« Les podencos sauvages de Es Cubells (San Josep) attendent à Can Dog une famille d’accueil » // Ibiza // Nou Diari // 04.2017

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// Ils ne restent plus de podencos sauvages à Can Sendic, la ferme située dans la zone sud de Sant Josep de Satalaria devenue source d’ennuis pour les propriétaires des terres avoisinantes.
Une action coordonnée par la mairie  et la fondation Gossos et Can Dog a permis de sortir de Es Cubells presque une centaine de podencos ibicencos transportés récemment dans les installations que le centre de sauvetage animal possède a Sant Llorenç et qui sert de chenil pour les quatre communes  de Fora Vila.
Les chiens de chasse complètement livrés a eux mêmes envahissaient les propriétés attenantes à Can Sendic, inquiétant les propriétaires et leurs chiens. Organisés en meutes ils erraient tranquillement dans les environs sans que le propriétaire de la ferme, Bartolomé Ribas Mari, ne fasse quoi que ce soit pour les en empêcher. Sendic avait déjà était jugé pour maltraitance animale et condamné à un an d’enfermement dans un hôpital psychiatrique à la suite du diagnostic  de trouble obsessionnel compulsif ressemblant au syndrome de Diogène.
José Aranda, le directeur de Can Dog rapporte que Sendic était le seul capable, grâce à un sifflement, de contrôler un minimum ces meutes de chiens qui se multipliaient sur ces terres. Sendic, impossible a raisonner, ne voulait pas remédier a la situation. Selon Aranda on ne pouvait absolument pas rentrer à Can Sendic pour faire un état des lieux.
Les propriétaires de la ferme changent d’attitude.
La mort de Sendic en février dernier à l’âge de 78ans a radicalement changé la situation, sa fille s’est montrée totalement coopérative. Des cages-trappes ont été installées  dans la zone pour attraper les chiens et les amener à Can Dog. Ainsi nous avons pu corriger un déséquilibre dont les origines remontaient au début du siècle, selon les propos du responsable de Can Dog.
22222222222Aranda affirme que le grand-père de Bartolomé Ribas fut le premier à élever en grand nombre les podencos ibicencos, mais cela ne semble pas inhabituel pour l’époque puisque Ibiza étant  une société rurale et que la région en question était totalement isolée, peu de routes d’accès dans cette partie de Sant Josep peu peuplé. Avec l’arrivée du tourisme et l’accroissement de la population, le problème de ces chiens devint incontrôlable.
En se promenant par les sentiers de Can Dog vers les zones vallonnées  on rencontre les podencos récemment capturés, on pourrait s’attendre à des bêtes méfiantes et hostiles envers l’humain, il n’en est rien: quand on pénètre sur leurs territoires, ces chiens dignes montrent un caractère des plus sympathiques, sautant de joie, jouant, courant autour du visiteur avec presque la même affabilité qu’ils démontrent envers l’éducatrice canine »Margite Lehmann »quand celle-ci s’adressant à eux en allemand les encourage a développer leurs capacités en échange d’une friandise. (Vidéo: https://www.youtube.com/watch?v=xf85t7Q_yJg)
En 3-4 mois,  déparasités et  grâce a une alimentation équilibrée, nous arrivons à remettre sur pieds ces podencos, dit Lehmann.
A part les chiots qui ont un enclos spécial, les chiens nouvellement arrivés sont après quelques jours mis en contact par les soignants avec les autres chiens mâles et femelles du refuge. Certains sont originaires de Can Sendic, où on a capturé de nombreux chiens ces dernières années, et d’autres chiens victimes du comportement négligent de leurs anciens propriétaires qui les ont abandonnés.
Une race loyale et affectueuse.
Le contact avec les autres chiens bonifie le caractère des  nouveaux arrivants.
Aranda définie cette race de « loyale, obéissante et affectueuse », ce dernier en profite pour remercier la fondation Gossos et leur travail qui a permis à plusieurs familles suisses d’adopter un petit nombre de podencos et probablement qu’il y en aura d’autres dans les prochains mois. Aranda encourage les amoureux canins de l’île à accueillir  chez eux une de leurs mascottes, un appel a été émis par le conseil de l’environnement de Sant Josep.
Au cas où les chiens ne trouveraient pas de famille, ils ne sont jamais euthanasiés mais continuent à vivre à Can Dog. Certains podencos de la zone de Es Cubells attendent une nouvelle famille depuis déjà 2 ans. //
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« SANT JOSEP capture une cinquentaine de Podencos dans la crique d’Hort » // Ibiza // Periodico de Ibiza // 29/03/2017

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// Le conseil municipal de Sant Josep, par le biais du centre de récupération
animale Can Dog, a capturé jusqu’à présent, en moyenne, une cinquantaine
de podencos, dont 36 ont été recupérés sur la propriété de Can Sendic et une
dizaine de plus sur la zone de la crique d’Hort comme l’a précisé le
Consistoire ( commune, municipalité..)

Tous les chiens ont été placé sous contrôle vétérinaire et certains
d’entre eux sont déjà entrés dans un processus d’adoption à travers la
fondation Gossos, qui collabore pour améliorer les conditions d’adoption
des animaux, ont-ils expliqué via un communiqué.

A la collaboration de cette fondation se joint des entités comme ASSAIB.

Le travail de Can dog et des associations animalistes n’est pas encore fini
puisque le Consistoire pense qu’il y reste une quinzaine de Podencos
libres et qu’il faut encore les capturer dans de bonnes conditions.

Le conseil municipal de Sant Josep a expliqué qu’il veut remercier toutes
les entités, associations et particuliers qui depuis le début se
sont préoccupés et ont collaboré aussi bien dans le bon développement des
captures que dans les contrôles vétérinaires tout comme dans la procédure
d’adoption. Ils remercient également la collaboration de la famille Sendic
et sa « bonne prédisposition » dans ces démarches, « en permettant au
personnel de Can Dog l’accès à la propriété pour la capture des Podencos ».

Le conseil municipal du Medi Ambient (environnement) de Sant Josep a fait
un appel à toutes les entités et aux associations protectrices des animaux,
ainsi qu’à la citoyenneté en général, pour donner une meilleure fin
aux animaux et obtenir un maximum d’adoptions. //

« Les écoliers participent à des journées du bien-être animal » // Puertollano //

// Le conseil municipal de Puertollano et le refuge de Huellas avec la collaboration de la police locale ont inauguré les journées du bien-être animal au collège David Jiménez Avendano, qui se dérouleront jusque juin dans treize autres centres éducatifs.

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Dans le cadre du projet ‘Les animaux de compagnie dans la ville, bien-être et vivre ensemble’, avec le slogan ‘adoptez, respectez’, ils ont fait partager à des écoliers de 6ème primaire l’importance de sensibiliser les jeunes à adopter une attitude respectueuse et civile envers nos animaux de compagnie et les animaux de la faune sauvage.

Eduquer à l’école.

Le conseiller de l’environnement, Carlos Garcia, considère qu’il est essentiel que les enfants prennent conscience dès leur plus jeune âge de la nécessité de respecter son environnement et les animaux en particulier.

Le galgo Robledo.

Une conférence où Karen Caws, présidente de l’association de protection des animaux et plantes ‘Huellas’, a fait connaître aux étudiants le travail de la protectorat dans la ville, parlant du problème historique de l’abandon et de la maltraitance de races de chiens comme les galgos et les podencos dans la région de Puertollano, et de l’objectif final de Huellas qui est de trouver une famille pour tous ces animaux qui sont hébergés dans les installations de la route de Villar.

Comme témoignage de ces animaux victimes d’abandons, Karen était accompagnée de Robledo, un précieux galgo à la robe noire.

Espèces en voie d’extinction.

Luisa Lopez, qui travaille pour le ministère de l’Environnement, des Parcs et des Jardins, a expliqué la problématique des animaux en voie de disparition en prenant différents exemples d’animaux qui se retrouvent dans une situation critique à cause des mauvaises pratiques mises en place par les hommes.

Elle a mis l’accent sur la pollution et la destruction des habitats, la chasse sans discernement, le commerce de la fourrure et des défenses, la problématique des collectionneurs et de la possession d’espèces non élevées en captivité. De même, elle a donné des règles de bonne pratique à adopter à la maison pour éviter de contribuer à la maltraitance animale.

Des chiens avec des puces.

Pour terminer, un agent de la police locale est venu expliquer la nécessité d’identifier tous les chiens avec la puce (microchip) obligatoire, pour qu’ils soient bien enregistrés dans le recensement de la ville, afin de pouvoir localiser facilement le propriétaire et aussi pour pouvoir dénoncer les cas de maltraitance et d’abandons d’animaux. A cet effet, l’agent a procédé à l’identification de Jeremias, un chien volontaire qui s’est prêté avec plaisir à la lecture de la puce, avec le lecteur que la Police utilise dans son travail de tous les jours.

La ville a également profité de cette journée pour rappeler que le guide ‘animaux dans la ville’ a été réédité. Il fournit un certain nombre de conseils ainsi que les obligations liées à la détention d’un animal de compagnie. Ce guide est consultable sur le site internet de la ville de Puertollano.//

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Interview de Teresa Pecero, présidente de l’Association Ciudad Real Cats 

tereTeresa Pecero est la présidente de l’Association Ciudad Real Cats.

On peut espérer que dans un délai très court, on espère dans quelques mois, on arrivera à légaliser les colonies de chats de Ciudad Real en utilisant la méthode CES (attraper, stériliser, relâcher).

Qui êtes-vous et quel est l’objectif de votre association ?

Il existe beaucoup d’associations animalistes réparties dans toute la province de Ciudad Real. La Bienvenida est une protectora de la capitale Ciudad Real qui existe depuis de nombreuses années et qui possède un refuge pour chiens et chats. Il y a également Gatomicas qui s’est créée récemment et notre association mais il y en a beaucoup d’autres dans toute la province comme l’association de Sauvetage et de récupération d’animaux ‘Ayuda Animal’ de Valdepenas ou encore Actua Association de défense des animaux à Villanueva de los Infantes pour n’en citer que quelques-unes.

Pour commencer, comment en êtes-vous arrivée à créer cette association ?

Au début, nous travaillions de façon particulière, en les sauvant de la rue et en les donnant à l’adoption mais nous avons vite réalisé que, sans stérilisation, c’est un travail sans fin et nous avons décidé d’aller plus loin, de réaliser un projet et de le présenter sous la forme d’une Association formelle.

Vous êtes combien de bénévoles ?

Sur le terrain très peu, quatre à cinq bénévolees qui recueillons les chats dans la rue, les emmenons chez le véto, collaborons avec ceux qui soignent les colonies, etc … mais peu à peu, nous commençons à avoir des partenaires, teamers et personnes intéressées à collaborer et rejoindre le projet CES.

Au quotidien, les citoyens se préoccupent des chats de la rue ?

C’est très variable, certains oui et d’autres non, il y a des personnes qui les nourrissent et les recueillent et d’autres personnes qui, au contraire, les empoisonnent mais très peu de gens ont conscience de l’état des colonies et si un chat malade est vu dans la rue, ce sont les associations qui s’en chargent presque toujours sur la base d’un signalement reçu.

Comment s’est passé la rencontre avec le conseiller municipal de l’environnement Alberto Lillo ?

Nous avons eu plusieurs réunions, tout s’est bien passé et nous le remercions de son intérêt mais tout va très lentement et nous ne pouvons pas nous permettre d’attendre car alors les colonies vont doubler en nombre avec les conséquences que l’on sait …

Comment avez-vous amené l’idée au conseiller municipal d’implanter la méthode CES à Ciudad Real ?

Nous avons présenté un projet dans lequel nous avons réalisé une étude des colonies de la ville et une proposition d’une ‘colonie-pilote’ comme exemple.

Le projet CES a été lancé en septembre 2014 et avec le changement de gouvernement, nous avons eu l’opportunité avec Lillo de présenter cette année un projet social et éducatif de sensibilisation ainsi qu’un projet de refuge pour les chats.

Il y a quelque chose qui m’intéresse beaucoup c’est que je crois que vous avez de très bonnes relations avec les deux autres associations de votre ville, Ciudad Real Félins et maintenant Gatomicas, qui a récemment fait un travail remarquable avec le chat qui a perdu la machoire suite à l’explosion d’un pétard.

L’union fait la force ?

Bien sûr. Nous sommes ravis de pouvoir collaborer avec les filles de Gatomicas et de lutter ensemble pour l’approbation de la méthode CES, et aussi pour faire pression sur Miguelturra, un village à côté de Ciudad Real qui a de nombreuses colonies et beaucoup d’abandons mais qui n’a aucun refuge.

Notre association est ouverte et prête à collaborer avec d’autres associations, comme nous le faisons aussi déjà par exemple avec quelques chats de de l’association Actua.

Quelles activités organisez-vous pour financer les coûts des accidents et des stérilisations ?

Pour le moment, des petits marchés et des collectes solidaires de nourriture dans les supermarchés. Egalement des tombolas et la vente d’objets artisanaux mais cela ne nous permet pas de payer toutes les factures vétérinaires et nous avons toujours des factures en retard.

Vous savez qu’ici à Almeria, la méthode CES n’est pas appliquée car malgré le fait que nous remplissions les formalités administratives pas à pas, le conseil municipal nous ignore. Que nous recommande votre association ? 

De ma propre expérience de la lutte pour l’approbation de la méthode CES qui en est à sa troisième année, je recommanderais la patience et la force, beaucoup d’insistance auprès de la mairie sur le fait que la prise en charge de ces animaux est de leur devoir et bien sûr d’une manière éthique pour leur bien-être.

Le combat est dur mais vous ne devez pas abandonner, vous faites un excellent travail et à la fin, vous y arriverez car les chats ont besoin de vous, vous êtes leur voix et ça donne beaucoup de force de se battre pour eux.

Insister et faire autant de réunions que nécessaire avec la ville et en parler via tous les médias de communication, faire des évènements d’information pour que les citoyens soient au courant de votre travail et de votre démarche et ainsi obtenir le plus de soutien possible.

Pour soutenir l’association de Teresa 

Lien vers la page Facebook de l’association : https://www.facebook.com/CRCATS/?fref=photo

Lien vers le teaming de l’association :

https://www.teaming.net/ciudadrealcats-proyectoc-e-s?lang=es_ES

Lien vers l’interview de Teresa du 14/01/2016 par l’asso ‘gatos de almeria’ :

http://gatosdealmeriaandalucia.blogspot.be/2016/01/asociacion-ciudad-real-cats-almeria-la.html?m=1

Notre visite au refuge de Valdepenas // Mars 2017

 

 

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Les participants se préparent pour la course, dont LLUVIA à droite
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Mailis & LOLO prêts pour le départ

Ce dimanche 12 mars 2017, nous avons eu le grand honneur d’assister au 3ème Canicross organisé à Valdepenas par notre association-partenaire espagnole ‘Ayuda Animal’.

 

Un an plus tôt, presque jour pour jour, lors de notre visite précédente, les bénévoles nous apprenaient avec regret leur décision de ne plus accepter de nouveaux pensionnaires et de fermer le refuge une fois que le dernier serait adopté.

Quel hasard mystérieux a fait que nous nous rendions en Espagne à la même date que ce Canicross qui devait célébrer la fermeture du petit refuge qui aura sauvé, durant ses quatre années d’existence, 103 chiens dont une majorité des chiens de chasse?

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Si cet événement était forcément chargé d’émotions et de larmes, ce fut aussi une fête. Nous avons vu des espagnols, adultes et enfants, courir avec leurs compagnons canins et cette multitude de binômes formaient l’espoir qu’une autre Espagne est possible, même au fin fond de la Castilla-La-Mancha. Nous avons vu des jeunes garçons courir avec des galgos, des fillettes caresser des podencos, sous le regard bienveillant des parents et grands -parents…

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Un an plus tôt, nous avions été attristées par la décision des bénévoles, mais nous ne pouvions que comprendre leur désespoir. Comment continuer à s’occuper de ce refuge, alors que personne ne les aidait et que la commune préférait offrir des subventions à la perrera locale plutôt qu’à une association indépendante comme la leur ? Puis comment avancer alors que les bénévoles ne sont jamais assez nombreux ? Comment se battre quand la vie décide que l’on doit partir travailler dans une autre ville ?

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Nous leur avions promis de respecter leur choix et vous aviez répondu à notre appel aux dons. Il s’agissait de lever des fonds afin d’effacer leur dette de 3.000 euros auprès de la clinique vétérinaire. Grâce à votre mobilisation, les bénévoles vont pouvoir fermer le refuge la tête haute et avec dignité. C’était le but.

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Petit à petit, tous les chiens sont partis ; certains sont restés en Espagne, d’autres ont rejoint la Belgique, la France ou encore l’Allemagne. NERO, MULAN, DEXTER, TICO et PAULINA ont d’ailleurs trouvé une famille grâce à vos partages sur la page d’Action Invisible.

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Alors, quand lors de la cérémonie de remise des prix du Canicross, nous avons entendu qu’on nous invitait à monter sur scène pour nous offrir, après un discours très fort et très émouvant, un trophée de remerciement, ça a été très difficile de retenir nos larmes. Nous avons pris conscience que, vous et nous, par de toutes petites actions quasi invisibles, nous les avions vraiment, réellement aider. C’est donc tout naturellement que nous dédions ce prix à toutes celles et ceux qui, dans l’ombre, de derrière leur écran d’ordinateur, ont eu envie de soutenir ces bénévoles.

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A ce jour, il ne reste que deux chiens à Ayuda Animal : LOLO qui remontera dans quelques jours en Allemagne pour y rejoindre sa famille d’adoption et CHOCO qui partira bientôt en pension. Le refuge fermera alors ses portes définitivement… Mais les bénévoles nous ont promis de continuer à aider et à sauver les chiens de Valdepenas, par le biais de familles d’accueil. Et nous voulons penser que peut-être, si les filles ont décidé de continuer, c’est parce qu’elles savent qu’à des milliers de kilomètres de là, par-delà les frontières, des centaines de personnes regardent avec admiration leur travail, et seront prêtes à les aider à nouveau.

Elles n’étaient, ne sont et ne seront pas seules.

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Nous voulons dire au revoir à ERA comme elle le mérite // Refuge Huellas de Puertollano

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Karen Présidente de Huellas et volontaire était avec elle jusqu’au bout et a voulu lui dédier ces mots.

C’était un jour de printemps. C’était un jour ensoleillé et chaud et cela ressemblait à un après-midi tranquille au refuge mais ça ne l’était pas. C’était un après-midi qui nous marquera, nous, les bénévoles.
Une chienne sans envie de bouger ni de se battre ni de vivre arrive au refuge et qu’on apporte en courant chez le vétérinaire.
C’était une vie de souffrance. C’était une vie sans nourriture.
C’était une vie sans caresses… c’est ainsi que nous est arrivée ERA.

Et même si ce ne sont que quelques heures qu’ERA a passées avec nous, ERA a laissé à jamais son empreinte. Nous avons ressenti une peine incroyable de voir comme une vie si courte pouvait se terminer ainsi. Sans avoir connu la joie ; sans avoir connu un vrai foyer ; sans avoir eu la possibilité de courir et de profiter des choses simples et authentiques qu’aiment les chiens et qui nous coûtent si peu.

Dans la voiture vers le vétérinaire ça se voyait qu’elle allait s’éteindre peu à peu mais ce qui nous a frappé, c’est qu’elle n’avait pas envie de lutter – mais ce que l’on a compris après c’est qu’elle n’avait plus de forces pour se battre !

Nous ne savons pas ce qui a pu passer – nous ne pouvons imaginer si elle a été heurtée par une voiture, si elle est tombée d’un mur ou d’un toit en essayant d’échapper de l’endoit où était sa maison, s’ils lui avaient planté exprès quelque chose de pointu dans le corps ou si ERA se l’ai planté en essayant de s’échapper du calvaire que fut sa vie parce que cet état de maigreur extrême parle d’interminables heures de souffrance.

ERA je te demande de me donner tes forces pour continuer et que tu sois toujours à mes côtés.

Le loulou du mois d’Avril // Chester

13217071_10208468371181014_2856194683120245380_oParfois, la vie est injuste.

Chester en est la preuve. Il est né dans une grande famille. Il y a vécu un moment, les protégeant, veillant sur eux, au fin fond de l’Espagne, dans une montagne. Puis un jour, il s’est retrouvé au refuge. Fini l’immense propriété, l’immense jardin, la vie de famille et les papouilles. Bonjour le box, l’isolement, la présence écrasante des autres chiens, l’absence de contact humain.

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A un moment donné, sa chance a tourné : une dame s’est présentée pour l’adopter. Malgré des conditions de vie citadine, donc bien éloignées de tout ce que Chester avait connu, il s’est acclimaté en moins de temps qu’il n’en fallait pour le dire. Tout se passait bien. Peut-être trop bien. Chester était tellement proche de son adoptante qu’il agissait en véritable gardien. Pas une once d’agressivité, mais une stature et une attitude qui ne laissait pas de doute sur sa volonté à remplir son rôle de protecteur. Puis un jour, tout a encore basculé.

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Un cousin, malgré les avertissements de l’adoptante, a décidé de pénétrer le domicile sans qu’elle ne soit là. Naturellement, Chester ne l’a pas laissé repartir ni même bouger, l’immobilisant par la cheville. Quand l’adoptante est rentrée, il l’a lâché, puisque ses obligations s’arrêtaient là. Mais le cousin, hystérique, ne l’a pas entendu de cette oreille.Alors que s’il avait été question de l’irruption d’un voleur, Chester serait maintenant célèbre et traité en héros, le voilà de retour au refuge. Difficile d’en vouloir à l’adoptante… Parfois, la famille peut s’avérer affreuse, tenir des propos qui dépassent l’entendement et pousser tout un chacun à prendre des décisions terribles… Certainement que cette dame pleure encore le départ de Chester, tout autant que lui…

DSC_2933.JPGDepuis son dernier retour au refuge, Chester est triste. Il est triste dans son box. Il est triste quand les soigneurs lui rendent visite. Il est triste quand des bénévoles le promènent. Il est triste quand on le nourrit. Il est triste quand on le papouille. Il est triste. La réalité est difficile à regarder en face. La réalité de Chester, la voilà : il vit à l’isolement, aussi bien par rapport aux bipèdes qu’à ses congénères. Pour les premiers, rien d’extraordinaire : la vie en refuge ne permet pas de satisfaire les besoins d’attention de chacun… Il y a des dizaines de chiens et trop peu de mains pour les caresser et leur donner de l’attention. Pour les seconds, cette vie de solitude forcée n’est dû qu’à l’éducation que Chester a reçu en premier lieu. Elevé loin de tout, Chester n’a rien connu d’autres que son grand jardin. Tout intrus devait être signalé puis repoussé, chiens compris. Et c’est là que le bât blesse… La plupart des adoptants potentiels ont d’autres chiens… Mais est-ce que toutes les personnes prêtes à accueillir ce magnifique mastin ont d’autres loulous ?

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C’est un chien très intelligent. Il est obéissant, attentif, observateur. Il n’a que cinq ans… Laissons-lui une chance de montrer à la vie ce dont il est capable, laissons-lui une chance de renverser la tendance et d’être enfin heureux pour toujours.

Contact : perrinemallet46@gmail.com