¡ Appel aux dons et tirage au sort // Action à Sagunto pour les chiens les plus fragiles !

L’un de nos refuges-partenaires, SOS Animales Sagunto, accueille un grand nombre de chiens atteints de leishmaniose.
Pour ces chiens malades, des analyses complètes et régulières sont indispensables afin de contrôler l’évolution de la maladie et adapter le traitement.
Malheureusement, le refuge peine déjà financièrement à couvrir les dépenses vétérinaires urgentes et chaque année, le constat est le même: il ne reste plus d’argent pour ce poste et le refuge doit faire l’impasse avec les conséquences que l’on connaît pour ces chiens: le vétérinaire ne procède à ces analyses que dans l’urgence, lorsque l’état d’un chien s’aggrave soudainement mais alors il est souvent trop tard pour lui…

A ce jour, ce sont 25 chiens du refuge atteints de leishmaniose qui n’ont pas pu bénéficier d’une analyse depuis plus d’un an. Une analyse coûte 48 euros, ce qui représente un budget non négligeable de 1200 euros, somme dont le refuge ne dispose pas.
Nous avons donc décidé de les aider et de lancer cet appel aux dons pour les aider à réunir la somme et faire en sorte que ces chiens puissent être contrôlés.

Et pour vous remercier de votre soutien, chaque don de 10€ reçu se verra attribuer une chance de gagner une superbe aquarelle réalisée par Tullia qui mettra à l’honneur les chiens du refuge de Sagunto.
Quatre aquarelles seront mises en jeu pour cette action. Votre don sera divisé par tranche de 10€. Ex: 50€ versés = 5 chances de gagner.
Le tirage au sort aura lieu à la fin de la collecte, lorsque l’objectif des 1200 euros sera atteint alors tentez votre chance !

Pour faire un don :

– par virement: FR7610278365740001082270118 BIC: CMCIFR2A
– par Paypal (asso.action.invisible@gmail.com): Choisissez bien le mode « Envoyez de l’argent à un proche » et non « Achetez des biens ou des objets ».
En communication, merci d’indiquer : « Action Sagunto » + votre nom et votre adresse

Il n’y a pas de petit don… merci d’avance pour votre aide !!!!

De l’espoir pour le refuge de MANZANARES

1Saltarina

A travers mes annonces pour les Invisibles, je parle régulièrement d’un refuge contraint d’euthanasier des chiens dès lors que le nombre maximum de pensionnaires imposé par la Mairie, est dépassé.

Malgré cette politique révoltante – dont les bénévoles ne sont pas responsables -, il me tient beaucoup à cœur d’aider ce refuge. Les chiens qui y vivent s’y trouvent, pour la plupart, depuis de nombreuses années et, avec seulement 15 adoptions locales par an en moyenne, ont peu de chance d’en sortir. A cela s’ajoutent les risques de vol par les galgueros, la nuit, (c’est pourquoi je ne publierai pas dans cet article les noms et photos des Galgos de l’association), et les nombreuses attaques entre chiens.

Rencontre avec Carmen, bénévole à Carea, Manzanares, Espagne.

2

Carmen, qui es-tu?

Je m’appelle Carmen et, si on peut se décrire en un seul mot, je suis bénévole à l’association Carea de Manzanares. Je suis engagée dans la protection animale sur une petite échelle: un animal à la fois, qui a chacun son nom et son histoire.

Comment as-tu commencé à agir pour les animaux?

Il y a 12 ans, ma soeur a commencé à s’investir pour Carea et elle m’a demandé de l’accompagner. A l’époque, la souffrance des animaux me touchait beaucoup et me rendait très malheureuse. J’étais déjà devenue végétarienne mais c’est vraiment de venir au refuge qui m’a fait comprendre que je pouvais changer cette situation: enfin je pouvais faire quelque chose pour eux, et transformer ma souffrance en action.

3Escayola

 

Peux-tu nous présenter le refuge de Carea?

Le refuge a été fondé en 1994 par un groupe d’amis qui aimaient les animaux et passaient de bons moments avec les chiens car il n’y en avait alors que 10 ou 15.

Ils ont demandé à la mairie de leur trouver un site et on leur a octroyé un endroit peu adapté, mais qui suffisait à leurs besoins du moment.

Puis les choses ont commencé à se compliquer: la mairie a exigé qu’ils accueillent tous les chiens errants de la ville, et les villages autour amenaient souvent des chiens et les laissaient attachés au portail du refuge.

Les bénévoles ont alors modifié le refuge pour atteindre une capacité de 80 chiens, mais ils ont parfois dû héberger plus de 120 chiens.

Avant que Carea ne commence à travailler avec des associations étrangères, lesboxs étaient remplis de galgos, de podencos, et de mastins. Le fait de les faire adopter à l’étranger a permis au refuge de survivre, car auparavant les chiens vieux ou malades devaient être euthanasiés pour permettre l’arrivée de nouveaux chiens.

Les choses ont un peu changé maintenant, mais la douleur est toujours présente en nous.

Aujourd’hui, les installations sont fournies par la mairie, mais tout le travail est fourni par les bénévoles de Carea. Nous sommes 8 bénévoles permanents, plus environ 7 personnes de plus qui aident quand elles peuvent. Nous assurons le nettoyage, les petits soins médicaux (s’occuper des blessures, par exemple), nous allons chercher les chiens abandonnés sur la voie publique, gérons les adoptions, faisons des stands sur les marchés et des campagnes de sensibilisation pour la stérilisation et contre les abandons.

Parfois nous devons rappeler aux gens que nous ne sommes que des bénévoles et que nous avons besoin de l’engagement d’autres citoyens. Si quelqu’un s’inquiète pour un chien, ça ne suffit pas de nous appeler et de nous laisser nous occuper de tout: nous avons déjà 80 chiens, il nous faut des familles d’accueil, et encore beaucoup d’autres choses pour faire tourner notre structure.

Le vrai problème est qu’après toutes ces années, les abandons ne diminuent presque pas. Nous essayons de sensibiliser le peuple espagnol à ce fléau.

4Le nouveau refuge

 

Vous avez récemment changé le site du refuge. Pourquoi? Est-ce une bonne chose?

Il y a quelques mois nous avons dû changer de site. Les anciennes installations se trouvaient dans un parc industriel et la mairie voulait vendre le terrain à une entreprise. Ils nous ont donc construit un nouveau refuge à 7km de la ville. Nous avons déménagé le 16 mai. Le transfert s’est bien passé, mais après quelques jours les chiens ont commencé à se battre pour réaffirmer la hiérarchie et ça a été terrible, car en deux semaines nous avons perdu 5 chiens des suites de leurs blessures.

Entre temps l’équipe municipale a changé et on ne nous a proposé aucunes solutions pour réaménager l’espace. Donc nous avons nous-mêmes posé de nouvelles clôtures et divisé les espaces de vie par deux. Maintenant les chiens ont peu de place mais sont en petits groupes donc les problèmes ont disparu.

Le nouveau site est plus petit qu’auparavant, avec une capacité de seulement 70 chiens. En revanche les espaces de détente où les chiens peuvent courir quand ils sortent de leur boxs sont plus grands – mais ils n’y vont qu’une fois par jour.

Nous avons trouvé notre équilibre, mais il faut absolument que les adoptions soient au rendez-vous pour que le refuge n’excède pas sa capacité d’accueil. C’est là tout notre défi!

5

 

Quels sont les principaux problèmes que vous rencontrez au refuge?

Tous les jours il y a un nouveau sauvetage, en plus du travail normal. Tous les volontaires, ou du moins la plupart, viennent un jour fixe par semaine pour effectuer tout l’entretien et les soins des chiens. Mais pour les sauvetages, c’est celui qui est disponible à ce moment-là qui s’en charge. Parfois c’est la nuit, ou à un  moment où chacun est au travail, et c’est difficile d’être disponible 24h/24.

Le problème majeur reste qu’il est difficile de faire adopter des chiens localement, du moins dans de bonnes conditions, parce que la plupart des gens sont toujours assez indifférents à la souffrance animale.

Tout cela provient de la reproduction incontrôlée. Les gens pensent encore qu’une femelle doit avoir une portée dans sa vie pour être en bonne santé, donc ils font reproduire leur chienne et tous ces chiots s’ajoutent à la population canine dans un pays qui compte déjà des centaines de refuges.

Bien sur, il y aussi le problème des galgos et podencos… Les galgueros continuent à élever ces deux races, mais au bout de trois ans ils se débarrassent des chiens, car ils ne “servent” plus à la chasse. Il y en a beaucoup ici, car ils sont utilisés pour la chasse en plaine, et que La Mancha est la plus grande région de plaines en Espagne.

6Chablis

 

Comment le public français, suisse et belge peut-il vous aider?

Tout d’abord, par l’adoption. Ici les galgos et les podencos (et, dans une moindre mesure, les mastins) ne sont pas adoptés. Depuis que je fais partie de l’association, seulement deux galgos ont été adoptés par des espagnols.

Bien sûr, tout aide est reçue avec une immense gratitude. Et c’est incroyable que toutes les donations (nourriture, paniers, médicaments, argent) viennent de France, d’Allemagne, ou de Belgique. En Espagne, les gens qui s’occupent de la misère animale sont plus ou moins traités de fous qui n’ont rien d’autre à faire de leur vie.

En ce qui concerne les dons d’argent, une chose que nous aimerons pouvoir faire serait de stériliser les femelles. Nous ne stérilisons que les mâles car c’est moins onéreux. Nous aimerionsfaire une campagne pour lever des fonds dans ce but, car toute femelle adoptée chez nous est une source potentielle de nouveaux abandons… (* les femelles adoptées via les associations étrangères sont stérilisées pour leur adoption)

7Santos

 

En parlant de podencos et de galgos, quelle est la situation dans votre

région?

Je vous conseille de regarder le documentaire “Février, le mois des galgos,” car il explique très bien la situation que nous vivons ici. Les galgos sont élevés pour la chasse, par des amateurs qui les vendent parfois pour des sommes considérables.

Au bout de trois ans les chiens ne sont plus assez rapides pour attraper les lièvres donc les galgueros les tuent. Les moins cruels d’entre eux les amènent au refuge. C’est la même chose pour les podencos.

Les galgueros s’occupent de leurs chiens tant qu’ils peuvent chasser, ensuite ils ne dépensent plus un euro pour eux. Même pour les tuer. C’est très dur d’en parler car parfois (même si c’est de moins en moins souvent) ils pendent le chien à une branche d’arbre. Rien que d’écrire cela est si difficile!

Les choses ont un peu changé aujourd’hui avec l’obligation d’identifier les chiens par puce électronique, mais on voit parfois arriver au refuge des galgos et des podencos dont la puce a été arrachée.

Quant aux mastins, ils sont utilisés pour la garde de propriétés à la campagne. Ils vivent dehors en permanence, et pas toujours dans de bonnes conditions.

Devendra, Lula et Chablis
Devendra, Lula et Chablis

 

Comment vois-tu l’avenir de votre refuge? Et des animaux espagnols en général? Es-tu optimiste?

Je suis optimiste mais c’est dans ma nature! Je crois que puisque nous faisons partie de l’Europe, les lois espagnoles au sujet des animaux doivent changer.

Honnêtement, je ne pense pas que les gens vont changer tous seuls, en Espagne: il va nous falloir des lois plus contraignantes pour éviter cette situation.

Il y a même un parti politique fondé sur le fait d’infliger de la souffrance aux animaux (Toros) donc vous imaginez à quel point les animaux comptent peu en Espagne. Cela dit, je crois que petit à petit, de plus en plus de gens se soucient du bien-être animal dans notre pays.

Nous avons d’ailleurs un parti politique (PACMA Parti Animaliste Contre la Maltraitance Animale) qui a obtenu 170 000 voix! Ca fait déjà beaucoup de gens qui se soucient politiquement d’améliorer le sort des animaux en Espagne.

9

 

Je sais que tu as rencontré beaucoup de chiens dans votre refuge, et que tu les as tous aimés. Mais y en a t-il un ou une en particulier qui t’a touchée?

Comme tu dis, je les aime tous, chacun avec sa personnalité propre. Mais durant toutes ces années, deux m’ont particulièrement touchée. Ce sont tous les deux des chiens que j’ai sauvés de la rue, et amenés au refuge.

La première, Rubia, je l’ai trouvée sur une autoroute en rentrant du travail en 2005. Elle a passé sept ans au refuge et je l’ai adoptée en 2012. Elle est toujours auprès de moi.

Le deuxième, Mirindo, je suis allée le chercher près d’une maison à la campagne, parce que le propriétaire avait déclaré à la police que ce chien n’était pas à lui et que si on ne venait pas le chercher, il le tuerait. J’ai mis une semaine à l’attraper, car le terrain était clos mais très grand, et que le chien était terrorisé par cet homme qui essayait de le chasser. Mirindo a lui aussi passé cinq ans au refuge. Je cherchais une famille pour lui, mais c’est un grand chien, et personne n’en voulait.

Mais l’année dernière, quand un de mes chiens est mort, je l’ai adopté! Maintenant j’ai trois chiens: Rubia, Mirindo, et une vieille gala appelée Bonita. Ils sont tous vieux, et vraiment adorables. Ils m’aiment, et je le leur rends bien.

Chaque adoption à Carea est un triomphe pour nous. C’est pour cela que nous offrons un peu de notre temps, de notre force, de notre bonheur et souffrance aussi.

Je rêve d’un monde dans lequel les refuges n’existeraient plus, car chaque chien qui naîtrait serait choyé jusqu’à sa mort. Les chiens sont si proches des humains, ils ont tant fait pour nous, ce ne sont plus des animaux sauvages: maintenant nous sommes responsables d’eux. Les chiens recherchent la présence des humains, et sont dignes de tous nos soins!

Merci beaucoup Carmen.

Merci à toi, Perrine, merci beaucoup.

Paix et Amour!

10Ortie


 

// CAMPAGNE DE STERILISATIONS //

Parce que la stérilisation est un acte essentiel de protection animale, et afin de soutenir les bénévoles de ce refuge, ACTION INVISIBLE a décidé d’organiser une grande campagne de stérilisation. Comme le dit Carmen : toute femelle adoptée à Carea est une source potentielle de nouveaux abandons. Faisons en sorte que plus aucune femelle de Manzanares ne parte du refuge non stérilisée.

Les responsables de Carea ont renégocier le tarif d’une stérilisation auprès de leur vétérinaire: une opération coûte 121€ TTC.

La première chienne qui bénéficiera d’une stérilisation grâce à vos dons sera VALENTINA. Cette douce et gentille Pitbull a une opportunité de sortir du refuge pour aller en famille d’accueil à Madrid. Mais la loi espagnole pour les chiens dit dangereux oblige tout détenteur à souscrire à une assurance spéciale, ce qui engendre des frais supplémentaires, trop onéreux pour l’association en plus du prix de la stérilisation.

Mais nous sommes là pour les aider, non ?

Merci d’avance à tous ceux qui participeront et diffuseront cette opération spéciale.

Je publierai sur la page d’ACTION INVISIBLE les photos des femelles qui bénéficieront des stérilisations.

// Pour faire un don via Le Pot Commun : https://www.lepotcommun.fr/pot/qly2pqws

// Pour faire un don par chèque ou virement: perrinemallet46@gmail.com 

// Site internet du refuge: http://careaprotectora.blogspot.fr/

ValentinaValentina


 

//SOUTENIR CAREA POUR 1€ PAR MOIS //

Vous souhaitez soutenir Carea mais vous n’avez pas beaucoup de moyens ? C’est possible grâce au site de microdonation TEAMING!

Le principe est simple, il suffit de vous inscrire sur le site, de rejoindre le groupe Carea (ici :https://www.teaming.net/careaprotectora-grupo-DblQVF40xfet Teaming prélèvera chaque mois 1€ sur votre compte, qui sera reversé au refuge.

Nous sommes plus de 1000 personnes sur la page d’Action Invisible : l’union fait la force et à nous tous, nous pouvons aider CONCRETEMENT Carea, ses bénévoles et les chiens du refuge.

Grand merci à Suzanne pour la traduction.

Perrine // Action Invisible

Lien site du refuge // http://careaprotectora.blogspot.fr/

Vous trouverez sur le site les coordonnées bancaires de lu refuge pour faire un don.

Neron
Neron

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Enma
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HUELLAS, le refuge tourné vers l’avenir

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L’histoire de l’association « HUELLAS pour les animaux » commence en février 2011 lorsqu’une poignée d’idéalistes dépose un dossier à la Mairie pour reprendre la direction de la fourrière municipale. En effet, cette perrera avait été dirigée pendant près de vingt ans par une personne aux pratiques plus que douteuses et tout le monde avait entendu d’horribles histoires sur ce qu’il se passait derrière les murs de l’édifice : actes de maltraitance, tortures, chiens non nourris, euthanasiés avec des produits de nettoyage, etc.

Animés par un désir de changement, ces bénévoles se doutaient-ils dans quoi ils s’engageaient alors que la Mairie leur remettait (à leur grand étonnement!) les clés des installations qui sont devenues leur refuge ?

2Le Patio Central

 

  • Rôle et politique

Le refuge accueille uniquement des chiens, même si parfois il recueille également des chats qui sont placés en famille d’accueil, faute d’installations prévues pour eux. Liée par un contrat avec la Mairie, l’association n’a le droit d’accueillir que des chiens trouvés errants sur le territoire de la commune. La politique est claire : aucune euthanasie, sauf en cas de nécessité médicale. Dans cette région rurale d’Espagne particulièrement dure envers les animaux (la Castille-La-Manche), le nombre de chiens errants est très élevé et les entrées sont quotidiennes, au contraire des adoptions. Ce sont donc en moyenne 300 chiens qui vivent dans ce refuge surpeuplé, parmi lesquels environ 25 Galgos, 40 Podencos et beaucoup de Mâtins espagnols.

3Karen dans le bureau. Derrière, ce tableau est la pierre angulaire de l’organisation du refuge

 

  • Installations et fonctionnement

Depuis la reprise du refuge, l’équipe bénévole de Huellas a drastiquement amélioré les installations : les pièces ont été carrelées, la superficie des parties cimentées avec les boxs (appelées « Patio Central » et « Patio Europa ») a été doublée, une grande zone a été clôturée à l’avant du refuge (appelée « Le Bronx »), l’eau et l’électricité ont été installées partout. De vieilles poubelles ont été récupérées pour les transformer en niches. Ces améliorations ont été possibles grâce au soutien international et aux collectes de fonds effectuées lors d’événements locaux.

En dehors de cela, le revenu de l’association provient d’une subvention de la Mairie, qui couvre à peine les frais de nourriture (et qui est payée des mois en retard) ainsi que l’adhésion des membres de l’association. Chaque chien bénéficiant d’un suivi vétérinaire si nécessaire, on peut imaginer l’énorme budget de fonctionnement.

A présent, le refuge a atteint sa capacité maximale de chiens : les box individuels abritent cinq petits chiens ou trois chiens de taille moyenne. Abriter davantage de chiens risquerait de fragiliser encore plus l’équilibre de la répartition des meutes dans le refuge, ce qui aboutirait à plus d’attaques entre congénères, et plus de chiens contraints de vivre à l’isolement.

4Le Bronx

 

  • Equipe bénévole

L’équipe de Huellas, entièrement bénévole est emmenée par Karen, la présidente fondatrice. Britannique originaire de l’île de Wight, Karen a également fondé sa propre école d’anglais et partage sa vie entre le refuge et son métier d’enseignante, comme beaucoup d’autres membres.

Le problème majeur de ce refuge est le manque cruel de bénévoles. L’association compte seulement une quinzaine de membres actifs pour gérer entièrement le refuge et accomplir toutes les tâches que nécessite la gestion de 300 chiens. Sachant qu’il faut au moins quatre personnes le matin et deux l’après-midi, il est évident que Huellas a un besoin urgent (et croissant) de bénévoles actifs. Malheureusement, l’association ne possède pas un budget suffisant pour embaucher un employé, ce qui aurait permis d’alléger la masse de travail de ces courageux bénévoles.

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  • Quotidien et actions du refuge

Une matinée typique commence à 8h par le nettoyage des patios et des boxs ; puis les boxs sont ouverts pour que les chiens qui peuvent être ensemble se défoulent et se dégourdissent les pattes ; les parties non cimentées sont nettoyées, les seaux et les gamelles d’eau changés. Les chiens malades reçoivent leur traitement et on vérifie aussi les oreilles, on met des gouttes dans les yeux et on retire les asticots des blessures.

Il faut surveiller si les chiennes entrent en chaleur ou si un chien est malmené par ses congénères. Parfois il y a des attaques. Dans ces cas-là, on doit changer le chien de zone et c’est là que la logistique se complique. Des chiens sont placés dans le bureau, dans les toilettes ou dans un couloir parce qu’il n’y a plus de place ailleurs pour eux.

A midi, les chiens reçoivent une collation avec du pain dur.

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Les après-midi sont occupés par le nourrissage des chiens ; il faut s’assurer que tous reçoivent assez à manger sans trop de bagarres ; puis il faut encore nettoyer et redistribuer les médicaments qui doivent être pris toutes les 12h. Les chiens qui peuvent être ensemble sans se battre ressortent pour une nouvelle récréation puis sont rentrés pour la nuit.

La journée se termine pour les bénévoles vers 20h l’hiver et à la tombée de la nuit l’été.

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Quand un nouveau chien arrive, on vérifie s’il est identifié (ce qui n’est généralement pas le cas), il est vermifugé, débarrassé de ses puces et tiques, puis on vérifie s’il est en bonne santé avant de le placer en box individuel pour la quarantaine (10 à 14 jours). S’il paraît malade ou blessé, il est emmené directement chez le vétérinaire.

En plus de cela, il faut s’occuper des personnes à l’accueil qui apportent des chiens abandonnés, aller chercher en voiture les chiens et chats errants signalés par la police ou par les citoyens, conduire les chiens chez le vétérinaire, gérer les adoptions nationales et internationales ainsi que les familles d’accueil, prendre en photos les chiens et les chats, mettre à jour le site internet et la page facebook, répondre au téléphone qui n’arrête pas de sonner !

Voici une vidéo réalisée par l’équipe pour recruter des bénévoles et qui donne un bel aperçu de leur travail quotidien: https://www.youtube.com/watch?v=R7WFveNxtks

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L’association travaille dur pour recruter de nouveaux bénévoles, trouver de nouvelles familles d’accueil et récolter de l’argent afin d’améliorer les conditions de vie des chiens du refuge.

Simultanément, et c’est ce qui me touche le plus avec ce refuge, c’est que cette équipe bénévole met un point d’honneur à regarder vers le futur et n’oublie pas que c’est à travers l’éducation des enfants que nous pouvons provoquer un réel changement dans les attitudes et les comportements envers les animaux. Est-ce parce que plusieurs de ses membres sont enseignants que cette équipe s’évertue à visiter les écoles primaires et secondaires, ou à accueillir au refuge des groupes de jeunres comme les Scouts? Ils animent également une émission de radio appelée Animaladas, coordonnent des réunions d’information avec les forces de police locales, récoltent de l’argent à travers leur club d’artisanat, organisent des concerts tous les mois, ainsi que des forums de sensibilisation (stérilisation, abandon, maltraitance, etc).

L’association travaille en étroite collaboration avec la Police locale (qu’il faut former et sensibiliser) : elle rapporte, et parfois intervient, dans des cas de maltraitance, d’abandon, de défaut d’identification, etc. Et récemment, elle a présenté à la Mairie un projet pour contrôler les colonies de chats errants de la ville grâce à un programme de capture/stérilisation/relâche.

Pas mal pour une quinzaine de membres actifs (qui forcent l’admiration!)

9Miguel et Patricia, deux bénévoles très investis

 

    • Podencos, Galgos et Mâtins

Comme il a été dit plus haut, les adoptions locales sont loin d’être suffisantes pour désengorger le refuge et donner à chaque pensionnaire sa chance de vivre une parfaite vie de chien.

De plus, il y a des races qui sont particulièrement boudées par les adoptants espagnols, et pour cela, Huellas compte sur les associations étrangères pour faire adopter ceux dont personne (ou presque) ne veut en Espagne. Vous l’aurez compris, je veux parler des Galgos, Podencos et Mâtins espagnols.

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Depuis trois ans que je visite et collabore avec ce refuge, j’ai pu constater une certaine évolution positive pour les Galgos. Ces lévriers, désormais assez connus du public européen, se voient adoptés de plus en plus rapidement. Il est rare de revoir un Galgo d’une année sur l’autre, lors de mes visites annuelles en janvier et il faut saluer pour cela le travail exemplaire des associations italienne, hollandaise et française qui collaborent avec Huellas.

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Malheureusement, il n’en va pas de même pour les croisés Galgos… Je ne citerai que quelques exemples parmi tant d’autres : Gamita et Mora, deux croisées Galgos, qui voient les années défiler sans la moindre demande d’adoption.

Parce que les Galgos font souvent l’objet d’un trafic, et afin d’éviter les vols, ces Lévriers ne vivent pas au refuge et sont placés dans un endroit tenu secret, qui a été construit par une association hollandaise. Afin de respecter cette discrétion, je ne publierai pas de photos de Galgos dans cet article.

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Le cas des Podencos est plus problématique car ces lévriers primitifs sont présents en très grand nombre dans ce refuge et la plupart sont des Invisibles. Il est aussi difficile qu’incompréhensible de revoir chaque année les mêmes visages, et de savoir que les nouveaux arrivants, Podencos ou croisés Podencos, resteront en moyenne plusieurs années avant d’être adoptés (alors qu’un Galgo y séjournera moins d’un an).

Si de plus en plus d’espagnols sont sensibilisés à la cause des Galgos, les adoptions locales de Podencos demeurent rarissimes.

Il y a tellement d’individus Podencos attachants dans ce refuge qu’il est difficile de n’en mentionner qu’un ou deux. Mais j’aimerais attirer votre attention sur Quijotte et Majuelo, deux Invisibles qui étaient déjà là du temps de l’ancienne perrera.

13Majuelo et Quijotte

Et que dire des Mâtins espagnols ? Beaucoup de ces gentils géants ne sortiront jamais du refuge. En effet, ces chiens sont aussi maltraités en Espagne et abandonnés en grand nombre, mais également totalement boudés par les adoptants locaux. Qui voudrait s’embêter avec des chiens aussi grands ?

Leur cause est également moins connue en Europe et rares sont les associations spécialisées dans leur défense, même si de plus en plus se lancent dans les adoptions de Mâtins. Dans leur pays, ils n’ont quasi aucune chance de trouver une famille et il est nécessaire de faire connaître leur calvaire.

Parmi eux, Matias et Cordel, deux compères arrivés ensemble au refuge il y a des années.

14Cordel15Matias

 

  • Comment les aider ?

Le problème numéro 1 de Huellas est l’absence cruelle de bras, de main d’œuvre, pour gérer le quotidien de l’association et de s’occuper des 300 pensionnaires du refuge. L’idéal pour sortir de cette situation serait de pouvoir employer une personne à plein temps qui réaliserait une bonne partie des tâches de nourrissage des chiens et de nettoyage des installations. Malheureusement, la Mairie, faute de budget, a récemment rejeté la demande d’aide à l’emploi que proposait l’équipe de Huellas.

Si vous souhaitez partir faire du bénévolat pour quelques semaine dans ce refuge, Action Invisible vous offre l’hébergement sur place et vous guide dans vos démarches. Plus d’infos ici.

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Une autre menace plane sur l’avenir du refuge, et elle est d’ordre financière. En effet, soucieuse d’offrir à chaque chien un suivi vétérinaire si besoin, l’association s’est lentement endettée auprès de leur clinique attitrée. L’argent reçu pour les adoptions, les collectes organisées lors d’événements locaux, les appels à dons, etc, ne permettent pas de subvenir aux nombreux problèmes de santé des 300 chiens.

Il y a 2 ans, cette dette avait atteint la somme astronomique de 16 000 € et l’association française Terre des Lévriers a mis en place une opération de parrainage, qui a permis de  descendre cette dette à 7 500 €.

Voir cette dette s’effacer totalement serait une libération pour Huellas, car cela leur permettrait d’ouvrir leur propre salle de soins dans l’enceinte même du refuge, et de faire appel à un vétérinaire extérieur pour les actes médicaux les plus courants (consultations, vaccins, stérilisations, « petits bobos », etc). Le budget alloué à la santé des chiens se verrait alors allégé.

Pour faire un don, contactez-nous: perrinemallet46@gmail.com

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Vous pouvez également aider Huellas pour 1€ par mois ! L’association est inscrite sur le site Teaming, très facile d’utilisation : il suffit de créer un compte, de choisir de soutenir le refuge (sur cette page :https://www.teaming.net/huellaspuertollano) et chaque mois, 1€ sera prélevé de votre compte et reversé à l’association.

18

Pour aider matériellement Huellas: si vous avez de la nourriture pour chiens, des médicaments, des anti-parasitaires, des paniers ou tout autre chose qui pourrait servir à améliorer le quotidien des chiens, contactez-moi :perrinemallet46@gmail.com

Le matériel récolté sera apporté au refuge lors de ma prochaine visite, en janvier.

Merci à tous!


19 Miguel Canay est un des bénévoles incontournables de cette superbe association: toujours motivé pour s’occuper des chiens et entretenir le refuge, musicien lors des concerts de charité organisés chaque mois, intervenant dans les nombreuses conférences et… également écrivain!
Il y a quelques années, Miguel et sa femme découvrent dans un verger des chiens abandonnés et enchaînés, à moitié morts de faim. Ils s’impliqueront alors dans leur sauvetage et cette expérience changera leur vie pour toujours. Elle les mènera sur le chemin de la défense des animaux, de l’amour et de la compassion.
C’est cette histoire qui est retracée dans le superbe « LA HUERTA DE LA ALEGRIA ».
Malheureusement, l’ouvrage n’est (pour le moment) disponible qu’en espagnol, vous pouvez vous le procurer en format pdf ou en format papier directement chez l’éditeur:
http://www.bubok.es/lib…/228279/La-Huerta-de-la-Alegria-epub
http://www.bubok.es/libros/219772/La-huerta-de-la-alegria

L’intégralité des bénéfices est reversé à l’association

 

Perrine // ACTION INVISIBLE

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Partir faire du bénévolat dans un refuge espagnol // Project Huellas, Puertollano

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Refuge « Huellas » de Puertollano, Province de Ciudad Real en Castille-La-Manche, Espagne : plus de 300 chiens, plusieurs dizaines de chats, zéro salarié, juste une poignée de bénévoles ultra-dévoués pour « faire tourner » cette énorme machine. Autrement dit : jamais assez de bras pour effectuer les tâches quotidiennes indispensables au bien-être et à l’adoption des animaux.

Tous les jours de l’année, qu’il fasse beau ou trop chaud, qu’il vente ou qu’il pleuve, ces bénévoles, en plus de leur emploi, de leur famille, s’acharnent depuis près de 7 ans à apporter à tous ces animaux le maximum vital, et bien plus encore.

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Comme vous pourrez le lire ici dans notre article qui lui est consacré, Huellas ne se contente pas de prendre soin de ses pensionnaires canins et félins. Elle met aussi un point d’honneur à participer à part entière à la vie sociale de Puertollano, afin de sensibiliser les consciences aux problèmes de l’abandon et de la maltraitance, et d’inciter la population à stériliser, identifier, vacciner leurs animaux de compagnie.

Et si nous leur offrions ce qu’il y a de plus précieux : un peu de notre temps ?

Vous aimeriez aller les aider sur place ? Action Invisible peut vous guider dans vos démarches, vous mettre en relation avec l’équipe dirigeante du refuge. Nous prendrons en charge vos frais de logement (depuis 2020, nous demandons 10€ par semaine de participation, la location du logement ayant augmenté), en partenariat avec le refuge qui met à la disposition des candidats un appartement situé à Puertollano. Seuls les frais de transport et de nourriture restent à votre charge.

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Nous cherchons donc des candidats motivés, avec ou sans expérience, prêts à se retrousser les manches pour aider aux tâches diverses quotidiennes, à savoir :

    • le nettoyage des chenils et de toutes les installations,

    • le nettoyage et le remplissage des gamelles d’eau et de nourriture,

    • les soins et les médicaments à distribuer aux animaux malades,

    • le transport et la prise en charge des chiens du refuge au cabinet vétérinaire et vice-versa,

    • la promenade des chiens,

    • faire face aux travaux et tâches impromptues qui peuvent se présenter,

    • et toute contribution ou idées nouvelles sont les bienvenues !

Voici la vidéo d’une journée-modèle d’une bénévole au refuge Huellas, et qui vous donnera une idée de toutes les choses que vous aurez à faire (pas de quoi s’ennuyer !)

Alors certes, votre séjour à Huellas ne ressemblera pas à des vacances: vous serez là pour prêter mains fortes à l’équipe bénévole en place, il faudra faire preuve de volonté et de disponibilité; mais ce stage représentera aussi et surtout une expérience personnelle extrêmement enrichissante. Vous ferez de belles rencontres, humaines comme animales. Nul doute que vous en reviendrez changé !

Pour que le refuge fonctionne, 2 équipes travaillent quotidiennement, le matin de 8h à 14h, et l’après-midi de 17h à 21h voire 21h30 et ce, 7 jours par semaine. Les horaires et jours de travail du candidat-bénévole seront déterminés en concertation avec la présidente du refuge, Karen Caws, et vous serez guidé par un bénévole-expert qui vous expliquera tous les protocoles du refuge.

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Concernant le logement : Action Invisible prendra en charge la location à la semaine de l’appartement (les consommations d’eau et d’électricité sont comprises), mais il vous sera demandé une caution de 150€, à régler avant la période du stage, et qui sera restituée à la fin de celui-ci, si aucune dégradation n’a été constatée, bien sûr. Situé à proximité du centre de Puertollano et de ses commerces, cet appartement dispose de plusieurs chambres, une cuisine, une salles de bains, et est équipé d’un lave linge, d’un micro onde et d’une connexion Wifi. Les animaux ne compagnie n’y sont pas acceptés.

L’aventure vous tente? Nous sommes là pour vous aider et vous guider. Contactez-nous pour en discuter: perrinemallet46@gmail.com  

Et rejoignez notre groupe sur Facebook en cliquant ici.

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Questions fréquemment posées:

  • Comment se rendre à Puertollano:

L’aéroport le plus proche est celui de Madrid, qui est desservi par de nombreuses compagnies aériennes low cost. Pour rejoindre ensuite Puertollano: vous pouvez soit louer une voiture (vous serez ainsi plus libre de vos mouvements une fois sur place), soit prendre un train (il faut compter une trentaine d’euros pour un trajet qui dure 1h10). Si vous optez pour la deuxième solution, il faut savoir que le refuge est situé en dehors de la ville, il faudra donc que des bénévoles viennent vous chercher puis vous ramener à l’appartement, ce qui représente une certaine organisation.

Vous pouvez bien sûr décider de vous y rendre avec votre propre véhicule.

  • Quelle est la durée minimum d’un stage:

Dans la mesure où il faudra plusieurs jours pour que les bénévoles vous forment et pour que vous soyez à l’aise avec vos nouvelles fonctions, il est préférable de partir pour au moins deux semaines. Plus de temps vous resterez, plus les tâches qui vous seront déléguées seront intéressantes et responsabilisantes: cela prend bien entendu plus de temps d’apprendre à donner les traitements médicamenteux aux chiens que de nettoyer les bâtiments. Par contre, il n’y a pas de durée maximale, et vous pourrez si vous le souhaitez, retourner au refuge pour un ou plusieurs autres stages. Les connaissances que vous aurez apprises lors de votre première expériences seront des acquis précieux pour retenter ultérieurement l’aventure !

  • Faut-il nécessairement parler l’espagnol pour effectuer un stage ?

Si des bases en langue espagnole sont évidemment un plus, nous pensons que vous pourrez vous en sortir même si vous ne la parlez pas. Plusieurs bénévoles parlent un peu le français, la présidente, Karen, est anglaise, et le langage du corps – peut-être aidé d’un petit dictionnaire de poche – sera suffisant pour vous montrer les gestes et les tâches que vous devrez accomplir.

  • A quelle période est-il préférable d’effectuer le stage ?

Quand vous le pouvez ! En effet, les bénévoles ont besoin d’aide en permanence. Il faut juste qu’une des quatre chambres que compte l’appartement actuel soit libre pour que vous puissiez vous « inscrire ».

Campagne de vaccination au refuge de Huellas, Puertollano

!!! Nouvelle action !!!

L’année dernière, au mois d’octobre, la maladie de Carré se déclarait au refuge Huellas de Puertollano, faisant en quelques semaines une quarantaine de victimes. Les bénévoles ont dû faire face à une épidémie sans précédent qui a emporté de nombreux chiens, dont certains vivaient au refuge depuis très longtemps et auxquels les bénévoles étaient profondément attachés.

Après de longues semaines d’angoisse et grâce à un protocole rigoureux particulièrement compliqué à mettre en place dans un refuge aussi grand et peuplé, la maladie a pu être enrayée et tous les chiens survivants ont été vaccinés, mais le traumatisme reste entier dans le cœur des bénévoles.

De l’autre côté de la frontière, nous n’avons pu qu’assister impuissants à cette hécatombe. Mais aujourd’hui, nous avons les moyens d’agir pour que ce cauchemar n’arrive plus jamais. En effet, notre nouvelle « action invisible » aura pour but de protéger contre le virus ainsi que d’autres maladies tous les chiens du refuge. En octobre, triste mois anniversaire de la tragédie, les 300 chiens de Huellas devront être (re)vaccinés. Alors nous, français, belges, européens, allons leur offrir cette protection : nous pouvons, pour 3€ seulement, protéger 1 chien pendant 1 an. On n’hésite plus, on répond présent ! Nous avons quelques mois pour réunir les fonds nécessaires (900€), ON PEUT LE FAIRE !

Un grand merci à tous !

Pour faire un don:

– via le Pot Commun: https://www.lepotcommun.fr/pot/a7awi45v?fbclid=IwAR2qaJ7sO9lUbB36Jl2zvBVIbUcPh1KATPTz2g0QkXtrEfxXbEcowmW3xUc

– par virement: FR7610278365740001082270118 BIC: CMCIFR2A

– par Paypal: asso.action.invisible@gmail.com

!!! Merci d’indiquer la mention « Campagne vaccination refuge Puertollano ».

SOS Animales Sagunto, le sanctuaire des chiens.

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Il était le premier parmi les refuges que nous allions visiter. N’ayant eu aucune information précise sur Sagunto, la surprise était totale.

L’émotion aussi…

Situé en campagne espagnole, caché derrière les champs d’orangers, fondu dans un brouillard de terre ocre, nous entendions déjà les centaines de chiens aboyer. Ce n’étaient pas des aboiements de plaintes ou de détresse mais plutôt de bienvenue et de curiosité.

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C’est Vincent qui nous a accueillies. Vincent est l’un des bénévoles engagé, courageux au grand cœur qui s’occupe, promène, joue, accompagne et prépare les chiens à leur destin quel qu’il soit.

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Il nous a présenté le refuge en attendant l’arrivée de Carmen.

Des palettes de bois et matériaux de récupération forment les fondations principales et structurent le refuges en plusieurs parties où les chiens sont placés selon leur âge, leur caractère, leur entente, et autres critères de séparation.

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Cachée derrière l’aspect brimbalant et légèrement oblique de l’architecture déconstructiviste façon western, nous avons rencontré l’âme du sanctuaire, débordante d’amour, de générosité, d’intelligence, d’humour et de force: Carmen.

Carmen et Vincent nous ont présenté les différentes parties du refuge comme le carré VIP, où vivent les plus vieux et les plus faibles, c’est là où l’on grimpe sur les toits, où l’on monte sur les tables, c’est là aussi où certains s’amusent à sauter sur les lits , c’est l’endroit d’où certains n’auraient plus envie de repartir.

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L’heure du repas. Carmen achète pour ses chiens les meilleures des croquettes afin qu’ils aient tous une bonne digestion, un beau poil, de belles selles, une très bonne santé. Et ça se voit!!!

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Lʼinstant déjeuner se passe dans un calme absolu… Les gamelles sont vides, on peu parler “os” à présent.

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A côté, on attend patiemment son tour…

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A chaque étape de la visite, Carmen nous racontait les histoires touchantes et tristes sur ses pensionnaires à poils. Elle connaît le parcours de tous. Chaque jour, elle prend le temps de faire un câlin à chacun d’eux, de leur donner de l’amour, de la confiance et de l’espoir, elle les écoute et leur murmure des mots à l’oreille que seuls eux comprennent. “ This Magic Moment” … ( Lou Reed)

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Nous quittions un carré pour entrer dans un autre.
Ce n’est ni un box, ni une prison, ni une cage, c’est un grand« carré » de terre avec des collines en arrière décor et un espace intérieur dans lequel les chiens peuvent se reposer, boire et manger. Ils ont l’espace pour courir, se défouler, jouer au cow boy … un air d’Ennio Morricone au loin dans les rocheuses.
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Certains auraient pu participer au casting de « Le BON, La BRUTE et Le TRUAND ».
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Le dernier Carré abrite des box fermés pour les cas compliqués. Encore une fois, pour chacun, une histoire différente mais pour tous, un passé très difficile avec beaucoup de souffrance et de misère. Ils ne sont pas oubliés dans leur box, ils sont sortis tous les jours et ont eux aussi un petit peu d’attention et une petite dose d’amour, en attendant une miraculeuse adoption, en attendant un autre lendemain.
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Loin de l’image carcérale habituelle, Carmen et ses bénévoles ont organisé positivement ce beau refuge où règne un air de paix, un air où « refuge » retrouve son sens, où les chiens sont à l’abri de toutes violence et maltraitance humaine, à l’abri de l’abandon, de la faim et de la misère.
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Les chiens de Carmen sourient…
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Les chiens de Carmen sont beaux et fiers…
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Les chiens de Carmen ont retrouvé leur dignité…
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Les chiens de Carmen auront connu l’amour des humains …
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Et en ont des tonnes à offrir …
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Nous sommes reparties, les larmes coulaient à flot.
Touchées à la fois par toutes ces rencontres magnifiques aussi bien humaines que canines, tous ces regards échangés, ces regards qui ont souffert et qui ont pardonné, ces regards qui espèrent tellement encore. Nous savions que ces loulous étaient entre les meilleures des mains.
Nous pleurions pour tous les autres qui vivent l’enfer …
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Carmen a crée l’un des plus beaux refuges où chacun offre autant d’énergie et d’amour qu’il puisse donner chaque jour, mais cela ne remplacera jamais le bonheur d’un foyer.
Merci à Carmen et ses bénévoles.
Tullia & Vanessa // Action Invisible

Rencontre avec Carmen, celle qui murmure à l’oreille des chiens.

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Sharon

Bonjour Carmen, peux-tu nous raconter quand et comment est né le refuge de Sagunto?

Sos Animales Sagunto est né le 4 Février 2010, le jour où j’ai déménagé pour une ancienne ferme de lapins qu’une amie m’a louée à un prix très bas. J’avais lu la nouvelle qu’à Cuenca 30 galgos devaient être euthanasiés et je n’y ai pas trop réfléchi. J’ai demandé de l’aide à une grande association d’ici, Cuencaanimal, et je me suis lancée dans l’aventure.

Comment fonctionne le refuge aujourd’hui? A quoi ressemble le quotidien au refuge pour les chiens et les humains?
Voyons voir si je l’explique bien, nous fonctionnons à base de sacrifices et de dévouements d’une douzaine de grands êtres humains qui donnent corps et âme au service de nos animaux. Nous avons habituellement entre 120 et 150 chiens. Parfois moins, parfois plus …. Chaque jour, plusieurs personnes viennent pour aider à nettoyer et nourrir les chiens, les caresser, jouer avec eux et font en sorte que nos chiens sentent qu’il y a des humains qui les aiment, ce qui est important. Et moi, je vis pratiquement ici, avec eux, je suis une référence humaine permanente qui leur procure la sécurité.
Votre association parait très active dans la vie citoyenne de Sagunto. Pouvez-vous nous en dire plus sur ces activités?
J’ai toujours pensé qu’il est important que les gens sachent que nous existons et ce que nous faisons. Au final, c’est un problème social dont nous devons tous être conscients. Nous avons un groupe de merveilleux collègues et de grands communicateurs qui consacrent leur temps à aller dans les écoles pour donner des conférences sur nous et notre activité, et sur la situation des animaux en Espagne. Nous voulons que les enfants sachent dès le début comment sont les choses et comment elles devraient être. Nous tenons aussi un stand de ventes artisanales et de choses que les gens nous donnent sur les marchés de rue où l’on nous permet de participer. Nous ne nous soucions pas si ces marchés sont plus ou moins loin ou s’il fait plus ou moins froid. Le principal est d’amasser de l’argent pour eux et de nous faire connaître.
Quelle est la situation pour les chiens et les animaux dans la région de Sagunto? Pourquoi y’a-t-il autant de podencos dans votre refuge?

Rocho
Rocho

Ici c’est une zone de chasseurs. Je crois me souvenir que l’Association des chasseurs de Sagunto est l’une des plus importantes d’Espagne, avec plus de 500 personnes inscrites et avec une licence pour assassiner des animaux sans défense. Cela signifie que le nombre de podencos, qui semblent êtres les meilleurs chiens de chasse pour ce type de terrain, est très élevé. Et la raison pour laquelle j’ai tant de podencos avec moi est le résultat des pratiques habituelles des chasseurs. Ils font reproduire les femelles encore et encore, surtout si elles sont de bonnes chasseuses. Une fois que les chiots sont en âge de résister à une journée de chasse, ils les essaient et abandonnent directement ceux qui ne montrent aucun talent. Peu importe, car il en a d’autres… Nous trouvons souvent ces petits dans des situations extrêmes de malnutrition, de déshydratation, morts de peur…. C’est pour cela qu’il y a tant d’amis podencos avec nous. Une autre raison est qu’il y a beaucoup de chiens qui se perdent pendant une journée de chasse et ne savent pas trouver le chemin du retour à la voiture ou à la maison. Ils redeviennent sauvages dans les collines et bien sûr, si ce sont des femelles, elles tombent enceintes et donnent naissance en liberté. Beaucoup d’entre elles, avec leur grande intelligence, viennent mettre bas près de nous quand elles sentent le moment venu. Cela fait froid dans le dos de réaliser le degré d’intelligence de ces animaux.

Recevez-vous de l’aide internationale pour faire vivre le refuge et faire adopter les chiens?
Oui bien sûr. Sans votre aide, je n’aurais pas pu arriver jusqu’ici. Je reçois constamment des colis avec des médicaments et mes chiens sont diffusés dans plusieurs pays européens afin de leur trouver un foyer. En ce moment, je pense qu’ils sont plus de trente à vivre en Belgique, Hollande, Allemagne, Russie, Italie et, bien sûr, en France.
Ce qui nous a frappé en visitant votre refuge, c’est le bien-être de la plupart des chiens dont vous vous occupez. On ne voit pas un si bel équilibre dans les autres refuges. Comment l’expliquez-vous?

Ron
Ron

C’est facile. Comme je vous l’ai dit, cela se fait avec amour, avec beaucoup d’amour et beaucoup de compréhension et beaucoup de dévouement. Nos amis poilus se sentent aimés et appréciés, ont leur propre identité, car il y a des humains qui se soucient de chacun d’entre eux à tout moment. Par exemple, moi le matin je n’ai pas l’habitude de me promener dans le refuge car il y a les collègues qui viennent pour les corvées de nettoyage, de jeux et de distraction, qui amusent et éclairent la journée des chiens. L’après-midi, je vais dans tous les chenils et j’y passe au moins une demi-heure à leur donner de l’amour, et à leur demander aussi. J’ai besoin qu’ils me lèchent le visage, qu’ils viennent à moi pour me demander une caresse. S’ils ne me reconnaissent pas, je n’ai pas d’identité.

La philosophie de ce refuge est celle là, un havre de paix et d’équilibre pour ceux qui ont tant souffert avant d’arriver ici. Le mot Refuge prend ici son exacte et complète signification.
Je dois dire aussi que l’alimentation est importante. Je sais que je suis un peu extrême, mais je ne veux pas donner comme nourriture à mes chiens ce que je ne voudrais pas manger moi-même. Je leur donne un aliment fabriqué en Belgique (Dinapet) qui, en plus de ne pas être cuit, de sorte qu’il conserve toutes ses propriétés, est fait avec des matières premières que peuvent consommer les humains. Ni cancérigènes, ni chimiques…. C’est un effort économique important, mais vous voyez; cela vaut la peine.
Comment voyez-vous l’avenir pour votre refuge, et de manière générale, pour les chiens de votre région, de votre pays?
La vérité est que j’ai du mal à être optimiste. Avec le changement politique qui a eu lieu, nous avions nourri de grands espoirs mais j’ai l’impression que cela va être plus long que nous le voudrions. Je suis très confiante dans le travail de mes collègues et d’autres personnes qui sont également engagés à essayer d’éduquer la société. Je veux croire que ceux qui viennent après, les enfants qui ont actuellement 10 ou 12 ans, verront les choses beaucoup plus clairement que les générations précédentes, mais nous ne pouvons pas baisser notre garde. Nous devons continuer à expliquer que les animaux sont des ÊTRES et non des choses, comme notre loi le dit actuellement. Nous devons nous battre pour leur donner une identité vivante et leur reconnaître des sentiments. Telle est la priorité absolue.
Vous avez dû connaître des centaines de chiens… mais peut-être quelques uns vous ont touchée plus particulièrement. Pourriez-vous partager avec nous une de vos plus belles rencontres?

Vip
Vip

Oh, ça c’est difficile. Ils sont si nombreux ! Et tous ont une histoire triste qu’ils me racontent au fur et à mesure que je les connais. J’aime que quand ils arrivent au refuge, ils restent avec moi, dans ce qu’on appelle la zone VIP, afin que je puisse les connaître et leur apprendre à cohabiter au refuge. Et tous me racontent des histoires tristes d’abandon, de douleur, de mauvais traitements …. Il y a plusieurs années, dans l’ancien refuge, une personne m’a appelée pour me demander de « voler » une chienne qui était enfermée sans nourriture ni eau dans une maison en ruines. J’y suis allée et j’ai trouvé une sharpey qui avait plus que la peau, beaucoup de peau et les os. Il n’y avait pas de chair ni de poils ni d’yeux. Je l’ai enveloppé dans une serviette et quand j’étais en train de sortir j’ai remarqué un mouvement derrière. Quand je me suis retournée, j’ai vu un sharpey miniature, un petit chiot qui ne pesait même pas deux kilos et qui sortait la tête d’un tas de chiffons. Je l’ai pris aussi, bien sûr. Double vol, hahahaha! Lindita était une chienne qui, pendant le peu de temps qu’elle a été avec moi (sa perte est quelque chose dont je ne veux même pas me rappeler) était mon âme sœur. Cette mère-courage qui avait miraculeusement gardé en vie son chiot m’a donné plus d’amour, plus de compréhension et d’appréciation que je ne peux dire. Son fils a été adopté par une collègue vétérinaire qui s’est chargée de corriger le problème qu’il avait aux pattes avant. A cause de la mauvaise alimentation elles étaient déformées. Maintenant, c’est un grand et beau chien.

Et il y a une autre histoire triste avec une fin heureuse que je veux partager avec vous. Il y a quelques mois, un homme est venu, brisé par la vie, pour laisser ici deux chiens, Dandy et Neus, qui appartenaient à son fils. Ce garçon, 26 ans, est en état de mort cérébrale dans un hôpital à proximité. Il a eu une chute du taux de sucre sanguin qui a tué littéralement son cerveau… Cet homme me racontait que ces chiens, en particulier la chienne Neus, étaient les meilleurs infirmiers de son fils. Ils l’avertissaient quand il y avait un changement de sucre dans le sang, et concrètement le jour où il a eu l’accident, ils ont presque fait un trou dans la porte pour essayer de prévenir quelqu’un de ce qu’il se passait. Eh bien, j’ai eu plusieurs possibilités d’adoptants pour Dandy, “plus racé” que Neus, mais j’étais réticente à les séparer. Ils font tout ensemble. Et la providence ou la chance, ou le karma ou quoi que ce soit a provoqué un miracle. Il y a deux jours, ils ont été adoptés par une famille. Ils vont vivre ensemble, de se sentir importants et aimés à nouveau. La vie va leur payer tout le bien qu’ils ont fait à leur premier propriétaire.
Et aujourd’hui, y’a-t-il un chien que vous aimeriez vous adopter plus particulièrement? Pouvez-vous nous parler de lui?

Moises
Moises

Oh, c’est vraiment difficile ! Je veux que tous aient une famille, que tous connaissent le véritable amour d’un être humain et se sentent appréciés comme ils le méritent. J’ai une affection particulière pour Moïses, un grand timide qui a été sauvé d’un trou d’eau dont il ne pouvait pas sortir. Il est affectueux et avec un immense désir de faire confiance à l’homme, mais il a besoin de beaucoup de patience et de dévouement que, malheureusement, je n’ai pas le temps de lui offrir. Il est avec nous depuis plus d’un an, personne n’a demandé pour lui et il continue d’être timide avec les étrangers. Et Rocho, qui a été adopté puis ramené en raison d’une exécution d’hypothèque. Un animal qui n’a jamais vécu en appartement et s’est comporté dès le départ comme si il y avait toujours vécu. Les adoptants pleuraient sincèrement quand ils l’ont ramené. Et mes papis, Ron, Vip, Sharon …. Eutychius, Willow …. Je suis très triste de voir leur vie se finir et qu’ils doivent partager avec beaucoup d’autres les caresses et continuer de se battre pour obtenir un lit confortable ou une place au soleil.

Si des personnes qui lisent cet article ont envie de vous soutenir, comment peuvent-ils vous aider?
Surtout en diffusant mes poilus, pour qu’ils trouvent le plus tôt possible un foyer dans lequel ils prouvent à quel point ils sont loyaux, intelligents et affectueux. La diffusion est le seul moyen que nous avons pour trouver une famille pour eux, donc plus de gens découvriront leurs photos et liront dans leurs yeux tout l’amour qu’ils ont à donner, mieux ce sera.
Nous avons besoin de tout, bien sûr. Je suppose qu’à travers les photos, on peux voir que ce refuge est fait avec amour, surtout avec l’amour, et avec des matériaux recyclés. Ici presque rien n’a été acheté, en partie parce qu’il n’y a jamais d’argent … des lits en plastique, des seaux pour l’eau, des produits de nettoyage, des médicaments pour la leishmaniose, pour les parasites…. des contributions financières (qui peuvent être faites directement aux cliniques vétérinaires spécifiques) pour pouvoir offrir des traitements spécialement à l’un de nos chiens qui en a besoin, et à ceux à qui nous pouvons l’offrir … Mais surtout, je le répète, DIFFUSER, que tout le monde sache que nous existons, que nous sommes ici espérant cette famille spéciale pour chacun de nos amis spéciaux.
Merci beaucoup Carmen….

Comment aider le refuge de Sagunto?

  • 56Si vous souhaitez aider financièrement le refuge de Carmen, vous pouvez faire un don par Paypal via leur site web: http://www.sos-sagunto.org/ Vous pouvez également les contacter par email pour demander leur coordonnées bancaires ou leur envoyer un colis, toujours via leur page web.
  • Vous pouvez également les soutenir en leur offrant 1€ par mois grâce au site de microdonation TEAMING! Le principe est simple, il suffit de vous inscire sur le site, de rejoindre le groupe SOS Animales Sagunto (https://www.teaming.net/sosanimales…), et Teaming prélèvera chaque mois 1€ de votre compte, qui sera reversé au refuge.
  • Sachez que le refuge possède une antenne en Belgique grâce à Katrien, amie de longue date de Carmen, et son groupe de bénévoles. N’hésitez pas à suivre leur page Facebook, vous pouvez également les contacter si vous avez des dons à remettre au refuge: https://www.facebook.com/SOS-Animal… et http://www.sos-sagunto.be/
  • Et bien sûr, rendez-vous tous sur la page Facebook de SOS Animales Sagunto pour les soutenir et diffuser leurs loulous! https://www.facebook.com/SOS-Animal…

Nous sommes plus de 2000 personnes sur la page d’Action Invisible : l’union fait la force et à nous tous, nous pouvons aider CONCRETEMENT Carmen, ses bénévoles et les chiens du refuge.

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« Puertollano (Castilla-la-Mancha) : le refuge Huellas gravement frappé par le virus de la maladie de Carré » // MiCiudadReal // 6.11.18

virus

// Le virus des muqueuses, communément appelé maladie de Carré en France, a coûté la vie à une vingtaine de chiens du refuge de Huellas, à Puertollano. L’association lance un appel aux dons pour l’aider à faire face à cette épidémie. Le virus, sans risque pour l’humain, est particulièrement contagieux et dangereux chez les chiens.
Depuis les premiers cas diagnostiqués, l’association, portée par Karen Caws, lutte sans relâche pour tenter d’enrayer le virus. Ainsi, tous les chiens ont été vaccinés, comme le veut le protocole visant à limiter la contagion. Malgré cela, le virus continue d’affecter les chiens les plus faibles.
Les membres de l’association sont aujourd’hui « détruits », mais impossible pour eux de baisser les bras, au vu des frais médicaux engendrés. L’association se trouve dans une situation économique « critique ».
Le refuge a lancé un appel aux dons afin de le soutenir dans l’acquisition de médicaments, de nourriture et de matériel de nettoyage et désinfection. Les membres du refuge ont également lancé une campagne collaborative à destination des commerçants. Pour contacter le refuge, rendez-vous sur leur page facebook : Huellas Puertollano. //

Mojis Animal Sanctuary Ibiza

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Ce n’est pas Abraham qui a adopté ses animaux, ce sont eux qui l’ont choisi. Sur la route
entre San Juan et San Carlos, le hameau de San Lorenzo offre des maisons éparses, une
cinquantaine de mètres sur un chemin de terre sèche mène au sanctuaire de Moji.

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Une dizaine de chats siestent au soleil, sur le toit du réduit, te regardent et s’étirent et tu
attends Abraham. L’air est chaud. Le soleil lent. Un léger air. Le silence.

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Au début tu ne le remarques pas, tu l’apprécies comme tu l’aimes dans la nature, loin des
villes. Puis tu te rappelles qu’il y a, ici, une cinquantaine de chiens. L’étranger que tu es
n’attise aucun aboyement, aucun jappement, rien que le silence des chats qui te regardent passifs et, parfois, rare, une moto au loin, une voiture sur la route.
Alors, voyant Abraham s’approcher, te souriant de loin, entouré de six chiens lui souriant aussi, tu te demandes bien pourquoi on l’oblige à partir. Nuisance sonore? Bien sûr que non. La porte s’ouvre. Un coq saute sur le toit des chats. On entre dans le premier espace, grand pour les chiens de grandes tailles, un arbre pour l’ombre et les transats alignés d’où des chiens descendent pour te saluer. Une auge le jouxte où trois cochons finissent leur repas, s’apprêtent à la sieste.

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Sa maison est basse, bloc blanc jauni sans étage dont on longe le mur et qu’on ne
pénétrera pas, parce qu’il n’y a pas de raison et l’on marche à la file alongée par les
chiens, ceux qui s’entendent tant avec tous qu’ils peuvent traverser les espaces, allant là
où Abraham va comme les amis vont là où l’ami va.

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Un cochon à part, à l’arrière de la maison s’amuse d’un matelas mousse et nous ignore,
pris par le jeu. Les chevreaux juste après, eux, nous fêtent, le museau entre le grillage, les
pattes dépassant assez pour qu’on puisse les leur serrer, un, vaillant, sur le toit de leur
baraque, un montagnard, sûrement.

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On parle peu, d’abord. C’est ainsi. On découvre, on caresse, on chuchote, on murmure,
on s’échange avec les animaux. Toujours pas d’aboyements, pas de saut, si ce n’est la
chèvre, du toit au sol pour se rapprocher d’Abraham qui la nourrit.

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Quelques pas encore, vers la terrasse sous l’avant-toit, devant la porte de chez lui où des
chiens sommeillent dans leurs paniers, une nuque un peu relevée pour voir qui est là et le retour aux rêveries.
Lui a trouvé le lieu, leur sanctuaire. Mais ils doivent partir. Pas le choix. Une cinquantaine de chien qui le suivent, lui, le chef de meute qu’il ne veut pas être mais un des leurs, simplement. Deux chevaux, 6 chats, les cochons, les chèvres, une meute entière d’amour pour laquelle Abraham donne tout, est tout. La question de l’adoption n’est pas sa priorité.
Recueillir, protéger, avant tout apprendre, dans cette Espagne si rude avec les animaux,
les sauver, vivre avec eux et changer les mentalités, ainsi est la mentalité d’Abraham.

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Abraham l’ange gardien au sourire contagieux qui se bat pour l’amour et le
respect de toutes vies , l’une des plus belles rencontres sur l’île blanche.

  • Pour soutenir Abraham qui ne reçoit aucune aide extérieure, nous avons créé ce Pot Commun auquel nous vous invitons à participer. Vos dons serviront à l’aider à payer ses factures de croquettes, soins vétérinaires, etc. Un grand merci à vous. https://www.lepotcommun.fr/pot/sqgk1fpb

 

Retour à Sagunto, sanctuaire aux chiens // par Vanessa, Action Invisible

Nous l’avions visité il y a deux ans, le temps d’un après-midi rapide, intense, trop court. Nous y sommes revenues cette fois, cinq jour , trop courts eux aussi. Toujours aussi beau, avec son air à l’architecture déconstructiviste, planqué dans son décor Leonien, il sent bon le far west et la terre ocre et chaude.

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Tellement bien planqué que nous attendons Geert au bar du village pour nous conduire jusqu’au refuge. Geert est bénévole depuis deux ans. Il lui consacre beaucoup de temps, d’énergie et de coeur. Educateur canin, il joue un rôle important dans l’organisation du refuge et l’évolution des chiens.

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Nous avons pu constater avec fierté l’avancée de Tierra Perra, la future aire de récréation et de travail pour les chiens du refuge, dont la réalisation a été financée grâce à la générosité des personnes suivant ce beau projet, et qui est sur le point d’être opérationnelle.

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Sagunto est un sanctuaire plus qu’un refuge, dont Carmen, la fondatrice qui vit dans le refuge-même, incarne l’âme qui veille sur ses chiens comme sur ses enfants. Le niveau de bien-être pour les animaux que les bénévoles ont réussi à atteindre, avec le peu de moyens dont ils disposent, est tout simplement impressionnant.

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Beaucoup débordent d’affection… Pour certains, nous pourrions parler d’attaque d’amour.

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Structuré en plusieurs « carrés » spacieux, le refuge est extrêmement bien organisé sur tous les plans. Dans le carré VIP, où vit Carmen, il y a les (ses) chiens les plus vieux et les plus fragiles.

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Au VIP, tout est permis….
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C’est le temps des câlins (mais ça, c’est tout le temps).
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Le temps des médicaments aussi.
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Le temps de manger, bientôt.
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Celui du bain et des soins.
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Celui des débriefings importants. Les bénévoles et Carmen prennent aussi le temps de parler de chaque cas. Toutes les opinions et tous les conseils sont entendus pour choisir la meilleure direction.
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Et puis il y a le temps des urgences, celui de l’enfer…
Toute la violence et la dureté dont sont victimes les chiens de chasse dans la région et auxquelles les bénévoles sont confrontés quasiment quotidiennement nous ont percutées de plein fouet, comme une gifle en pleine figure, avec l’histoire d’Escocia, cette petite galga sans poils qui n’avait que la peau sur les os, que les bénévoles avaient récupérée quelques mois auparavant dans un camp de gitans dans un état qui dépasse l’entendement, et qu’ils tentaient par tous les moyens de sauver malgré son extrême cachexie qui n’évoluait que très lentement.Un matin, Escocia s’est brutalement effondrée devant nous, secouée de violentes convulsions et hurlant de douleur. Transportée d’urgence dans une des meilleures cliniques de la région.
Elle est décédée quelques jours après notre départ….
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Les sorties régulières chez le vétérinaire pour les vaccins et les contrôles de routine ne plaisent pas à tout le monde.
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Nous avons accompagné Vicente, bénévole et ami de de Carmen. Vicente, lui aussi, joue un rôle capitale et fait partie des piliers du refuge.
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S’applaudir est primordial lorsqu’on a été sage.
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Le temps est aux récréations et aux promenades à travers les champs d’orangers.
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En attendant, certains se font des parties de foot (et c’est pas pour rire).
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Il y a aussi les chiots .
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Et les petits qui sourient… ou pas !
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Il y a Chester le gros nounours qui attend depuis des années …
L’histoire de Chester est triste. La première partie de sa vie, il l’a passée dans une maison de montagne isolée avec une famille de quatre jeunes enfants, sans aucun autre contact avec le monde…. Chester n’avait probablement jamais vu d’autres chiens avant de se retrouver au refuge, il ne s’entend pas bien avec eux et vit donc à l’isolement. Une jeune femme l’avait adopté, connaissant bien les chiens, avec une empathie immédiate et très grande pour Chester. Il s’est adapté étonnamment bien à sa vie et à sa nouvelle propriétaire, au point qu’elle n’avait presque pas besoin d’utiliser la laisse, car il était toujours à la surveiller et restait à coté de sa jambe. Il est devenu un peu protecteur. Tout allait bien jusqu’au jour où un cousin de l’adoptante, en ignorant les avertissements qu’elle lui avait donné de ne jamais rentrer chez elle si elle n’était pas là, est rentré et Chester l’a arrêté, naturellement. Il l’a immobilisé par la cheville et ne l’a pas lâché jusqu’à ce qu’elle rentre.
Si cela avait été un voleur, maintenant Chester serait célèbre car il avait agi comme il se doit, mais comme c’était un membre de la famille… il s’est retrouvé à la fourrière.
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Chester est tout simplement un chien de garde parfait, gentil, doux, affectueux et non agressif.
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Et puis, il y a tous les autres….. Ils jouent, se reposent, sourient, s’engueulent, vivent leur quotidien au refuge.
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Notre attention en caresses, en bonbons, en compliments, est vitale pour eux.
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Et puis, il y a le temps des coups de foudre…
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Nous avons eu la chance de participer à un reportage filmé sur le refuge. Vicente et Geert ont été interviewés afin d’expliquer précisément leur rôle et le fonctionnement du refuge.
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Et contre toute attente… Action Invisible était également sous les projecteurs.
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Durant ces 5 jours, nous avons (re)découvert un refuge hors norme, un havre de paix pour la centaine de chiens qui y réside, dans lequel l’on prend en compte les besoins spécifiques de chaque chien, cas par cas. Les bénévoles nous ont accueillies à bras ouverts, avec cette joie et cette chaleur si particulières que l’on ressent dans chaque refuge visité. Carmen, Vicente et Geert ont pris le temps et la confiance de nous raconter le refuge à l’image des merveilleuses personnes qu’ils sont.
C’est le temps des Adieux.
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Muchas Gracias !
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Ça dure toujours, on s’en souvient.
par Vanessa // Action Invisible
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« Huellas de Puertollano recrute des étudiants néerlandais pour faire un stage au refuge » // Lanzadigital.com // Castilla-La-Mancha // 28-10-17

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Karen Caws, présidente du refuge Huellas de Puertollano à la Fête de l’Adoption Animale / J.Jurado

// 13 étudiants assistants vétérinaires de ce pays (Hollande) ont fait un stage cet été dans son refuge, ce qui n’est pas courant en Espagne. La présidente de Huellas Karen Caws encourage les jeunes de la région à faire de même : « ils n’ont pas idée de ce qu’ils peuvent apprendre ici » dit-elle.

Huellas ne pouvait pas ne pas être présent à la Fête de l’Adoption et de la Sensibilisation aux Animaux. Le refuge, présidé par la charismatique Karen Caws, a participé ce samedi à Ciudad Real à un événement qui, en plus de rechercher des adoptants et de récolter des fonds pour les dépenses courantes, essaie de sensibiliser la population.

« Où un étudiant vétérinaire ou un étudiant assistant de clinique vétérinaire peut-il apprendre plus que dans un refuge ? », se demande Karen Caws. Cet été, treize jeunes (l’une d’eux était présent à la fête) ont fait un stage dans son refuge, propriété de la municipalité de Puertollano, qui accueille environ 300 chiens et 30 chats.

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Quinze associations étaient présentes à la fête organisée ce samedi / J.Jurado

Travail énorme et dur

Le travail est énorme et dur, « et il y a peu de bénévoles permanents », explique la présidente de Huellas, d’où l’importance des stages de ces jeunes « qui n’avaient jamais eu avant la responsabilité qu’on leur laisse ici. Pendant ces semaines avec nous, ils ont dû soigner des animaux, guérir des blessures , nettoyer. Etant moi-même enseignante, ce fut une expérience très enrichissante et les étudiantes (la plupart sont des filles) sont reparties enchantées».

Cette pratique n’est pas courante en Espagne, c’est pourquoi Karen Caws lance un appel pour que des jeunes ou des adolescents de la région ou la province s’impliquent de la même manière.

Association de protection des animaux depuis 2011

Depuis sa création en 2011, l’association Huellas de Puertollano a repris l’ancienne perrera de la ville et est, avec Ciudad Real, un des plus importants refuges de la province. « Depuis lors, nous avons amélioré et étendu les installations. Nous avons la chance d’avoir une bonne relation avec le conseil municipal, nous organisons même ensemble des événements et depuis toujours, quel que soit le conseiller de la région, nous maintenons un dialogue fluide. Nous nous battons ensemble pour cela et nous y arrivons très bien », poursuit Karen.

Huellas est devenu une des associations de protection animale les plus connues de la province, qui a rendu public de graves cas de maltraitance qui, sans être massifs, continuent à se produire.

Peu de volontaires

Le manque de volontaires est un autre problème.

« Nous sommes environ 25 personnes impliquées, mais cela reste difficile. Beaucoup de personnes sont découragées quand elles voient la quantité de travail que nous accomplissons, d’autres sont très impliquées au début mais partent ensuite ou sont en désaccord avec notre système de travail et s’en vont, nous avons toujours des problèmes de bénévolat » , explique Karen interviewée par Lanzadigital.com.

Karen Caws ne pense pas que Puertollano soit une ville où les animaux sont plus ou moins maltraités que dans d’autres villes. « Quand je vais dans les écoles pour donner des conférences, je dis toujours la même chose : nous sommes comme un miroir de ce qui se passe partout. Il y a de bons adoptants et des propriétaires responsables, mais aussi des gens qui font de l’élevage sans contrôle pour faire du commerce avec des chiens et les vendre, de la maltraitance, des gens qui par ignorance causent des dommages à leurs chiens. Depuis le début, nous avons eu des cas horribles et nous essayons d’insister sur le fait qu’un chien n’est pas un objet avec lequel on peut faire du commerce ».

Mesto, l’un des derniers animaux recueillis, qui a été présenté aujourd’hui à la fête de l’adoption, est un mâtin espagnol qui est arrivé avec une morsure énorme et infectée au mois d’août dernier. //