« Castilla-la-Mancha condamne les chiens utilisés pour la chasse. » // par Concha López // ElDiario.es // 25.05.18

 » Le gouvernement régional souhaite exclure les chiens “de chasse” de la loi de protection animale, ce qui les rendraient complétement vulnérables face aux situations vécues au quotidien par ces animaux telles que l’exploitation, la maltraitance, l’abandon, mais aussi la mort de manière particulièrement cruelle.

Une campagne internationale a été lancée pour faire la lumière sur la situation de ces animaux et forcer le Ministère de l’agriculture à rectifier la Loi de protection animale afin que celle-ci protège plus les animaux que les chasseurs qui les utilisent.

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Antón, devenu inutile à la chasse a été secouru à Tolède par l’association Más Vida et a retrouvé une famille. FOTOPETS WWW.PROYECTOINVISIBLES.ORG

Le gouvernement de Castilla-la-Mancha tend à condamner les chiens utilisés à la chasse à une double peine : une vie d’exploitation, dans la majorité des cas dans des conditions misérables, et une absence totale de protection légale. La loi sur le bien-être, la protection et la défense des animaux semble viser à mieux protéger les chasseurs que leurs chiens, qu’elle laissera complétement démunis face aux situations quotidiennes que l’on connait, dans cette région et bien d’autres en Espagne.

Les pires craintes concernant les intentions du gouvernement régional ont été confirmées et plusieurs associations ont lancé une campagne internationale pour sensibiliser la population à la situation de ces animaux et faire pression sur le ministère pour qu’il rectifie la situation. Il reste encore du temps avant que le texte de loi ne soit définitivement adopté. La fédération des associations de protection et de défense animale de Madrid (FAPAM), Justice Animale, la société de protection des animaux et végétaux de Madrid (SPAP) et la Plateforme Non à la chasse avec des lévriers et autres races (NAC) font entendre leurs voix pour défendre ces chiens.

La Loi, en appuyant une modification dictée par les chasseurs eux-mêmes, exclut de son champ d’application les animaux utilisés dans les activités de chasse pendant leur participation à ces activités. Les associations de défense des animaux comprennent qu’une telle exclusion permettrait de maltraiter, battre, abattre, abandonner, violenter de quelque manière que ce soit et même tuer ces chiens (ou tout autre animal utilisé pour la chasse) en toute impunité, puisqu’aucune des obligations et interdictions contenues dans la loi ne s’appliquerait aux auteurs de telles attaques.

Avec cela, disent-ils, le gouvernement régional entend adopter une loi dite de « protection animale » mais qui laisse libre cours non pas à cette protection mais à « la maltraitance, l’abattage et l’extermination » des chiens, ce qui est « totalement incongru, précaire, scandaleux, offensant et embarrassant ». La loi, dénoncent-ils, est un pas en arrière dans la protection des animaux.

Les associations de protection qui opèrent à Castilla-la-Manche mais aussi dans les provinces et régions alentours savent que la réalité de ces chiens est loin de ce que les chasseurs défendent. Chaque jour, ce sont des centaines de chiens faméliques, malades, remplis de parasites, aux os brisés, abandonnés, qui vagabondent dans les champs et les fossés. De nombreuses dénonciations se succèdent, faisant état d’installations surpeuplées où les chiens sont enfermés, sans eau, sans nourriture, et sans soins vétérinaires. Et parfois l’horreur atteint son paroxysme, comme en février dernier avec la découverte à Tarancón d’une fosse commune où gisaient des dizaines de chiens.

À l’heure actuelle, peu de mesures sont prises et très peu de sanctions sont imposées face à ce type d’événements. Il n’y a quasiment pas de moyens pour enquêter sur de tels cas et souvent la seule option pour les associations est de sauver ces animaux sans pouvoir remonter jusqu’à la personne responsable de cette situation. Et cela dans le cas où un sauvetage est possible, car peu sont ceux ayant droit à une seconde opportunité.

Avec cette Loi visant à exclure ces chiens de toute protection, cette impunité va s’accentuer. S’ils sont utilisés pour la chasse, alors on peut les trainer derrière des voitures, leur injecter des substances causant de terribles souffrances, les attaquer de n’importe quelle manière. En bref, il devient possible d’attenter à la vie de ces chiens et à leurs intégrités physique et morale en toute légalité.

Alors ces chiens utilisés pour chasser n’en sont-ils pas réellement ? Qu’est-ce qui les différencie des autres animaux de compagnie pour lesquels la Loi s’appliquera ? Comment justifier qu’une supposée loi de défense des animaux exclue les plus vulnérables d’entre eux ? Le gouvernement de Castilla-la-Mancha n’a-t-il pas suffisamment de preuves des conditions de vie et de mort de ces animaux ? La honte d’être connu à travers le monde entier pour les barbaries qui continuent d’être perpétrées contre les galgos et autres animaux utilisés pour la chasse dans la région n’est-elle pas suffisante ?

La campagne lancée contre cette loi est matérialisée dans une vidéo diffusée en espagnol, anglais, français et allemand, dans laquelle on découvre la terrible situation de ces chiens, et dont l’objectif est de faire en sorte que le ministère de l’Agriculture prenne conscience de la sensibilité croissante de la société. Les 90.000 signatures récoltées sur la plateforme Change.org contre les termes de cette loi en sont la preuve.

« Nous espérons que l’exclusion des chiens de chasse ne soit pas inclut dans la nouvelle loi, et que le Ministère tienne compte de chacune des personnes ayant signé cette pétition et non pas d’un groupe de chasseurs étant à l’origine de l’amendement. Le traitement actuel des chiens de chasse ne peut plus rester impuni. Chaque jour nous découvrons de nouvelles horreurs concernant des chiens de chasse abandonnés, pendus, tués par balle, affamés et ainsi de suite. Le bien-être et la protection de milliers d’animaux est entre les mains du conseiller municipal », affirment les associations à l’origine de la campagne. « 

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« Les défenseurs de la cause animale accusent le refuge de Valladolid d’empêcher la prise de photos en faveur de l’adoption. » // El Norte de Castilla // 14.05.18

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Les chiens du refuge municipal.

 » Les animalistes alertent sur le fait que la prochaine Ordonnance « rende possible l’euthanasie d’animaux considérés comme agressifs ».

Le collectif en faveur des animaux Libera a fait savoir à travers un communiqué, que le refuge municipal « refuse que les bénévoles prennent des photos », « quand ces images sont utilisées dans le but de promouvoir l’adoption des animaux du refuge » par le biais des réseaux sociaux, ce qui doit pourtant rester l’objectif premier.

Selon les animalistes, la gestion de la perrera de Valladolid, menée durant des années par le Service municipal de la santé et de la consommation « dans un silence absolu » rend urgent la création d’un Conseil de protection animale pour assurer une transparence totale dans la gestion des animaux victimes d’abandon, cessant ainsi d’être le domaine exclusif du « critère vétérinaire » opaque, dont le but est de normaliser leur comportement, et s’efforce de nous rendre insensibles à la souffrance des animaux qu’ils gèrent.

En un jour seulement, 1500 signatures ont été recueillies sur la plateforme change.org, adressées au Consistorio. Le fait d’interdire les photos ne porte pas seulement préjudice aux animaux, mais aussi à l’image publique que renvoie la municipalité, faisant naître des doutes sur ce qu’il y a réellement à cacher.

Les défenseurs de la cause animale indiquent qu’aux chiffres « favorables » avancés par la mairie, des entrées et sorties « officielles » du refuge il faut soustraire les sauvetages réalisés par d’autres associations ayant pris les frais de soin et d’adoption à leur charge et sur des fonds personnels, et y ajouter l’holocauste « officiel » opéré seulement sur 2016 et 2017, en majorité sur la population les félins. Sur cette période, 200 animaux ont été tués, euthanasiés ou sont morts, selon les données fournies dans une demande d’information publique.

Des pressions exercées

Les volontaires dénoncent les pressions dont ils sont victimes de la part du personnel à chacune de leurs visites aux animaux du refuge, au point que la police municipale a dû être prévenue.

Depuis un an et demi, LiberaCyL s’efforce de proposer des améliorations des conditions de vie des animaux et pour la prévention de l’abandon, en proposant notamment un accord de collaboration avec la mairie pour ce qui est de son ressort. Il insiste aussi sur l’importance du volontariat dans les refuges, ainsi que l’action de ces structures pour la garantie du bien-être des animaux, et qui permettent d’améliorer de façon réelle les conditions d’accueil. En cela, les bénévoles qui viennent visiter les animaux, et qui les défendent se doivent d’être félicités pour la générosité dont ils font preuve.

La page dédiée au programme d’adoption du refuge de Valladolid, malgré les propositions faites, n’est actualisée que tous les huit jours (dans le meilleur des cas), avec des descriptions très sommaires de chaque animal. Sans la diffusion des annonces sur les réseaux sociaux par les bénévoles du refuge, les « invisibles », photographiés par des anonymes, ne sortiraient jamais par la porte principale.

Les défenseurs des animaux rappellent « qu’il ne faut pas oublier ce qu’il se passe quotidiennement au refuge de Valladolid », pourtant considéré comme l’un des meilleurs en terme de gestion municipale à travers le pays : des animaux désespérément enfermés dans des boxs, pleurant, souffrant de la solitude, le regard triste, malades et stressés, ce qui peut conduire à des comportements agressifs.

Ils soulignent également que le temps est venu de mettre en place une démarche de transparence en faveur du bien-être animal, notamment en appliquant le protocole C.E.S (Capture, stérilisation et remise en liberté), et bien qu’il y ait plus de personnel au refuge et que l’engagement en faveur de la stérilisation soit progressivement respecté, la volonté de transparence, la collaboration avec les bénévoles et autres structures de protection animale, les horaires d’ouverture au public et l’absence de campagnes de sensibilisation restent encore en suspens.

Des cas comme celui de Malik (un chien saisi plusieurs fois pour mauvais traitements sur la voie publique, qui est « mort » au refuge), ou celui de Blas (récupéré par un refuge, ayant souffert de lésions irréversibles après avoir été laissé plus d’un an sans soins), ou encore des cas de chats empoisonnés dans la rue (un énorme problème de santé publique, pour lequel ils disent n’avoir pas de budget) ou le dernier cas de Rocky, secouru par Vayahuellas et Almanimal. Les vétérinaires du refuge lui ont diagnostiqué un cancer de la rate en phase terminale avec métastases, sans fournir de documents officiels obligatoires dans le cas d’un tel diagnostic. Ces évènements génèrent un climat de méfiance et ne doivent pas se reproduire.

Le nombre croissant d’abandons de chiots et femelles gestantes, cohabitant avec d’autres animaux sans le mínimum de garanties sanitaires, ni communication; les zones interdites d’accès ; absence de registre (autre qu’un simple document excel) où sont enregistrées les entrées et sorties des animaux ainsi que leurs antécédents cliniques, et l’absence de service d’urgences vétérinaires, fermé en 2016 sont des questions qui doivent, entre autre, être posées maintenant avec la plus grande urgence.

Si les modifications de l’Ordonnance sur la protection des animaux de Valladolid que Libera soumettra ne sont pas acceptées, « le service vétérinaire deviendra le seul critère valide dans la gestion de ces victimes, rendant alors possible le sacrifice des animaux qui manifestent un comportement agressif marqué », ce qui justifiera alors en pratique le libre arbitre et donc les sorties par la petite porte. « 

 

« Les CDA de l’Ordre des Avocats réclament des mesures plus efficaces et plus ambitieuses pour la protection animale » // Abogacia Española // 16.03.18

 » Les représentants des différentes commissions et sections de défense des droits des animaux CDA du barreau des avocats d’Espagne qui se sont réunis à Palma les 8 et 9 mars ont approuvé un document résumant les conclusions de ce séminaire dans lequel on insiste auprès  des pouvoirs publics afin d’adopter des mesures plus ambitieuses et plus efficaces au sujet de la protection animale.

Parmi ces conclusions, les professionnels ayant assistés à la seconde rencontre organisée par le CDA ont souligné le besoin de nouvelles réformes législatives dans divers domaines et disciplines du droit afin d’arriver entre autres objectifs à établir des lois qui punissent plus sévèrement les délits concernant la maltraitance animale pour les cas de grande cruauté, zoophilie, etc… Des lois qui tendent vers la politique de « zéro sacrifice » pour substituer l’expérimentation sur des animaux par des méthodes alternatives permettant des résultats scientifiques satisfaisants.

Les avocates et avocats participant au symposium militent pour favoriser des réformes dans le domaine du droit du travail afin que les travailleurs puissent avoir les moyens d’assistance dû aux animaux desquels ils sont propriétaires et/ou qui sont sous leur responsabilité. En outre ces avocats militent pour mettre en place des moyens au niveau de l’état, de la région et de la commune pour que les centres s’occupant de personnes en situation d’extrême vulnérabilité comme par exemple les foyers pour sans-abris, les maisons de retraite, les hôpitaux puissent permettre l’accès aux animaux de compagnie de ceux utilisant ces lieux.

Les commissions et sections collégiales du barreau des défenses des droits des animaux militent aussi pour augmenter en nombre et en efficacité les inspections des administrations publiques compétentes visant les installations et la qualité de vie des animaux de l’industrie de la viande et agro-alimentaire. Ses inspections concernent aussi bien les étables, la durée et les moyens de transports des animaux que les conditions de mise à mort dans les abattoirs. La section du barreau milite aussi en faveur de la suppression de la dénommée « traccion a sangre » (utilisation des animaux de trait), l’interdiction d’utiliser des animaux pour tout type de fête et activité de divertissement populaire ou pas, ainsi que n’importe quelle activité, évènement ou spectacle utilisant les animaux sauvages, domestiques ou de compagnie.  »

 

Le second séminaire des commissions et sections de défense des droits des animaux du barreau a réuni à Palma prés de 60 professionnels venant pratiquement de tout le pays.

« L’empathie envers les animaux, intégrée dans les contenus éducatifs des Canaries. » // LaProvincia.es // 11.05.18

 » La séance plénière  du parlement des Canaries a décidé à l’unanimité d’inclure le respect de la faune dans l’éducation obligatoire de l’archipel. 

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La séance plénière du parlement des Canaries a décidé à l’unanimité ce mercredi d’inclure l’empathie envers les animaux parmi les contenus éducatifs en vigueur au sein de l’éducation obligatoire de ses îles.

En ce sens, la porte parole de Podemos, Maria Natividad Arnaiz, a souligné que la proposition de projet de loi portée par son groupe à la chambre compte avec l’appui des autres partis puisqu’il s’agit d’un thème qui affecte aux différentes sensibilités, et non pas aux couleurs politiques.

« Derrière cette initiative il y a des personnes avec une sensibilité spéciale envers les animaux qui appartiennent à la majorité des groupes politiques. Si aujourd’hui cette initiative est adoptée ce ne sera pas seulement au mérite de Podemos mais de tous », a-t-elle déclaré.

Ainsi mit-elle l’accent sur le travail de groupes et collectifs qui luttent pour les droits des animaux. « Enseigner l’empathie envers les animaux ce n’est pas seulement meilleur pour eux mais cela fait de nous aussi des meilleures personnes ».  Arnaiz a ajouté qu’il était démontré que la violence sexiste et la violence animale étaient reliées puisque ce second type de violence était donné avant même celui de la violence faite aux femmes.

Depuis le parti mixte, Jesus Ramon Chinea, a signalé que les animaux démontraient des valeurs comme la tendresse et la loyauté, ainsi qu’il pense indispensable que tous les êtres humains applique ces valeurs de responsabilité.  « Je les considère membre de la famille et nous devons être conscients qu’avoir un animal de compagnie est une grande responsabilité. Il n’est pas nécessaire de les humaniser, il faut maintenir une relation d’humain envers l’animal », a-t-il affirmé pour indiquer les bénéfices de la relation entre animaux et personnes qui souffrent notamment d’anxiété ou d’ autres problèmes.

La député du PP, Cristina Tavio, de son côté, a commenté que « le coeur n’a pas d’idéologie » et que c’ est ce que Podemos veut par cette initiative. « Que s’élimine la violence de la société et des écoles « . De même, il revendique que l’Europe a bénéficié de 60 ans de paix et de non violence, et que quelque chose est en train de mal se passer dans l’actualité quand les enfants « veulent revenir aux pires strates de la violence, potentialisée au travers des réseaux sociaux ».

Tandis que, Nueva Canarias, selon Luis Campos, pense qu’il s’agit d’un projet de loi « absolument » judicieux et que c’est un saut évolutif de voir les animaux comme des êtres doués de sensations. « Cette sensibilisation va progressant  » a t il indiqué. Le nationaliste a observé également que la maltraitance animale est un indicateur de conduites destructives envers les autres aspects de la société.

La député du PSO, Nayra Aleman, a expliqué de l’enfant ressent une attraction pour les animaux et que c’est l’éducation qui fait que l’on développe un comportement affectif envers les animaux domestiques.  « Inculquer le respect et une bonne relation avec les animaux nous aident à maintenir une bonne relation avec les autres  » a-t-elle dit pour ajouter que non seulement les enfants apprennent à bien traiter les animaux mais qu’ils prendront position aussi contre l’abandon animal.

Finalement, depuis CC, Dolores Alicia Garcia rappelle qu’il y a des décrets aux différentes étapes éducatives en relation avec les animaux, mais ce n’est pas encore mis au point. « Il y a beaucoup d ‘aspects dans la relation aux animaux qui amènent à des thérapies coordonnées entre psychologues et pédagogues afin de trouver les meilleurs résultats possibles », a t elle affirmé.  »

« ‘Rescatados’, une exposition de El Fotógrafo De Perros » // El Caballo de Nietsche // El Diario // 27.04.18

  • Lien de l’article original, traduit de l’espagnol, ICI.
  • Enlace del articulo original, AQUI.

Par Emilio Cuenca // L ‘auteur est passé de photographe de presse à photographe canin. Le contact avec ses propres chiens et ceux qui accourent à son atelier pour être immortalisés avec leurs familles, l’a amené à prendre conscience de l’énorme souffrance qu’entraîne l’abandon et à admirer le courage des bénévoles qui les sauvent.

A partir de cette expérience, dure et porteuse d’espoir, a vu le jour l’exposition « Rescatados ! » (« Sauvés ! »), que vous pourrez admirer lors de l’événement « 100×100 animaux de compagnie » de Ifema, à Madrid, les 28 et 29 avril.

Rita, une chienne récemment rachetée par ÈRE, se méfie toujours(encore) des mains humaines

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Rita, une chienne récemment recueillie par ERA, se méfie encore des mains humaines

Je suis photographe de presse depuis 2004 et depuis mai 2016 je travaille dans mon studio de photographie canine à Madrid. Dans mon travail le rapport amical et respectueux avec les animaux m’est essentiel. Ainsi j’offre à leurs familles d’accueil un souvenir inoubliable de leur meilleur ami.

Je me suis aussi formé en tant qu’éducateur canin et c’est le mariage de mon amour pour les chiens et pour ma profession qui a donné vie à mon projet de « photographe de chiens ».

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Des bénévoles tentent d’attraper Neli, qui est très apeurée.
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Victor et Katya ont réussi à attraper Neli
Ce qui est fondamental dans ce projet c’est d’apporter ma pierre en aidant les associations, les refuges ou les personnes qui travaillent pour le bien être de l’animal et à tous ceux pour qui mon travail leur est d’utilité. Selon moi il est obligatoire d’être reconnaissant et de rendre aux animaux un peu de ce qu’ils me donnent et pour cela j’essaie d ‘aider tous ceux qui sont du côté de ceux la même qui dépendent de nous.

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Fuga a été sauvée par ERA et va son chemin vers une vie digne
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Emilio reçoit son 1er bain après avoir été sauvé
Le projet « Rescatados ! » est né pour mettre en exergue le travail de ceux qui se consacrent à aider les animaux et aussi à montrer la réalité de l’abandon des animaux en Esapgne. En collaboration avec ERA (Equipe de sauvetage animal) et autres associations et volontaires, et au travers de ce travail de photographie documentaire, j’ai à coeur de révéler l’effort altruiste de ceux qui sauvent la vie des chiens, des chats et autres animaux en situations critiques afin de faire prendre conscience, par mes images, le problème de l’abandon.
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Juani, une jeune chienne abandonnée, peu après avoir été sauvée
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Ilda a pu être sauvée après de longues journées d’errance sur une route
Les objectifs de cette exposition sont de révéler le travail des associations qui consacrent leur temps et leurs efforts, de manière généreuse, à sauver les chiens et autres animaux qui se retrouvent dans une situation de risque maximum pour leur vie. Montrer au public la situation dont souffrent beaucoup d’entr’eux dans notre pays. Prendre conscience de l’horreur du problème de l’abandon; transmettre l’idée que devant l’abandon et la maltraitance animale… on ne peut pas simplement regarder de l’autre coté .
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Le petit Ratón, sauvé par ERA de la Cañada Real à Madrid.

Un nuage était abandonné et avait une patte brisée. Grâce à Susana et les volontaires d’ÈRE il(elle) a connu la sécurité et l’amour.Un nuage était abandonné et avait une patte brisée. Grâce à Susana et les volontaires d’ÈRE il(elle) a connu la sécurité et l’amour.

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Nube a été abandonnée et avait une patte brisée. Grâce à Susana et les volontaires d’ERA, elle a connu la sécurité et l’amour.
Aidez nous à dénoncer la maltraitance animale. //

« Mon agresseur frappait mon chien pour me faire du mal » // La Razon // 09.04.17

// Les animaux de compagnie sont également victimes de la violence contre les femmes et quand une femme va dans une maison d’accueil, elle doit se séparer de son animal de compagnie.

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Ucanca a quitté la maison d’accueil car elle ne pouvait pas garder Lobo. Elle s’est installée avec lui dans une tente.

Lobo et Ucanca ont vécu des histoires similaires. Ucanca a rencontré Lobo sur une plage de Tenerife alors qu’il n’avait que quelques mois. Ses maîtres l’avaient abandonné et il avait été maltraité. Ucanca s’est pris d’affection pour lui dès quand elle s’est aperçue que le chien avait peur dès qu’elle levait la main de manière innocente. Elle avait vécu aussi une expérience similaire. « Je ne te laisserai pas en paix, ni dans cette vie, ni dans la suivante. Je vais te tuer ». Ucanca se souvient de ces paroles que lui répétait avec insistance son agresseur, Joel Louis Gilbert, aujourd’hui en prison. Ucanca a été enfermée pendant deux semaines dans une pièce, attachée au pied d’un lit, avec la porte verrouillée. Ucanca n’oublie pas le jour où son agresseur est rentré ivre et a commencé à la battre après avoir arraché la porte d’une armoire. « Non content de s’en être pris à moi, il s’est jeté sur mon chien et lui a arraché une partie de l’oreille en le mordant. « Soit tu viens, soit il va arriver quelque chose à Lobo », la menaça-t-il.

Ucanca a fui son agresseur avec son chien et son chat Suri –finalement mort empoisonné par son partenaire qui lui a administré les médicaments prescrits pour traiter sa bipolarité-, mais quand elle a pu intégrer une maison d’accueil, celle-ci a refusé ses animaux car les animaux n’y étaient pas autorisés.

« Mon chien a été maltraité comme moi. Mon partenaire l’a battu pour mieux me contrôler et me faire du mal. Quand l’animal percevait des tensions dans la maison, il se cachait derrière moi, mais je me souviens avec horreur du moment où j’ai cherché de l’aide et où ils m’ont dit qu’il n’y avait plus de place que pour moi. » Ucanca se souvient de ce qu’ils lui ont dit : « C’est un animal, c’est toi qu’il faut sauver » mais « il est ma famille, mon bébé, il est tout ce que j’ai. J’ai partagé avec lui tous les mauvais moments où j’ai souffert, comme le moment où j’ai vécu dans une voiture, avec lui je ne me sentais pas seule et j’étais en sécurité. La seule option que l’Administration m’a proposée était de l’emmener dans une perrera ou de me chercher une autre vie. Je l’ai emmené chez des amis, mais il ne mangeait plus, il était triste, il avait été maltraité, comme moi ». J’ai donc choisi de quitter la maison d’accueil et de vivre avec lui dans une tente. Le cas d’Ucanca a été le point de départ pour demander qu’une solution soit proposée aux femmes qui doivent intégrer une maison d’accueil, ont un animal de compagnie et ne veulent pas se séparer de lui. La pétition, lancée par l’Observatoire de la Violence faite aux Animaux et le programme Viopet, a déjà récolté plus de 7.000 signatures sur la plateforme Change.org.

« Certaines études montrent qu’entre 25 et 54% des femmes battues ne sont pas en mesure de quitter une situation de violence en raison de leurs préoccupations pour leurs animaux de compagnie. A cela, vient s’ajouter le fait que 71% des femmes qui intègrent une maison d’accueil et ont un animal de compagnie racontent que leur agresseur l’a blessé, menacé ou tué pour se venger ou pour exercer un contrôle psychologique, les victimes identifient la maltraitance faite à leur animal comme un épisode de plus dans la large liste de violences exercées contre elles », explique Nuria Querol, spécialiste en violence criminelle et conseillère du FBI en maltraitance animale.

Querol estime qu’aucune victime ne doit choisir entre sa sécurité et celle de son animal, c’est pourquoi elle a créé le programme Viopet, qui collabore pour donner une option aux victimes garantissant la sécurité de celles-ci et de leur animal et ainsi d’éviter la victimisation institutionnelle.

De fait, l’Observatoire de la Violence faite aux Animaux et le Programme Viopet ont demandé au Ministère de la Santé, des Services Sociaux et de l’Egalité de « prendre en compte le lien humain-animal dans l’évaluation systématique des cas, de sorte qu’elle offre une structure d’accueil pour les animaux et garantisse la sécurité de ceux-ci, des victimes et de leurs enfants ». Querol assure qu’il y a déjà des corps de police, comme la Police Locale de Polinya, Uproma (Police Locale de Castellon), celle de Fuenlabrada ou de Torres de la Alameda qui tiennent déjà compte de la maltraitance animale dans les évaluations des cas de violence aux femmes et offrent la structure d’accueil et la protection pour l’animal de compagnie, à travers le programme Viopet.

Pour le moment, il existe déjà des municipalités, comme celles d’Arrecife, San Cugat et Saragosse, qui incluent dans leurs protocoles d’actions pour les victimes de violence aux femmes des options pour ne pas avoir à abandonner leurs animaux de compagnie. « Dans les appartements d’accueil, l’option d’avoir des animaux n’est pas autorisée, mais dans les abris (ceux de première assistance), leur accueil est autorisé, tant qu’ils ne sont pas partagés par une autre victime; leur accueil est également autorisé dans les locations de logements sociaux », explique un porte-parole de la mairie de Saragosse.

Aux Etats-Unis, 19 états permettent aux juges d’inclure des animaux de compagnie dans les ordonnances de protection. Les refuges pour femmes travaillent en collaboration avec les refuges où sont soignés les animaux et, parfois, dans les mêmes lieux où vivent les personnes battues.//