combien de temps l’état d’alerte peut durer, bien que tout indique qu’il se poursuivra pendant plusieurs semaines. Par conséquent, un protocole est nécessaire pour que ces animaux puissent être soignés de la meilleure façon possible.

Dans la Communauté de Madrid, par exemple, un réseau de volontaires s’est organisé pendant ces jours et ces semaines de confinement, prêt à aider là où c’est nécessaire, et une bonne partie des volontaires qui viennent régulièrement dans les centres sont prêts à continuer leur travail pour soigner les animaux, comme ils nous l’ont fait savoir.

De plus, le travail que ces personnes effectuent n’est pas seulement un service bénévole, mais il remplit une fonction obligatoire de ces centres pour animaux, qui est de disposer de suffisamment de personnel pour fournir aux animaux tous les soins nécessaires à leur bien-être, «en ce compris une alimentation adéquate, une protection contre les intempéries, de l’exercice et, en général, l’attention nécessaire en fonction de leurs besoins », selon la Loi relative à la Protection des Animaux de Compagnie de la Communauté de Madrid.

Nous demandons donc aux autorités d’inclure les centres municipaux parmi les lieux qui nécessitent du personnel bénévole pour continuer à fonctionner et, comme c’est le cas pour les refuges et les protectoras, de permettre aux bénévoles de continuer à faire leur travail, si important dans cette situation critique.

Les personnes qui se proposent comme bénévoles sont, comme elles nous l’ont fait savoir, conscientes de la gravité de la situation dans laquelle nous nous trouvons et sont prêtes à agir avec la plus grande prudence et à suivre les protocoles établis par le Gouvernement et les autorités sanitaires, en évitant tout contact entre eux et en se consacrant uniquement aux soins et à la promenade des animaux. //

"Huit bénévoles de Huellas ont reçu l'autorisation de continuer à travailler dans le refuge pour chiens" // Lanza – Diario de la Mancha // 18.03.20

Huit chiens sont entrés au refuge ces derniers jours de mars / Lance

// Huit volontaires, dûment accrédités, poursuivent leurs tâches dans le refuge canin de Huellas pour pouvoir s’occuper des près de 280 chiens qui s’y trouvent, cependant les adoptions sont paralysées et si les animaux continuent à entrer dans ce refuge il n’y aura pas de place pour tout le monde, ils en appellent à la responsabilité de chacun.

Huit volontaires du refuge Huellas de Puertollano continuent à travailler au refuge. Un document de volontariat reprenant leurs noms et numéros de registre national a été transmis à la police locale de la ville et aux autres forces de sécurité afin que ces volontaires soient autorisés à se rendre au refuge en voiture pour le cas où ils seraient contrôlés par des agents.

Le travail qu’ils réalisent chaque jour pour ces animaux (pour le moment environ 280 chiens et chats) ne peut pas s’arrêter et donc ils s’organisent en deux shifts, un le matin et un l’après-midi afin que les volontaires soient le moins en contact possible et ils essaient aussi d’aller dans des voitures différentes pour la même raison. Ce sont quelques-unes des mesures que ce refuge a prises pour continuer à prendre soin de ses chiens et chats.

Malheureusement, le refuge Huellas de Puertollano continue à enregistrer chaque jour des entrées alors que les adoptions sont toutes suspendues, c’est pourquoi ils en appellent à la responsabilité de la population pour qu’ils n’abandonnent pas leurs chiens et éviter ainsi que le refuge soit saturé.

Au cours de ces dix-huit jours du mois de mars, 28 chiens sont entrés au refuge – dont 8 podencos et 4 galgos -. Le refuge précise qu’ils ne savent pas très bien si ces entrées sont encore liées à la fin de la saison de chasse ou parce que la population craint de ne pas pouvoir s’occuper de ses animaux à cause du coronavirus.

La présidente du refuge, Karen Caws, a expliqué qu’ils ne peuvent plus envoyer de chiens adoptés en Espagne ou à l’étranger et que donc s’il continue à y avoir des entrées, il y aura un grave problème d’espace. Pour illustrer ce problème, ce samedi 18 chiens devaient partir en Hollande pour être adoptés et ce ne sera possible, et vendredi dernier le transporteur d’une mastine adoptée en France a été contraint de faire demi-tour. «Nous ne pouvons pas faire de pré-visites pour les adoptions et les sorties pour les adoptions nationales ne peuvent pas non plus se faire, donc les adoptions (nationales et internationales) sont totalement paralysées ».

À tout cela s’ajoute que les dons de produits faits régulièrement par la population pour nous aider sont aussi bloqués car les habitants doivent rester à la maison. Et maintenant, lorsque les volontaires de Huellas vont chercher de l’eau de Javel au supermarché, parfois ils trouvent très peu de bouteilles car la population en a également plus besoin en ce moment pour désinfecter.//

Un des chiens retrouvé attaché ces jours-ci / Spear

« Huellas parvient à faire adopter 80% des animaux qui entrent au refuge » // La Tribuna De Ciudad Real // 15.03.20

// Le Centre d’Accueil pour Animaux Abandonnés a enregistré 512 entrées de chiens et de chats en 2019, soit 43% de plus qu’en 2018, et a réussi à en faire adopter environ 400.

Une bénévole de Huellas caresse un chien.

L’Association Protectrice des Animaux et de la Faune ‘Huellas’ de Puertollano, qui gère le Centre d’Accueil pour Animaux Abandonnés de la ville, a clôturé l’année dernière avec un nombre record d’adoptions. Le collectif présidé par Karen Caws a réussi à faire adopter près de huit animaux sur dix qui sont entrés au refuge, plus concrètement, sur les 512 entrées enregistrées entre janvier et décembre 399 ont été adoptés, soit 77,9%.

Selon les données fournies par l’Association ‘Huellas’ à notre journal, en 2019, il y a eu 512 entrées d’animaux au refuge municipal, soit 423 chiens et 89 chats, pour 399 adoptions, soit 343 chiens et 56 chats. 97 des animaux non adoptés (76 chiens et 21 chats) sont morts, soit de causes naturelles soit ont été euthanasiés, ou ont été récupérés par leurs propriétaires au refuge. Il est bon de rappeler que les euthanasies sont des euthanasies autorisées par le vétérinaire et toujours pour empêcher l’animal de souffrir ou d’agoniser, comme dans les cas de blessures graves suite à un choc avec un véhicule.

La présidente de l’Association ‘Huellas’ de Puertollano, Karen Caws, apprécie le nombre d’adoptions réalisées l’année dernière, pourcentage qui dépasse de loin celui de 2018 : bien que le nombre d’animaux arrivés au Centre d’Accueil a considérablement augmenté, passant de 358 en 2018 à 512 en 2019, les adoptions sont, elles, passées de 242 en 2018 à 399 en 2019.

Karen Caws précise également que la majeure partie des adoptions sont toujours réalisées à l’étranger, avec environ 85% du total, mais elle se réjouit du fait qu’en 2019, il y ait eu une augmentation des adoptions de chiens et de chats à Puertollano et dans la région, «ce qui nous rend très heureux », bien qu’elle admette que le chiffre est encore« minime». Quant aux pays d’adoption, les principaux sont à nouveau les Pays-Bas, la Belgique, la France, l’Italie et le Royaume-Uni.

Dans le cas du Royaume-Uni, la présidente de l’Association ‘Huellas’ de Puertollano indique que l’impact de sa sortie de l’Union européenne (UE), plus connue sous le nom de ‘Brexit’, ne s’est pas encore fait sentir. Mais elle reconnaît que ce ne sera vraiment qu’à partir de 2021 que l’impact sera plus important car jusqu’au 31 décembre de cette année, ‘tout devrait rester identique au niveau des procédures’. A partir de 2021, même si les animaux pourront continuer à voyager au Royaume-Uni malgré le «Brexit», le processus sera «plus long et plus lent», surtout en matière de vaccinations et de permis.
En tout cas, en janvier de cette année, 14 chiens ont encore pu être envoyés au Royaume-Uni par Huellas pour leur adoption, de sorte que pour le moment « le » Brexit  » ne nous affecte pas directement, même si nous devons nous y préparer. » De plus, les coûts de transport des animaux devraient également augmenter lorsque le Royaume-Uni quittera l’Union européenne.


Financement et bénévoles. 

Malgré les bonnes données des adoptions, l’Association ‘Huellas’ de Puertollano a connu en 2019 des moments ‘très compliqués’ en raison de l’insuffisance des ressources et des finances et du manque de bénévoles. À la fin de l’année dernière, la Municipalité a payé 30.000 des 40.000 euros de sa subvention annuelle de 2019, soit un quart de moins que convenu pour 2019 et encore rien pour 2020.
Concernant le volontariat, Karen Caws lance un appel à la société de Puertollano pour qu’ils collaborent avec le Centre d’Accueil pour Animaux Abandonnés, et notamment les jeunes, soulignant que « le volontariat est très positif, notamment pour les étudiants, car ils peuvent le mettre sur leur CV et cela les aide lors de la recherche d’un emploi ». Elle encourage également les universitaires qui étudient la médecine vétérinaire à venir au refuge « pour prêter main forte car ils apprendront sûrement beaucoup ». « Le bénévolat est un travail très gratifiant pour celui qui le réalise, et dans ce cas aussi, l’aide nous serait très utile pour promener les chiens, les brosser, etc. », ajoute Karen Caws.//

« ART ET PROTESTATION CONTRE LA CHASSE » // ElDiario.es // El Caballo de Nietsche // 31.01.20

Paco Catalan

Pour la neuvième année consécutive,la Plateforme N.A.C(Non A la Chasse)à appelé à manifester contre la chasse,et particulièrement contre l’utilisation des chiens qui aboutit à l’exploitation, la maltraitance et l’abandon entre autre de milliers de galgos et podencos.

Paco Catalan

Ce premier dimanche de février qui coïncide une fois de plus avec la fin de la saison de  chasse, il y aura 39 cortèges en Espagne ainsi que dans cinq autres villes européennes (Cologne, Amsterdam, Toulouse, Milan et Gand) en coordination avec plus de 600 organisations et partis politiques.

Paco Catalan

Une de ces organisations est  » Capital Animal-Plateforme d’art, de culture et du droit des animaux  » qui a proposé une exposition itinérante avec une sélection de vignettes de l’artiste Paco Catalan, mondialement reconnu pour son engagement envers la cause animale. Depuis plusieurs années ce dessinateur publie quotidiennement des vignettes sur les réseaux sociaux à travers lesquelles il dénonce sans complaisance et avec une grande sensibilité l’immense injustice et l’horrible violence dont sont victimes les animaux. Un des chevaux de bataille de Paco Catalan est la dénonciation de la chasse.

Paco Catalan

Plus un animal est vulnérable plus il a  besoin d’être défendu. C’est la devise adoptée par la Plateforme N.A.C. Dans son manifeste de 2020 qui sera lu à la fin de tous les rassemblements organisés, la N.A.C rappelle à quel point la chasse avec des lévriers est « la plus cruelle des formes de chasse car elle englobe la mort des proies et le tourment sans fin des chiens qui ne sont que des instruments. Les animaux chassés deviennent des trophées et les chiens, blessés, abandonnés, humiliés sont éliminés de la pire des manières. »

Paco Catalan

Environ 50 000 galgos sont « écartés » chaque année, sans compter les podencos, setters, pointers et autres chiens de chasse. Ce sont des dizaines de milliers de chiens qui après une vie misérable (enfermés, attachés, affamés, apeurés, soumis à de terribles entraînements, exploités jusqu’au bout) sont abattus ou abandonnés car jugés inaptes pour la chasse, trop lents ou trop vieux. En fait tout simplement parce qu’ils ne sont pas bons pour la seule tâche que leurs tortionnaires voudraient leur faire exécuter.

Paco Catalan

La société espagnole est de plus en plus sensible au thème de la violence de la chasse comme l’a récemment démontré le retentissement qu’a provoqué la mort insoutenable de la chienne Alma tuée par un chasseur. Et pourtant au même moment au Congés des Députés, non seulement on attend toujours que soit votée une loi en faveur de la protection animale, mais de plus en ses rangs nous trouvons encore des instigateurs à la haine envers toutes les différences. Ces députés sans âme défendent les armes contre ceux qui n’en ont pas et soutiennent la violence contre les animaux à des fins bassement politiques.

Paco Catalan

Devant tant de barbarie nous avons l’obligation morale de faire face, de descendre dans la rue, d’unir nos efforts afin de contrecarrer ce mal et rendre hommage à ses millions de victimes. » Il n’est plus temps de lutter chacun de son côté » selon N.A.C , il faut s’unir dans un pays où le lobby de la chasse impose son trafic et où la troisième force parlementaire prétend faire de la chasse et de la tauromachie des matières enseignées à l’école et s’ingénie à poursuivre toute personne remettant en cause la suprématie de l’homme blanc occidental »

Paco Catalan

Ces gens nous présentent la chasse comme une tradition, un sport, une culture, un moyen de subsistance et même une méthode écologique pour réguler la faune. Mais en fait « la chasse consiste à tuer des animaux pour le plaisir ou l’argent » cela est une des « 7 vérités sur l’impact de la chasse en Espagne « ; rapport publié par les Ecologistes en Action. A lire absolument pour comprendre le pouvoir politique et économique de la chasse. Les six autres vérités sont : « la chasse n’est pas compatible avec la bio-diversité », « la chasse transforme les réserves naturelles en fermes d’élevage intensif et champs de tir », « la chasse n’est pas utile à la gestion de la faune, ni au contrôle des populations animales », « la chasse limite les droits de la majorité des citoyens « , « la chasse ne favorise pas le développement rural et est préjudiciable à beaucoup d’autres activités », « la chasse non seulement tue mais torture aussi ».

Paco Catalan

La poétesse Marta Navarro Garcia qualifie la chasse de : « passeport pour la préhistoire. Les chasseurs sont des cimetières ambulants et chaque fois qu’ils appuient sur la détente ils deviennent des braconniers du monde », on ne pourrait mieux dire.

« La chasse est argent, mort, sang, torture, machisme, destruction de la nature, attentat contre la vie sauvage, symbole de l’abandon des zones rurales, élitisme de la pire espèce, bruit de fusillade criminelle là où régnait le silence » conclu le manifeste de la N.A.C 2020. Les raisons ne manquent pas pour sortir ce dimanche manifester dans la rue contre tant de violence et défendre une société plus pacifique, plus empathique, plus juste et enfin briser ce cercle vicieux qu’est la chasse et faire l’histoire. //