Mojis Animal Sanctuary Ibiza

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Ce n’est pas Abraham qui a adopté ses animaux, ce sont eux qui l’ont choisi. Sur la route
entre San Juan et San Carlos, le hameau de San Lorenzo offre des maisons éparses, une
cinquantaine de mètres sur un chemin de terre sèche mène au sanctuaire de Moji.

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Une dizaine de chats siestent au soleil, sur le toit du réduit, te regardent et s’étirent et tu
attends Abraham. L’air est chaud. Le soleil lent. Un léger air. Le silence.

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Au début tu ne le remarques pas, tu l’apprécies comme tu l’aimes dans la nature, loin des
villes. Puis tu te rappelles qu’il y a, ici, une cinquantaine de chiens. L’étranger que tu es
n’attise aucun aboyement, aucun jappement, rien que le silence des chats qui te regardent passifs et, parfois, rare, une moto au loin, une voiture sur la route.
Alors, voyant Abraham s’approcher, te souriant de loin, entouré de six chiens lui souriant aussi, tu te demandes bien pourquoi on l’oblige à partir. Nuisance sonore? Bien sûr que non. La porte s’ouvre. Un coq saute sur le toit des chats. On entre dans le premier espace, grand pour les chiens de grandes tailles, un arbre pour l’ombre et les transats alignés d’où des chiens descendent pour te saluer. Une auge le jouxte où trois cochons finissent leur repas, s’apprêtent à la sieste.

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Sa maison est basse, bloc blanc jauni sans étage dont on longe le mur et qu’on ne
pénétrera pas, parce qu’il n’y a pas de raison et l’on marche à la file alongée par les
chiens, ceux qui s’entendent tant avec tous qu’ils peuvent traverser les espaces, allant là
où Abraham va comme les amis vont là où l’ami va.

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Un cochon à part, à l’arrière de la maison s’amuse d’un matelas mousse et nous ignore,
pris par le jeu. Les chevreaux juste après, eux, nous fêtent, le museau entre le grillage, les
pattes dépassant assez pour qu’on puisse les leur serrer, un, vaillant, sur le toit de leur
baraque, un montagnard, sûrement.

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On parle peu, d’abord. C’est ainsi. On découvre, on caresse, on chuchote, on murmure,
on s’échange avec les animaux. Toujours pas d’aboyements, pas de saut, si ce n’est la
chèvre, du toit au sol pour se rapprocher d’Abraham qui la nourrit.

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Quelques pas encore, vers la terrasse sous l’avant-toit, devant la porte de chez lui où des
chiens sommeillent dans leurs paniers, une nuque un peu relevée pour voir qui est là et le retour aux rêveries.
Lui a trouvé le lieu, leur sanctuaire. Mais ils doivent partir. Pas le choix. Une cinquantaine de chien qui le suivent, lui, le chef de meute qu’il ne veut pas être mais un des leurs, simplement. Deux chevaux, 6 chats, les cochons, les chèvres, une meute entière d’amour pour laquelle Abraham donne tout, est tout. La question de l’adoption n’est pas sa priorité.
Recueillir, protéger, avant tout apprendre, dans cette Espagne si rude avec les animaux,
les sauver, vivre avec eux et changer les mentalités, ainsi est la mentalité d’Abraham.

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Abraham l’ange gardien au sourire contagieux qui se bat pour l’amour et le
respect de toutes vies , l’une des plus belles rencontres sur l’île blanche.

  • Pour soutenir Abraham qui ne reçoit aucune aide extérieure, nous avons créé ce Pot Commun auquel nous vous invitons à participer. Vos dons serviront à l’aider à payer ses factures de croquettes, soins vétérinaires, etc. Un grand merci à vous. https://www.lepotcommun.fr/pot/sqgk1fpb

 

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Retour à Sagunto, sanctuaire aux chiens // par Vanessa, Action Invisible

Nous l’avions visité il y a deux ans, le temps d’un après-midi rapide, intense, trop court. Nous y sommes revenues cette fois, cinq jour , trop courts eux aussi. Toujours aussi beau, avec son air à l’architecture déconstructiviste, planqué dans son décor Leonien, il sent bon le far west et la terre ocre et chaude.

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Tellement bien planqué que nous attendons Geert au bar du village pour nous conduire jusqu’au refuge. Geert est bénévole depuis deux ans. Il lui consacre beaucoup de temps, d’énergie et de coeur. Educateur canin, il joue un rôle important dans l’organisation du refuge et l’évolution des chiens.

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Nous avons pu constater avec fierté l’avancée de Tierra Perra, la future aire de récréation et de travail pour les chiens du refuge, dont la réalisation a été financée grâce à la générosité des personnes suivant ce beau projet, et qui est sur le point d’être opérationnelle.

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Sagunto est un sanctuaire plus qu’un refuge, dont Carmen, la fondatrice qui vit dans le refuge-même, incarne l’âme qui veille sur ses chiens comme sur ses enfants. Le niveau de bien-être pour les animaux que les bénévoles ont réussi à atteindre, avec le peu de moyens dont ils disposent, est tout simplement impressionnant.

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Beaucoup débordent d’affection… Pour certains, nous pourrions parler d’attaque d’amour.

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Structuré en plusieurs « carrés » spacieux, le refuge est extrêmement bien organisé sur tous les plans. Dans le carré VIP, où vit Carmen, il y a les (ses) chiens les plus vieux et les plus fragiles.

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Au VIP, tout est permis….
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C’est le temps des câlins (mais ça, c’est tout le temps).
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Le temps des médicaments aussi.
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Le temps de manger, bientôt.
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Celui du bain et des soins.
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Celui des débriefings importants. Les bénévoles et Carmen prennent aussi le temps de parler de chaque cas. Toutes les opinions et tous les conseils sont entendus pour choisir la meilleure direction.
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Et puis il y a le temps des urgences, celui de l’enfer…
Toute la violence et la dureté dont sont victimes les chiens de chasse dans la région et auxquelles les bénévoles sont confrontés quasiment quotidiennement nous ont percutées de plein fouet, comme une gifle en pleine figure, avec l’histoire d’Escocia, cette petite galga sans poils qui n’avait que la peau sur les os, que les bénévoles avaient récupérée quelques mois auparavant dans un camp de gitans dans un état qui dépasse l’entendement, et qu’ils tentaient par tous les moyens de sauver malgré son extrême cachexie qui n’évoluait que très lentement.Un matin, Escocia s’est brutalement effondrée devant nous, secouée de violentes convulsions et hurlant de douleur. Transportée d’urgence dans une des meilleures cliniques de la région.
Elle est décédée quelques jours après notre départ….
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Les sorties régulières chez le vétérinaire pour les vaccins et les contrôles de routine ne plaisent pas à tout le monde.
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Nous avons accompagné Vicente, bénévole et ami de de Carmen. Vicente, lui aussi, joue un rôle capitale et fait partie des piliers du refuge.
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S’applaudir est primordial lorsqu’on a été sage.
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Le temps est aux récréations et aux promenades à travers les champs d’orangers.
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En attendant, certains se font des parties de foot (et c’est pas pour rire).
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Il y a aussi les chiots .
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Et les petits qui sourient… ou pas !
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Il y a Chester le gros nounours qui attend depuis des années …
L’histoire de Chester est triste. La première partie de sa vie, il l’a passée dans une maison de montagne isolée avec une famille de quatre jeunes enfants, sans aucun autre contact avec le monde…. Chester n’avait probablement jamais vu d’autres chiens avant de se retrouver au refuge, il ne s’entend pas bien avec eux et vit donc à l’isolement. Une jeune femme l’avait adopté, connaissant bien les chiens, avec une empathie immédiate et très grande pour Chester. Il s’est adapté étonnamment bien à sa vie et à sa nouvelle propriétaire, au point qu’elle n’avait presque pas besoin d’utiliser la laisse, car il était toujours à la surveiller et restait à coté de sa jambe. Il est devenu un peu protecteur. Tout allait bien jusqu’au jour où un cousin de l’adoptante, en ignorant les avertissements qu’elle lui avait donné de ne jamais rentrer chez elle si elle n’était pas là, est rentré et Chester l’a arrêté, naturellement. Il l’a immobilisé par la cheville et ne l’a pas lâché jusqu’à ce qu’elle rentre.
Si cela avait été un voleur, maintenant Chester serait célèbre car il avait agi comme il se doit, mais comme c’était un membre de la famille… il s’est retrouvé à la fourrière.
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Chester est tout simplement un chien de garde parfait, gentil, doux, affectueux et non agressif.
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Et puis, il y a tous les autres….. Ils jouent, se reposent, sourient, s’engueulent, vivent leur quotidien au refuge.
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Notre attention en caresses, en bonbons, en compliments, est vitale pour eux.
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Et puis, il y a le temps des coups de foudre…
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Nous avons eu la chance de participer à un reportage filmé sur le refuge. Vicente et Geert ont été interviewés afin d’expliquer précisément leur rôle et le fonctionnement du refuge.
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Et contre toute attente… Action Invisible était également sous les projecteurs.
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Durant ces 5 jours, nous avons (re)découvert un refuge hors norme, un havre de paix pour la centaine de chiens qui y réside, dans lequel l’on prend en compte les besoins spécifiques de chaque chien, cas par cas. Les bénévoles nous ont accueillies à bras ouverts, avec cette joie et cette chaleur si particulières que l’on ressent dans chaque refuge visité. Carmen, Vicente et Geert ont pris le temps et la confiance de nous raconter le refuge à l’image des merveilleuses personnes qu’ils sont.
C’est le temps des Adieux.
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Muchas Gracias !
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Ça dure toujours, on s’en souvient.
par Vanessa // Action Invisible
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Partir faire du bénévolat dans un refuge espagnol // Project Huellas, Puertollano

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Refuge « Huellas » de Puertollano, Province de Ciudad Real en Castille-La-Manche, Espagne : plus de 300 chiens, plusieurs dizaines de chats, zéro salarié, juste une poignée de bénévoles ultra-dévoués pour « faire tourner » cette énorme machine. Autrement dit : jamais assez de bras pour effectuer les tâches quotidiennes indispensables au bien-être et à l’adoption des animaux.

Tous les jours de l’année, qu’il fasse beau ou trop chaud, qu’il vente ou qu’il pleuve, ces bénévoles, en plus de leur emploi, de leur famille, s’acharnent depuis près de 7 ans à apporter à tous ces animaux le maximum vital, et bien plus encore.

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Comme vous pourrez le lire ici dans notre article qui lui est consacré, Huellas ne se contente pas de prendre soin de ses pensionnaires canins et félins. Elle met aussi un point d’honneur à participer à part entière à la vie sociale de Puertollano, afin de sensibiliser les consciences aux problèmes de l’abandon et de la maltraitance, et d’inciter la population à stériliser, identifier, vacciner leurs animaux de compagnie.

Et si nous leur offrions ce qu’il y a de plus précieux : un peu de notre temps ?

Vous aimeriez aller les aider sur place ? Action Invisible peut vous guider dans vos démarches, vous mettre en relation avec l’équipe dirigeante du refuge. Nous prendrons en charge vos frais de logement, en partenariat avec le refuge qui met à la disposition des candidats un appartement situé à Puertollano. Seuls les frais de transport et de nourriture restent à votre charge.

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Nous cherchons donc des candidats motivés, avec ou sans expérience, prêts à se retrousser les manches pour aider aux tâches diverses quotidiennes, à savoir :

    • le nettoyage des chenils et de toutes les installations,

    • le nettoyage et le remplissage des gamelles d’eau et de nourriture,

    • les soins et les médicaments à distribuer aux animaux malades,

    • le transport et la prise en charge des chiens du refuge au cabinet vétérinaire et vice-versa,

    • la promenade des chiens,

    • faire face aux travaux et tâches impromptues qui peuvent se présenter,

    • et toute contribution ou idées nouvelles sont les bienvenues !

Voici la vidéo d’une journée-modèle d’une bénévole au refuge Huellas, et qui vous donnera une idée de toutes les choses que vous aurez à faire (pas de quoi s’ennuyer !)

Alors certes, votre séjour à Huellas ne ressemblera pas à des vacances: vous serez là pour prêter mains fortes à l’équipe bénévole en place, il faudra faire preuve de volonté et de disponibilité; mais ce stage représentera aussi et surtout une expérience personnelle extrêmement enrichissante. Vous ferez de belles rencontres, humaines comme animales. Nul doute que vous en reviendrez changé !

Pour que le refuge fonctionne, 2 équipes travaillent quotidiennement, le matin de 8h à 14h, et l’après-midi de 17h à 21h voire 21h30 et ce, 7 jours par semaine. Les horaires et jours de travail du candidat-bénévole seront déterminés en concertation avec la présidente du refuge, Karen Caws, et vous serez guidé par un bénévole-expert qui vous expliquera tous les protocoles du refuge.

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Concernant le logement : Action Invisible prendra en charge la location à la semaine de l’appartement (les consommations d’eau et d’électricité sont comprises), mais il vous sera demandé une caution de 150€, à régler avant la période du stage, et qui sera restituée à la fin de celui-ci, si aucune dégradation n’a été constatée, bien sûr. Situé à proximité du centre de Puertollano et de ses commerces, cet appartement dispose de plusieurs chambres, une cuisine, une salles de bains, et est équipé d’un lave linge, d’un micro onde et d’une connexion Wifi. Les animaux ne compagnie n’y sont pas acceptés.

L’aventure vous tente? Nous sommes là pour vous aider et vous guider. Contactez-nous pour en discuter: perrinemallet46@gmail.com  

Et rejoignez notre groupe sur Facebook en cliquant ici.

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Questions fréquemment posées:

  • Comment se rendre à Puertollano:

L’aéroport le plus proche est celui de Madrid, qui est desservi par de nombreuses compagnies aériennes low cost. Pour rejoindre ensuite Puertollano: vous pouvez soit louer une voiture (vous serez ainsi plus libre de vos mouvements une fois sur place), soit prendre un train (il faut compter une trentaine d’euros pour un trajet qui dure 1h10). Si vous optez pour la deuxième solution, il faut savoir que le refuge est situé en dehors de la ville, il faudra donc que des bénévoles viennent vous chercher puis vous ramener à l’appartement, ce qui représente une certaine organisation.

Vous pouvez bien sûr décider de vous y rendre avec votre propre véhicule.

  • Quelle est la durée minimum d’un stage:

Dans la mesure où il faudra plusieurs jours pour que les bénévoles vous forment et pour que vous soyez à l’aise avec vos nouvelles fonctions, il est préférable de partir pour au moins deux semaines. Plus de temps vous resterez, plus les tâches qui vous seront déléguées seront intéressantes et responsabilisantes: cela prend bien entendu plus de temps d’apprendre à donner les traitements médicamenteux aux chiens que de nettoyer les bâtiments. Par contre, il n’y a pas de durée maximale, et vous pourrez si vous le souhaitez, retourner au refuge pour un ou plusieurs autres stages. Les connaissances que vous aurez apprises lors de votre première expériences seront des acquis précieux pour retenter ultérieurement l’aventure !

  • Faut-il nécessairement parler l’espagnol pour effectuer un stage ?

Si des bases en langue espagnole sont évidemment un plus, nous pensons que vous pourrez vous en sortir même si vous ne la parlez pas. Plusieurs bénévoles parlent un peu le français, la présidente, Karen, est anglaise, et le langage du corps – peut-être aidé d’un petit dictionnaire de poche – sera suffisant pour vous montrer les gestes et les tâches que vous devrez accomplir.

  • A quelle période est-il préférable d’effectuer le stage ?

Quand vous le pouvez ! En effet, les bénévoles ont besoin d’aide en permanence. Il faut juste qu’une des quatre chambres que compte l’appartement actuel soit libre pour que vous puissiez vous « inscrire ».

 

« Huellas de Puertollano recrute des étudiants néerlandais pour faire un stage au refuge » // Lanzadigital.com // Castilla-La-Mancha // 28-10-17

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Karen Caws, présidente du refuge Huellas de Puertollano à la Fête de l’Adoption Animale / J.Jurado

// 13 étudiants assistants vétérinaires de ce pays (Hollande) ont fait un stage cet été dans son refuge, ce qui n’est pas courant en Espagne. La présidente de Huellas Karen Caws encourage les jeunes de la région à faire de même : « ils n’ont pas idée de ce qu’ils peuvent apprendre ici » dit-elle.

Huellas ne pouvait pas ne pas être présent à la Fête de l’Adoption et de la Sensibilisation aux Animaux. Le refuge, présidé par la charismatique Karen Caws, a participé ce samedi à Ciudad Real à un événement qui, en plus de rechercher des adoptants et de récolter des fonds pour les dépenses courantes, essaie de sensibiliser la population.

« Où un étudiant vétérinaire ou un étudiant assistant de clinique vétérinaire peut-il apprendre plus que dans un refuge ? », se demande Karen Caws. Cet été, treize jeunes (l’une d’eux était présent à la fête) ont fait un stage dans son refuge, propriété de la municipalité de Puertollano, qui accueille environ 300 chiens et 30 chats.

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Quinze associations étaient présentes à la fête organisée ce samedi / J.Jurado

Travail énorme et dur

Le travail est énorme et dur, « et il y a peu de bénévoles permanents », explique la présidente de Huellas, d’où l’importance des stages de ces jeunes « qui n’avaient jamais eu avant la responsabilité qu’on leur laisse ici. Pendant ces semaines avec nous, ils ont dû soigner des animaux, guérir des blessures , nettoyer. Etant moi-même enseignante, ce fut une expérience très enrichissante et les étudiantes (la plupart sont des filles) sont reparties enchantées».

Cette pratique n’est pas courante en Espagne, c’est pourquoi Karen Caws lance un appel pour que des jeunes ou des adolescents de la région ou la province s’impliquent de la même manière.

Association de protection des animaux depuis 2011

Depuis sa création en 2011, l’association Huellas de Puertollano a repris l’ancienne perrera de la ville et est, avec Ciudad Real, un des plus importants refuges de la province. « Depuis lors, nous avons amélioré et étendu les installations. Nous avons la chance d’avoir une bonne relation avec le conseil municipal, nous organisons même ensemble des événements et depuis toujours, quel que soit le conseiller de la région, nous maintenons un dialogue fluide. Nous nous battons ensemble pour cela et nous y arrivons très bien », poursuit Karen.

Huellas est devenu une des associations de protection animale les plus connues de la province, qui a rendu public de graves cas de maltraitance qui, sans être massifs, continuent à se produire.

Peu de volontaires

Le manque de volontaires est un autre problème.

« Nous sommes environ 25 personnes impliquées, mais cela reste difficile. Beaucoup de personnes sont découragées quand elles voient la quantité de travail que nous accomplissons, d’autres sont très impliquées au début mais partent ensuite ou sont en désaccord avec notre système de travail et s’en vont, nous avons toujours des problèmes de bénévolat » , explique Karen interviewée par Lanzadigital.com.

Karen Caws ne pense pas que Puertollano soit une ville où les animaux sont plus ou moins maltraités que dans d’autres villes. « Quand je vais dans les écoles pour donner des conférences, je dis toujours la même chose : nous sommes comme un miroir de ce qui se passe partout. Il y a de bons adoptants et des propriétaires responsables, mais aussi des gens qui font de l’élevage sans contrôle pour faire du commerce avec des chiens et les vendre, de la maltraitance, des gens qui par ignorance causent des dommages à leurs chiens. Depuis le début, nous avons eu des cas horribles et nous essayons d’insister sur le fait qu’un chien n’est pas un objet avec lequel on peut faire du commerce ».

Mesto, l’un des derniers animaux recueillis, qui a été présenté aujourd’hui à la fête de l’adoption, est un mâtin espagnol qui est arrivé avec une morsure énorme et infectée au mois d’août dernier. //

« Le Ministère de l’Environnement sensibilise les enfants de Puertollano sur la responsabilité de détenir un animal » // La Comarca de Puertollano // 23.06.17

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// La campagne de sensibilisation à l’école ‘Adopte, respecte’ a fait le tour des écoles primaires de Puertollano à l’initiative du ministère de l’Environnement et en collaboration avec l’Association de Protection des Animaux ‘Huellas’ et de la Police Locale.

La dernière étape de la campagne destinée aux étudiants de sixième année s’est déroulée au collège Giner de los Rios avec pour objectif de sensibiliser et informer les écoliers sur la problématique de posséder un animal de compagnie, et s’est focalisée sur les thèmes de la maltraitance animale et de l’abandon.

Une campagne dans laquelle ‘Huellas’ traite de la gestion, des principes et des objectifs des Associations de Protection des Animaux. ‘Huellas’ a également parlé des différences entre les perreras municipales et les protectoras, l’importance de l’implantation d’une puce, la vaccination, le déparasitage et la stérilisation de nos animaux de compagnie et l’abandon zéro.

De son côté, la Police Locale a informé les écoliers sur la façon d’agir en cas de perte ou de vol d’un animal, et aussi de ce qu’il faut faire quand on trouve un animal errant sur la voie publique.

 

Recensement Canin.

Ils ont également expliqué les formalités et les lois que les propriétaires d’animaux doivent respecter, comme l’enregistrement de nos chiens et chats dans le Registre Municipal de Recensement Canin, l’obtention d’un permis pour la détention de races potentiellement dangereuses (PPP), promener toujours nos animaux avec un collier et une laisse et le ramassage des excréments de nos chiens sur la voie publique. //

Rapport d’activité du refuge Huellas à Puertollano pour leur sixième anniversaire

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// Sixième anniversaire du refuge Huellas de  Puertollano //

En ce mois de mai, nous fếtons les six ans de notre refuge et association de protection animale à Puertollano. Six ans à ramasser des animaux de la rue, à les garder dans de bonnes conditions physiques et psychiques, et à chercher sans relâche une nouvelle chance pour eux. Nous avons enduré à de nombreuses difficultés de toutes sortes : beaucoup plus d’entrées que adoptions, manque de ressources financières, des installations insuffisantes et détériorées; des animaux entassés qui sont stressés et parfois se battent; peu de bénévoles, diffamation sur les réseaux sociaux, etc.

Au prix d’un grand effort quotidien, toujours grâce à aux bénévoles, des solutions ont été trouvées pour de nombreux problèmes: nous avons fait une énorme travail de diffusion de nos animaux, par le biais de notre site web et Facebook; nous avons contacté des associations étrangère (Angleterre, France , Italie, Belgique, Hollande et Allemagne) qui ont aidé depuis à rechercher de nouveaux foyers pour nos animaux. Le réseau de contacts sur le territoire national, et le sérieux de notre équipe d’adoptions, a obtenu un taux élevé d’adoptions réussies.

Notre effort se concentre sur les quatre étapes par lesquelles passe un animal abandonné. Le ramassage, le séjour au refuge, la diffusion et le traitement de l’adoption. Pour toutes ces tâches, nous avons des volontaires spécialisés… mais souvent lemême bénévole à plusieurs tâches à effectuer à la fois. Sans horaires, sans limites… et le pire : avec un très faible nombre de bénévoles pour aborder la tâche à laquelle nous sommes confrontés. Nos animaux ne comprennent pas nos limites, ils doivent manger, être soignés dans la mesure qui leur a été prescrit, et il faut nettoyer quotidennement les installations…

Aussi, nous avons commis et commettons des erreurs, mais il n’y a rien comme l’apprentissage quotidien, être avec eux les 365 jours de l’année, sans faiblir aucun jour en dépit de l’adversité, grâce à cela, on apprend de jour en jour sur ses lacunes et sur la prévention de maladies.

Avec une aide des institutions insuffisante pour couvrir nos besoins, ce sont les partenaires, les parrainages et surtout les apports de dons provenant de l’étranger qui nous maintient à flot.

Nous voulons, cependant, partager notre grande satisfaction : plus de 1500 animaux adoptés depuis qu’on est en fonctionnement, dix associations étrangères fidélisées sur le long terme depuis des années, attachées à notre cause et qui cherchent des adoptions; nos installations qui ont été étendues, se sont améliorées et continuent de s’améliorer peu à peu, avec l’effort quotidien de certains dévoués bénévoles, et l’aide de bénévoles hollandais qui viennent travailler dans notre refuge de manière désintéressée.

Il faut également souligner l’excellent travail qu’ effectuent les familles d’accueil, grâce à leur aide indispensable par exemple la parvovirose ne se propagent pas chez les chiots au refuge.

Le logement des animaux au refuge a été une préoccupation depuis le début, et après toutes ces années et de grands efforts, nous avons une façon de les répartir par affinité de caractère, ce qui a réduit considérablement les bagarres et les blessures qui en découlent. Beaucoup de nos visiteurs s’étonnent à présent de voir nos animaux tranquilles et même heureux, chose inhabituelle dans les installations zoologiques de notre taille.

Nous avons adapté également un espace pour que les chats puissent mener une vie la plus digne possible dans la mesure de nos possibilités limitées, et dans la seule dernière année, il y a eu 83 chats. En outre, nous avons également mené des campagnes pour ces chats, en dépit de ne pas avoir de poste budgétaire qui leur est destiné et malgré nos ressources extrêmement rares et nos dettes financières continues.

Et enfin, mais non des moindres, une situation financière qui nous permet de rester à flot… C’est vrai que nous dépendons de dons, mais il n’en est pas moins vrai que, suivant ainsi, ils ne vont pas nous tourner le dos. L’aide continuera d’entrer si nous poursuivons nos efforts et en montrant aux donateurs que leur argent profite au maximum. Qui pas, nous ne cesserons de répondre présent pour les animaux. Jamais. Notre engagement envers les animaux est notre meilleur garantie de survie.

Pour terminer, nous aimerions que vous voyiez une information très remarquable et dont nous sommes très fiers, et qui a été présentée lors de la dernière assemblée des associés d’empreintes, et juste pour ça, c’est pour ça qu’on se bat au jour le jour, c’est notre moteur, leur donner une vie décente Et une famille pour la vie. (voir tableau en début d’article) //

Notre visite au refuge de Manzanares // Mars 2017

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Depuis 5 ans que je me rends au refuge de Manzanares, cette structure n’a cessé d’évoluer, de se transformer, d’avancer. La première fois que j’y ai mis les pieds, j’avais découvert un endroit vétuste, froid, triste. Le refuge-prison par excellence, refermé sur lui-même, où les chiens n’étaient que rarement adoptés faute de diffusions, de site internet, d’ouverture sur le monde.

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Il y avait des euthanasies à Manzanares, car le refuge était contraint par la Mairie de respecter un nombre limite de chiens dans ses installations. Or à l’époque, la balance entre les entrées et les adoptions étaient évidemment négative.

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Mais tout a tellement changé depuis. L’an dernier, le refuge a déménagé dans de nouvelles installations, bien plus accueillantes tant pour les chiens que pour les bénévoles. De plus en plus d’associations étrangères se sont mobilisées pour faire adopter leurs pensionnaires. Une partie de l’équipe bénévole s’est renouvelée, plus jeune, plus au fait des nouveaux moyens de communication. Bref, le refuge que nous avons visité ce mois de mars n’est plus du tout le même.

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Sous un soleil radieux, nous avons été accueillies par les sourires et les accolades de Carmen, notre contact de toujours, Rosario, la présidente du refuge, et Juan….. l’un des nouveaux bénévoles. Ils avaient même un cadeau pour nous : un tableau représentant les femelles qui ont été opérées grâce à la campagne de stérilisations que nous avons initiée il y a un an et demi et qui a énormément apporté au refuge.

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Car il ne s’agit pas que d’argent, il s’agit surtout pour eux de s’inscrire dans un dessein plus large de lutte pour la protection animale, quelque chose d’inimaginable pour le refuge de Manzanares que j’ai connu il y a 5 ans. Les bénévoles ont tenu à élargir leur champs d’action en ne se limitant pas qu’aux adoptions. Stériliser les femelles, c’est s’assurer qu’elles ne produiront pas de chiots dont beaucoup pourraient potentiellement grossir les rangs des refuges, dans ce pays qui détient le record européen en matière d’abandons d’animaux de compagnie.

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Ce refuge, démuni, n’en avait pas les moyens financiers alors Action Invisible, grâce à ses donateurs, leur a simplement donné le coup de pouce nécessaire pour réaliser leur souhait. Ainsi, depuis le mois d’octobre 2015, toutes les femelles adoptées partent stérilisées. Lors de notre visite, nous leur avons assuré la continuité de notre soutien pour ce projet, en espérant que les dons continueront à suivre.

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Forts de cette réussite, les bénévoles veulent aller plus loin et lancer une seconde campagne de stérilisations, cette fois-ci pour encourager les propriétaires de chiens de Manzanares à stériliser leurs animaux en leur proposant une aide financière pour prendre en charge partiellement le coût de l’opération. Avec, ils l’espèrent, l’appui de la mairie pour la communication.

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En les écoutant nous expliquer avec enthousiasme leurs futurs projets, nous réalisons que, décidément, le refuge de Manzanares a bien changé, qu’il est désormais tourné vers l’avenir, ouvert sur le monde.

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« Les écoliers participent à des journées du bien-être animal » // Puertollano //

// Le conseil municipal de Puertollano et le refuge de Huellas avec la collaboration de la police locale ont inauguré les journées du bien-être animal au collège David Jiménez Avendano, qui se dérouleront jusque juin dans treize autres centres éducatifs.

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Dans le cadre du projet ‘Les animaux de compagnie dans la ville, bien-être et vivre ensemble’, avec le slogan ‘adoptez, respectez’, ils ont fait partager à des écoliers de 6ème primaire l’importance de sensibiliser les jeunes à adopter une attitude respectueuse et civile envers nos animaux de compagnie et les animaux de la faune sauvage.

Eduquer à l’école.

Le conseiller de l’environnement, Carlos Garcia, considère qu’il est essentiel que les enfants prennent conscience dès leur plus jeune âge de la nécessité de respecter son environnement et les animaux en particulier.

Le galgo Robledo.

Une conférence où Karen Caws, présidente de l’association de protection des animaux et plantes ‘Huellas’, a fait connaître aux étudiants le travail de la protectorat dans la ville, parlant du problème historique de l’abandon et de la maltraitance de races de chiens comme les galgos et les podencos dans la région de Puertollano, et de l’objectif final de Huellas qui est de trouver une famille pour tous ces animaux qui sont hébergés dans les installations de la route de Villar.

Comme témoignage de ces animaux victimes d’abandons, Karen était accompagnée de Robledo, un précieux galgo à la robe noire.

Espèces en voie d’extinction.

Luisa Lopez, qui travaille pour le ministère de l’Environnement, des Parcs et des Jardins, a expliqué la problématique des animaux en voie de disparition en prenant différents exemples d’animaux qui se retrouvent dans une situation critique à cause des mauvaises pratiques mises en place par les hommes.

Elle a mis l’accent sur la pollution et la destruction des habitats, la chasse sans discernement, le commerce de la fourrure et des défenses, la problématique des collectionneurs et de la possession d’espèces non élevées en captivité. De même, elle a donné des règles de bonne pratique à adopter à la maison pour éviter de contribuer à la maltraitance animale.

Des chiens avec des puces.

Pour terminer, un agent de la police locale est venu expliquer la nécessité d’identifier tous les chiens avec la puce (microchip) obligatoire, pour qu’ils soient bien enregistrés dans le recensement de la ville, afin de pouvoir localiser facilement le propriétaire et aussi pour pouvoir dénoncer les cas de maltraitance et d’abandons d’animaux. A cet effet, l’agent a procédé à l’identification de Jeremias, un chien volontaire qui s’est prêté avec plaisir à la lecture de la puce, avec le lecteur que la Police utilise dans son travail de tous les jours.

La ville a également profité de cette journée pour rappeler que le guide ‘animaux dans la ville’ a été réédité. Il fournit un certain nombre de conseils ainsi que les obligations liées à la détention d’un animal de compagnie. Ce guide est consultable sur le site internet de la ville de Puertollano.//

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Notre visite au refuge de Valdepenas // Mars 2017

 

 

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Les participants se préparent pour la course, dont LLUVIA à droite
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Mailis & LOLO prêts pour le départ

Ce dimanche 12 mars 2017, nous avons eu le grand honneur d’assister au 3ème Canicross organisé à Valdepenas par notre association-partenaire espagnole ‘Ayuda Animal’.

 

Un an plus tôt, presque jour pour jour, lors de notre visite précédente, les bénévoles nous apprenaient avec regret leur décision de ne plus accepter de nouveaux pensionnaires et de fermer le refuge une fois que le dernier serait adopté.

Quel hasard mystérieux a fait que nous nous rendions en Espagne à la même date que ce Canicross qui devait célébrer la fermeture du petit refuge qui aura sauvé, durant ses quatre années d’existence, 103 chiens dont une majorité des chiens de chasse?

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Si cet événement était forcément chargé d’émotions et de larmes, ce fut aussi une fête. Nous avons vu des espagnols, adultes et enfants, courir avec leurs compagnons canins et cette multitude de binômes formaient l’espoir qu’une autre Espagne est possible, même au fin fond de la Castilla-La-Mancha. Nous avons vu des jeunes garçons courir avec des galgos, des fillettes caresser des podencos, sous le regard bienveillant des parents et grands -parents…

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Un an plus tôt, nous avions été attristées par la décision des bénévoles, mais nous ne pouvions que comprendre leur désespoir. Comment continuer à s’occuper de ce refuge, alors que personne ne les aidait et que la commune préférait offrir des subventions à la perrera locale plutôt qu’à une association indépendante comme la leur ? Puis comment avancer alors que les bénévoles ne sont jamais assez nombreux ? Comment se battre quand la vie décide que l’on doit partir travailler dans une autre ville ?

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Nous leur avions promis de respecter leur choix et vous aviez répondu à notre appel aux dons. Il s’agissait de lever des fonds afin d’effacer leur dette de 3.000 euros auprès de la clinique vétérinaire. Grâce à votre mobilisation, les bénévoles vont pouvoir fermer le refuge la tête haute et avec dignité. C’était le but.

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Petit à petit, tous les chiens sont partis ; certains sont restés en Espagne, d’autres ont rejoint la Belgique, la France ou encore l’Allemagne. NERO, MULAN, DEXTER, TICO et PAULINA ont d’ailleurs trouvé une famille grâce à vos partages sur la page d’Action Invisible.

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Alors, quand lors de la cérémonie de remise des prix du Canicross, nous avons entendu qu’on nous invitait à monter sur scène pour nous offrir, après un discours très fort et très émouvant, un trophée de remerciement, ça a été très difficile de retenir nos larmes. Nous avons pris conscience que, vous et nous, par de toutes petites actions quasi invisibles, nous les avions vraiment, réellement aider. C’est donc tout naturellement que nous dédions ce prix à toutes celles et ceux qui, dans l’ombre, de derrière leur écran d’ordinateur, ont eu envie de soutenir ces bénévoles.

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A ce jour, il ne reste que deux chiens à Ayuda Animal : LOLO qui remontera dans quelques jours en Allemagne pour y rejoindre sa famille d’adoption et CHOCO qui partira bientôt en pension. Le refuge fermera alors ses portes définitivement… Mais les bénévoles nous ont promis de continuer à aider et à sauver les chiens de Valdepenas, par le biais de familles d’accueil. Et nous voulons penser que peut-être, si les filles ont décidé de continuer, c’est parce qu’elles savent qu’à des milliers de kilomètres de là, par-delà les frontières, des centaines de personnes regardent avec admiration leur travail, et seront prêtes à les aider à nouveau.

Elles n’étaient, ne sont et ne seront pas seules.

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Nous voulons dire au revoir à ERA comme elle le mérite // Refuge Huellas de Puertollano

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Karen Présidente de Huellas et volontaire était avec elle jusqu’au bout et a voulu lui dédier ces mots.

C’était un jour de printemps. C’était un jour ensoleillé et chaud et cela ressemblait à un après-midi tranquille au refuge mais ça ne l’était pas. C’était un après-midi qui nous marquera, nous, les bénévoles.
Une chienne sans envie de bouger ni de se battre ni de vivre arrive au refuge et qu’on apporte en courant chez le vétérinaire.
C’était une vie de souffrance. C’était une vie sans nourriture.
C’était une vie sans caresses… c’est ainsi que nous est arrivée ERA.

Et même si ce ne sont que quelques heures qu’ERA a passées avec nous, ERA a laissé à jamais son empreinte. Nous avons ressenti une peine incroyable de voir comme une vie si courte pouvait se terminer ainsi. Sans avoir connu la joie ; sans avoir connu un vrai foyer ; sans avoir eu la possibilité de courir et de profiter des choses simples et authentiques qu’aiment les chiens et qui nous coûtent si peu.

Dans la voiture vers le vétérinaire ça se voyait qu’elle allait s’éteindre peu à peu mais ce qui nous a frappé, c’est qu’elle n’avait pas envie de lutter – mais ce que l’on a compris après c’est qu’elle n’avait plus de forces pour se battre !

Nous ne savons pas ce qui a pu passer – nous ne pouvons imaginer si elle a été heurtée par une voiture, si elle est tombée d’un mur ou d’un toit en essayant d’échapper de l’endoit où était sa maison, s’ils lui avaient planté exprès quelque chose de pointu dans le corps ou si ERA se l’ai planté en essayant de s’échapper du calvaire que fut sa vie parce que cet état de maigreur extrême parle d’interminables heures de souffrance.

ERA je te demande de me donner tes forces pour continuer et que tu sois toujours à mes côtés.