Rapport d’activité du refuge Huellas à Puertollano pour leur sixième anniversaire

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// Sixième anniversaire du refuge Huellas de  Puertollano //

En ce mois de mai, nous fếtons les six ans de notre refuge et association de protection animale à Puertollano. Six ans à ramasser des animaux de la rue, à les garder dans de bonnes conditions physiques et psychiques, et à chercher sans relâche une nouvelle chance pour eux. Nous avons enduré à de nombreuses difficultés de toutes sortes : beaucoup plus d’entrées que adoptions, manque de ressources financières, des installations insuffisantes et détériorées; des animaux entassés qui sont stressés et parfois se battent; peu de bénévoles, diffamation sur les réseaux sociaux, etc.

Au prix d’un grand effort quotidien, toujours grâce à aux bénévoles, des solutions ont été trouvées pour de nombreux problèmes: nous avons fait une énorme travail de diffusion de nos animaux, par le biais de notre site web et Facebook; nous avons contacté des associations étrangère (Angleterre, France , Italie, Belgique, Hollande et Allemagne) qui ont aidé depuis à rechercher de nouveaux foyers pour nos animaux. Le réseau de contacts sur le territoire national, et le sérieux de notre équipe d’adoptions, a obtenu un taux élevé d’adoptions réussies.

Notre effort se concentre sur les quatre étapes par lesquelles passe un animal abandonné. Le ramassage, le séjour au refuge, la diffusion et le traitement de l’adoption. Pour toutes ces tâches, nous avons des volontaires spécialisés… mais souvent lemême bénévole à plusieurs tâches à effectuer à la fois. Sans horaires, sans limites… et le pire : avec un très faible nombre de bénévoles pour aborder la tâche à laquelle nous sommes confrontés. Nos animaux ne comprennent pas nos limites, ils doivent manger, être soignés dans la mesure qui leur a été prescrit, et il faut nettoyer quotidennement les installations…

Aussi, nous avons commis et commettons des erreurs, mais il n’y a rien comme l’apprentissage quotidien, être avec eux les 365 jours de l’année, sans faiblir aucun jour en dépit de l’adversité, grâce à cela, on apprend de jour en jour sur ses lacunes et sur la prévention de maladies.

Avec une aide des institutions insuffisante pour couvrir nos besoins, ce sont les partenaires, les parrainages et surtout les apports de dons provenant de l’étranger qui nous maintient à flot.

Nous voulons, cependant, partager notre grande satisfaction : plus de 1500 animaux adoptés depuis qu’on est en fonctionnement, dix associations étrangères fidélisées sur le long terme depuis des années, attachées à notre cause et qui cherchent des adoptions; nos installations qui ont été étendues, se sont améliorées et continuent de s’améliorer peu à peu, avec l’effort quotidien de certains dévoués bénévoles, et l’aide de bénévoles hollandais qui viennent travailler dans notre refuge de manière désintéressée.

Il faut également souligner l’excellent travail qu’ effectuent les familles d’accueil, grâce à leur aide indispensable par exemple la parvovirose ne se propagent pas chez les chiots au refuge.

Le logement des animaux au refuge a été une préoccupation depuis le début, et après toutes ces années et de grands efforts, nous avons une façon de les répartir par affinité de caractère, ce qui a réduit considérablement les bagarres et les blessures qui en découlent. Beaucoup de nos visiteurs s’étonnent à présent de voir nos animaux tranquilles et même heureux, chose inhabituelle dans les installations zoologiques de notre taille.

Nous avons adapté également un espace pour que les chats puissent mener une vie la plus digne possible dans la mesure de nos possibilités limitées, et dans la seule dernière année, il y a eu 83 chats. En outre, nous avons également mené des campagnes pour ces chats, en dépit de ne pas avoir de poste budgétaire qui leur est destiné et malgré nos ressources extrêmement rares et nos dettes financières continues.

Et enfin, mais non des moindres, une situation financière qui nous permet de rester à flot… C’est vrai que nous dépendons de dons, mais il n’en est pas moins vrai que, suivant ainsi, ils ne vont pas nous tourner le dos. L’aide continuera d’entrer si nous poursuivons nos efforts et en montrant aux donateurs que leur argent profite au maximum. Qui pas, nous ne cesserons de répondre présent pour les animaux. Jamais. Notre engagement envers les animaux est notre meilleur garantie de survie.

Pour terminer, nous aimerions que vous voyiez une information très remarquable et dont nous sommes très fiers, et qui a été présentée lors de la dernière assemblée des associés d’empreintes, et juste pour ça, c’est pour ça qu’on se bat au jour le jour, c’est notre moteur, leur donner une vie décente Et une famille pour la vie. (voir tableau en début d’article) //

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« Le lévrier dans les cultures anciennes • Galgos, toujours aux côtés des rois, reines et sorciers » // de Bárbara Vidal Munera // Yo Galgo Productions


// Le lévrier serait l’un des premiers chiens domestiqués. Cette race élégante et mystérieuse a très peu changé, d’après ce que l’on en a vu sur les murs des temples et tombes de certains pharaons égyptiens. D’ailleurs, Anubis le dieu de la mort, est représenté sous une forme similaire au lévrier.

Les lévriers en Égypte étaient les chiens des rois et pharaons. Antefaa II, Thutmose III et même Tutankhamun furent inhumés avec leurs chiens. Beaucoup de sarcophages, jarres et autres vieux objets découverts, dépeignent des scènes de pharaons, leurs familles et leurs chiens, ensemble. Seules ces personnes -de confiance- pouvaient approcher ces chiens. Il était octroyé à leurs soigneurs une vie plus confortable et beaucoup d’avantages spéciaux. Ils jouissaient d’une position privilégiée dans la société. Les lévriers, de par leur apparence et leur présence, illuminaient la royauté d’une aura de noblesse.

a.jpegLes lévriers furent considérés de la même façon dans la haute société d’Angleterre où ils devinrent symbole de statut social.

L’histoire des lévriers espagnols débute avec les Gaulois; d’après le dictionnaire national, le nom « Galgo » provient de « Gallicus Canis »= le chien gaulois. Ils sont également mentionnés dans des écrits romains datant du premier siècle après J -C mais c’est au cours du Moyen-Age que le lévrier se couvrit lui – même de gloire et commença à apparaître dans les palais, les toiles de maîtres et les vers des poètes.

La chasse traditionnelle au galgo est très ancienne en Espagne. Elle remonte à l’époque où la noblesse recherchait la compagnie de ces chiens car cela était une forme de distinction. Le galgo était tellement respecté que dans certaines parties de l’Espagne, sa possession fut interdite aux classes non aristocratiques (ceci eu également lieu en Angleterre et en d’autres endroits). En effet le lévrier italien fut créé pour le « commun du peuple » afin qu’il puisse posséder aussi des lévriers. Ce veto fut perpétué par les Borbones, Carlos III fit interdire leur reproduction partout dans le pays, excepté Toledo, Segovia et Madrid, berceaux de la noblesse. Les galgos étaient si précieux que le châtiment pour avoir tué l’un d’entre eux était le même que pour le crime d’un être humain.

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EDWIN HENRY LANDSEER, A GREYHOUND WITH A HARE, 1817, Oil on cancas

Ce que nous ne savions pas jusqu’à présent, dit Gary Tinterow, conservateur de l’art moderne au Métropolitan Museum of Art, à New York (et père adoptif de plusieurs lévriers), est que le lévrier est la seule race de chien qui apparaît invariablement dans l’histoire de l’art depuis les 5000 dernières années… mais ceci est une autre histoire. //

Informations importantes sur le cas de 12 Podencos disparus il y a quelques mois à Los Realejos (Canaries) // Sin Voz Tenerife // 25.05.17


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// Bonsoir à tous.

Nous avons des INFORMATIONS IMPORTANTES SUR LE CAS DES 12 PODENCOS DISPARUS à Los Realejos, et nous voulons que vous tous, qui avez suivi cette affaire depuis le début, soyez informés de ce qui se passe.

Cette information est totalement véridique et vient directement des personnes impliquées dans cette affaire.

L’AFFAIRE A ETE CLASSEE par le juge, pour les raisons suivantes, que nous avons résumées ci-dessous :

  • Le juge ne pense pas que les chiens sont dans une situation grave de non-assistance, il note qu’il n’existe aucune preuve de maltraitance animale qui justifierait une qualification de crime à poursuivre par voie pénale. Il suggère de le classer comme infraction à gérer par le conseil municipal de Los Realejos.
  • Il y a une distinction entre le traitement qu’il faut donner à un chien de chasse par rapport à une autre race, même si la loi les protège de la même manière
  • Les photos, les vidéos, les lectures de puce et témoignages apportés ne sont pas suffisants pour déterminer une situation de maltraitance évidente, chiens maigres, attachés, sans eau ni nourriture, avec des tumeurs …
  • Seuls les témoignages des personnes dénoncées, sans preuves et soutenues par le vétérinaire ami depuis toujours, sont très convaincants. Il convient de souligner que le juge n’a assisté à aucun des témoignages des plaignants, ni témoins, ni protectoras, ni propriétaires des fincas soit une douzaine de déclarations au total … par contre, il a assisté à ceux des 3 personnes dénoncées et ces témoignages l’ont totalement convaincu …
  • Il reconnaît que « les images montrent des chiens très maigres, dans des conditions de vie déplorables et visiblement malades mais il n’y a pas d’intention de maltraitance puisque les suspects eux-mêmes reconnaissent la maladie des animaux et les ont présentés au vétérinaire après dénonciation, quel que soit l’état dans lequel ils se trouvaient avant et dans lequel ils ont fini, cela montre, selon le juge, qu’ils s’inquiètent pour leurs animaux … Ce raisonnement qu’il prête aux suspects pourrait être assimilé à celui-ci : « j’ai négligé mon fils de 3 ans pendant plusieurs mois, je ne l’ai pas nourri, je ne l’ai pas emmené chez le pédiatre, mais je le reconnais et j’en suis désolé, donc ils doivent me déclarer innocent car quand je l’ai réalisé, je l’ai emmené aux urgences et j’ai le témoignage du médecin qui me défend » … jugez vous-même …
  • Des 13 chiens dénoncés, le juge n’en mentionne que trois : l’un est mort, l’autre a été vu par un vétérinaire et il ne s’explique pas sur le cas du troisième car c’est une autre procédure puisqu’il s’agit d’un animal volé dont les documents ont été falsifiés et qui portait deux puces …

Le juge précise que les autres animaux en possession des personnes dénoncées étaient en bon état et il ne mentionne à aucun moment le cas des 12 podencos disparus que l’on recherche toujours …

Il va sans dire que les plaignants ont déposé un recours.

Dans cette ordonnance, le juge fait référence au célèbre arrêt 338/2014 sans approfondir, mais ce sont justement des arguments qui jouent contre sa version.

Cet arrêt concerne un individu qui a maintenu pendant des mois deux chiens dans des conditions similaires à celles des podencos … et a été condamné à six mois de prison.

Le juge a refusé toutes les preuves fournies par les plaignants, notamment la déclaration du maire qui a reçu un appel de la SPA de Candy Raya (Puerto de la Cruz) pour dénoncer ces chiens. La SPA avait été contactée en premier lieu par la plaignante qui ne savait pas quoi faire et, comme par hasard, 12 heures plus tard, les chiens avaient disparu …

On a également demandé à la compagnie de téléphone de donner une liste des appels de ce jour pour voir si le maire les avait appelés pour les avertir mais là aussi, le juge a refusé …

Qui a averti les suspects ?

Je vous laisse seuls juges car la justice est très subjective …

Nous vous demandons de vous faire l’écho de cette affaire, car ce qui se passe est vraiment grave et si nous autorisons cela, notre lutte ne sert plus à rien.

Pour l’instant, nous avons intenté un recours contre l’ordonnance de ce jugement, devant la chambre criminelle de la cour provinciale de Santa Cruz de Tenerife. Et maintenant il faut juste attendre.

Merci à tous et s’il vous plaît, diffusez pour que cela se sache.//

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«Chiots Galgos», «Vente de Galgos», «Milanuncios Galgos» // Melisa Tuya // 20Minutos Blogs // 26.04.2017

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// « Chiots Galgos » semble être le mot clé que la plupart des gens tapent dans Google en relation avec ces chiens, comme me l’a raconté une connaissance (merci Bea), experte dans la recherche de ce type de commentaire : « les galgos sont devenus très à la mode,non ? ». Affirmation basée sur le graphique des recherches en recrudescence, mais qui ont diminués quelque peu. Même si il est probable qu’ils soient toujours à la mode. Ces derniers temps, le problème de l’abandon des galgos a été fortement médiatisé: beaucoup de personnes célèbres sont photographiées en compagnie de ces chiens, pour des calendriers de solidarité, dans la presse, ainsi que des reportages (comme celui de hier soir à propos des chiens de chasse dans PUNTA DE MIRA), montrant ces animaux si élégants aux citoyens, alors qu’il était impossible d’en voir dans le passé.

De plus, il est désolant de constater que la plupart des gens recherchent des chiots galgos. La majorité des galgos à la recherche d’un foyer sont des chiens adultes ayant beaucoup souffert, marqués dans leur âme et leur chair suite aux mauvais traitements de maîtres sans conscience. Bien sûr qu’il y a des chiots à adopter, dont la majorité sont des croisements, en ne sachant pas si ce seront des galgos espagnols, pur race, avant qu’ils n’aient grandis. C’est sans compter que cet intérêt encourage plus d’élevages de lévriers d’autres provenance: italiens, whippets, afghans… galgos compris. Au point qu’il y eut un scandale suite à une chaîne de vente en animalerie de chiots lévriers.

Triste paradoxe que de créer des galgos à la mode, alors qu’il y en à tant qui sont sans-abri.

Les « chiots galgos » ne sont pas l’unique recherche fréquente sur Google. Les gens recherchent également un grand nombre de « Vente de Galgos », et s’imaginent qu’ils en feront de bons chasseurs,mais aussi de bons animaux de compagnie.

Et finalement, les demandes sur « Milanuncios Galgos ». La vente d’animaux via Internet, sans aucun contrôle, devrait être légiférée et interdite. C’est un moyen pour certains d’échapper aux lois afin d’en faire un gain personnel, sans aucun respect du bien-être de ces animaux. Il a été demandé à cet annonceur d’arrêter de vendre des êtres vivants comme des objets,suite à des tas de signatures d’opposants.

Cette mode devrait entraîner une meilleure prise de conscience d’adoption de galgos adultes, avec un triste passé de maltraitance et d’abandon, qui cherchent une seconde chance. Cela devrait aussi mettre en évidence le sort des Podencos, chiens de chasse mis au rebut, tout aussi maltraités, mais moins chanceux en adoption .

podenco4-245x300« C’est quoi un Podenco? » me demande cette amie avec qui j’ai parlé. Il est fréquent que la plupart des gens ne connaissent pas ces grands oubliés, dont la taille et l’apparence est variable, souvent pris pour des bâtards errants dans les rues (cependant certains vivent,heureusement,dans de bonnes familles). Ces chiens sont tous des Podencos, espérant une adoption au refuge de Madrid : Animales Con un Nuevo Rumbo (ACUNR), ainsi que des galgos.

Ces chiots lévriers sont une mode superficielle dont personne ne devrait avoir accès sur Internet. //

« Trois enquêtes pour délits de maltraitance animale et falsification de documents pour l’envoi de chiens en Hongrie » // Europa Press // 8/05/2017

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// Trois personnes sont inculpées dans le cadre d’une enquête, comme auteurs présumés de délits de maltraitance animale et falsification de documents pour l’envoi de chiens en Hongrie.

Dans le cadre de l’OPERATION BEAGLE, durant le mois de février, la sortie d’une vingtaine de chiens de la perrera de Olivenza (Badajoz) en direction de la Hongrie a été constatée, selon les informations de la Garde Civile ainsi que des articles de presse.

Afin de procéder à l’identification des occupants de la fourgonnette, ainsi qu’à l’examen du transport des chiens, les agents de l’équipe du SEPRONA de la Garde Civile de Badajoz ont observés les « mauvaises conditions » des animaux, et l’absence de documents necéssaires imposés par « TRACES » afin de permettre ce transfert intercommunautaire.

L’existence de chiens dans un « état de dégradation extrême » et avec des plaies ouvertes sur différentes parties du corps prouvent le manque total de traitements médicaux pendant leur séjour à la perrera de OLIVENZA (Badajoz).

En outre, seul quinze chiens étaient munis de passeport d’animaux de compagnie, comprenant pleins de lacunes significatives quant à leur transfert légal. De plus, certains de ces animaux ne seraient pas restés sur place le temps légal de quarantaine, soit 20 jours.

Le compte des irrégularités, concernant le sort de ces 21 chiens dépossédés de tout droit, a été mis à la disposition des autorités judiciaires compétentes, bien avant qu’une instruction de délits pour maltraitance d’animaux domestiques et falsification de documents ne soit présentée.

L’information clinique émise par le vétérinaire confirme que les lésions des chiens n’ont pas été traîtées depuis longtemps, ainsi qu’une falsification évidente des documents de transfert.

D’après ces données, tout indique la responsabilité de l’établissement et de la personne ayant rédigé les documents en question, qui seront mis en accusation de ces faits pour y avoir participés. Plus tard,une enquête sera faite sur la personne ayant permis la sortie des chiens de la ville.

Grâce à ces déclarations, les citoyens hongrois, membres de la protection animale « SZENT FERENC », ont considérés ces informations comme très précieuses, et ne peuvent que constater le manque de responsabilité pénale dans ce cas. Lors de faits récents, ils ont permis que 21 chiens soient saisis du citoyen hongrois titulaire des passeports, grâce à une intervention expérimentée de sauvetage de ces animaux, ainsi que l’obtention de la correspondance TRACES, qui permit leur transfert en Hongrie, par un vétérinaire officiel.

Les chiens n’avaient aucune destination particulière, ni adoptants, restant au même lieu de séjour depuis leur entrée.

Une partie des chiens saisis est en famille d’accueil chez des bénévoles. Il convient de noter que ceux qui restent sont à la disposition du Juge d’Instruction de Olivenza(Badajoz), responsable de l’enquête préliminaire.

La Garde Civile a informé que le commerce de chiens dans un régime intracommunautaire est tout à fait légal, pour autant que les papiers soient en bonne et due forme, ainsi que la bonne santé de l’animal.

Il est cependant nécessaire de continuer à réfléchir et agir afin de dénoncer ces faits, ainsi que d’autres cas similaires,qui investiguent l’envoi d’animaux de compagnie, tantôt vers l’étranger mais aussi vers l’Espagne. //

 

Notre visite au refuge de Manzanares // Mars 2017

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Depuis 5 ans que je me rends au refuge de Manzanares, cette structure n’a cessé d’évoluer, de se transformer, d’avancer. La première fois que j’y ai mis les pieds, j’avais découvert un endroit vétuste, froid, triste. Le refuge-prison par excellence, refermé sur lui-même, où les chiens n’étaient que rarement adoptés faute de diffusions, de site internet, d’ouverture sur le monde.

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Il y avait des euthanasies à Manzanares, car le refuge était contraint par la Mairie de respecter un nombre limite de chiens dans ses installations. Or à l’époque, la balance entre les entrées et les adoptions étaient évidemment négative.

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Mais tout a tellement changé depuis. L’an dernier, le refuge a déménagé dans de nouvelles installations, bien plus accueillantes tant pour les chiens que pour les bénévoles. De plus en plus d’associations étrangères se sont mobilisées pour faire adopter leurs pensionnaires. Une partie de l’équipe bénévole s’est renouvelée, plus jeune, plus au fait des nouveaux moyens de communication. Bref, le refuge que nous avons visité ce mois de mars n’est plus du tout le même.

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Sous un soleil radieux, nous avons été accueillies par les sourires et les accolades de Carmen, notre contact de toujours, Rosario, la présidente du refuge, et Juan….. l’un des nouveaux bénévoles. Ils avaient même un cadeau pour nous : un tableau représentant les femelles qui ont été opérées grâce à la campagne de stérilisations que nous avons initiée il y a un an et demi et qui a énormément apporté au refuge.

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Car il ne s’agit pas que d’argent, il s’agit surtout pour eux de s’inscrire dans un dessein plus large de lutte pour la protection animale, quelque chose d’inimaginable pour le refuge de Manzanares que j’ai connu il y a 5 ans. Les bénévoles ont tenu à élargir leur champs d’action en ne se limitant pas qu’aux adoptions. Stériliser les femelles, c’est s’assurer qu’elles ne produiront pas de chiots dont beaucoup pourraient potentiellement grossir les rangs des refuges, dans ce pays qui détient le record européen en matière d’abandons d’animaux de compagnie.

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Ce refuge, démuni, n’en avait pas les moyens financiers alors Action Invisible, grâce à ses donateurs, leur a simplement donné le coup de pouce nécessaire pour réaliser leur souhait. Ainsi, depuis le mois d’octobre 2015, toutes les femelles adoptées partent stérilisées. Lors de notre visite, nous leur avons assuré la continuité de notre soutien pour ce projet, en espérant que les dons continueront à suivre.

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Forts de cette réussite, les bénévoles veulent aller plus loin et lancer une seconde campagne de stérilisations, cette fois-ci pour encourager les propriétaires de chiens de Manzanares à stériliser leurs animaux en leur proposant une aide financière pour prendre en charge partiellement le coût de l’opération. Avec, ils l’espèrent, l’appui de la mairie pour la communication.

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En les écoutant nous expliquer avec enthousiasme leurs futurs projets, nous réalisons que, décidément, le refuge de Manzanares a bien changé, qu’il est désormais tourné vers l’avenir, ouvert sur le monde.

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« Un chien maltraité sur trois est un chien de chasse » // La Razon // 5.5.17

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// 36% des chiens abandonnés et 50% de ceux qui sont pendus sont des chiens de races utilisés pour la chasse selon les recherches de Seprona.
Lorsqu’ arrive la fin de la saison de chasse, les alarmes sonnent concernant l’augmentation des chiens abandonnés, maltraités et pendus; les statistiques données par les  chasseurs et celles des associations protectrices  des animaux sont diamétralement opposées. Cela suppose que même si l’on met  toujours l’accent sur les chiens de chasse, les données du service de protection de la nature de la garde civile (seprona) ne se référent qu’aux interventions de ce corps (la seprona) précise Luis Solanas, sous lieutenant de la direction de la seprona.
Concretement selon les statistiques de chiens maltraités pour l’année 2016, dans 36,40% des cas les victimes d’abandon sont des chiens de chasse (galgos inclus), concernant les pendaisons on compte 18 chiens pendus dont 3 galgos, 6 chiens de chasse et 9 autres races soit 50% de chiens de chasse pendus. En ce qui concerne la maltraitance, 25% de ces chiens de chasse ont été victimes de sévices (coups et blessures )et 8,69 % en sont morts.
La Seprona a récupéré l’année dernière 136 chiens en état de dénutrition dont 27,2% étaient chiens de chasse, on retrouve le même pourcentage concernant l’empoisonnement, le commerce illégal, le transport illicite  et les infractions pénales administratives concernant l’hygiène, la santé, le logement.
     Les chiffres changent concernant les vols a la tire, rapines et kidnapping.
En 2016, la seprona a constaté la mort de 26 chiens par armes à feu  et 11 blessures par balles, donc 27,7% des chiens de chasse sont victimes de blessures par balles et ce % monte à 65,38 quand il s’agit de mort par armes a feu. Concernant les vols 80,46% sont des chiens de chasse.
« Nous recevons tous les jours des plaintes de citoyens signalant la vente illégale d’animaux et des cas de maltraitance.
Les vols de galgos  sont également souvent dénoncés soutient le sous lieutenant Solanas.
Au total 32,8% des animaux maltraités sont des chiens de chasse galgos inclus c’est à dire un chien sur 3.
« C’est un chiffre significatif et véridique mais la garde civile ne recueille pas toutes les données » précise  Matilde Cubillo présidente de « Justice animale et de la fédération des associations protectrices  et de défense animale de la communauté de Madrid » (FAPAM).
Miguel Valiño président de l’association BAAS GALGO est du même avis à tel point que « comme SOS RESCUE nous signalons  chaque cas a l’administration ».
En fait, le problème de fond est qu’il n’existe aucune étude au niveau national sur les races les plus maltraités, chose essentielle pour aller au fond du problème.
Selon le spécialiste auquel on se réfère, on parle soit d’une race soit d’une autre, les chiens de chasse ou ceux potentiellement dangereux mis en vente.
Les seules données en notre possession sont celles de la seprona. « Il n’y a pas d’étude au niveau de l’état ou des communes,  selon les races, dans l’agglomération madrilène entre 50 et 60% des chiens recueillis au refuge sont de chasse  essentiellement des podencos » précise Cubillo.
« En ce qui concerne les pendaisons, quand les agents arrivent sur place les corps des chiens sont dans un tel état de putréfaction qu’il est impossible de savoir de quelle race ils étaient. » ajoute Cubillo.
Angel Nuño vice président de l’association de rehalas regionales españolas (arrecal) assure qu’ils sont les premiers à être en faveur de l’arrêt de la maltraitance.
« Les rehalas illégales nous font un tort que nous payons très cher. Dans 60% des cas nous avons un nombre connu d’animaux et l’obligation de signaler naissances et décès, nous avons presque chaque année des inspections de seprona  et si il s’avère qu’un de mes chiens est manquant, on me demande des explications ».
Le problème est les 40% restant. « Il y a des rehalas sans décompte de chiens pouvant être qualifiées d’illégales mais l’administration laisse faire. En Aragon par exemple tu peux détenir 6 chiens sans les déclarer et nombre de personnes utilise des subterfuges divers et variés » explique Nuño, et lorsqu’on lui demande pourquoi l’on voit tant de podencos dans les refuges il dit que beaucoup de particuliers en possèdent et qu’ils  ne viennent pas tous des rehalas.
Nuño  nous rappelle que la saison de la chasse se tient entre octobre et février, selon la dernière étude de la fondation AfFFINITY des 104.501 chiens abandonnés recueillis par des sociétés protectrices en 2015, 7,7% l’ont été en février et 8% en mars. De fait c’est en juillet que l’on abandonne  le plus de chien soit 9,2%. Cubillo nous fait remarquer que de toutes façons, l’élevage des chiens de chasse se fait toute l’année. //

« Découverte de dizaines de sacs poubelles sur une décharge d’immondices, contenant des déchets ainsi que des cadavres de chiens à Torremolinos » // Diariosur.es // Costa del Sol // 25/04/2017

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// Les ossements pourraient avoir plus de 10 ans selon les premières recherches,et se trouvent dans une ancienne carrière de Los Pinares.

Le service de Protection de la Nature (SEPRONA) de la Garde Civile investigue sur le cas de dizaines de sacs remplis de déchets ainsi que d’ossements de chiens dans les alentours de Torremolinos. Les restes de cadavres proviennent d’une ancienne carrière de chaux de Los Pinares, empilés entre les couches de résidus et de végétation. Cette affaire a été transférée aux tribunaux de la Police Locale selon l’information des forces municipales. Malgré que l’enquête n’en soit qu’à ses débuts, quelques associations de protection animale affirment que la proximité du lieu aurait servi de solution à la surpopulation canine. La carrière se trouve aussi à quelques mètres de la perrera de Torremolinos, gérée pendant des années par le Parc Animalier, dont le président a été récemment condamné à presque 4 ans de prison pour le sacrifice massif et injustifié de chiens et de chats, ainsi que la falsification de documents.

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La Garde Civile affirme que « plus de la moitié des sacs » contenaient des déchets, ainsi que des ossements de chiens « ayant plus de 10 ans d’ancienneté ». Sergio Morales a dénoncé ce fait, c’est un habitant bien connu à Torremolinos pour son implication dans le défense de l’Environnement. Il a le soutient de la Mairie dans ces faits depuis la semaine passée. Morales a découvert ces dizaines de sacs pendant le début d’assainissement de la carrière, bien avant l’action municipale, qui permit de découvrir que pas mal de sacs poubelles contenaient des ossements de chiens. Il affirme que certains crânes et ossements « se décomposent sans les toucher », alors que d’autres «  ont encore leur collier et leur peau », ce qui laisse croire à une mort récente.

Paradoxalement, la carrière convertie en décharge publique de déchets et dépôt de cadavres de chiens, est une partie de la route pédestre Camino Del Agua, signalée par la Mairie de Torremolinos comme point d’intérêt. Morales assure avoir demandé le nettoyage de cette zone depuis des « années ». Le Conseil affirme n’avoir aucune trace de plainte de la Défense de l’Environnement avant l’intervention de la Police Locale. Suite à un appel téléphonique, deux agents se sont rendus sur les lieux, afin de confondre  «  la vérité » des faits dénoncés par ce particulier. Dans le témoignage remis à la Justice, les policiers ont conclus avoir constaté des restes canins « se tenant depuis des années en ces lieux, étant donné le stade avancé des ossements ».

El Seprona est intervenu dans différentes rehalas à Torremolinos ces dernières années, des prisons minuscules où les chiens vivaient en surpopulation, dans de pénibles conditions sanitaires et d’hygiène. Dans le passé, ce journal a déjà dénoncé que certaines de ces rehalas n’avaient pas de ventilation suffisante et que les animaux passaient leurs jours enchaînés par des chaînes de longueur bien inférieure à celle demandée par la loi, dans des locaux trop exigus. Sans nourriture, sans eau, sans fenêtre, et dans la majorité des cas, avec des portes oxydées par l’urine, ces endroits répendant une odeur insupportable, violant toute règle ou norme. //

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« Le Seprona intervient dans une propriété où 5 Podencos « mourraient de faim »,et un autre déjà décédé // La Voz de Lanzarote // Canaries // 19.04.17

// SARA (saraprotectora.org ndlt), qui s’est chargé du transport des animaux saisis, dénonce qu’ils n’avaient aucune nourriture,ni eau.Le chien décédé était dans un état avancé de décomposition.

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« El Seprona » a sauvé 5 podencos d’une propriété de TIAS mourants de faim, tandis qu’un autre chien était déjà décédé. « Sara » a collaboré avec cette unité de la Garde Civile dans cette intervention, suite à laquelle les chiens ont été placés dans leur refuge.

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Les vétérinaires consultés ont confirmé l’extrême dégradation de ces chiens qui, grâce à l’action rapide de « SEPRONA », ont pu avoir la vie sauve. Néanmoins, « SARA » déplore la mort d’un autre chien, dont la dépouille était en état de décomposition.

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D’après cette association, personne ne peut imaginer les souffrances subies par ces pauvres chiens, n’ayant ni nourriture ni eau. Suite à une grande vague de chaleur à Lanzarote, comment ces chiens n’avaient même pas de quoi boire ? Pourquoi tant de souffrance ? Question que se pose « SARA », qui déclare sa désolation et sa douleur face à ce qui est survenu. C’est ainsi que cette association a demandé l’aide rapide dans ce cas de « SEPRONA », afin d’intervenir légalement avec la Justice contre le propriétaire de ces chiens, en réclamant justice de la Protection Animale.

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Pétition d’aide de la population.

« SARA »nous aide énormément dans l’abandon et la maltraîtance des chiens et chats de notre petite île. Nous ne sommes qu’au début de l’année et nous avons déjà perdu le compte de tant de cas graves rapportés chez nous. C’est une véritable folie. Le refuge accueille près de 400 animaux, dont certains ont demandé des efforts « très musclés » pour les sauver comme ces 5 podencos récemment rescapés, qui ont enduré une affreuse vie, mais aussi terrorisés par la peur.

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C’est ainsi que « SARA » a lancé un message d’aide. Il faut plus d’adoptions pour que les chiens du refuge trouvent une famille d’accueil, afin de libérer des places pour d’autres rescapés. Trop d’abandons et d’animaux maltraîtés, pas assez de places libres dans notre refuge. Nous ne pouvons pas aider et sauver autant de vies. Si l’adoption n’est pas un choix premier, peut-être que le parrainage serait une 2 ème option afin d’aider tous ces chiens et chats.

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D’autre part, l’association « SARA » a besoin de volontaires afin d’aider le refuge. Que vous passiez, ou encore mieux, restiez un peu chez nous serait d’une grande aide pour nos animaux, et surtout nos Podencos afin de les socialiser, et de les sortir d’une tristesse et d’une peur infinies. C’est tellement important que vous prêtiez attention à eux, qui ont besoin d’un contact humain bienveillant et aimable pour leur apprendre la confiance, afin d’oublier leur terreur ainsi que leur souffrance en prison,et retrouver une famille aimante et respectueuse. //

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« La vidéo qui montre comment ils volent des galgos gardés dans des bunkers » // ABC de Sevilla // 20.09.2016

// La Guardia Civil étudie les images qui montrent plusieurs personnes masquées enlevant 7 galgas à Carmona.

Les propriétaires de 7 galgas volées à Carmona le 15 juin dernier ont livré à la Guardia Civil une vidéo de plus de trois heures où l’on voit quatre hommes forçant les bunkers dans lesquels ils sont enfermés. A cette occasion, les voleurs ont agi en toute impunité à visage découvert jusqu’à qu’ils réalisent qu’il y avait des caméras de sécurité. Ils ont alors couvert leurs visages avec des tee-shirts qu’ils portaient. Les chiens enlevés ont une valeur minimale de 7.000 euros, en plus des 7.000 euros de dégâts causés aux bunkers et des 2.000 euros pour la destruction des caméras de sécurité.

Les frères Jose Manuel et Damian Mancera Gonzalez affirment que la Guardia Civil a en sa possession la vidéo dans laquelle on reconnaît parfaitement les voleurs qui ont agi plusieurs heures à visage découvert. « Nous espérons que la justice agira car le vol de galgos s’est étendu à toute l’Espagne, en particulier en Andalousie, sans que personne ne puisse l’arrêter. Ils nous ont volé des galgos qui ont non seulement une valeur économique mais aussi sentimentale parce que nous avons aussi ces chiens pour notre plaisir personnel, pour la chasse, les courses … Ils nous ont volé une galga du nom de ‘Chocolate’, qui pour moi a une valeur inestimable, elle était avec nous depuis onze ans et participait à des championnats officiels. » a déclaré Damian à ABC.

« Dans la vidéo, on peut voir les 4 hommes en train de voler dans les bunkers. Cherchant uniquement des femelles pour les courses car les femelles causent moins de problèmes. De fait, ils ont uniquement forcé deux des trois bunkers parce que dans le troisième, qu’ils ont laissé intact, il n’y avait que des mâles. » explique Jose Manuel Mancera. Il ajoute que les faits ont été signalés à la Fédération Espagnole des Galgos car les galgos enlevés portent des tatouages aux oreilles mais leur ADN est aussi enregistré dans le Livre Officiel des Origines des Lévriers.

« Même s’ils brûlaient leurs oreilles ou leur retiraient leurs puces, ces galgos ne pourraient pas participer à des compétitions officielles parce que leur ADN est enregistré par La Fédération Officielle des Galgos. Ils les utilisent pour des paris dans des courses illégales et quand ils ne servent plus, ils les abandonnent ou les pendent » dénoncent ces propriétaires, qui ont été avertis il y a quelques jours de l’apparition d’un galgo errant dans la campagne. « Quand nous l’avons emmené chez le vétérinaire, la puce a permis d’identifier son propriétaire, qui nous a informés qu’il avait été volé à Zamora en décembre 2015 alors qu’il avait à peine 5 mois. C’est toujours la même histoire. » //

Les sources consultées par ABC signalent que « s’ils continuent à voler les galgos c’est que les voleurs savent qu’ils pourront les enregistrer dans le Registre des Origines des Galgos et, donc, qu’ils pourront les utiliser pour la compétition. Il n’y a rien à faire tant qu’il n’y a pas de contrôle officiel sur ce registre. On parle d’une archive ou d’une base de données privée que le responsable pourra manipuler selon son propre arbitre, permettant ou non l’enregistrement de chiens volés ou de descendants de chiens volés. Tant que l’on ne pourra pas mettre en cause la responsabilité de celui qui l’enregistre ou permet qu’il soit enregistré et du vétérinaire qui se trouve à la base, il n’y a pas grand-chose à faire. »