« Disparition de 15 chiens sauvés lors d’une opération contre les combats d’animaux » // La Opinion.es // Iles Canaries // 25.01.2018

// L’Adepac accuse le chenil de Mirabal de s’être débarrassé des chiens en question.

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L’Association de Défense et Protection des Animaux des Canaries (Adepac) dénonce la disparition de 15 chiens utilisés dans des combats organisés à Güimar. La présidente de l’organisation,Yahaira Tovar, a révélé hier que les animaux ne se trouvaient plus à l’endroit où ils avaient été recueillis et que la structure d’accueil avait refusé de donner quelque information que se soit sur l’endroit où se trouvaient les chiens.

Ces chiens avaient été secourus en février dernier lors d’une opération policière de grande envergure qui avait amené à l’arrestation de 10 personnes et au sauvetage de 70 chiens. A la suite de la saisie les chiens ont été confiés à l’Adepac, qui depuis en a la charge.

Le problème, précise la directrice de l’association, c’est que notre enclos n’est pas adapté à des animaux de ce genre, des animaux qu’il faut resociabiliser petit à petit. C’est pour cette raison que nous avons décidé de faire appel à des tiers. Un de ces organismes était la résidence Mirabal .

L’établissement en question a reconnu ne plus héberger les 15 chiens qui étaient sous sa responsabilité arguant que c’était l’Adepac qui les avaient amenés ailleurs.

A la présidente de l’association on a répondu sur place qu’on avait rendu les chiens à leurs propriétaires, »mais cela est un délit car ces gens ne peuvent plus détenir d’animaux .Les faits sont très graves, nous voulons savoir où se trouvent ces chiens» déclare Tovar en précisant qu’elle a déjà signalé la disparition des chiens à la Police Nationale de Madrid, en charge du dossier des combats de chiens, et qu’elle va alerter aussi aujourd’hui même les autorités de Tenerife.

La présidente de l’Adepac a reconnu que l’association doit de l’argent à la résidence Mirabal et qu’elle a par ailleurs de gros problèmes financiers : « Nous accumulons actuellement une dette de presque 100.000 euros et nous avons par conséquent beaucoup de mal à faire face aux dépenses que comportait le fait de nous occuper des 15 chiens qui ont disparus en plus des 60 chiens que nous avons déjà pris en charge directement dans notre enclos. D’autant plus que seules les communes de Cabildo et de Arona se sont impliquées dans le projet, la première est entrain de construire un chenil et la seconde avec un petit apport financier »

Comme « nous n’avons pas un sou » Tovar nous a assuré que l’Association s’était chargé d’apporter directement à manger aux 15 chiens qui se trouvaient à la résidence Mirabal et qu’elle avait recruté du personnel pour s’occuper de l’hygiene, du bien être et de la réeducation des chiens. » Mais la résidence Mirabal nous a permis de le faire qu’une semaine et nous avions déjà des doutes sur le bon fonctionnement du système mis en place ».

La responsable de l’Adepac a dénoncé aussi l’incroyable incurie de l’etablissement qui a mené à la mort d’un des chiens et un autre à être grièvement bléssé : »A partir de 17 heures il ne restait plus sur place qu’une dame agée pour s’occuper de la structure »

« Le fait que nous ne puissions régler la dette ne justifie pas de faire disparaître les chiens » dénonce Tovar qui ajoute que ce cas « gravissime » n’est pas le seul puisque de nombreuses personnes ont récupérés leurs chiens de la résidence Mirabal très amaigris ou carrément pas, puisque leur animal de compagnie avait disparu !

Toutes ces raisons ont poussé l’Adepac non seulement à dénoncer la disparition des 15 chiens en question, qui s’ajoutent à 7 autres chiens soit-disant volés en novembre dernier dans le Centre de Tierra Blanca, mais aussi à se battre pour la fermeture définitive de la résidence Mirabal.//

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