Canaries // « Opération à échelle nationale à Güímar contre les combats de chiens » // Diario de Avisos // 20.02.17

117

Par Norberto Chijeb et Natalia Torres

// Le Corps National de la Police Locale a mis en place ce week-end à Tenerife une opération dont les ramifications s’étendent sur tout le territoire national contre les combats clandestins de chiens dans lesquels des paris sont brassés. L’opération a débuté à l’aube de samedi à dimanche dans la localité de Güímar près de Tenerife, où les agents de la Police Nationale ont procédé à l’arrestation d’une trentaine de personnes qui s’étaient présentées à l’un de ces combats illégaux.

Un grand dispositif de sécurité, incluant plusieurs véhicules et un hélicoptère, s’est rendu à une maison de campagne de La Medida. Durant l’opération, un agent de la Police Nationale a été blessé ainsi que  l’un des détenus suite à la chute dans un réservoir d’une voiture dans laquelle ce dernier s’enfuyait, avant d’être attrapé par les agents. Il semblerait que ce dispositif ait été mis en place suite à des dénonciations de plusieurs voisins. Aussi, le voisinage s’étaient plaints de vols de chiens dans les alentours.

Selon les sources consultées, après l’opération mise en place à Güímar, les premières arrestations ont été pratiquées hier dans plusieurs municipalités de Tenerife ainsi que sur d’autres îles et même en dehors de l’archipel. Durant l’opération, plusieurs contrôles ont été réalisés dans différentes demeures de la municipalité de la Laguna, plus précisément dans une maison de El Ortigal, sans que des arrestations n’aient lieu. En ce qui concerne les animaux que les agents ont trouvé dans la maison de campagne, dont plusieurs d’eux étaient blessés à cause des combats, les services municipaux de Güímar les ont transférés  hier vers  14.00 heures dans un refuge situé dans le sud de l’Île.

La mairesse de Güímar, Carmen Luisa Castro, a dit ignorer que ces batailles se déroulaient dans sa municipalité. Elle a également confirmé qu’elle n’avait pas été mise au courant au préalable de l’opération par la Police Locale. Il faut rappeler que ce n’est pas la première fois que dans Güímar se produisent ce type de combats de chiens, qui ont lieu depuis des années malgré la Loi de Protection Animale des Canaries.

Quant aux sources de la Subdélégation du Gouvernement, elles ont expliqué hier que l’opération est toujours ouverte, mais qu’elles ne peuvent donner plus de détails afin d’ éviter la destruction de preuves ou la fuite des suspects. Les mêmes sources ont déclaré dans un communiqué officiel qu’il est prévu que le Ministère de l’Intérieur communique sur le sujet aujourd’hui.

whatsapp-image-2017-02-19-at-10-36-33

Un secret de Polichinelle

Les combats clandestins de chiens sont un secret de Polichinelle aux Canaries. Les refuges et associations de protection des animaux sont les mieux informés sur cette pratique illicite qui, depuis la modification du Code Pénal l’année dernière, peut déboucher sur des peines de prison. Avant cela, ils étaient seulement considérés comme des infractions graves ou très graves. La Fédération Canarienne des Associations de Protectrice des Animaux et des Plantes (Fecapap) et sa présidente, Niria Naranjo, déclarent que « nous savons que ces combats ont lieu dans tout l’Archipel, mais la plupart du temps l’information nous arrive quand ces combats ont déjà eu lieu ce qui complique beaucoup le travail de la police malgré nos dénonciations ».

Naranjo se souvient de l’un des cas qui est arrivé au Refuge de Valle Colino: « Il s’agissait de cinq chiens que la police avait récupérés lors d’une opération anti-drogue. Les animaux étaient utilisés pour les combats dans lesquels il y avait des paris ». Ces activités sont précisément associées à des affaires marginales, comme celui-là de la drogue.

Naranjo croit que, bien que l’on ait durci les peines, ce n’est toujours pas suffisant. « Des peines beaucoup plus lourdes doivent s’imposer, et faut interdire à ces personnes de détenir des chiens. Nous pensons que la réforme est encore trop récente ».

Les conditions dans lesquelles les animaux utilisés dans les combats arrivent dans les refuges sont lamentables, si bien que beaucoup meurent des suites de leurs blessures. Parmi les  pratiques relatives à cette activité, les protectrices dénoncent le vol de chiens qui sont utilisés comme sparrings dont ils sont finissent dans les combats . //
Publicités