« Puertollano, en tête des abandons de chiens de chasse pour l’année 2018 » // La Comarca de Puertollano // 02.03.2019


ENVIRON 700 CHIENS DE CHASSE ONT éTé ABANDONéS à CIUDAD REAL EN 2018

// Concrètement, l’année dernière il y a eu 162 animaux recueillis sur la ville industrielle (Puertollano, ndlt) et 22 sur Argamasilla de Calatrava, alors que le total d’animaux trouvés sur la province atteint les 700.

Le mois de février a toujours été fatal pour l’abandon animal, avant tout à cause de la fin de la saison de chasse, qui se termine par l’abandon en grand nombre de chiens de chasse en Espagne. Dans la province de Ciudad Real, il n’en est pas moins que sur le territoire national, de sorte que cette dernière année 2018 s’est terminée avec le nombre de 700 animaux recueillis par des SPA, des associations animalistes ou des particuliers.

Néanmoins, la médaille d’or est remportée par Puertollano, avec 162 chiens de chasse recueillis par la Société Protectrice des Animaux et des Plantes HUELLAS, alors que ArgAnilal de Argamasilla de Calatrava a pris en charge 22 chiens abandonnés, selon les informations transmises par l’Association Culturelle Antitoros de Ciudad Real.

Dans les différents points de la province où se trouvent les SPA et les refuges, le bilan est le suivant: La SPA La Bienvenida de Ciudad Real a recueilli un total de 66 chiens, Calatrava en Acción de Torralba-Carrión Calatrava 11, ACTÜA-Asociación Defensora de Animales de Carrizosa 32, SOS Rescue sur différents points de la province 46 et Aspa Galeca de Miguelturra 10. Cette liste de SPAs et de particuliers continue à l’infini pour en arriver au résultat où il ne reste pas un seul point sur la carte de Ciudad Real sans abandons de ce type de chiens.

Ces données ne prennent pas en conte les fourrières où les chiens sont euthanasiés après certain temps, ni les particuliers qui font des énormes efforts pour les animaux; eux, nous ne les avons pas pu comptabiliser, et n’en parlons pas, du grand nombre de chiens sacrifiés parce qu’ils « ne valaient rien à la chasse « », ont confirmé l’Association Culturelle Antitoros.

C’est la raison de leur plainte contre « la Fédération de chasse de Castilla-La Mancha, qui ne tient pas en compte ces données. Ces données, ne sont pas prises en compte, non plus, par Emiliano García-Page Sánchez quand il veut ouvrir un canal de chasse ou qu’il prévoit d’exonérer du tarif du permis de chasse les usagers de C-LM, s’ils gagnent les élections. Pas plus que ceux qui disent respecter les animaux et qui tuent ensuite certains d’entre eux à coup de carabine et qu’ils abandonnent leurs chiens, c’est à dire: les chasseurs »

Par la même, ils nous rappellent que les chiens de chasse, majoritairement des galgos et des podencos, ont tendance à être trouvés avec des clairs signes de violence. Des cicatrices de coups reçus, blessures de chasse, microchips arrachés, oreilles coupés pour ne pas laisser de trace de données du registre de la Fédération de chasse, queues coupées, tout ceci pour montrer que « leur outil ne vaut plus rien ». « Des chiens mutilés, pendus, jetés dans des fosses communes dans une autre province, comme à Tarancón ou Extremadura, renversés ou écrasés par une voiture, ou s’ils ont de la chance, abandonnés à leur sort pour que les SPA puissent les secourir, alors que les SPA ne reçoivent aucune subvention. Bien au contraire, beaucoup de sauvetages sont rendus impossibles à cause de l’obstruction de particuliers, de la police ou des administrations », affirme le collectif Antitoros.

Pour finir, on voit très clairement que ce mois de février « a été comme les autres »: les SPA sont saturées, et la plupart de leurs chiens récemment abandonnés sont des victimes de la chasse. //

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« HUELLAS parvient à faire adopter sept chiens sur dix » // Puertollano // La Tribuna de Ciudad Real // 18.03.19

// Le centre d’hébergement pour animaux abandonnés a enregistré 358 entrées et 388 départs au cours de l’année écoulée, dont plus de 62% pour des adoptions.

Le Centre Municipal d’Hébergement pour Animaux Abandonnés de Puertollano, propriété du conseil municipal de la ville industrielle bien que géré par l’Association de Protection des Animaux et des Plantes Huellas, a clôturé l’année 2018 avec un total de 358 nouvelles inscriptions d’animaux (entrées), soit 310 chiens et 48 chats, et 388 sorties, soit 337 chiens et 51 chats. Les chiffres montrent une diminution par rapport à l’année précédente, avec 422 animaux recueillis pour 421 animaux ayant quitté les installations.
En ce qui concerne 2018, la majorité des sorties l’ont été pour adoption, soit un total de 242 adoptions, soit 220 chiens et 22 chats. Ce qui veut dire que pour dix animaux entrés dans le refuge, près de sept ont été adoptés. Les adoptions représentent donc 62,3% des départs d’animaux, le reste l’étant pour d’autres raisons, notamment la mort ou des chiens perdus récupérés par leurs anciens propriétaires, entre autres. Une bonne partie des adoptions s’est faite à l’étranger.


Au niveau des mois, avril a été le mois où le refuge a enregistré le plus d’entrées, avec 54, suivi de mai avec 46, de février avec 37, 31 en mars, 29 en novembre, 28 en août, 25 en décembre, 24 en juin et en septembre, 22 en janvier, 20 en juillet et 18 en octobre. Quant aux adoptions, février et mai se classent en tête avec 35 adoptions pour chacun de ces mois, 33 en septembre, 29 en juillet, 24 en avril, 18 en juin, 17 en octobre, 13 en janvier, 11 en décembre, 10 en mars et novembre et 7 en août.


L’édile de la Santé, Celia Villaverde, a ainsi salué le travail de l’Association Huellas, « un collectif indispensable pour Puertollano, qui recueille des animaux sans défense ». Le conseil municipal attribue chaque année 40.000 euros à l’association dirigée par Karen Caws, en plus de fournir d’autre type d’aide, telle que contribuer avec du personnel à des plans d’emploi. 

L’édile a également souligné que le Consistoire développera tout au long de l’année différentes campagnes visant à «sensibiliser et conscientiser le public au fait qu’un animal n’est pas un jouet» et pour ceux qui ont déjà des animaux domestiques «qu’ils doivent être responsables et cohérents ». Dans ce cadre, nous publierons bientôt une vidéo « de prise de conscience de ce qu’est un animal à notre charge », particulièrement en vue de l’été, saison toujours marquée par un grand nombre d’abandons d’animaux.

Villaverde a également salué le travail du Bureau du Bien-être Animal, composé des conseils de la Santé et de l’Environnement, de la Police Locale et du refuge de ‘Huellas’.//

« On retrouve à Puertollano un podenco mort à la suite d’un coup violent à la tête et plusieurs chats empoisonnés » // La Comarca de Puertollano // 09.03.2019

« Il y a tout juste une semaine « La Comarca » signalait l’abandon de plusieurs chiens en raison de la fin de la saison de chasse dans la province de Puertollano. Ce même samedi l’Association de Protection des Animaux publiait sur son profil Facebook des images transmises par une voisine sur lesquelles on peut voir un chien de race podenco mort suite à un coup violent à la tête et jeté dans les eaux de Punto Limpio.

« Nous sommes consternés », assure le collectif en apprenant les faits. « Une voisine lors de la promenade de ses chiens a entendu un bruit fort et inhabituel, sans savoir d’où il provenait. En poursuivant son chemin dans la zone de Punto Limpio de Puertollano elle tombe sur le corps du podenco flottant le long de la rive »

Cette femme a avisé promptement les services de police. Il semblerait que l’animal ne porte pas de puce électronique d’identification: « nous essayerons de faire lumière sur ce cas le plus vite possible », affirment les autorités.

Chats morts

La même association de protection des animaux nous révèle un autre fait horrible: « Une bénévole s’occupant d’une colonie de chats de El Poblado s’est trouvée face à ce spectacle », plusieurs chats morts, très certainement empoisonnés nous dit-on depuis Huellas. »

« Enquête sur le cas de trois chiens morts de malnutrition à Cazorla » (province de Jaén, Andalousie) // Hora de Jaen // 05.03.2019

« Le service de protection de la nature de la Guardia Civil (Seprona) de Jaén a été alerté de la présence de trois chiens morts, découverts par des promeneurs sur la commune de Cazorla, et plus précisément la zone « Casas Estepas ». Les animaux sont probablement morts de dénutrition, au vu de leur état, ainsi que celui d’autres chiens également trouvé agonisant.

Lorsque les membres de la Seprona se sont rendus sur place, ils ont pu constater qu’il s’agissait d’un élevage bovin. Ils y ont trouvé six chiens adultes, vivants et trois chiots morts. Une fois le propriétaire identifié, la Seprona lui a demandé, par téléphone, de se rendre sur les lieux afin d’effectuer une inspection.

En parallèle, le bureau régional agricole a été informé afin qu’un vétérinaire accompagne la Guardia Civil lors de l’inspection de l’exploitation, et qu’il puisse ensuite émettre un rapport sur les causes possibles de la mort des animaux. Suite à l’inspection, il a été déclaré que les chiens souffraient de cachexie et se trouvaient dans un état de déshydratation avancé.

Lors de l’inspection, la Seprona a également détecté 60 infractions administratives en matière de protection animale. Parmi elles, l’absence de vaccins et de traitement antiparasitaires sur les chiens, aucune documentation requise pour le contrôle sanitaire et pas d’identification électronique des animaux. De plus, les abris n’étaient pas équipés de matériaux imperméables qui permettent de protéger les chiens des intempéries, et ce qui servait de gamelles d’eau et de nourriture sur le site était vide. Tout ces éléments ont conduit à des conditions d’hygiène sanitaires déplorables et un grave état de dénutrition. »

Le Seprona confirme sur TVE qu’en 2018, seuls 61 lévriers ont été abandonnés // Revista Jara y Sedal // 11.03.2019

Note de la traduction: Voici un article paru dans une revue de chasse et pêche, « Revista Jara y Sedal ». Antena 3, une télé locale avait récemment diffusé un reportage en soutenant le chiffre de 50.000 lévriers abandonnés et la TVE s’est empressée de démentir par un reportage donnant les chiffres officiels de la Seprona en 2018 : 61 lévriers abandonnés, pas un de plus. D’où l’importance d’établir un registre officiel des abandons dans les perreras et refuges.


En 2018, le SEPRONA a enregistré l’abandon de 61 lévriers. / TVE

Contrairement à ce qui s’est passé le week-end dernier sur Antena 3 – qui donnait pour vrai le chiffre des 50.000 lévriers abandonnés par an -, l’organisme public (TVE) a confronté ces chiffres ce lundi avec les données sur l’abandon du SEPRONA et le verdict est clair : en 2018, on recense l’abandon de 61 lévriers.

La Garde Civile a démenti à la télévision espagnole (TVE) le chiffre des 50.000 lévriers abandonnés par an qu’a donné Antena 3 ce week-end dans un reportage. L’organisme public (TVE) a parlé de l’information diffusée par des organisations animalières concernant la découverte d’une fosse commune avec une dizaine de lévriers morts en Extremadura, mais ce cas n’est pas en ligne avec les informations et les données officielles . Le Seprona a été clair: en 2018, on ne recense officiellement que 61 abandons de lévriers. // Voir la vidéo du reportage d’Antena 3 ICI //

Après avoir donné la version de l’association « No a la Caza », le reportage du journal télévisé a donné la parole à un représentant du Service de Protection de la Nature (Seprona), qui a confirmé ces données. L’avocat de la Fédération de Chasse d’Extremadura, José Antonio Casas s’est également exprimé sur ce cas : « Personne ne garantit que les personnes qui ont abandonné ces chiens sont des chasseurs; et personne ne les soupçonne ni ne le présume ».

La télévision espagnole (TVE) a également proposé la version de Juan Pascual Herrera, représentant la Fédération Espagnole de Chasse, qui affirme que « 60% des abandons et des maltraitances de chiens en Espagne, selon les statistiques de la Seprona, concerne des races autres que les chiens de chasse »

La RFEC annonce des actions en justice contre Antena 3

Le président de la Fédération Royale Espagnole de Chasse (RFEC),  Ángel López Maraver, a confirmé à Jara et Sedal (*) qu’ils vont demander  une rectification de la part du directeur des services d’information Antena 3 , dans la mesure où Matías Prats (journaliste de Antena 3) a présenté un reportage hier dans lequel les chasseurs ont été criminalisés. D’après lui, on y insistait sur le mensonge animalier des lévriers abandonnés et l’on évitait de de donner les chiffres de l’étude de la Fondation Affinity et les données publiées annuellement par la Garde civile.

« Ce sont de fausses informations  qui ne font que tromper la société en général », a déclaré Lopez Maraver. Il a ajouté:  « Les données officielles de la Seprona et de la Fondation Affinity sont très différentes  et il s’agit uniquement de faire de la démagogie, cela  contribue à la alimenter la haine envers les chasseurs , en reproduisant des données totalement inventées sur l’abandon des animaux domestiques, accusant de cette manière un collectif d’environ un million de personnes, de maltraiter et d’abandonner ces chiens ».

(*) Jara y Sedal est une revue de chasse et de pêche. Cet article est paru dans cette revue.

 » Les Galgos fuguent-ils ? » // Blog Pati Galgos // 4.12.2014

// POURQUOI LES GALGOS FUGUENT-ILS ?

Devant l’intérêt croissant des gens à adopter des galgos je ne peux rester indifférent devant le nombre élevé de galgos perdus. Durant cette année, il n’y pas eu un seul jour sans qu’ apparaisse une annonce de disparition sur facebook.

Nous posons-nous la bonne question? La réponse est NON: les galgos ne sont pas naturellement fugueurs.

Le galgo est un animal réservé et prudent mais il n’est pas peureux ou excessivement timide.

Les chiots de galgo ayant grandi dans un noyau familial stable, sans traumatisme, sont sociables, affectueux et joueurs aussi bien avec les personnes qu’avec leurs congénères. Bien loin d’être peureux, ils sont extrêmement curieux. Il en ira de même pour les galgos adultes qui n’ont pas de séquelles traumatiques dûs aux mauvais traitements.

Le galgo est un animal sensible et intelligent. Il faut tenir compte du fait que les galgos ont l’habitude de vivre en meute, et ce durant toute leur vie, et que donc jusqu’à présent il n’y a pas eu de galgos pouvant être considérés comme des animaux de compagnie classique. Par conséquent, pour ces chiens, être « fils unique » n’est pas naturel et il va devoir apprendre à vivre en tant que membre d’une famille humaine, et en d’autres occasions partager sa vie avec des chiens qui ne sont pas de la même race.

Il est très important de savoir que le galgo étant un chien de chasse, il gardera cette caractéristique tout au long de sa vie. Le galgo n’est pas un animal qui cherche à tout prix l’approbation de son maître, ce n’est pas un chien attendant patiemment assis que son ami humain lui lance la baballe pour qu’il aille la chercher; au contraire il est par nature indépendant, avec ses idées propres et ses capacités de décision. C’est pour cela que lorsqu’on apprend à un galgo à exécuter un ordre, si la récompense n’est pas appétissante il ne trouvera aucun intérêt à accomplir la tâche. En revanche le galgo développe un attachement félin au foyer et une fidélité émotionnelle à l’humain qui le nourrit et lui procure une vie confortable. Par sa nature casanière il devient un excellent compagnon à la maison, tranquille et doux.

Un fois cela mis au point nous allons analyser les raisons de ces fugues. Pour ce faire nous diviserons les galgos en deux groupes:

Le galgo curieux

Le galgo peu sûr de lui

Il est important de savoir à quel groupe appartient votre chien pour établir avec lui une relation correcte.

Le Curieux

Un galgo élevé depuis petit à la maison, ou adopté plus tard sans avoir subi de traumatisme ne sera pas peureux ni méfiant ni agressif puisqu’il a été bien sociabilisé il n’aura pas peur des bruits et des gens inconnus.

Il faut tenir compte du fait que, s’il vient d’être adopté il ne te connait pas et ne peut te faire confiance d’emblée. La confiance est primordiale avec un galgo, comme entre personnes il faut se donner du temps pour se connaître afin d’arriver à un respect mutuel. Et pourtant même si ton galgo entre dans cette catégorie des chiens curieux non traumatisés NE LE LAISSE JAMAIS LIBRE avant d’avoir établi une relation de confiance solide.

Dans certains cas un galgo curieux peut être une bombe à retardement et cela indépendamment du temps qu’il a passé avec toi. Sa curiosité allié à sa très bonne vue et à sa vitesse sont très souvent des motifs de perte, disparition ou accident.

Une fois forgée cette solide relation de confiance il pourra promener librement dans les champs, la montagne, les grands parcs. Mais il n’existe aucun kit anti-fugue qui garantisse à cent pour cent sa sécurité.

Les animaux sont des êtres aux instincts primaires; ils ont besoin de règles concrètes et d’ordres précis. Ils apprennent par la répétition. Il faut prendre en considération le fait que l’on apprend pas à un galgo à ne pas partir mais plutôt à ce qu’il revienne.

Un galgo curieux va courir derrière tout ce qui attire son attention et avant même que vous vous en rendiez compte, alors qu’il était bien tranquillement couché à vos pieds, vous pouvez le retrouver à 200 m de là. Quand il est fixé sur son objectif il ne sert à rien de crier et de lui courir après; il ne vous entend pas. Un galgo peut atteindre sa vitesse maximum en trois seconde, vos cris et votre course importent peu, tant qu’il n’a pas satisfait sa curiosité il ne vous écoutera pas.

QUE PEUT-ON FAIRE ?

Travailler à leur éducation

Les galgos, chiens habitués à vivre en meute, ont enracinés profondément en eux le sens de la hiérarchie. Il faut apprendre au galgo sa nouvelle place dans le groupe; qu’il soit chiot ou adulte il est le dernier arrivé et donc il faut le traiter comme tel: éviter d’avoir trop de peine pour lui et faire preuve de bienveillance excessive. Essayer de se comporter comme les autres chiens le ferait dans la meute. Le nouvel arrivé doit gagner le respect des autres; éviter de lui faire trop de câlins, le faire rester à sa place, ne pas lui donner à manger en même temps que nous, l’empêcher de nous suivre partout; tout cela nous évitera beaucoup de problèmes. Les galgos n’ont pas de raisonnement logique, si vous ne les éduquez pas bien au départ ils ne comprendront pas le pourquoi de vos reproches.

Travailler sur la confiance

Une fois que vous constatez que votre galgo est sur la bonne voie vous pourrez progresser sur le travail de la confiance. Il doit comprendre que c’est grâce à vous qu’il vit dans le bien-être, que votre foyer est son refuge, que votre main est sa protection et que rien de mal ne peut lui arriver à vos côtés. Cela ne veut pas dire qu’il faut le surprotéger, au contraire il faut le sociabiliser en le laissant jouer avec les autres chiens et approcher des lieux et personnes nouvelles. Il faut travailler les ordres de base: assis, debout, sort, reste à la maison et le plus important: le rappel.

Il faut qu’il apprenne à revenir quand’on l’appelle, c’est lui qui doit faire attention à toi, si il a confiance en toi il désirera être avec toi et partager ta vie.

Travailler la sociabilisation

Il faut l’emmener dans des endroits où il peut jouer avec d’autres chiens où il rencontre des personnes, des lumières, des bruits; car même si ce n’est pas un animal peureux il vient en général de la campagne et par conséquent tous ces stimuli sont nouveaux pour lui. L’effort physique est très important car c’est un chien qui aime courir poursuivre et être poursuivi. Ne le privez surtout pas de cela car IL N’EST PAS VRAI QU’UN GALGO A LA MAISON N’A PAS BESOIN DE COURIR.

Cela fait partie de sa nature, participe à son bien-être et est essentiel à son équilibre.Voir courir un galgo est une expérience unique; quand je vois une meute courir à travers champs c’est comme si pour eux rien n’existait d’autre; je ressens à travers cette joie une sensation de totale liberté.

Lui apprendre à reconnaître son entourage

Le galgo est un animal de grands espaces avec un très mauvais odorat mais une excellente vue, capable de s’orienter à l’aide du soleil, sa curiosité en fait un explorateur né, on a parfois l’impression qu’un champ entier ne suffit pas: une fois exploré un territoire il lui en faut un autre à découvrir. Avant même de penser que tu as réussi à établir un rapport de confiance permettant de le libérer il est important qu’il connaisse bien son territoire; car ce que tu considères comme une énorme excursion, pour lui ce n’est qu’une simple promenade. Son territoire comprend aussi les bennes à ordures, puisque le galgo est un charognard, des lieux ou se rassemblent les chats et des propriétés agricoles avec d’autres chiens.

Cela ne garantira pas à cent pour cent qu’il ne fugue pas en revanche cela l’aidera beaucoup à retrouver le chemin de la maison.

La sécurité

Le galgo doit être équipé d’un collier spécial dénommé « martingale » ou anti-fugue,il doit être fait d’un tissu solide à maille épaisse pouvant résister à de fortes tractions. Ce collier doit surtout être bien ajusté au cou. Il faut se procurer une laisse en nylon, longue ou courte peu importe, légère de préférence. Je recommande les laisses « trois positions » que vous pouvez porter en bandoulière.

Un sifflement de rappel reconnaissable garantira qu’il pourra t’entendre au loin.

De nombreux dangers guettent le galgo il ne faut donc SOUS AUCUN PRETEXTE, même si cela fait plusieurs années que vous êtes ensemble le laisser libre en ville, dans les rues populeuses ou les parcs publics. Comme je l’ai dit plus haut il bondira vers ce qui attire son attention, un chat, un autre chien, une personne familière, ce qui peut occasionner de dramatiques accidents. Si nous libérons notre galgo dans un champs, en montagne ou dans des endroits qu’il ne connaît pas il ne faut pas le perdre de vue et être certain qu’il réponde au rappel. Les galgos n’ont pas l’habitude de se perdre mais ont coutume de se laisser distraire par un mouvement dans un sous-bois ou l’odeur d’une carcasse, ils ont tendance à avaler tout ce qui traîne. Soit attentif aux environs des bennes aux produits toxiques et dans les parcs urbains où parfois les anti animaux posent des boulettes empoisonnées.

Il faut également faire attention quand nous lâchons notre galgo dans un toilette canin public, car parfois les grilles de ces installations ne sont pas assez hautes. En effet un galgo peut facilement sauter au-delà de deux mètres. Il faut savoir qu’un galgo peut facilement être désorienté à cause du vent, il est préférable donc les jours venteux de ne pas le perdre de vue surtout s’il n’est pas en meute. Si le galgo est contre le vent il est fort probable qu’il s ‘éloigne sans entendre notre rappel.

L’ ANXIEUX

L’anxiété est plus un état passager qu’une caractéristique, avec ce genre de galgo nos meilleures armes seront amour et patience.

L’anxiété est le résultat d’une vie misérable pleine de maltraitance; coups répétés, manque de nourriture et agressivité des autres membres de la meute vivant la même situation.

Lorsque nous avons à faire à un galgo de ce type nous devons comprendre qu’il n’a jamais connu d’autre vie que celle qui lui à laissé des séquelles traumatiques. Nous le séparons de ses congénères ou le prenons dans la rue pour l’amener chez nous afin de lui assurer de meilleures conditions de vie; mais lui ne le sait pas. Il a appris la méfiance et la peur de l’inconnu. Une ville avec des voitures, des bruits, des lumières et des gens sera pour lui quelque chose d’horrible.

Pour lui un humain est un être qui châtie et qui frappe et qu’il faut fuir à tout prix. La meilleure arme du galgo est sa vitesse lorsqu’il aura peur sa défense ne sera pas l’attaque, à moins qu’il n ‘est pas le choix, mais la fuite à tout prix.

QUE PEUT-ON FAIRE ?

Travailler la confiance

Il faut, comme pour les galgos sans traumatisme, de la patience. Souvent lorsque nous sommes impatients nous pouvons nous sentir frustrés de ne pas obtenir de résultats rapides. Il faut tenir compte du fait que chaque animal est différent, que chacun d’eux a un vécu particulier et que donc le temps d’adaptation ne sera jamais le même. Les degrés de méfiance et de peur seront différents d’un chien à l’autre en revanche ce que l’on peut affirmer c’est que ils ont peur des mêmes choses.

Si le chien vient d’arriver dans son nouveau foyer il faut éviter de le confronter à des situations qui provoquent la panique chez lui. Les galgos ont peur des bruits de pétards, d’aspirateur, des lumières nocturnes et des voitures. Certains ont peur des ombres et la majorité a peur de tout ce qui est de genre masculin: la voix grave, la présence, l’odeur.

L’union fait la confiance; s’il n’y a pas d’autres animaux à la maison pouvant servir de référent ce sera à nous de l’accompagner et de lui apprendre que dans sa nouvelle vie rien ni personne ne lui fera du mal. Il ne s’agit pas de trop le câliner ni de céder à ses caprices, le simple fait d’être là tous les jours à ses côtés, de l’entourer, de lui donner à manger sera suffisant pour établir une première relation de confiance même si elle encore fragile. Il faut s’asseoir à ses côtés sans le regarder sans le toucher ni parler en respectant son espace vital et partager notre sérénité avec lui. Un paquet de friandise qu’on offre de notre main pour l’habituer et rompre son isolement. Le mieux et d’adopter un ton doux sans mouvements brusques et s’il y a des enfants à la maison faire en sorte que ceux-ci respectent l’espace du chien.

Travailler la sociabilisation

Ce sont des galgos qui n’ont pratiquement pas eu de contacts avec les humains, ne sortant de leur enclos que pour chasser, ils sont totalement désarmés dans une ville. Nombreux sont ceux qui restent paralysés de terreur, d’autres cherchent à fuir pour se cacher. Il conviendra donc de faire les premières promenades dans des endroits calmes et peu passants, toujours près de la maison et aux mêmes horaires afin de les faire reconnaître leur entourage. Il se peut que l’on est à faire à des chiens paralysés par la peur incapables d’avancer plus de 10 mètres. N’obligez pas votre galgo à continuer, attendez qu’il se calme, donnez lui une croquette avant de repartir; vous verrez que peu à peu le chien sera capable d’arriver jusqu’au parc.

Ne l’obligez pas à se confronter à des situations désagréables, comme se promener prés de personnes ou d’autres chiens. C’est pour cela qu’il est recommandé d’avoir une laisse plutôt longue (2 mètres) afin de lui laisser la possibilité de choisir à quelle distance il veut être des autres, avec le temps il raccourcira de lui-même les distances. Ne l’obligez pas à sentir les autres chiens et si un congénère s’approche tenez le fortement sans tirer, laissez-le choisir de s’éloigner ou pas.

Promenez-vous avec lui sans peur ni tensions puisque le chien ressentira à travers la laisse votre inquiétude risquant de provoquer en lui encore plus d’anxiété.

Emportez toujours avec vous des friandises à lui donner en cas de panique mais ne lui donnez jamais lorsqu’il est dans cet état; arrêtez-vous, respirez, relaxez-vous, asseyez-vous à ses côtés en pleine rue si nécessaire afin de le tranquilliser. Quand il se sera calmé donnez lui la friandise et repartez. S’il a très peur marchez lentement pour lui donner le temps de sentir et d’observer.

La sécurité

Avec ce genre de galgo il ne faut pas improviser; n’importe quelle situation peut déclencher la peur panique. Savoir reconnaître les endroits et les choses pouvant provoquer plus de stress nous aidera à la réhabilitation du chien. Utilisez toujours un collier anti-fugue bien ajusté à la partie la plus étroite du cou. Faites attention aux colliers usés dont le tissu plus lâche pourrait faciliter la fuite de l’animal.

Si le galgo est excessivement peureux il serait judicieux d’employer un harnais de sécurité spécial galgo; les harnais conventionnels n’étant pas adaptés à sa morphologie. Il faut bannir aussi les colliers traditionnels ou ceux dénommés « Galgueros » à peine plus larges. A déconseiller aussi la combinaison des colliers traditionnels avec les harnais standard.

Introduisez la main dans la laisse et faites un tour de poignet: il est préférable de se retrouver avec une marque sur la main plutôt que de voir votre galgo s’enfuir. N’utilisez pas non plus la laisse-enrouleur, se cassant bien trop facilement, le chien risque de partir traînant l’enrouleur plastique derrière lui et dont le bruit provoquera en lui encore plus de peur.

S’il s’enfuit ne le poursuivez pas en criant au risque d’augmenter sa frayeur, essayez plutôt de ne pas le perdre de vue et contactez rapidement le voisinage. Il se peut que vous ne parveniez pas à le prendre le jour même mais sachez qu’un galgo localisé à de grandes chances d’être sauvé.

NE LE LACHEZ sous aucun prétexte si vous n’avez pas atteint le degré de confiance nécessaire et cela demande évidemment bien plus qu’un mois. Ne le lâchez même pas dans parc canin; quelqu’un pourrait avoir laissé la porte ouverte, un autre chien ou un éclat de voix pourrait lui faire peur.

Libérez le uniquement sur un terrain clôturé dont les dimensions en hauteur soient au minimum de 2,50 m.

NE LE LIBEREZ JAMAIS DANS UN ESPACE OUVERT VOUS POURRIEZ LE PERDRE EN QUELQUES SECONDES ET NE JAMAIS LE RETROUVER. Si avec le temps il répond correctement au rappel vous pouvez le libérer; l’idéal serait de le faire avec d’autres galgos puisque le sentiment d’appartenance à une meute aide grandement à la réhabilitation.

Fermez bien la porte d’entrée de votre maison à clé car le galgo est très intelligent et apprend facilement à ouvrir portes, tiroirs, etc.

NE JAMAIS OUBLIER QUE LES GALGOS SONT AUSSI SPECIAUX QU’ IMPREVISIBLES.  LES CONNAITRE C’ EST LES AIMER ET LES AIMER C’ EST VEILLER A LEUR BIEN ETRE. DE NOUS DEPEND LEUR SALUT. « 

« « Yo Galgo » : un regard poignant sur le drame des lévriers espagnols  » // El Diario // El Caballo De Nietzsche // 30.01.19

– Nous avons rencontré Yeray López Portillo, réalisateur de Yo Galgo, un documentaire émouvant qui révèle les conséquences désastreuses de la chasse avec les lévriers. 

– Tous les ans en février, la fin de la saison de chasse se traduit par des milliers d’abandons, la cruauté, et le meurtre. 

– Le 3 février dernier avaient lieu dans de nombreuses villes espagnoles et européennes des manifestations avec un message simple #NoaLaCaza, #NonàLaChasse, organisée comme tous les ans par le Collectif NAC (No A la Caza : https://plataformanac.blogspot.com

Par Dani Cabeza //  » Le regard, innocent et profond, interpelle le spectateur. La protagoniste est une jeune galga d’à peine deux ans, qui se soumet patiemment à l’examen exhaustif d’un homme qui évalue ses qualités physiques pour la chasse. « Elle n’est pas assez haute, ni longue, et n’est pas assez musclée », conclut le galguero après quelques secondes à peine. Elle, impassible, fixe la camera en semblant se demander : « Pourquoi je suis là? »

De l’autre côté de la camera se trouve le cinéaste madrilène Yeray López Portillo. Et elle, ce n’est pas n’importe quelle galga, parmi les centaines qu’élève et entraîne le chasseur; il s’agit de Bacalao, sa chienne. Celle pour qui il a intégré durant cinq longues années le monde des galgueros, afin de filmer l’enfer que vivent ces chiens en Espagne, le seul pays européen à autoriser cette méthode de chasse. Tout cela dans le but de répondre à une seule question : que serait-elle devenue si leurs chemins ne s’étaient pas croisés? 

« Bacalao a été la clé de cette aventure mais également un guide », raconte Yeray depuis Copenhague, où il réside, lorsqu’il se remémore l’origine thérapeutique de Yo Galgo. Une thérapie qui consistait à « prendre une camera, des micros et revenir avec ma chienne filmer une Espagne qui m’était complètement inconnue ». «  Je n’avais jamais réalisé de long métrage avant et je ne savais pas dans quoi je m’embarquais. Je savais seulement que je devais continuer à filmer et rendre aux galgos un peu de ce qu’ils m’avaient donné », explique-t-il.

A l’inverse de bon nombre de documentaires animalier, Yo Galgo n’émeut pas le spectateur par la cruauté des images -même si c’est parfois le cas- mais surtout par l’émotion que peut ressentir toute personne ayant adopté un chien, se posant certaines questions sur la façon dont les humains les utilisent et les exploitent. En réalité, l’idée initiale  de Yeray était de « composer une série pour les enfants dans laquelle Bacalao rentrait à la maison pour rencontrer ses frères et soeurs », explique-t-il. « Je voulais savoir ce qu’elle serait devenue dans d’autres mains que les miennes, et quelles sont les vies possibles pour les chiens qui restent aux mains des galgueros. Et c’est ainsi que j’ai découvert l’Espagne des lévriers ».

Mais le projet a pris un virage à 180 degrés. « J’ai très vite compris que répondre à ces questions allait être beaucoup plus dur que je ne le pensais », reconnait Yeray. « Je me suis également rendu compte qu’il fallait passer sur un autre format : le documentaire. C’est ainsi qu’après une première année et demie de travail, de nombreux voyages et d’innombrables heures de route, nous avons décidé de nous rendre à Madrid pour terminer le film et organiser sa sortie ».

Cinq ans plus tard, et après la diffusion du documentaire sur internet, Yeray revient en arrière. « Cette expérience a changé ma vision du monde à bien des égards, ainsi que ma relation aux animaux. Après cette aventure, il m’est impossible de ne pas vouloir étendre l’amour et le respect que j’ai pour les lévriers à d’autres animaux, qui n’ont pas à vivre avec moi ou à m’avoir sauvé la vie » , explique-t-il. « Voici notre projet : essayer d’inspirer les autres avec notre expérience, parfois douloureuse, à faire quelque chose pour les animaux. »

Le travail lui, n’a pas été de tout repos. « Ce sont beaucoup d’heures passées dans les petits villages, dans les campagnes, les fermes, à procéder à des sauvetages, à déterrer des corps, et à fréquenter les bars où se retrouvent les galgueros jusqu’à ce que l’un d’entre eux veuille bien parler avec moi », soupire Yeray. « Il y a eu des moments où j’ai eu envie de jeter l’éponge, car cela est très frustrant. Ce milieu est très fermé et n’accorde pas facilement sa confiance, les vols sont fréquents et il est très difficile d’y pénétrer. Mais je pense avoir eu beaucoup de chance avec les gens qui ont bien voulu me répondre et m’aider à raconter cette histoire ». Malgré cela, Yeray a reçu de nombreuses menaces de tout types dès qu’il a commencé à parler de son projet sur les réseaux sociaux. « C’est incroyable tout ce que sont capable de te dire les gens assis bien confortablement dans leur canapé », déplore-t-il. 

Parmi ces critiques, un des arguments habituels chez les Galgueros : le nombre d’abandons ne correspond pas à la réalité. « Il est très difficile de parler de chiffres quand il n’existe aucun registre officiel pour quantifier les abandons », explique Yeray. « Il est surprenant qu’il n’existe pas de portail ou de base de données dans lequel les associations et les chenils seraient obligés d’enregistrer tous les animaux qui entrent dans leurs structures. Nous en restons étonnés et dépassés », dit-il. « La dernière étude d’Affinity parle d’environ 300 chiens abandonnés par jour dans notre pays, mais il y en a beaucoup qui n’atteignent pas les refuges, qui meurent écrasés, de froid, de faim ou bien chez leurs propriétaires, et qui ne sont jamais inclus dans les statistiques. Dans le cas des lévriers, l’abandon est massif », dénonce-t-il. Il illustre son propos par cet exemple très significatif : «  Je me souviens qu’un refuge de Séville, que j’ai visité pour le documentaire, a reçu 100 lévriers en une seule journée. Tous les refuges que je connais sont débordés et la situation ne semble pas aller en s’améliorant ». 

La difficulté de faire d’un tel projet une réalité va au-delà du tournage : une fois le film terminé, la distribution de Yo Galgo n’a pas non plus été simple. « Nous avons parlé à beaucoup de gens pour essayer de faire sortir le projet. Nous avons même signé avec Trust Nordiskm, l’un des plus puissants agents commerciaux en Europe, considéré comme l’un des meilleurs réalisateurs scandinaves. Ce sont eux qui nous ont aidés à comprendre que nous avions quelque chose de spécial entre les mains, un film qui pourrait intéresser les distributeurs internationaux. Nous nous sommes entretenus avec l’un d’entre eux à Toronto, mais il n’est pas facile de placer un film comme le nôtre. Ils ont fini pas nous dire que notre produit entrait en conflit avec d’autres contenus de leurs chaînes et que ce n’était pas le bon moment. »

Mais pour Yeray, cela est très clair : avec la fin de la période de chasse et les milliers de galgos qui vont être abandonnés, «  il n’y a pas de meilleur moment que celui-ci ». Car l’objectif est ambitieux : faire que Yo Galgo participe au débat qui selon lui, «  est devenu tabou ». Pour toutes ces raisons, Yeray a décidé de diffuser lui-même son documentaire via la plateforme internet moonkeaks.com pour, « en quelque sorte, sortir des périodes imposées par l’industrie du cinéma ». Une stratégie pour laquelle « le bouche à oreille est indispensable ». Pour le moment, Yo Galgo a été traduit en dix langues et reste en contact avec les organisations et groupes de protection animale du monde entier. Ainsi, plusieurs cinémas espagnols mais aussi étrangers ont manifesté leur intérêt pour la projection du documentaire. «  Quand nous en aurons assez, nous ferons les copies et annoncerons les villes » annonce Yeray. « Yo Galgo a été pensé pour être vu dans une grande salle, avec du son en 5.1 : nous avons une bande son fabuleuse et tout est très soigné, comme pour les grandes productions ».

Une question demeure pourtant. Quel espoir y a-t-il pour le futur des lévriers? Selon Yeray, « la chasse utilisant les galgos, et les chiens en général ne peut plus durer très longtemps. Tous les autres pays de l’union européenne ont finit par adopter la norme communautaire : même les anglais ont abandonné la chasse au renard avec les chiens, alors que cela paraissait impossible. Appartenir à des structures supérieures et ne pas respecter un cadre réglementaire commun pour la protection des animaux n’a pas de sens! Mais ce qui finira par l’emporter, c’est la pression populaire pour que ces pratiques disparaissent », conclut-il.

Yeray ajoute : «  Le pourcentage de chasseurs est très faible par rapport à la population totale, mais leur activité est prioritaire par rapport à toute autre utilisation de la campagne. Les gens en ont assez de l’utilisation des fonds publics qui subventionnent des activités considérées comme barbares par beaucoup et de l’attitude vantarde de nombreux chasseurs qui, fiers et habitués à faire ce qu’ils veulent à la campagne sans que personne ne les en empêche jusqu’à présent, en arrivent aux insultes et aux menaces, pour continuer à profiter de ce qu’il pense être à eux et uniquement à eux. Heureusement, cela est en train de changer et, bien que ce ne soit pas facile, de plus en plus de gens se prononcent contre la chasse avec les lévriers. »

« La maltraitance faite aux podencos » // La Opinion.es // 14.03.16

// Canelo est propriété d’un chasseur et il a passé la plupart de sa vie attaché par le cou à une chaine qui le laissait à peine bouger.

Jesús Villanueva Jiménez, Ecrivain. Auteur du Livre El Fuego De Bronce. 14.03.2016 | 03:00

Canelo est un vieux podenco, bien qu’il ne soit pas conscient de son âge avancé. En vrai, il n’est que relativement vieux, parce qu’à ses 10 ans d’âge, s’il était adopté par une famille aimante des animaux, son âge ne serait pas un problème, bien au contraire, par sa condition de papi, il recevrait d’avantage de câlins et des bon soins. Mais malheureusement, Canelo est propriété d’un chasseur. Il a passé la plus grande partie de sa vie, à côté de chiens de sa même race, il a vécu attaché par le cou à une chaine qui le laissait à peine se mouvoir sur un mettre carré d’âpre, dur et froid ciment. Entre des murs de blocs gris, sous un toit d’amiante, sur ses excréments et urines, et attachés au cou par des chaines, vivent dans la misère une douzaine de podencos parmi Canelo, tous dans les mêmes conditions pénibles. Condamnés à vie, sans le droit à rechigner. Des fois le maître, d’autres fois la femme du maître, verse dans un sceau cassé un amas de nourriture, que les chiens engouffrent anxieusement, ceci encore plus s’ils ont passé deux ou trois jours sans manger. Canelo, comme les autres, sait que le matin du quatrième jour, sans que le maître vienne leur donner quelque chose à se mettre sous la dent, seront conduits, dans une camionnette tout terrain, vers quelconque colline, où on les lâchera pour courir derrière les lapins. La faim qui tord leurs tripes les fera courir comme des possédés après les farouches et rapides petits animaux à longues oreilles. Mais il y a longtemps que Canelo ne va plus courir avec les autres chiens. Pauvre Canelo, il reste ignorant des critiques de son maître qui raconte que les petits animaux à mouvements zigzagants sont plus rapides que lui. Ce que notre ami Canelo ne sait pas, c’est qu’il n’est plus utile aux yeux de cet homme, que les autres hommes appellent chasseur.

Là, il y a un temps que Canelo voyage dans la camionnette avec son maître. Il sent de la douleur dans ses os et ses articulations de vieux podenco. Comment voulez vous qu’ils ne fassent pas mal, s’il a passé la plupart de son existence à peine sans bouger, coincé sur un mettre carré de sol, attaché au mur d’un cachot médiéval!

La camionnette tout terrain s’arrête au beau milieu d’un chemin poussiéreux au fond d’une colline, entre des pins et avec seule lumière les phares du véhicule. Le vieux chien se sent heureux. Il est heureux avec peu, ce petit, parce qu’un rien est deja beaucoup dans sa pénible vie. Le maître le descend de la cage arrière, une boîte faite de planches de métal troué, c’est là que autre fois Canelo a voyagé avec ses copains d’infortune, sous un soleil torride, pour sentir de très près à quoi ressemble l’enfer. Regardez comme Canelo remue sa queue! Il étire ses pattes, il secoue sa tête et lèche la main de son maître, alors que son maître est en train de lui passer autour du cou le lasso d’une longue corde. L’homme marmonne des mots que notre vieux amis ne comprend pas. La corde vole sur la branche d’un pin. Canelo regarde la corde qui pars de son cou en l’air pour entourer la branche et retomber dans les mains de son maître. C’est là qu’il sent la corde se serrer sur sa gorge, à ce moment son attention est attirée par le mouvement dans la cime du pin. C’est le vent qui agite ses hautes branches. Et alors qu’il regarde curieux vers le haut, entre les pins, Canelo découvre les étoiles. Jamais avant Canelo avait vu les étoiles.

Ce récit, celui de notre ami Canelo, celui de notre vieux podenco, n’est pas une fiction, parce que c’est bien cette misérable vie, ainsi qu’une plus terrible fin, que subissent beaucoup de ces chiens entre les mains de trop de chasseurs sans scrupule, aux Iles Canaries et bien d’autres endroits d’Espagne, ou encore sur les terres péninsulaires où on chasse aussi avec des galgos. Bien sûr, ce ne sont pas tous les chasseurs qui maltraitent leurs chiens. Ce ne sont pas tous les chasseurs qui terminent la vie de leurs vieux animaux, quand ceux-ci ne leur sont plus utiles, en les pendant par le cou à la branche d’un arbre ou à coups de bâton sur leur tête; ou ceux qui abandonnent les pauvres chiens à leur sort, les condamnant ainsi à mourir d’inanition ou renversés sur des chemins et des autoroutes. Ce ne sont pas tous les chasseurs qui détiennent leur podencos dans des déplorables conditions, comme celles subies par notre amis Canelo. De plus, je suis sûr qu’il y a des chasseurs qui détestent ces pratiques de crapule appliquées par d’autres chasseurs. Je suis sûr qu’il en est ainsi. Ce n’est pas nécessaire d’en finir avec la vie d’un podenco, « qui ne vaut plus la peine d’être entretenu » -Comme le fait le maître criminel de Canelo-, pour être un être humain abject; tu l’es aussi si tu gardes le pauvre animal attaché par le cou à une chaine d’un mettre; tu l’es aussi si tu le gardes entre excréments et urines; tu l’es aussi si tu le nourris mal ou si tu le laisses sans eau toute la journée à cause de ta négligence; tu l’es aussi pour tant de choses que beaucoup de chasseurs gardent dans leur conscience obscure. Ce sont ces chasseurs, maltraiteurs de leurs chiens, qui salissent l’image de l’ensemble du collectif. Le collectif El Rosario, qui ne devrait pas s’opposer à l’approbation d’une réglementation qui a comme seule prétention de garantir une meilleure qualité de vie pour leur podencos.

Bien heureusement, certaines corporations municipales de Tenerife ont décidé d’en finir avec cette terrible situation, et, en raison, légiférer à faveur des droits des animaux, à faveur de l’amélioration de la qualité de vie des podencos propriété de trop d’impitoyables chasseurs. C’est le cas des municipalités de Los Realejos (étant leur maire chasseur) et de El Sauzal, entre d’autres, les réglementations desquels ont avancé dans l’exigence de l’accomplissement (sous peine d’amande) d’une série de pratiques élémentaires qui offrent une meilleure qualité de vie à ces chiens (tel que limiter les heures qu’ils passent par jour attachés à une chaine et rallonger leur longueur, pour leur permettre un minimum de mouvement). Je suis sur qu’ils travaillent de la sorte dans ces municipalités. Mais attends un moment, qu’il arrive la rocambolesque et paradoxale circonstance que la nouvelle corporation municipale de El Rosario (qui est gouverné ensemble par les partis Iniciativa por El Rosario-Verdes –¡LES VERDS!– et Sí se puede) prétendent ignorer les mesures raisonnables à faveur de la qualité de vie des podencos qui ont été présentés par deux associations prodroits des animaux, Amicanes et ProDerechos Animal-El Rosario. Ces mesures sont celles qui sont deja mises en place dans d’autres municipalités de Tenerife, comme dans ceux qu’on a mentionné. Mais cette situation n’en reste pas là. La nouvelle corporation municipal de EL Rosario, qui a comme tête de file Escolástico Gil Hernández, étudie abolir la réglementation en vigueur qui sanctionne des pratiques comme laisser les chiens attachés 24h par jour, avec des cordes si courtes qui leur laisse à peine bouger, ils se plient à la pression de la Sociedad de Cazadores (Société de Chasseurs) de El Rosario. N’importe qui avec un peu de sens commun se demanderait, pourquoi une corporation municipale dirigé par un parti nommé Vert, n’avance pas vers une législation qui veut éviter la maltraitance des animaux -C’est bien ce qu’on attendrait d’un partit Vert-, au lieu de faire en arrière concernant ce qui a deja été légiféré en défense des podencos, ignorant ainsi la proposition d’une association prodroits des animaux et faisant côté aux propos des chasseurs? Est-ce possible que ce Maire Vert et ses Bourgmestres Verts soient entrain de payer des sales dettes avec le collectif des chasseurs de cette municipalité, en cédant à leurs demandes d’éliminer toute régulation qui puisse les empêcher de faire ce qui leur chante avec leur podencos? Dans ce cas là, ce Maire et ces Bourgmestres seraient des faux Verts. Ou alors, ils sont des comédiens qui se sont impliqués dans l’écologie, l’animalisme, et dans tout ce qui est Vert, pour obtenir tous les votes Verts des bien intentionnés voisins de cette municipalité de Tenerife. Quelqu’un peut imaginer à Greenpeace entravant l’approbation de mesures pour la défense de la vie des cétacés, en s’associant aux entreprises qui pêchent les baleines? Quelle est la raison pour que le collectif des chasseurs participe dans l’élaboration de la réglementation, quand c’est bien eux les plus impliqués dans la maltraitance des animaux, et c’est bien eux qui tiennent par le cou les Bourgmestres Verts pour éviter une nouvelle réglementation en faveur d’une meilleure qualité de vie pour les podencos, bien plus, c’est eux qui forcent l’élimination de la normative actuelle? Quelle est la raison d’un non-sens pareil? Quelle est la raison pour cette puante corruption, celle qui se verse comme de l’huile bouillante sur les plus faibles, ceux sans défense, comme dans le cas des podencos coincés entre les mains de chasseurs maltraiteurs de leurs chiens?

Je ne peux même pas imaginer le genre d’obstacles que cette corporation Verte de la municipalité de El Rosario est entrain d’opposer aux associations Amicanes et ProDerecho Animal-El Rosario; comme la création artificielle de conflits entre ces associations animalistes et les chasseurs; comme la création d’un Comité Etique du Bien Etre des Animaux (qui ne fait que entraver l’avancée de la réglementation pour la défense des podencos, en favorisant les propositions de la Société des Chasseurs de El Rosario), la raison doit se trouver dans les engagements troubles acquis par le parti dirigé par Monsieur Escolastico avec le très nombreux collectif des chasseurs de cette municipalité, soit dit, le plus grand de l’ile. Je suis sûr que Monsieur Escolastico et ses Bourgmestres Verts, ainsi que ceux de Si se puede et ceux du PSOE (récemment incorporés au gouvernement de cette municipalité), ne vont pas faire un pas en arrière dans l’avancée de amélioration de la qualité de vie des podencos. Je suis sûr qu’ils ne vont pas se mettre à genoux devant les cruelles prétentions du collectif des chasseurs, et rendra possibles les réglementation (ainsi que les sanctions pertinentes aux contrevenants) qui vont améliorer la qualité de vie des podencos, en les protégeant des personnes sans coeur. Et je suis aussi sûr qu’il en sera ainsi, parce que Monsieur Le Maire de El Rosario et ses Bourgmestres Verts, sont Verts, aimants de la nature et ses créatures, comme les podencos. Parce que s’il n’en était pas ainsi, Monsieur Escolastico et sa bande ne seraient rien d’autre que des miserables, aussi miserables que les chasseurs maltraiteurs de leurs chiens. //

« Le problème non résolu des chiens potentiellement dangereux (PPP) » // par Berta Ferrero pour El Pais // 4.02.19

// Ces chiens gonflent les statistiques des entrées dans les centres de collecte des animaux de Madrid : ce sont les plus abandonnés et les moins adoptés.


De gauche à droite, Dwayne et Toriro, deux chiens potentiellement dangereux, eu refuge de la Société de Protection des Animaux et des Plantes

Torito a été abandonné il y a deux ans aux portes du refuge de la Société de Protection des Animaux et des Plantes (SPAP) et il y est toujours. Ses propriétaires, de Roumanie, ont expliqué qu’ils devaient rentrer dans leur pays et ne pouvaient pas l’emmener avec eux. Il a quatre ans, est sociable avec les autres animaux, actif et très affectueux avec les gens, mais il passera sûrement le reste de sa vie au refuge. Dwayne, lui aussi âgé de quatre ans, a la même histoire. Il a été retiré par la police à ses propriétaires il y a trois ans, vu ses conditions de vie. Lui aussi a tous les critères pour passer le reste de sa vie enfermé. Et c’est ce qui se passe avec tous les chiens de races potentiellement dangereuses (PPP), depuis la loi du sacrifice zéro entrée en vigueur en février 2017. Ces chiens gonflent les statistiques des entrées dans les centres de collecte des animaux de Madrid. Ils sont les plus abandonnés et les moins adoptés. Leur destin: l’emprisonnement à vie.

María José Montes, directrice du centre de la capitale, La Fortuna, le confirme. « Pour nous, sur les 200 chiens que nous avons, 70% appartiennent à ces races. De plus, ils n’ont généralement pas de problème d’agressivité, mais les gens ne veulent pas se compliquer la vie et ils se retrouvent enfermés à vie dans des cages. » Cela contribue à l’engorgement du centre lorsqu’il s’agit de collecter d’autres animaux abandonnés. Ils ont donc été contraints de limiter les entrées. « Et après, ces chiens, qui entrent dans le centre parfaitement bien, se retrouvent avec des problèmes d’anxiété chroniques dus à l’enfermement. Ils vivent mal, s’automutilent, tournent en rond sans arrêt, sautent, tout cela ils le font pour une seule chose. Ce sont des animaux qui finissent par souffrir des années et des années parce qu’ils sont enfermés. Est-ce le bien-être animal que nous voulons? », explique Elena Repullo, responsable de l’unité technique des PPP du département vétérinaire de la ville de Madrid, qui se demande si avant de commencer à appliquer la loi de sacrifice zéro on n’aurait pas dû opter pour un abandon zéro.

Lola Juliá, directrice du centre d’accueil de Las Rozas va plus loin. « En général, les PPP posent problème car la Communauté n’a rien fait pour améliorer leurs conditions de vie et 90% des chiens que nous avons appartiennent à ce type de race. Les autres chiens peuvent sortir tôt ou tard. Mais la vie de ces chiens est désastreuse. 80% finissent dans une cage. Quand ils ont réfléchi à la loi, ils auraient dû mettre une batterie de mesures en place pour qu’ils ne vivent pas toute leur vie dans des chenils et y meurent.  » Teresa Lucas, directrice du centre d’accueil des animaux de la Mancomunidad de Henares del Jarama, fait le même constat : « Nous sommes passés de la peine de mort à la condamnation à la prison à vie. »

« Comme auparavant on les tuait, quand la loi de sacrifice zéro n’existait pas, rien n’a été fait et personne n’a résolu le principal problème, celui de l’abandon. Disons que c’était un problème dont personne ne se souciait. Il y a quelques années, le PPP est devenu à la mode et on a commencé à en voir de plus en plus. On voit maintenant le problème. La reproduction illégale et incontrôlée n’est pas poursuivie et cela amène à ce que tous les PPP sont criminalisés. Il faut agir à la base, car les élevages ne sont pas contrôlés et les chiens se vendent sur n’importe quel site », explique Matilde Cubillo, présidente d’Animal Justice et de la Fédération des associations de protection et de défense des animaux.

Criminaliser la morphologie. « Le chien descend du loup et la cause de cette transformation est le mode de fonctionnement qu’il a montré à l’homme pendant des milliers d’années. C’est ce qui a poussé l’homme à commencer à sélectionner le type de chien dont il avait besoin pour optimiser ses tâches quotidiennes. La grande sélection et création de races rendent nécessaire aujourd’hui la classification du chien par groupes, qui sont définis non seulement par les caractéristiques morphologiques, mais aussi par les caractéristiques de tempérament et sa prédisposition à effectuer différentes tâches « , analyse Marcos Sánchez Marfil, formateur et également impliqué dans le monde de la compétition canine depuis 2003. Bien que le chien ait une origine commune, poursuit-il, « on ne peut pas comparer les différentes races les unes aux autres. Un Husky ou un Rottweiler n’auront pas les mêmes impulsions, le même caractère ou ne conviendront pour les mêmes emplois. Il incombe à chaque propriétaire de connaître les besoins de son chien, et de veiller à son contrôle et son éducation. « 

Dwayne, au refuge de la SPAP

Pour Sánchez Marfil, également expert dans le domaine des tâches de sécurité avec les chiens, la clé est que « à ce jour, notre loi sur les PPP criminalise certaines races et les classe comme potentiellement dangereuses en raison de leurs caractéristiques morphologiques. Mais il est totalement incertain qu’un chien soit agressif par le seul fait qu’il appartient à une race. Le chien causera des problèmes de comportement s’il n’a pas reçu une éducation appropriée. « 

Repullo confirme cette théorie jour après jour au centre de collecte des animaux de Madrid: « Tous les chiens qui ont un problème de comportement ou d’agressivité passent par moi, car ils doivent obligatoirement être examinés. Et généralement, la même situation se répète: ce sont des chiens de garde, sans socialisation correcte, qui n’ont aucun contact ni avec des personnes ni avec des chiens. Et bien souvent, leur réaction n’est pas l’agressivité, mais la peur. Peu m’importe qu’ils soient dans une zone industrielle plutôt que dans une super villa à La Moraleja. S’ils ne sont pas bien socialisés, ils deviennent un problème et la faute incombe aux propriétaires. « 

« Les gens seraient vraiment surpris par le cœur et la noblesse de ce type de chien », déclare l’éducateur Sánchez Marfil. « Il est vrai qu’ils nécessitent une certaine attention physique et, avant tout, une éducation que les propriétaires doivent prendre en compte. Mais c’est la même sorte d’attention qu’un berger allemand ou un labrador devraient également recevoir. Ce sont des chiens qui peuvent vivre en société, mais leur éducation et leur contrôle doivent être appropriés « , insiste-t-il. « Il est aberrant de penser que le chien est agressif juste en fonction de son appartenance à une race. »

HUIT RACES, ET LEURS CROISEMENTS, EN LIGNE DE MIRE

Il est certain que l’alarme sociale grandit lorsque des chiens de ces races attaquent les humains, à cause des conséquences de leurs morsures. En décembre dernier, un Pitbull, libre et sans muselière, a blessé à la main un homme qui avait jeté un œil à la vitrine d’un magasin à Canillejas. Un mois auparavant, deux femmes sont mortes à Colmenar de Oreja après avoir été attaquées par deux de leurs chiens, tous deux issus du croisement de Dogo Argentino et de Staffordshire. Tous deux ont été euthanasiés. « Les blessures auraient été causées par un dogue, ce qui n’est pas considéré comme dangereux », déclare Elena Repullo. « Quand un PPP mord, c’est une nouvelle, mais si un berger allemand le fait, cette nouvelle n’est plus si importante. Il a été signalé à ces chiens alors que les autres races jouissent d’une excellente popularité. À mon avis, une partie du problème provient de l’élevage irresponsable, ultra-massif et lucratif, comme la possession irresponsable des propriétaires. Je pense que vous devez le réglementer avec bon sens et responsabilité. Je pense qu’en Espagne, nous avons beaucoup évolué sur le thème des animaux, mais nous devons aller plus loin, bannir une fois pour toutes les pensées et croyances absurdes et nous concentrer sur l’éducation et le bien-être de notre chien « , déclare le formateur Marcos Sánchez Marfil. .

Selon les données fournies en juin 2018 par la ville de Madrid, l’enregistrement des chiens de races dangereuses a triplé dans la capitale au cours de la dernière décennie. En 2007, on en a recensé 360 et le chiffre a atteint 1 103 en 2017. Il y a maintenant 8 450 chiens de ce type enregistrés dans la région. Le décret royal 87/2002 définit comme races dangereuses le Pit Bull Terrier, le Staffordshire Bull Terrier, l’American Staffordshire Terrier, le Rottweiler, le Dogo Argentino, le Brésilien Fila, l’Akita Inu et le Tosa Inu. Mais aussi, tous les chiens qui résultent d’un croisement dans lequel une de ces races est concernée.

La loi exige des propriétaires de ces chiens qu’ils prouvent qu’ils ont l’âge légal, qu’ils possèdent une licence municipale et une assurance de responsabilité civile. Dans les lieux publics, ils sont obligés de se promener toujours attachés avec une corde non extensible de moins de deux mètres – quel que soit le créneau horaire – et de porter une muselière. //

« L’histoire de Petra, le chien de chasse abandonné que Dana Cervantes a sauvé de la mort » // Par Almudena Nogues pour DiarioSur // 7.02.19

// La perchiste de Malaga a décidé de raconter comment elle a pu éviter à sa chienne de finir déshydratée et dénutrie durant un mois noir pour ces chiens, quand prend fin la saison de chasse.

Cela se passait en février. Une feuille du calendrier teintée de noir pour tant de chiens de chasse. Et ce jour-là, c’était le cas pour Petra. C’était en 2009. Une après-midi banale d’entraînement sur une piste de terre perdue dans un ensemble d’exploitations agricoles disséminées, à Alhaurin de la Torre. Je passais par là et son état m’avait alarmée. Là, Attachée à un mur dans une position où elle ne pouvait même pas se tenir debout, c’était elle. Un braque de couleur marron au regard triste. Sans eau ni nourriture.

Après ce tableau – difficile à digérer –, Dana Cervantes a essayé de continuer sa route mais elle a été tellement bouleversée qu’elle est revenue dès le lendemain. Rien n’avait changé. Cette chienne n’était pas nourrie et montrait des signes de déshydratation. Impossible de ne pas agir. Alors la perchiste de Malaga, neuf fois championne d’Espagne, a décidé de parler avec son propriétaire et de l’emmener chez elle. Pour une raison ou une autre, elle n’était pas douée pour la chasse. Elle avait eu plusieurs portées, ils avaient probablement tiré profit de ces portées en les vendant à d’autres chasseurs de la région et elle ne leur servait plus non plus pour la reproduction. Elle était entre les mains de quelqu’un qui l’avait utilisée comme un simple outil et, âgée d’à peine trois ans, son destin était d’attendre la mort enchaînée à un mur », explique Dana dans un post publié sur son compte Instagram.

Dana ne parle pas beaucoup de sa vie privée sur les réseaux sociaux. Mais lundi dernier, le calendrier l’a fait bondir. Et elle a pensé qu’elle devait faire connaître l’histoire de Petra. Etre la porte-voix de ce fléau pour apporter son grain de sable. « Février est un mois noir. Le début du cauchemar pour des milliers de lévriers et autres chiens de chasse qui sont abandonnés ou pendus à la fin de la saison de chasse », se souvient-elle. « Petra est l’exemple de ce qui arrive à beaucoup de ces chiens à cette période. Nombreux sont ceux qui souffrent dans ce mois noir : les galgos et les podencos sont les plus touchés. Et ceux qui survivent finissent souvent abandonnés, comme des milliers d’autres animaux dans ce pays », poursuit-t-elle. Une donnée suffit à nous en convaincre : selon un rapport publié par la Fondation Affinity, la fin de l’activité de chasse est à l’origine de 12% des abandons et arrive en seconde place des motifs d’abandons, juste derrière les portées non désirées.

Au regard de ces statistiques, le poste de la perchiste est un « appel à la sensibilité et à la responsabilité ». « Les chiens ne sont pas des outils. Ils souffrent et leur situation doit être davantage mise en avant et des mesures doivent être prises. Nous ne pouvons pas détourner le regard », insiste Dana dans une conversation téléphonique avec le journal SUR. 

Heureusement pour elle, Petra est tombée entre de bonnes mains. « Dans des conditions terribles ». Son adoption n’a pas été une partie de plaisir. « Il a fallu beaucoup de temps avant qu’elle puisse marcher correctement debout car elle était restée en position accroupie pendant très longtemps. Elle était infestée de bêtes et de parasites et il a fallu la traiter pendant des semaines avant que je puisse la ramener à la maison », explique Dana. « La malnutrition a pu être soignée à court terme. Mais pas les traumatismes. «Psychologiquement, Petra a beaucoup souffert. Elle tremblait de panique dès que j’essayais de la caresser. Chaque fois qu’elle entendait un bruit, elle stressait. C’était très difficile », ajoute Cervantes qui affirme avec orgueil que sa chienne est une « survivante ».

Un des nombreux exemples de chiens qui réussissent à s’en sortir grâce aux efforts de personnes anonymes, « de protectoras (ici, le travail énorme de la protectora de Malaga), mais aussi grâce à l’engagement de diverses associations de défense des animaux, ou à des projets comme celui que mène Dani Rovira et sa Fondation Ochotumba qui permet à beaucoup de chiens d’avoir une seconde chance ». Selon Dana, pourtant, cela ne suffit pas : « Une législation réelle et urgente est absolument nécessaire. Et, – comme le fait Dana sur la photo qui illustre ce reportage – nous pourrions commencer par regarder en face cette situation et ne pas détourner le regard » conclut-elle. //