Loulous/Trip

La voiture était pleine de dons offerts par des personnes généreuses et concernées par la situation délicate et compliquée des refuges en Espagne; là où nous partions en mission depuis la Belgique.

Cette Espagne si jugée et tant critiquée par les amis des animaux, les amis des chiens .

Mais cette Espagne que j’apprends à connaître et à découvrir après chaque voyage et chaque rencontre, cette Espagne où il n’existe aucun mouvement extrémiste; où les nouvelles générations s’opposent et luttent Activement contre ces vieilles traditions dépassées et « barbares » ancrées dans les profondeurs rouges et arides qui lui font son évidente et si facile réputation.

Après une longue route où nous chantions des tubes d’un autre temps à la radio pour nous tenir éveillées, après une halte/étape aux décors féeriques et aux personnes (humaines et podencaines) tellement belles, après mil interrogations sur ce que nous allions découvrir, ceux que nous allions rencontrer, sur jusqu’où notre émo allait tenir sur l’échelle de cette souffrance et misère si injuste et dépendante de nous… SAGUNTO nous accueillait devant ses montagnes et derrière son petit air d’Ennio Morricone.

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Motivées et reposées, nous rencontrions les bénévoles et Carmen, l’âme de ce beau refuge, dévouée inconditionnellement à ses protégés, intelligente, forte et combattante.

Nous leurs distribuions les dons dont ils avaient besoin, puis, appareils photos et caméras, nous étions prêtes, nous étions à leur hauteur, du moins nous allions essayer. Des centaines de photos et films défilaient en hommage à plusieurs loulous « choisis » au préalable car le temps de notre mission ne nous permettait pas de nous arrêter sur chacun d’eux.

Nous avions forcément dû élargir la liste des heureux sélectionnés…. Les rencontres humaines et canines étaient ENORMES en amour et générosité de toutes parts.

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Nous aurions pu rester une semaine à Sagunto afin de s’y imprégner totalement, afin de connaître chaque loulou personnellement et de leur consacrer plus de temps, plus d’espoir.

  • Plongez dans l’univers incroyable du refuge de Sagunto avec notre article consacré à ce sanctuaire des chiens:  https://actioninvisible.wordpress.com/2016/04/20/sos-animales-sagunto-le-sanctuaire-des-chiens/

C’est en faisant nos premiers Adios que le travail sur « ne pas se laisser avoir par les émotions, par les regards implorants, les truffes aimantes et garder La Distance qui nous donnera la force d’avancer et d’aider au mieux les refuges »  était mis à l’épreuve.

Première épreuve finie, les dons étaient déchargés, les caméras embarquées, effondrement total. Carmen nous souriait, nous sanglotions.

La radio en sourdine, l’intense journée était contenue dans la voiture ou nous débriffions nos impressions.

Les yeux rouges, nous partions pour Ciudad Real.

Il était tard, nous étions attendues pour loger chez Domi, une bénévole qui place des loulous en urgence, en difficulté ou en attente d’adoption dans une pension.

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AGUS, très attendu par on sait qui 😉 arrivera dans le beau Lot en septembre (il ne pourra mieux tomber…)

Notre état de fatigue était tel que nous pensions la saluer poliment et plonger rapidement au lit histoire de reprendre des forces. Ttttt, une « presque fête » en notre honneur nous attendait avec une générosité à l’espagnole. D’autres bénévoles Selene et Raul (artiste et comportementaliste canin), le mari, les loulous, tous étaient là aussi pour nous accueillir devant une table magnifique avec des délicieux plats végétariens qui défilaient les uns après les autres, et un dessert des plus touchant: des pralines préparées pendant des heures, la nuit précédant notre venue par l’adorable comportementaliste……..

Petit black out jusqu’au lendemain, 7h du mat, prêtes pour le second refuge, nous passions d’abord par la pension de Domi acheter les croquettes pour les loulous de Manzanares et Puertollano, grâce aux personnes généreuses qui ont participé à ce voyage.

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Le poul s’accélérait en entendant au loin les chiens aboyer.

Nous rencontrions la responsable ainsi que d’autres bénévoles comme la charmante Carmen qui nous a guidée et présentées aux loulous pendant notre visite. Le refuge de Manzanares avait déménagé depuis peu de temps (il paraît que c’est bien mieux maintenant).

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Une toute autre couleur qu’à Sagnuto, ici pas de vert et d’ocre, tout est en béton et grillages.

Une structure bien organisée et très hygiénique au look carcéral, les boxes ont tous la même taille, les chiens y sont placés selon leur âges, sexe, comportement et entente. Ils sont tous très bien nourris et ont la plus part des sorties régulières à l’extérieur du refuge.

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Ils sont tous beaux et en bonnes santé.

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Ils attendent tous, de sortir, d’avoir peut-être une chance dans leur vie de misère, d’avoir quelqu’un qui les aime, d’avoir un foyer, une vie meilleure… ou pas.

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Carmen est là pour eux, et s’en occupe dès qu’elle le peut.

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La belle et si gentille FALONA.

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Raul, le bénévole comportementaliste aux belles pralines.

Nous entrions dans chaques boxes pour les rencontrer, les caresser, leur parler, leur donner une fraction de reconnaissance. Certains étaient curieux, d’autres très heureux de notre passage plein de friandises.

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Nous nous forcions de rester positives malgré des moments plus douloureux aux rencontres très touchantes, comme celle du beau BLACKY…. au regard percutant et très intelligent mais si résigné. Nous avons passé un peu de temps avec lui, le temps d’un os mâché, il dégageait une telle sagesse… tellement d’amour contenu, tellement de tristesse. Blacky n’espérait plus et n’attendait plus personne, il avait compris qu’il finirait sa vie au refuge mais nous lui avions fait la promesse de lui trouver un panier et surtout de lui trouver la personne qui l’aimera.

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Quelques mois plus tard une merveilleuse famille avait ouvert ses portes et son coeur à Blacky qui avait retrouvé confiance.

Blacky est mort avant de l’avoir connu.

R.I.P beau barbe rousse, BEAU BLACKY

Son histoire fait partie de celles qui se déroulent hélas dans de nombreux refuges dans lesquels des bénévoles agissent et organisent au mieux, en connaissance de cause et avec le peu de moyens infra-structurel, financiers et politique (voir Zéro).

Il y a les belles histories aussi…

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Le beau SANTOS, heureux à présent dans sa famille.

 

Les dons et les cadeaux distribués, nos cameras full de canins, toute la belle troupe nous invitait à luncher au village, un très beau moment imprévu que nous avons dégusté avec de beaux échanges quadrilingues.

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L’heure des Au-revoir approchait…

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Au-revoir et merci, tellement merci à tous.

Domi et Carmen nous avait demandé de faire un petit reportage sur deux de leurs protégés, deux cas particuliers.

Le premier était FENIX, coup de foudre immédiat !!!

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L’histoire de Fenix est celle d’une métamorphose. Il a été trouvé il y a plus d’un an errant dans la campagne, dans un état pitoyable.
Placé en famille d’accueil, Fenix a repris du poil de la bête et ce triste lévrier miteux s’est transformé en magnifique et rayonnant Galgo. Puis la FA ne pouvant plus le garder, FENIX s’est retrouvé placé, faute de mieux, dans une maison abandonnée dans laquelle il est resté plusieurs mois, jusqu’à ce que, récemment, il soit placé en pension payante. Il est positif à la leishmaniose.

Fenix est drôle, vous accueille et vous invite à jouer, il vous sourit, il est en forme, il oublie qu’il est malade, et nous aussi. Il est doux et très attachant. Il est facile, magnifique et digne, il adore la compagnie des humains. Il était tellement heureux lors de notre visite, nous sommes reparties le coeur serré, les larmes aux yeux, Fenix nous regardait derrière la clôture, tout seul. Lui aussi pleurait…… Il est heureux aujourd’hui.

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Le deuxième cas était celui de la jolie et douce QUENA.

Quena a vu son destin basculer, le 24 décembre 2014: une bénévole espagnole s’était rendue à la perrera municipale pour y retirer deux autres galgas dont la date d’euthanasie était arrêtée quelques jours plus tard. La bénévole attendait à l’extérieur que le responsable de la fourrière sorte les deux rescapées, quand un gitan accompagné de Quena s’approcha. La bénévole lui demanda alors s’il venait y laisser sa galga, et effectivement, Quena ne lui servant plus à rien, la mort certaine qu’elle aurait trouvé dans cet endroit sordide ne lui importait pas: l’homme voulait s’en débarrasser.

Quena était morte de peur, son regard implorant a su convaincre la bénévole: elle ne pouvait pas la laisser entrer dans ce couloir de la mort…

Quena l’a échappée belle, mais faute de place dans les refuges alentours, la bénévole a du la placer en pension privée, ce qui coûte très cher. Il faut donc que Quena soit adoptée rapidement.

Elle a été très bien éduquée par Raul, elle est très interactive avec lui. Elle marche très bien en laisse et s’assoit, donne la patte…

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Cette journée gorgée d’intensité s’achevait .

Nous devions continuer notre mission et nous rendre à Puertollano où Karen (bénévole responsable du plus grand refuge que nous allions visiter) nous invitait à dormir chez elle les deux prochaines nuits.

C’est Eugenia, bénévole de Puerto qui a fait la relève avec Domi et qui nous a guidée jusqu’à chez Karen avec sa si jolie petite famille.

Magnifique havre de paix isolé, loin du bruyant et industriel Puertollano, nous étions accueillies par une meute de loulous courant et bondissant de joie sur l’hectare paradisiaque de Karen. Tout simplement WOUAW !

Après avoir fait connaissance avec ces merveilleuses personnes , nous allions nous coucher accompagnées des deux chats de Karen bien entendu.

7h , nouvelle journée.

En route avec Karen vers Puertollano. On nous avait prévenu de la grandeur du refuge qui accueille plus de 300 chiens, le stresse montait .

Sur la route, une galga morte. Nous nous sommes arrêtées , et l’avons embarquée pour vérifier si elle était pucée. Cela fait partie hélas de la routine de Karen.

300 chiens aboyant et hurlant, il ne fallait pas craquer, pas avant en tous cas.

Ici, on n’a pas le temps pour les présentations, juste le temps pour l’essentiel. Le temps que les bénévoles leur donne est sacré, chaque minute est importante, le refuge vit au rythme de son décors de fond industriel non stop en activité.

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Une organisation très complexe, presque mathématique, en tout cas complètement physique qui commence par un schéma sur tableau noir version ancienne école.

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Tous sont là, répertoriés dans les cases. Plus de 300 noms, à gérer, à nourrir, à sortir, certains à qui ont administre des médicaments, d’autres revenant d’une opération, et bien entendu de nouvelles entrées tous les jours.

Les quartiers ont des noms. Il y a le “carré” , une ancienne perrera où il est facile d’imaginer la “vie” d’enfer et de souffrance dans lesquelles les chiens survivaient. Il vivent actuellement dans cette même structure mais ils sont nourris, soignés, sortis, et reçoivent un petit peu d’attention de la part des merveilleux bénévoles.

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Chaque boxe est nettoyé tous les jour. C’est l’occasion pour les loulous de prendre leur récréation au centre du “carré, et ils en profitent!

Des bassines d’eau, du pain et quelques instant de “liberté”, de jeu, le moment tant attendu de leur triste journée.

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Les autres attendent leur tour.

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Nous allions commencer le reportage photo et film sous l’immense décibelle presque insoutenable des centaines de hurlements, lorsque Karen nous appella en nous demandant si nous voulions assister en direct à l’abandon de trois galgas par leur galguero et son fils. Chose courante également, nous racontait-elle.

A l’entrée du refuge, la grosse voiture du galguero tirait sa remorque sur laquelle était posée la cage des galgas. Karen nous a demandée d’être prudente avec les appareils photos car la plus part des galgueros n’apprécient pas le shooting photo et encore moins lorsqu’ils se débarrassent de leurs chiens. Apparemment, celui-ci se sentait très à l’aise devant la camera. Il en jouait peut-être un peu…

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Les 3 galgas étaient maigres , blessées et apeurées. Elles tremblaient, lui, nous souriait. Karen lui fit remplir les fiches d’entrée et d’identification sur le capot de sa grosse voiture, pendant que le fils les tenait en laisse d’un air détaché, comme s’il faisait la file à la décharge.

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3.jpgNous demandions au garçon s’il n’était pas triste de se séparer de ses chiens, s’il n’avait pas de la pitié? Pas de réponse… pas la moindre compassion apparente.

Le galguero nous répondit qu’elles n’étaient plus bonnes à la chasse.

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La discussion n’était pas trop tendue du côté galguero. Nous nous retenions de ne pas déborder. C’était donc “un gentil galguéro”, qui au lieu de pendre, ou de noyer ou de torturer ses chiens plus capables de chasser, les amène au refuge pour leur donner une seconde chance. L’interprétation forcée ne se devait d’être autrement pour éviter tout conflit.

Karen leur donna les premiers soins sous l’oeil vaguement attentif du jeune homme, ou plutôt curieux. Car cela devait être une première pour lui, d’assister à des soins canins!

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Le père, lui, tenait pour la dernière fois sa belle galga qui avait arrêté de trembler à côté de lui. Ils avaient tous les deux l’allure fière de deux chasseurs en parfaite symbiose. J’avais envie de pleurer … (de lui dire plein de choses. A elle, pas à lui).

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Eugénia était venue aider Karen pour désinfecter et administrer les antibiotiques aux galgas; et surtout leur trouver une place au refuge, déjà plein à craquer. Il fallait pour cela libérer un box et essayer de les placer avec un mâle avec qui le test de communication et d’entente s’est fait rapidement.

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Adios notre maître tant aimé… Les galgas étaient dépassées par la peur de l’inconnu, elles savaient une chose, c’est qu’elle ne reverraient plus jamais leur galguero. Un dernier regard…… no comment.

 

Celles-ci auront peut-être la chance d’avoir une vie meilleure un jour, qui sait?

Nous retournions à nos shooting et surtout à nos rencontres merveilleuses et douloureuses.

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Nous passions par l’infirmerie où les chiots, les malades, les opérés, les chatons, les très vieux étaient isolés.

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En retounant dans le “carré”, nous étions un peu perdues, sans guide cette fois, nous nous forcions d’entreprendre une trajectoire que beaucoup nous invitaient ou plutôt nous suppliaient de dévier, un but, de suivre une liste et de parfois lui ajouter des incontournables. Puis nous découvrions le “Bronx”, une autre parie du refuge .

C’est là que les photos n’ont pas besoin de commentaires ….

Elles parlent toutes seules.

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Les demandes d’amour, d’attention, de cadeaux se bousculent.

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Les inséparables à qui l’on souhaite une adoption à 2…

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Les interrogations…

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Les gros nounours peureux…

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Les cachés…

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Les sourires qui donnent tout…

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Les joueurs d’un instant…

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Les méfiants…

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Et les regards, si nombreux, si tristes, si profonds….

Mon Loto ….

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Les caresses de Karen qui font tant sourire

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Les chats

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Les débuts des adieux…. Le plus douloureux. Leur dernier moment d’espoir qu’ils nous offrent à travers leur chaleur, leur bonté infinie. C’est le moment des vraies promesses que nous leur jurons de tenir.

C’est le pénultième moment avant la fin. Tenir, tenir encore….pour eux.

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Le soir tombant, nous rentrions chez Karen avec un GPS nous envoyant au fin fond des sans-issues campagnardes.

Au lit… les yeux rouges et bouffis.

Au réveil, nous décidions de retourner au refuge de Puerto en tant que “bénévoles”. Un peu d’aide à l’infirmerie, et quelques promenades dans le pré d’à côté entre les usines et le refuge.

Nous faisions ainsi plusieurs aller/retours avec différents loulous chanceux et heureux de ce moment privilégié.

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Nous finissions ces moments de grace et de “liberté” avec peine car nous devions reprendre la route vers Valdepenas, le dernier refuge.

Loto est le dernier que j’ai promené, il ne voulait pas rentrer. Comme si je lui avais donné un espoir, un faux. Il est le dernier regard de Puerto….

Je l’ai pleuré jusqu’à Valdepenas………. Je pense à lui tous les jours.

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Valdepenas, « Ayuda Animal », le dernier refuge de notre voyage.

Fondé il y a un peu plus de deux ans, ce petit refuge d’une trentaine de places avait investi des bâtiments en ruine et créé un havre de paix, fait de bric et de broc mais surtout avec tout leur coeur. Leur initiative était d’autant plus importante que la seule autre alternative pour les chiens de cette ville est la perrera municipale où les animaux sont euthanasiés aussitôt le délai légal dépassé. Beaucoup de chiens y sont entrés, très peu en sont sortis vivants, et les bénévoles du refuge n’ont jamais hésité à sauver des chiens de là bas quand elles le pouvaient.
Mais aujourd’hui, elles ont dû se rendre à l’évidence: endettées auprès de leur vétérinaire, elles ne peuvent plus supporter les charges que représentent le refuge (notons avec cynisme qu’elles n’ont reçu aucune aide de la municipalité contrairement à la fourrière qui, elle, extermine les animaux presque à la chaîne).

Nous avions rendez-vous avec Antonia pour un petit lunch sur un parking de routiers tout près du refuge. Elle nous a expliqué leur début, leur problème, leur dettes et pourquoi elle devaient fermer. Elles ne fermeront que lorsqu’il n’y aura plus aucun chien …. Ça c’est une promesse.

Une autre rencontre, un autre refuge.

20 chiens, tous aimés, câlinés, soignés.

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En duo dans un grand box, leurs protégés sont lâchés deux fois par jours dans la grande cour qui entoure leur maison.

Là, ils s’ébattent, jouent, se défoulent, à travers un décors féminin, où des bouées en couleurs remplissent les murs, tel un jardin d’enfants.

Les autres, encore une fois, attendent leur tour.

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Hercules
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Pipa

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Choko & Melo
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Pipa

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Choko

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Lluvia

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Mulan

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Melo

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Melo

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Cette fois-ci, notre attention était offerte à tous.

Encore des Adios… et des larmes.

La description de notre retour en Belgique est sans importance.

L’important est la reflexion mis à part les émotions extrèmes dont je ne pourrais jamais exprimer la mesure (et démesure).

Une reflexion et un travail sur un bilan constructif et sur des questions fondamentales pour arriver à faire évoluer le prochain “loulou-trip” (comme nous l’appellons) sont primordiaux.

La liste des noms à remercier est immense, je remercie surtout les 500 loulous que j’ai croisé de près ou de loin pour leur amour sans limite, malgré leur souffrance, leur envie contagieuse de croire à l’humanité…

Autant d’amour peuvent amener à gagner beaucoup de batailles .

Alors ACTION !!!

« Karen Caws, symbole de la lutte contre la maltraitance animale » // lanzadigital.com // 05-03-16

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// Très liée à la nature depuis toute petite, depuis qu’elle a fait ses premiers pas sur l’île de Wight entre des poules, des lapins, des veaux et une chatte qui avait fêté ses vingt ans, elle est arrivée à Puertollano à la fin des années 80, alors que son rêve était d’apprendre les langues et de connaître réellement une société espagnole qui l’avait conquise grâce au bleu des hivers de la Mancha. Elle y a aidé, grâce à son infatiguable dévouement, les mouvements de lutte contre la maltraitance animale, et elle apparaît aujourd’hui dans le réseau associatif de la ville comme l’un des piliers fondamentaux de l’association de Protection des Animaux et des Plantes « Huellas ».

Karen Caws est aujourd’hui l’un des principaux bastions de la ville minière, dans la défense des droits des animaux, et l’une des personnes les plus impliquées dans la sensibilisation. Elle a la conviction « qu’un voyage de 1000 kilomètres commence forcément par une étape » et « qu’un seul geste », peut contribuer à changer les choses.

A la veille de la journée de la Femme Travailleuse, Karen Caws parle de son arrivée à Puertollano, en tant que professeur au Fray Andres Institut « en 1988 après avoir étudié les langues modernes en Angleterre. » Dès le début, Puertollano l’a fascinée, bien que la ville industrielle avait peu à voir avec l’île où elle a grandi, « à la campagne, dans une maison où nous étions presque autosuffisants» comme petite-fille de grands-parents paysans et fille d’un ingénieur naval très écologiste.

Après avoir travaillé au Fray Andrés Institut, Karen a décidé de s’installer à Puertollano. Elle a commencé par donner un certain nombre de cours extra-scolaire et elle a ensuite passé un diplôme de maîtrise en linguistique appliquée après avoir mis de côté les études qu’elle avait commencé du langage des signes, pour finalement décider d’ouvrir une Académie dans la rue Velázquez, qui aura dix-sept ans cette année. Comme enseignante professionnelle, Karen commente qu’elle «n’avait jamais noté qu’en tant que femme elle doive faire davantage d’efforts dans le développement de sa carrière, peut-être parce qu’elle a été bien accueillie par le milieu, qui est généralement plutôt traditionaliste» et admet que «tout d’abord, être une femme a généré plus de confiance pour l’enseignement auprès enfants ». En tant qu’autonome, elle ajoute que «je devais travailler un peu comme les hommes ». Ses élèves et leurs familles ont été ses premiers amis espagnols dans cette ville dans laquelle elle a décidé de s’intégrer totalement », mais elle a, « au fil du temps, eu également des amis anglais ou américains. » L’étape qui a marqué le retour aux sources s’est faite dans la région, en 2000, à Villamayor de Calatrava, à vingt kilomètres de la ville, où elle a bâti sa maison sans eau courante ni électricité, avec un générateur et les incontestés neuf chiens et cinq chats, et où elle a créé son propre morceau d’«île».

Manifestant son immense attrait pour la nature, qui pour elle maintient «sain, physiquement et mentalement», et qui explique que «où je vois les oiseaux qui arrivent, le passage des saisons et les changements quotidiens dans la végétation, je m’accomplis en tant que personne », Karen Caws était la candidate idéale pour la création de la société de Protection des Animaux et des Plantes Huellas de Puertollano en 2011, organisme qui l’a faite devenir un personnage public, alors qu’elle n’avait toujours été que simple bénévole en face du refuge canine. Bien que jeune elle ait déjà été impliquée dans des campagnes de bénévolat pour la Croix-Rouge et divers organismes de solidarité, Karen a été surprise d’avouer que ce fut en Espagne qu’elle a développé son rôle en tant que militante pour la défense des droits des animaux. Donc, elle avait toujours été fan de « tout ce qui touche à la nature», mais jusqu’à son arrivée à Huellas, elle ne faisait partie d’aucune organisation similaire.

Venant d’un pays dans lequel elle admet que dans «les années soixante-dix, stériliser les chats était normal » et où les « grands refuges de chiens peuvent avoir un certain nombre d’animaux semblable à ce qui peut contenir Puertollano », Karen souligne que « les cas de maltraitance et les abandons à répétitions sont ce qui me choquent le plus. Elle raconte qu’avant, elle allait «au théâtre, au cinéma, je sociabilisais avec tout le monde, mais je n’en pouvais plus de cette réalité, et surtout de l’indifférence des citoyens pour ce type de cas. » Elle parle de l’abandon des galgos, des podencos, de la saturation des refuges, du manque de bénévoles et des cas récents d’abus, elle estime qu’ « ils ont toujours existé, mais maintenant à travers les réseaux sociaux, ils sont plus visibles. »

Elle souligne que « Huellas » est un projet à long terme, parce qu’un changement radical est nécessaire »; et elle se demande donc combien de temps elle va voir la force de continuer, « parce qu’il y a des moments où nous sommes à bout, il y a énormément de travail pour les quelques personnes que nous sommes, totalement engagées », et elle souligne l’importance du fait qu’il est important que l’association devienne un organisme plus solide.

La revendication de Karen Caws pour la Journée Internationale de la Femme est que «toute personne doit se battre avec enthousiasme et passion dans la création, que vous devez lutter pour vos rêves, parce que tout objectif peut être atteint »; et  elle incite à la réflexion sur l’importance de sensibiliser les enfants à l’école et l’importance des groupes tels que la nouvelle plate-forme Puertollano Environnement, qu’il faut « réunir les personnes désireuses de lutter contre la maltraitance des animaux et envoyer un message clair à ceux qui maltraitent: nous ne vous laisserons pas continuer ». Après avoir assisté à un rassemblement dans la ville pour la même raison avec environ 200 personnes, Karen pense qu ‘ «il y a de l’espoir» et rêve du jour « pour lequel l’auberge canine ne sera plus qu’un simple lieu de passage pour les animaux errants, stérilisés, pucés, et plus une maison où les chiens abandonnés vivent tout au long de leur vie ». //

« Plus de 100 chiens à la recherche d’un foyer » // Monia Arribas Sagunt // 12.12.15

Des dizaines de chiens et chats abandonnés qui ont réussi à survivre grâce à SOS Animales Sagunto, Colonias Felinas et le Refuge de Tula attendent de pouvoir recommencer à vivre dans une famille.

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Prêts à être adoptés. Le travail effectué de manière altruiste dans le camp de Morvedre par des organismes comme SOS Animales Sagunto, Colonias Felinas et le Refuge de Tula a permis d’offrir une nouvelle vie à plus de cent chiens et chats abandonnés à leur sort et qui attendaient une opportunité de retrouver un nouveau foyer.

L’amour des animaux, la conviction et un effort titanesque ont permis de sauver la vie, dans le Camp de Morvedre, d’une centaine d’animaux domestiques oubliés par leurs propriétaires sans scrupules et au futur incertain. Cependant, ce travail désintéressé de collectifs comme SOS Animales Sagunto, Colonias Felinas et El Refugio de Tula continue de réclamer l’engagement de la société civile pour que l’abandon d’animaux domestiques soit puni socialement et pour que l’adoption augmente au moment de chercher un animal de compagnie.

En ce moment, dans la région, plus de cent chiens et chats attendent un foyer, aussi bien dans les refuges de SOS Sagunto et de Tula que dans les familles d’accueil des personnes qui collaborent avec ces deux organismes et Colonias Felinas.

Parmi eux, il y a des animaux de toutes sortes de poils, de caractère et de condition. Tous ont vécu un abandon, et dans certains cas, bien pire. Mais ils partagent tous la nécessité d’une nouvelle opportunité avec un maître responsable, qui ne les voit pas comme des « cadeaux de Noël temporaires ».

Ainsi explique à Levante-EMV une des membres de Colonias Felinas, Sonia. « Nous récupérons les chiots que nous trouvons abandonnés et qui risque de mourir, et les chats malades. Nous apportons de la nourriture aux autres, nous les stérilisons, les vaccinons, pour garder le contrôle sur les colonies urbaines. Mais ceux qui sont vulnérables, nous les recueillons dans nos maisons d’accueil jusqu’à ce qu’ils soient adoptés. En ce moment nous en avons une trentaine ».

Dans le refuge de SOS Animales Sagunto, les chiens sont les personnages principaux. « Nous nous occupons d’eux le mieux possible; cela demande un grand effort pour bien les nourrir, les vacciner, les stériliser, les identifier. Avec l’aide des bénévoles, on essaie de leur offrir des promenades, mais nous n’y arrivons pas aussi souvent que nous le voudrions et ils seraient mieux dans une famille », commente une bénévole.

Cette préoccupation pour s’assurer que les nouveaux maîtres s’occuperont bien de leur animal est commune à tous les organismes, qui font signer plusieurs documents avant de donner un animal en adoption.

A SOS Sagunto, en plus, les collèges de la région ont agrandi leur domaine de compétences en offrant un débat de sensibilisation aux plus petits pour leur faire prendre conscience de la responsabilité d’avoir un animal et du nécessaire engagement de ne jamais l’abandonner.

 

Source: http://www.levante-emv.com/morvedre/2015/12/12/cien-animales-busca-hogar/1353779.html

 

Aidez les refuges et assos espagnoles avec 1€ par mois

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C’est le principe de Teaming.net, site internet de micro-donations, qui prouve que les petits gestes changent le monde et le rendent meilleur.

Il suffit de vous inscrire sur le groupe de l’asso ou refuge que vous souhaitez soutenir (vous pouvez bien sûr en soutenir plusieurs). Chaque mois, Teaming prélèvera 1€ par groupe soutenu qui sera entièrement reversé à ceux que vous voulez aider.

L’inscription est rapide, facile et totalement sécurisée. En haut à droite de la page d’accueil, vous pouvez choisir votre langue.

L’idée est bien sûr de pouvoir participer à hauteur de ses moyens, même pour ceux qui n’en ont pas beaucoup et de former une grand et puissante chaîne de solidarité.

Marche à suivre:

  • Rendez-vous sur le site: https://www.teaming.net/?lang=fr_FR
  • Créer votre compte en cliquant sur « Enregistrez-vous » (en haut à droite de la page d’accueil). Vous devenez alors un « teamer ».
  • Une fois votre compte créé, rejoignez les groupes d’assos que vous désirez soutenir (voir ci-dessous la liste des refuges et assos partenaires d’Action Invisible) en cliquant directement sur les liens listés en bas de cet article, ou en utilisant l’outil de recherche du site.
  • Cliquez sur « rejoignez ce groupe », puis laissez-vous guider pour accédez au paiement. Vous pourrez ensuite rejoindre de la même façon autant de groupes que vous souhaitez, vous n’aurez plus à renseigner vos coordonnées bancaires.
  • Faites ensuite la promotion de vos groupes car c’est le nombre de participants qui fait la différence!

Voici les associations et refuges espagnols dont Action Invisible est le dévoué partenaire, je vous invite bien entendu à les rejoindre:

Muchas gracias à todos!

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Campagne de stérilisations au refuge de Manzanares

campagneManza

Parce que la stérilisation est un acte essentiel de protection animale, et afin de soutenir les bénévoles du refuge Carea à Manzanares, ACTION INVISIBLE, en partenariat avec l’association L’ARCHE DES MATINS ESPAGNOLS, a décidé d’organiser une grande campagne de stérilisations.

Ce refuge qui manque de tout n’a pas les moyens de stériliser les femelles adoptées localement – seules les femelles adoptées à l’étranger partent stérilisées. Comme le dit Carmen: toute femelle adoptée à Carea est une source potentielle de nouveaux abandons. Alors faisons en sorte que plus aucune femelle de Manzanares ne parte du refuge non stérilisée.

Il y a actuellement 27 femelles au refuge. Les responsables de Carea ont négocier le tarif d’une stérilisation auprès de leur vétérinaire, celui-ci accepte le prix de 121€ TTC à condition que les 27 femelles soient toutes stérilisées dans sa clinique (ce qui représente donc 3.267€ TTC en tout).

Merci d’avance à tous ceux qui participeront et diffuseront cette opération spéciale.

Je publierai dans cet album les photos des femelles qui bénéficieront des stérilisations.

// Pour faire un don via Le Pot Commun : https://www.lepotcommun.fr/pot/qly2pqws //

Contact Action Invisible: perrinemallet46@gmail.com


Elles ont été stérilisées grâce à vous:

Valentina

La première chienne qui a bénéficié d’une stérilisation grâce à vos dons est VALENTINA. Cette douce et gentille Pitbull avait une opportunité de sortir du refuge pour aller en famille d’accueil à Madrid. Mais la loi espagnole pour les chiens dit dangereux oblige tout détenteur à souscrire à une assurance spéciale, ce qui engendre des frais supplémentaires, trop onéreux pour l’association en plus du prix de la stérilisation.

Mais heureusement, elle a pu compter sur votre soutien.

LISA agosto15 (4)
Lisa, croisée Galga d’1 an
Beitxa, Galga de 1 an
Beitxa, Galga de 1 an
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Garda, Braque de 3 ans
Margen, Podenca
Margen, Podenca
Saltarina / Lupe, Mastine
Saltarina / Lupe, Mastine
Margen, Podenca
Margen, Podenca
Devendra, Podenca
Devendra, Podenca
Chablis, croisée
Chablis, croisée
Falona, croisée mastine
Falona, croisée mastine
Hera, Galga
Hera, Galga
Enma
Enma, Croisée
Etna, Galga
Etna, Galga
Emy, Galga
Emy, Galga
Lena, Galga
Lena, Galga
Lucinda, Galga
Lucinda, Galga
Yoko, Galga
Yoko, Galga
Anne, adoptée depuis.
Anne, adoptée depuis.
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Irina
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Skaly
Calistra
Calistra
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Lola
Agua
Agua
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Laion
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Lluvia
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Nanook
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Aran
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Medina
Lola
Muñeca
Simona

LA HUERTA DE LA ALEGRIA // de Miguel CANAY

huerMiguel Canay est un des bénévoles incontournables de du refuge de Huellas avec lequel Action Invisible collabore: toujours motivé pour s’occuper des chiens et entretenir le refuge, musicien lors des concerts de charité organisés chaque mois, intervenant dans les nombreuses conférences et… également écrivain!
Il y a quelques années, Miguel et sa femme découvrent dans un verger des chiens abandonnés et enchaînés, à moitié morts de faim. Ils s’impliqueront alors dans leur sauvetage et cette expérience changera leur vie pour toujours. Elle les mènera sur le chemin de la défense des animaux, de l’amour et de la compassion.
C’est cette histoire qui est retracée dans le superbe « LA HUERTA DE LA ALEGRIA ».


Malheureusement, l’ouvrage n’est (pour le moment) disponible qu’en espagnol, vous pouvez vous le procurer en format pdf ou en format papier directement chez l’éditeur:
http://www.bubok.es/lib…/228279/La-Huerta-de-la-Alegria-epub
http://www.bubok.es/libros/219772/La-huerta-de-la-alegria
L’intégralité des bénéfices est reversé à l’association HUELLAS