« La maltraitance faite aux podencos » // La Opinion.es // 14.03.16

// Canelo est propriété d’un chasseur et il a passé la plupart de sa vie attaché par le cou à une chaine qui le laissait à peine bouger.

Jesús Villanueva Jiménez, Ecrivain. Auteur du Livre El Fuego De Bronce. 14.03.2016 | 03:00

Canelo est un vieux podenco, bien qu’il ne soit pas conscient de son âge avancé. En vrai, il n’est que relativement vieux, parce qu’à ses 10 ans d’âge, s’il était adopté par une famille aimante des animaux, son âge ne serait pas un problème, bien au contraire, par sa condition de papi, il recevrait d’avantage de câlins et des bon soins. Mais malheureusement, Canelo est propriété d’un chasseur. Il a passé la plus grande partie de sa vie, à côté de chiens de sa même race, il a vécu attaché par le cou à une chaine qui le laissait à peine se mouvoir sur un mettre carré d’âpre, dur et froid ciment. Entre des murs de blocs gris, sous un toit d’amiante, sur ses excréments et urines, et attachés au cou par des chaines, vivent dans la misère une douzaine de podencos parmi Canelo, tous dans les mêmes conditions pénibles. Condamnés à vie, sans le droit à rechigner. Des fois le maître, d’autres fois la femme du maître, verse dans un sceau cassé un amas de nourriture, que les chiens engouffrent anxieusement, ceci encore plus s’ils ont passé deux ou trois jours sans manger. Canelo, comme les autres, sait que le matin du quatrième jour, sans que le maître vienne leur donner quelque chose à se mettre sous la dent, seront conduits, dans une camionnette tout terrain, vers quelconque colline, où on les lâchera pour courir derrière les lapins. La faim qui tord leurs tripes les fera courir comme des possédés après les farouches et rapides petits animaux à longues oreilles. Mais il y a longtemps que Canelo ne va plus courir avec les autres chiens. Pauvre Canelo, il reste ignorant des critiques de son maître qui raconte que les petits animaux à mouvements zigzagants sont plus rapides que lui. Ce que notre ami Canelo ne sait pas, c’est qu’il n’est plus utile aux yeux de cet homme, que les autres hommes appellent chasseur.

Là, il y a un temps que Canelo voyage dans la camionnette avec son maître. Il sent de la douleur dans ses os et ses articulations de vieux podenco. Comment voulez vous qu’ils ne fassent pas mal, s’il a passé la plupart de son existence à peine sans bouger, coincé sur un mettre carré de sol, attaché au mur d’un cachot médiéval!

La camionnette tout terrain s’arrête au beau milieu d’un chemin poussiéreux au fond d’une colline, entre des pins et avec seule lumière les phares du véhicule. Le vieux chien se sent heureux. Il est heureux avec peu, ce petit, parce qu’un rien est deja beaucoup dans sa pénible vie. Le maître le descend de la cage arrière, une boîte faite de planches de métal troué, c’est là que autre fois Canelo a voyagé avec ses copains d’infortune, sous un soleil torride, pour sentir de très près à quoi ressemble l’enfer. Regardez comme Canelo remue sa queue! Il étire ses pattes, il secoue sa tête et lèche la main de son maître, alors que son maître est en train de lui passer autour du cou le lasso d’une longue corde. L’homme marmonne des mots que notre vieux amis ne comprend pas. La corde vole sur la branche d’un pin. Canelo regarde la corde qui pars de son cou en l’air pour entourer la branche et retomber dans les mains de son maître. C’est là qu’il sent la corde se serrer sur sa gorge, à ce moment son attention est attirée par le mouvement dans la cime du pin. C’est le vent qui agite ses hautes branches. Et alors qu’il regarde curieux vers le haut, entre les pins, Canelo découvre les étoiles. Jamais avant Canelo avait vu les étoiles.

Ce récit, celui de notre ami Canelo, celui de notre vieux podenco, n’est pas une fiction, parce que c’est bien cette misérable vie, ainsi qu’une plus terrible fin, que subissent beaucoup de ces chiens entre les mains de trop de chasseurs sans scrupule, aux Iles Canaries et bien d’autres endroits d’Espagne, ou encore sur les terres péninsulaires où on chasse aussi avec des galgos. Bien sûr, ce ne sont pas tous les chasseurs qui maltraitent leurs chiens. Ce ne sont pas tous les chasseurs qui terminent la vie de leurs vieux animaux, quand ceux-ci ne leur sont plus utiles, en les pendant par le cou à la branche d’un arbre ou à coups de bâton sur leur tête; ou ceux qui abandonnent les pauvres chiens à leur sort, les condamnant ainsi à mourir d’inanition ou renversés sur des chemins et des autoroutes. Ce ne sont pas tous les chasseurs qui détiennent leur podencos dans des déplorables conditions, comme celles subies par notre amis Canelo. De plus, je suis sûr qu’il y a des chasseurs qui détestent ces pratiques de crapule appliquées par d’autres chasseurs. Je suis sûr qu’il en est ainsi. Ce n’est pas nécessaire d’en finir avec la vie d’un podenco, « qui ne vaut plus la peine d’être entretenu » -Comme le fait le maître criminel de Canelo-, pour être un être humain abject; tu l’es aussi si tu gardes le pauvre animal attaché par le cou à une chaine d’un mettre; tu l’es aussi si tu le gardes entre excréments et urines; tu l’es aussi si tu le nourris mal ou si tu le laisses sans eau toute la journée à cause de ta négligence; tu l’es aussi pour tant de choses que beaucoup de chasseurs gardent dans leur conscience obscure. Ce sont ces chasseurs, maltraiteurs de leurs chiens, qui salissent l’image de l’ensemble du collectif. Le collectif El Rosario, qui ne devrait pas s’opposer à l’approbation d’une réglementation qui a comme seule prétention de garantir une meilleure qualité de vie pour leur podencos.

Bien heureusement, certaines corporations municipales de Tenerife ont décidé d’en finir avec cette terrible situation, et, en raison, légiférer à faveur des droits des animaux, à faveur de l’amélioration de la qualité de vie des podencos propriété de trop d’impitoyables chasseurs. C’est le cas des municipalités de Los Realejos (étant leur maire chasseur) et de El Sauzal, entre d’autres, les réglementations desquels ont avancé dans l’exigence de l’accomplissement (sous peine d’amande) d’une série de pratiques élémentaires qui offrent une meilleure qualité de vie à ces chiens (tel que limiter les heures qu’ils passent par jour attachés à une chaine et rallonger leur longueur, pour leur permettre un minimum de mouvement). Je suis sur qu’ils travaillent de la sorte dans ces municipalités. Mais attends un moment, qu’il arrive la rocambolesque et paradoxale circonstance que la nouvelle corporation municipale de El Rosario (qui est gouverné ensemble par les partis Iniciativa por El Rosario-Verdes –¡LES VERDS!– et Sí se puede) prétendent ignorer les mesures raisonnables à faveur de la qualité de vie des podencos qui ont été présentés par deux associations prodroits des animaux, Amicanes et ProDerechos Animal-El Rosario. Ces mesures sont celles qui sont deja mises en place dans d’autres municipalités de Tenerife, comme dans ceux qu’on a mentionné. Mais cette situation n’en reste pas là. La nouvelle corporation municipal de EL Rosario, qui a comme tête de file Escolástico Gil Hernández, étudie abolir la réglementation en vigueur qui sanctionne des pratiques comme laisser les chiens attachés 24h par jour, avec des cordes si courtes qui leur laisse à peine bouger, ils se plient à la pression de la Sociedad de Cazadores (Société de Chasseurs) de El Rosario. N’importe qui avec un peu de sens commun se demanderait, pourquoi une corporation municipale dirigé par un parti nommé Vert, n’avance pas vers une législation qui veut éviter la maltraitance des animaux -C’est bien ce qu’on attendrait d’un partit Vert-, au lieu de faire en arrière concernant ce qui a deja été légiféré en défense des podencos, ignorant ainsi la proposition d’une association prodroits des animaux et faisant côté aux propos des chasseurs? Est-ce possible que ce Maire Vert et ses Bourgmestres Verts soient entrain de payer des sales dettes avec le collectif des chasseurs de cette municipalité, en cédant à leurs demandes d’éliminer toute régulation qui puisse les empêcher de faire ce qui leur chante avec leur podencos? Dans ce cas là, ce Maire et ces Bourgmestres seraient des faux Verts. Ou alors, ils sont des comédiens qui se sont impliqués dans l’écologie, l’animalisme, et dans tout ce qui est Vert, pour obtenir tous les votes Verts des bien intentionnés voisins de cette municipalité de Tenerife. Quelqu’un peut imaginer à Greenpeace entravant l’approbation de mesures pour la défense de la vie des cétacés, en s’associant aux entreprises qui pêchent les baleines? Quelle est la raison pour que le collectif des chasseurs participe dans l’élaboration de la réglementation, quand c’est bien eux les plus impliqués dans la maltraitance des animaux, et c’est bien eux qui tiennent par le cou les Bourgmestres Verts pour éviter une nouvelle réglementation en faveur d’une meilleure qualité de vie pour les podencos, bien plus, c’est eux qui forcent l’élimination de la normative actuelle? Quelle est la raison d’un non-sens pareil? Quelle est la raison pour cette puante corruption, celle qui se verse comme de l’huile bouillante sur les plus faibles, ceux sans défense, comme dans le cas des podencos coincés entre les mains de chasseurs maltraiteurs de leurs chiens?

Je ne peux même pas imaginer le genre d’obstacles que cette corporation Verte de la municipalité de El Rosario est entrain d’opposer aux associations Amicanes et ProDerecho Animal-El Rosario; comme la création artificielle de conflits entre ces associations animalistes et les chasseurs; comme la création d’un Comité Etique du Bien Etre des Animaux (qui ne fait que entraver l’avancée de la réglementation pour la défense des podencos, en favorisant les propositions de la Société des Chasseurs de El Rosario), la raison doit se trouver dans les engagements troubles acquis par le parti dirigé par Monsieur Escolastico avec le très nombreux collectif des chasseurs de cette municipalité, soit dit, le plus grand de l’ile. Je suis sûr que Monsieur Escolastico et ses Bourgmestres Verts, ainsi que ceux de Si se puede et ceux du PSOE (récemment incorporés au gouvernement de cette municipalité), ne vont pas faire un pas en arrière dans l’avancée de amélioration de la qualité de vie des podencos. Je suis sûr qu’ils ne vont pas se mettre à genoux devant les cruelles prétentions du collectif des chasseurs, et rendra possibles les réglementation (ainsi que les sanctions pertinentes aux contrevenants) qui vont améliorer la qualité de vie des podencos, en les protégeant des personnes sans coeur. Et je suis aussi sûr qu’il en sera ainsi, parce que Monsieur Le Maire de El Rosario et ses Bourgmestres Verts, sont Verts, aimants de la nature et ses créatures, comme les podencos. Parce que s’il n’en était pas ainsi, Monsieur Escolastico et sa bande ne seraient rien d’autre que des miserables, aussi miserables que les chasseurs maltraiteurs de leurs chiens. //

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« Le problème non résolu des chiens potentiellement dangereux (PPP) » // par Berta Ferrero pour El Pais // 4.02.19

// Ces chiens gonflent les statistiques des entrées dans les centres de collecte des animaux de Madrid : ce sont les plus abandonnés et les moins adoptés.


De gauche à droite, Dwayne et Toriro, deux chiens potentiellement dangereux, eu refuge de la Société de Protection des Animaux et des Plantes

Torito a été abandonné il y a deux ans aux portes du refuge de la Société de Protection des Animaux et des Plantes (SPAP) et il y est toujours. Ses propriétaires, de Roumanie, ont expliqué qu’ils devaient rentrer dans leur pays et ne pouvaient pas l’emmener avec eux. Il a quatre ans, est sociable avec les autres animaux, actif et très affectueux avec les gens, mais il passera sûrement le reste de sa vie au refuge. Dwayne, lui aussi âgé de quatre ans, a la même histoire. Il a été retiré par la police à ses propriétaires il y a trois ans, vu ses conditions de vie. Lui aussi a tous les critères pour passer le reste de sa vie enfermé. Et c’est ce qui se passe avec tous les chiens de races potentiellement dangereuses (PPP), depuis la loi du sacrifice zéro entrée en vigueur en février 2017. Ces chiens gonflent les statistiques des entrées dans les centres de collecte des animaux de Madrid. Ils sont les plus abandonnés et les moins adoptés. Leur destin: l’emprisonnement à vie.

María José Montes, directrice du centre de la capitale, La Fortuna, le confirme. « Pour nous, sur les 200 chiens que nous avons, 70% appartiennent à ces races. De plus, ils n’ont généralement pas de problème d’agressivité, mais les gens ne veulent pas se compliquer la vie et ils se retrouvent enfermés à vie dans des cages. » Cela contribue à l’engorgement du centre lorsqu’il s’agit de collecter d’autres animaux abandonnés. Ils ont donc été contraints de limiter les entrées. « Et après, ces chiens, qui entrent dans le centre parfaitement bien, se retrouvent avec des problèmes d’anxiété chroniques dus à l’enfermement. Ils vivent mal, s’automutilent, tournent en rond sans arrêt, sautent, tout cela ils le font pour une seule chose. Ce sont des animaux qui finissent par souffrir des années et des années parce qu’ils sont enfermés. Est-ce le bien-être animal que nous voulons? », explique Elena Repullo, responsable de l’unité technique des PPP du département vétérinaire de la ville de Madrid, qui se demande si avant de commencer à appliquer la loi de sacrifice zéro on n’aurait pas dû opter pour un abandon zéro.

Lola Juliá, directrice du centre d’accueil de Las Rozas va plus loin. « En général, les PPP posent problème car la Communauté n’a rien fait pour améliorer leurs conditions de vie et 90% des chiens que nous avons appartiennent à ce type de race. Les autres chiens peuvent sortir tôt ou tard. Mais la vie de ces chiens est désastreuse. 80% finissent dans une cage. Quand ils ont réfléchi à la loi, ils auraient dû mettre une batterie de mesures en place pour qu’ils ne vivent pas toute leur vie dans des chenils et y meurent.  » Teresa Lucas, directrice du centre d’accueil des animaux de la Mancomunidad de Henares del Jarama, fait le même constat : « Nous sommes passés de la peine de mort à la condamnation à la prison à vie. »

« Comme auparavant on les tuait, quand la loi de sacrifice zéro n’existait pas, rien n’a été fait et personne n’a résolu le principal problème, celui de l’abandon. Disons que c’était un problème dont personne ne se souciait. Il y a quelques années, le PPP est devenu à la mode et on a commencé à en voir de plus en plus. On voit maintenant le problème. La reproduction illégale et incontrôlée n’est pas poursuivie et cela amène à ce que tous les PPP sont criminalisés. Il faut agir à la base, car les élevages ne sont pas contrôlés et les chiens se vendent sur n’importe quel site », explique Matilde Cubillo, présidente d’Animal Justice et de la Fédération des associations de protection et de défense des animaux.

Criminaliser la morphologie. « Le chien descend du loup et la cause de cette transformation est le mode de fonctionnement qu’il a montré à l’homme pendant des milliers d’années. C’est ce qui a poussé l’homme à commencer à sélectionner le type de chien dont il avait besoin pour optimiser ses tâches quotidiennes. La grande sélection et création de races rendent nécessaire aujourd’hui la classification du chien par groupes, qui sont définis non seulement par les caractéristiques morphologiques, mais aussi par les caractéristiques de tempérament et sa prédisposition à effectuer différentes tâches « , analyse Marcos Sánchez Marfil, formateur et également impliqué dans le monde de la compétition canine depuis 2003. Bien que le chien ait une origine commune, poursuit-il, « on ne peut pas comparer les différentes races les unes aux autres. Un Husky ou un Rottweiler n’auront pas les mêmes impulsions, le même caractère ou ne conviendront pour les mêmes emplois. Il incombe à chaque propriétaire de connaître les besoins de son chien, et de veiller à son contrôle et son éducation. « 

Dwayne, au refuge de la SPAP

Pour Sánchez Marfil, également expert dans le domaine des tâches de sécurité avec les chiens, la clé est que « à ce jour, notre loi sur les PPP criminalise certaines races et les classe comme potentiellement dangereuses en raison de leurs caractéristiques morphologiques. Mais il est totalement incertain qu’un chien soit agressif par le seul fait qu’il appartient à une race. Le chien causera des problèmes de comportement s’il n’a pas reçu une éducation appropriée. « 

Repullo confirme cette théorie jour après jour au centre de collecte des animaux de Madrid: « Tous les chiens qui ont un problème de comportement ou d’agressivité passent par moi, car ils doivent obligatoirement être examinés. Et généralement, la même situation se répète: ce sont des chiens de garde, sans socialisation correcte, qui n’ont aucun contact ni avec des personnes ni avec des chiens. Et bien souvent, leur réaction n’est pas l’agressivité, mais la peur. Peu m’importe qu’ils soient dans une zone industrielle plutôt que dans une super villa à La Moraleja. S’ils ne sont pas bien socialisés, ils deviennent un problème et la faute incombe aux propriétaires. « 

« Les gens seraient vraiment surpris par le cœur et la noblesse de ce type de chien », déclare l’éducateur Sánchez Marfil. « Il est vrai qu’ils nécessitent une certaine attention physique et, avant tout, une éducation que les propriétaires doivent prendre en compte. Mais c’est la même sorte d’attention qu’un berger allemand ou un labrador devraient également recevoir. Ce sont des chiens qui peuvent vivre en société, mais leur éducation et leur contrôle doivent être appropriés « , insiste-t-il. « Il est aberrant de penser que le chien est agressif juste en fonction de son appartenance à une race. »

HUIT RACES, ET LEURS CROISEMENTS, EN LIGNE DE MIRE

Il est certain que l’alarme sociale grandit lorsque des chiens de ces races attaquent les humains, à cause des conséquences de leurs morsures. En décembre dernier, un Pitbull, libre et sans muselière, a blessé à la main un homme qui avait jeté un œil à la vitrine d’un magasin à Canillejas. Un mois auparavant, deux femmes sont mortes à Colmenar de Oreja après avoir été attaquées par deux de leurs chiens, tous deux issus du croisement de Dogo Argentino et de Staffordshire. Tous deux ont été euthanasiés. « Les blessures auraient été causées par un dogue, ce qui n’est pas considéré comme dangereux », déclare Elena Repullo. « Quand un PPP mord, c’est une nouvelle, mais si un berger allemand le fait, cette nouvelle n’est plus si importante. Il a été signalé à ces chiens alors que les autres races jouissent d’une excellente popularité. À mon avis, une partie du problème provient de l’élevage irresponsable, ultra-massif et lucratif, comme la possession irresponsable des propriétaires. Je pense que vous devez le réglementer avec bon sens et responsabilité. Je pense qu’en Espagne, nous avons beaucoup évolué sur le thème des animaux, mais nous devons aller plus loin, bannir une fois pour toutes les pensées et croyances absurdes et nous concentrer sur l’éducation et le bien-être de notre chien « , déclare le formateur Marcos Sánchez Marfil. .

Selon les données fournies en juin 2018 par la ville de Madrid, l’enregistrement des chiens de races dangereuses a triplé dans la capitale au cours de la dernière décennie. En 2007, on en a recensé 360 et le chiffre a atteint 1 103 en 2017. Il y a maintenant 8 450 chiens de ce type enregistrés dans la région. Le décret royal 87/2002 définit comme races dangereuses le Pit Bull Terrier, le Staffordshire Bull Terrier, l’American Staffordshire Terrier, le Rottweiler, le Dogo Argentino, le Brésilien Fila, l’Akita Inu et le Tosa Inu. Mais aussi, tous les chiens qui résultent d’un croisement dans lequel une de ces races est concernée.

La loi exige des propriétaires de ces chiens qu’ils prouvent qu’ils ont l’âge légal, qu’ils possèdent une licence municipale et une assurance de responsabilité civile. Dans les lieux publics, ils sont obligés de se promener toujours attachés avec une corde non extensible de moins de deux mètres – quel que soit le créneau horaire – et de porter une muselière. //

« L’histoire de Petra, le chien de chasse abandonné que Dana Cervantes a sauvé de la mort » // Par Almudena Nogues pour DiarioSur // 7.02.19

// La perchiste de Malaga a décidé de raconter comment elle a pu éviter à sa chienne de finir déshydratée et dénutrie durant un mois noir pour ces chiens, quand prend fin la saison de chasse.

Cela se passait en février. Une feuille du calendrier teintée de noir pour tant de chiens de chasse. Et ce jour-là, c’était le cas pour Petra. C’était en 2009. Une après-midi banale d’entraînement sur une piste de terre perdue dans un ensemble d’exploitations agricoles disséminées, à Alhaurin de la Torre. Je passais par là et son état m’avait alarmée. Là, Attachée à un mur dans une position où elle ne pouvait même pas se tenir debout, c’était elle. Un braque de couleur marron au regard triste. Sans eau ni nourriture.

Après ce tableau – difficile à digérer –, Dana Cervantes a essayé de continuer sa route mais elle a été tellement bouleversée qu’elle est revenue dès le lendemain. Rien n’avait changé. Cette chienne n’était pas nourrie et montrait des signes de déshydratation. Impossible de ne pas agir. Alors la perchiste de Malaga, neuf fois championne d’Espagne, a décidé de parler avec son propriétaire et de l’emmener chez elle. Pour une raison ou une autre, elle n’était pas douée pour la chasse. Elle avait eu plusieurs portées, ils avaient probablement tiré profit de ces portées en les vendant à d’autres chasseurs de la région et elle ne leur servait plus non plus pour la reproduction. Elle était entre les mains de quelqu’un qui l’avait utilisée comme un simple outil et, âgée d’à peine trois ans, son destin était d’attendre la mort enchaînée à un mur », explique Dana dans un post publié sur son compte Instagram.

Dana ne parle pas beaucoup de sa vie privée sur les réseaux sociaux. Mais lundi dernier, le calendrier l’a fait bondir. Et elle a pensé qu’elle devait faire connaître l’histoire de Petra. Etre la porte-voix de ce fléau pour apporter son grain de sable. « Février est un mois noir. Le début du cauchemar pour des milliers de lévriers et autres chiens de chasse qui sont abandonnés ou pendus à la fin de la saison de chasse », se souvient-elle. « Petra est l’exemple de ce qui arrive à beaucoup de ces chiens à cette période. Nombreux sont ceux qui souffrent dans ce mois noir : les galgos et les podencos sont les plus touchés. Et ceux qui survivent finissent souvent abandonnés, comme des milliers d’autres animaux dans ce pays », poursuit-t-elle. Une donnée suffit à nous en convaincre : selon un rapport publié par la Fondation Affinity, la fin de l’activité de chasse est à l’origine de 12% des abandons et arrive en seconde place des motifs d’abandons, juste derrière les portées non désirées.

Au regard de ces statistiques, le poste de la perchiste est un « appel à la sensibilité et à la responsabilité ». « Les chiens ne sont pas des outils. Ils souffrent et leur situation doit être davantage mise en avant et des mesures doivent être prises. Nous ne pouvons pas détourner le regard », insiste Dana dans une conversation téléphonique avec le journal SUR. 

Heureusement pour elle, Petra est tombée entre de bonnes mains. « Dans des conditions terribles ». Son adoption n’a pas été une partie de plaisir. « Il a fallu beaucoup de temps avant qu’elle puisse marcher correctement debout car elle était restée en position accroupie pendant très longtemps. Elle était infestée de bêtes et de parasites et il a fallu la traiter pendant des semaines avant que je puisse la ramener à la maison », explique Dana. « La malnutrition a pu être soignée à court terme. Mais pas les traumatismes. «Psychologiquement, Petra a beaucoup souffert. Elle tremblait de panique dès que j’essayais de la caresser. Chaque fois qu’elle entendait un bruit, elle stressait. C’était très difficile », ajoute Cervantes qui affirme avec orgueil que sa chienne est une « survivante ».

Un des nombreux exemples de chiens qui réussissent à s’en sortir grâce aux efforts de personnes anonymes, « de protectoras (ici, le travail énorme de la protectora de Malaga), mais aussi grâce à l’engagement de diverses associations de défense des animaux, ou à des projets comme celui que mène Dani Rovira et sa Fondation Ochotumba qui permet à beaucoup de chiens d’avoir une seconde chance ». Selon Dana, pourtant, cela ne suffit pas : « Une législation réelle et urgente est absolument nécessaire. Et, – comme le fait Dana sur la photo qui illustre ce reportage – nous pourrions commencer par regarder en face cette situation et ne pas détourner le regard » conclut-elle. //

« On jette aux ordures un galgo famélique à Baeza » // HoraJaen.com // 18.01.19


Le galgo qui a été trouvé par l’association TARA de Baeza

// JAEN.-Une fois de plus la maltraitance animale a fait la une. C’est encore un pauvre galgo qui a fait les frais de l’histoire. On l’a retrouvé mort aux pieds des conteneurs d’ordures du polygone industriel de la commune de Baeza. L’association TARA a rendue publique l’abandon du corps du chien couvert de blessures et d’hématomes, ne pesant que 8 kilos alors qu’il aurait dû en faire 20.

Les volontaires de l’association TARA, qui a pour but la protection des chiens, ont recueilli le corps du galgo évidemment sans puce d’identification , afin de l’incinérer. « Petite repose en paix, nous sommes profondément désolé d’avoir ramassé ta dépouille dans cet état » ont écrit les volontaires sur les réseaux sociaux. //

« Saragosse ouvre son refuge municipal aux chiens des personnes sans domicile fixe » // Animal’s Health // 17.12.18

« La mairie de Saragosse met en place un nouveau protocole qui permet aux personnes sans-abri d’accéder à l’auberge municipale accompagnées de leurs chiens.


Luisa Broto, conseillère pour les Droits Sociaux à la maire de Saragosse

La conseillère pour les droits sociaux de la mairie de Saragosse, Luisa Broto, a annoncé la mise en place d’un nouveau dispositif permettant aux personnes sans-abri d’accéder au refuge municipal avec leurs chiens, comme l’indique un communiqué émis par le Conseil qui, avec cette mesure, respecte la motion approuvée à une large majorité, lors de la séance plénière du Conseil municipal de Saragosse du 31 janvier 2014 autorisant l’entrée des personnes en difficulté avec leurs animaux à l’auberge municipale, et ce à l’initiative de Izquierda Unida, en collaboration avec Vegan Hope et PACMA.

Jusqu’alors, cette structure ne permettait pas l’accès aux animaux de compagnie, ce qui obligeait certaines personnes à se séparer de leur animal ou bien de rester avec, mais dans la rue. Ce protocole veut prouver que « le lien affectif que les personnes sans domicile fixe établissent avec leurs animaux domestiques contribue à améliorer leurs parcours d’insertion ».

Comme l’explique Luisa Broto, « faciliter l’entrée aux personnes qui partagent leur vie avec un animal, c’est leur donner accès aux services les plus élémentaires du réseau des droits sociaux et rendre possible une intervention psycho-sociale ».

Protocole à suivre

Tout d’abord, les travailleurs sociaux, les acteurs socioculturels, les agents, les opérateurs, le service de nettoyage, la police locale et la direction du centre recevront une formation en prévention et en communication non verbale avec les animaux.

Le protocole proposé établit que le personnel de la structure n’entre pas en contact avec l’animal qui doit être tenu en laisse jusqu’à l’entrée dans la chambre. En revanche, les races catégorisées ou les chiens de plus de 20 kilos ne seront pas admis dans les installations.

Lorsqu’une personne accompagnée d’un animal de compagnie arrive à l’auberge, celle-ci devra se rendre dans une clinique vétérinaire, située à quelques mètres du bâtiment, pour procéder à la lecture de la puce de l’animal et vérifier son état de santé, où elle effectuera également le traitement antiparasitaire approprié. Suite à cela, la clinique émettra un rapport dans lequel le chien est jugé apte à intégrer l’auberge municipale.

Une fois à l’intérieur, et pendant que les usagers utilisent les services d’admission, d’information, de douches, d’armoire, de salle à manger ou sont avec le travailleur social, l’animal devra demeurer dans un chenil situé à l’extérieur du bâtiment.

De plus, et comme cela a été fait jusqu’à présent, l’association de protection animale peut également être sollicitée lors du séjour de la personne dans les locaux de l’auberge municipale. Si celui-ci est complet, un logement en dehors du centre lui sera alors proposé. »

« L’hypersensibilité à la maltraitance animale augmente dans la société moderne » // Lavanguardia.com // 27.12.18

 » La mort par balle d’une chienne à Barcelone mobilise plus de 3500 personnes.

Manifestation contre la mort d’une chienne nommée Sota à Barcelone //
 (SOPA Images / Getty)

La mort d’une chienne nommée Sota, abattue d’un tir à la tête par une « guardia urbana » de Barcelone a mis de nouveau en lumière l’hypersensibilité d’une société qui ne pardonne plus la maltraitance animale. Plus de 3500 personnes ont manifesté samedi dernier sur la place Sant Jaume de Barcelone pour exiger, et ce sans attendre les résultats de l’enquête en cours, que le responsable soit puni. Cette importante manifestation a provoqué désordres, rues barrées et l’arrestation de cinq personnes.

Il reste encore à déterminer si la conduite de cet agent de la 
« Guardia Urbana » est justifiée ou pas (les versions divergent) mais une chose est très claire: avec les animaux on ne plaisante plus.

La réaction immédiate des habitants à l’incident (les réseaux sociaux ont été le meilleur moyen de propager la nouvelle) a été appréciée par les associations de défense animale.  « Il est émouvant de constater que la mort injuste d’un chien a pu mobiliser autant de personnes. Cela démontre que les animaux ne sont plus seuls et que l’on commence enfin à leur donner l’importance qu’ils méritent » affirme Aîda Gascon Bosch, directrice de Anima Naturalis España.

Les grands rassemblements, reflet des nouveaux moyens de lutte des animalistes

Sota a été abattue d’un tir dans la tête le 18 décembre dernier, la chienne vivait depuis plus d’un an avec Tauri, un globe trotter qui vend dans la rue colliers et bracelets de sa propre création. Tauri et Sota rencontrèrent ce jour là une patrouille de la « garde urbaine » pour un contrôle d’identité de routine qui tourna mal. Les versions sur l’incident sont contradictoires; le rapport de police dit que l’agent a tiré sur Sota en état de légitime défense après que l’animal lui eut mordu le bras. Des témoins affirment cependant que Sota était une chienne habituée à la vie dans la rue, calme avec tous, qu’elle n’a eu aucune réaction violente à l’arrivée de la patrouille et qu’elle a été froidement exécutée par l’un des gardes.

La réponse spontanée de plus de 3500 habitants rassemblés dans Barcelone est un fidèle reflet des changements d’une société qui n’a jamais été aussi sensible à tout ce qui concerne le monde animal; ces personnes n’ont pas hésité un instant à voler du temps à leurs habitudes, à leurs loisirs, à leur vie de famille pour manifester contre la mort d’une chienne dont ils n’avaient jamais entendu parler ni ne connaissaient l’existence.

Pythagore a ouvert le chemin de la liberté pour les animaux en libérant les spécimens qu’il achetait dans les marchés grecs

Une hypersensibilité au monde animale qui est arrivée cependant « très tard en Europe » comme l’affirme Aida Gascon. Dans la Grèce antique d’illustres personnages comme Pythagore avaient déjà montré la voie. » Le mathématicien, philosophe, végétarien développa une des toutes premières pensées de libération animale en achetant des spécimens vivant dans les marchés pour leur rendre leur liberté. » affirme Gascon. Au XVII siècle aux Etats -Unis on vota les premières lois protégeant les animaux domestiques tandis qu’en Europe il fallut attendre la fin XIX siècle pour voir apparaître les premières associations de protection animale » mais ce n’est qu’au milieu du XXéme siécle que l’on a créé en Europe les véritables fondations du mouvement pour les droits des animaux et qui commencent aujourd’hui à porter leurs fruits. » considère la directrice de Anima Naturalis.

En Espagne le mouvement pour la défense des animaux est apparu bien plus tard que dans le reste de l’Europe. « Il a fallu attendre 1976 pour voir la création de la première ONG espagnole consacrée à la défense des animaux, mais ce n’est vraiment que dix ans plus tard qu’ont fleuri les premiers mouvements et organisations pour la libération animale. Ceux-ci bien plus radicaux ont adoptés de facto une philosophie végétarienne plus en accord avec le droit des animaux » rappelle Gascon.

Mais le grand saut du mouvement animal en Espagne n’a eu véritablement lieu que ces dernières années » tout a été possible – indique Aida Gascon -grâce à la globalisation et à l’avènement des réseaux sociaux. Les nouvelles générations sont plus sensibles aux injustices dans ce domaine et ont une plus grande conscience écologique ce qui aide à avoir une autre vision du monde animal. »

On peut constater dans ce genre de manifestations, comme celle en faveur de Sota, différents courants dans la lutte pour la défense des animaux. Le plus radical, reconnaît Gascon, est le mouvement abolitionniste  « ce sont les personnes qui refusent toute consommation de produits d’origine animale », pour eux tout est maltraitance. D’autres courants comme les « regulacionista » ou « bienestarista » ne sont pas si extrêmes et admettent que l’utilisation d’animaux dans certaines circonstances bien déterminées peut être acceptable » rajoute Gascon.

Les dernières générations sont les plus sensibles à la cause animale selon les sondages

Entre les extrêmes triomphe la position intermédiaire; Aida Gascon révèle que cette attitude  « est la plus commune en ce moment, combinant pragmatisme et morale, militant pour les réformes afin d’aboutir à l’abolition de l ‘esclavage animal. »

Les messages envoyés par les associations de défense des animaux n’ont jamais eus autant d’impact sur la société. Un animal n’est ni un objet ni un instrument pour satisfaire les besoins humains.

Comme dit Aida Gascon  « ce qui a déclenché le plus de prises de conscience c’est de constater dans les dernières études que nos animaux de compagnie souffrent et éprouvent des sentiments. »

Les organisations comme Anima Naturalis se sont fixées comme objectif le changement des lois afin de punir avec la plus grande sévérité abus et violences faites aux animaux. Ces derniers ne peuvent se défendre, c’est pourquoi la société, conclut Gascon » se doit de veiller sur leur bien être et protester quand il y a abus et violences. » //

« Chats à adopter pour des chats seuls ayant besoin de compagnie. » // El Caballo de Nietzsche // ElDiario.es // 28.12.19

  • Dans les refuges et les protectoras, il y a beaucoup de chats qui ne sont pas très sociables avec les humains mais qui sont les compagnons idéaux des autres chats qui passent beaucoup de temps seuls.
  • Le SPAP lance une campagne pour l’adoption de ces chats qui méritent aussi une maison et peuvent éviter des problèmes de santé et de comportement aux chats vivant seuls dans une famille.

Mariluz est apparue une nuit très froide dans une rue d’une banlieue de Madrid. L’hiver avait pris fin mais la température n’avait toujours pas baissé et il pleuvait sans cesse depuis des jours. Je suis allée vérifier le point d’alimentation d’une colonie que j’avais découverte il y a quelques jours et quand je suis rentrée chez moi, j’ai entendu des miaulements qui m’ont stoppée net. Des miaulements anxieux. Ils venaient du trottoir, de sous une voiture. Avec du calme et un peu de nourriture, j’ai pu la voir. C’était un petit chaton, âgé d’à peine quelques mois, peut-être trois ou quatre, tigrée, magnifique, terrifiée et affamée. Elle a mangé avec anxiété mais il était impossible de l’approcher. J’ai essayé pendant un moment et finalement j’ai perdu sa trace, elle s’est enfuie et j’ai dû rentrer à la maison le cœur serré.

Dans la matinée, j’ai décidé de demander de l’aide pour l’attraper et l’après-midi même, en quittant le travail, l’un des sauveteurs de ‘Los cuatro de la Empanadilla’ m’a accompagné dans la rue où je l’avais vue. Encore les mêmes miaulements sous les voitures. Elle était seule et effrayée, elle demandait de l’aide, mais s’enfuyait à tout bruit ou mouvement brusque. Après plusieurs heures, alors que nous étions sur le point d’abandonner, la petite entra dans la cage. Elle était enfin en sécurité et pouvait commencer sa nouvelle vie.

Mariluz est allée en convalescence pendant quelques jours dans le refuge de la Société de Protection des Animaux et des Plantes de Madrid (SPAP), puis dans une magnifique maison où nous pouvions commencer à entrevoir sa personnalité et à lui trouver une famille. C’était un chaton mais la rue l’avait déjà ravagée et sa peur était presque aussi grande que sa curiosité. Elle est apparue des matins endormis aux pieds de sa mère adoptive, mais dès qu’elle ouvrait les yeux et bougeait, Mariluz retrouvait sa distance de sécurité. Elle la suivait partout dans la maison pendant qu’elle préparait le petit-déjeuner, rangeait des choses ou parlait au téléphone, mais sans jamais se laisser toucher. Mariluz était toujours en vue, curieuse et attentive à tout, mais à une distance de sécurité.

C’était un chat qui montrait deux visages aux humains: un visage adorable, drôle, curieux et un autre timide, craintif. Mais sa caractéristique la plus marquée était son rapport avec les autres chats. Lorsqu’elle a terminé sa quarantaine et a rencontré ses frères adoptifs, il n’y a eu aucune crainte ni mise en garde. Mariluz les amadoua tous à force de câlins et de jeux et noua des liens qui perdurèrent après son départ. Parce que Mariluz, malgré sa timidité et ses peurs, avait trouvé la famille idéale pour elle.

Un jour, Carolina s’est manifestée. Elle avait vu l’une des diffusions de Mariluz sur les réseaux sociaux et avait pensé, avec raison, qu’elle pourrait être la meilleure compagne possible pour son chat. Sa chatte, a-t-elle expliqué, était très affectueuse et sociable, mais elle passait beaucoup de temps seule, toutes les heures que Carolina passait au travail ou avec ses amis et sa famille. Elle voulait un compagnon pas pour elle, mais pour son chat. Et comme chat de compagnie, Mariluz était parfaite. Plusieurs mois ont passé, Carolina a déjà réussi à caresser Mariluz et les deux chats vivent comme deux soeurs, avec leurs jeux, leurs câlins et leurs différences qui finissent par ne plus en être.

Il y a beaucoup de chats comme Mariluz dans les refuges et les protectoras. Voilà pourquoi le  SPAP a lancé une campagne pour promouvoir l’adoption de chats qui ne sont peut-être pas le compagnon idéal pour nous, mais bien pour des chats qui passent beaucoup de temps seuls.

La campagne s’adresse à toutes les personnes qui vivent déjà avec un chat, mais seulement un chat. Certes, ces chats vivent heureux avec leur famille humaine, mais souvent, nous ne réalisons pas qu’ils passent beaucoup de temps seuls, s’ennuient, sans personne avec qui jouer. Beaucoup de temps dans le même espace, comme toujours, dans l’attente du retour de leur famille pour bénéficier d’une nouveauté, d’un stimulus différent. Peut-être avez-vous remarqué que lorsque nous rentrons chez nous, ils insistent ou, au contraire, ils deviennent de plus en plus apathiques. Nous sommes sûrs que s’ils le pouvaient, ils réclameraient un compagnon de jeux, de bêtises, quelqu’un avec qui communiquer dans leur propre langage, à qui raconter les nouvelles ou avec qui se reposer.

Non seulement nos heures de travail ou de loisirs impliquent de la solitude. Mais aussi nos voyages, courts ou longs. Parfois, nous choisissons de les sortir de leur zone de confort pour les emmener dans d’autres endroits où ils peuvent être stressés, où nous ne pouvons pas garantir leur sécurité, comme nous pouvons le faire chez nous. D’autres fois, nous les laissons seuls avec quelqu’un qui vérifie que tout va bien mais ne peut pas consacrer le temps dont ils ont besoin. Et pendant que nous travaillons ou profitons de nos vacances, parfois en famille ou entre amis, ils sont seuls.

Tout progresse et heureusement, la prise de conscience des besoins des animaux de compagnie progresse aussi. Nous avions déjà compris que l’adoption responsable impliquait une série d’engagements, et la SPAP nous invite maintenant à faire un pas de plus pour améliorer la vie de ces chats. Certaines personnes peuvent ne pas être en mesure de le faire en raison de contraintes économiques ou d’espace, mais pour l’instant, éthologues et vétérinaires recommandent presque unanimement que les chats, à quelques exceptions près, partagent leur vie avec au moins un autre chat. À long terme, cela a aussi une influence sur leur santé et évite bien sûr les problèmes de comportement, surtout quand ce sont encore des chatons.

Les chats peuvent vivre de nombreuses années sans quitter le même espace et leur besoin de stimulation est énorme. Les chats qui grandissent avec leurs frères et soeurs ou avec d’autres chatons apprennent à jouer sans se faire mal, à contrôler leur force, à se mesurer, à se fixer des limites. Ils apprennent à se battre et à se réconcilier, à se comprendre, à chercher de la compagnie quand ils le veulent et à être seul quand ils le préfèrent. Vivre avec d’autres chats évite les problèmes de santé et de comportement. Ce qui, au début, génère un coût supplémentaire peut devenir au final une économie en vétérinaires, éthologues et maux de tête. Et quant à l’espace, où l’on habite, un autre convient.

Depuis que je gère des colonies félines et sauve des chatons, que je sors ceux qui sont malades ou sociables et que je cherche des familles pour eux, j’ai appris que chaque fois que cela était possible (je comprends que ce n’est pas toujours le cas et que nous sommes parfois limités), il est préférable que les chats ne partent pas seuls. Et plus encore si ce sont des chatons. À long terme, les problèmes apparaissent toujours. Quand deux partent ensemble ou un seul mais dans une maison où il y a déjà au moins un autre chat, l’adaptation est beaucoup plus facile et les problèmes sont minimisés. C’est difficile à comprendre pour ceux qui ont vécu avec un seul chat et l’ont toujours vu heureux, mais ils n’ont peut-être rien à comparer. Ou peut-être sont-ils des exceptions, ce qui, bien sûr, existe. Notre expérience est que, pour les chats, deux chats est presque toujours meilleur qu’un chat seul.

Dans les refuges, également dans celui du SPAP, il y a beaucoup de chats qui ne sont pas sociables avec les gens mais qui le sont beaucoup, beaucoup avec d’autres chats et même avec les chiens. Ils ont également besoin d’un foyer et peuvent être le compagnon idéal de ces chats qui vivent seuls. Au fil du temps et avec beaucoup d’affection, ces chats peuvent aussi avoir l’occasion de devenir sociables avec les gens. Mais même sans cela, ils seront les compagnons parfaits contre la solitude des autres chats.

Mary le sait bien, de La Manada Animalist Association, qui a sauvé Nadia dans sa propre zone urbaine. Elle était gestante et les deux chats avec lesquels plusieurs voisins l’avaient vue plusieurs jours auparavant ont été retrouvés morts à un rond-point à proximité. Peut-être que, chercher refuge pour accoucher, lui a sauvé la vie. Elle avait environ sept mois et il n’y avait pas de colonie pour la relâcher après l’avoir stérilisée, car elle ne savait pas d’où elle venait. Alors Maria l’a ramenée chez elle, l’a mise en quarantaine et l’a testée. Depuis près de deux ans qu’elle est à la maison, elle a perdu beaucoup de peur. Elle ne se laisse pas attraper, mais elle explore toute la maison et parfois elle vous surprend en approchant. Bien sûr, c’est un compagnon idéal pour les autres chats de la famille, en particulier pour les chatons qui arrivent en accueil, avec lesquels elle joue comme une jeune chatte qu’elle est. Nadia est toujours à la recherche de sa famille définitive à Madrid.

Une famille comme celles que Hopito, Corita et Misty ont trouvée chez Amaya. Ils ont pris Hopito en accueil temporaire, un mois, et voulaient profiter de cet accueil pour vaincre l’allergie d’Amaya aux chats et pour qu’elle puisse exercer sans problème son métier d’assistant vétérinaire. Le fait que le petit Hopito n’était pas très sociable rendrait les choses plus faciles, pensaient-ils. Et c’est ce qui se passa. L’allergie s’est atténuée, Hopito s’est amélioré et ils ont décidé de le garder chez eux. En plus d’être peu sociable, Hopito était positif à la leucémie, il était donc recommandé qu’il soit seul ou avec d’autres positifs.

Quand la situation s’améliora, Amaya et son partenaire comprirent qu’elle avait besoin d’un compagnon de jeu et décidèrent d’en adopter un positif, Corita. Au début, la coexistence était compliquée, un peu tendue, mais elle s’améliorait. Au cours de ce processus, Misty a dû quitter une colonie, un chaton lui aussi positif, et ils ont rouvert leur maison. Misty avait une peur énorme des humains mais les premiers jours, elle s’autorisa à se faire embrasser par Hopito. Ils se sont aimés dès le début et la coexistence avec Corita s’est remarquablement améliorée. « Misty a été comme la colle qui a fini par unir notre famille de chats », dit Amaya avec émotion, bien qu’elle puisse à peine la toucher.

Amaya et son partenaire ont surmonté la frustration que cela implique pour notre âme de primate de ne pas pouvoir toucher certains des chats avec lesquels ils vivent, mais de les voir heureux à trois « est une joie » et compense largement cette frustration. À tel point qu’ils sont en train d’en adopter une quatrième, également positive bien que plus sociable avec les humains. Leur expérience, disent-ils, est très positive et ils n’hésitent pas à encourager les familles comme eux à partager leur maison avec ces types de chats.

Après avoir demandé que l’adoption responsable soit la seule façon d’agrandir la famille avec un animal, nous vous demandons maintenant de nous aider à trouver une famille pour tous ces chats qui méritent également un foyer même s’ils ont peur des humains et de rechercher des compagnons à tous ces chats qui passent beaucoup de temps seuls. Nous vous demandons d’adopter sans penser à vous, mais à ces chats, ceux qui ont déjà une maison et ceux qui attendent une maison pour surmonter leurs peurs. Si vous avez déjà un chat, songez à la possibilité d’en adopter un qui soit leur compagnon idéal, même s’il n’est pas sociable avec vous. Ils vous remercieront et vous aurez plaisir à les voir tous les deux heureux.

« A partir du 4 janvier, les 135 #Greyhounds sauvés du #canidrome de #Macao arrivent en Europe » // Pet Levrieri // 27.12.18

« Le moment tant attendu est tout proche, plus qu’une semaine avant le vendredi 4 janvier 2019, jour où arriveront à Milan Malpensa les cinq premiers greyhounds provenant du canidrome de Macao, les pires courses au monde, qui a fermé définitivement ses portes le 21 juillet 2018.

La fermeture définitive du canidrome et le sauvetage des 550 Greyhounds détenus en son sein, a été le résultat de la longue, difficile et délicate campagne internationale ‘save the macau greyhounds’, lancée et conduite par Anima Macau, Pet levrieri Onlus e GREY2K USA Worldwide , qui a poursuivi la campagne ‘close the canidrome’, lancée par Anima e e da GREY2K USA à partir de l’automne 2011.

Ces derniers mois, nous nous sommes consacrés à trouver une famille à ces 550 Greyhounds en Europe, aux États-Unis, à Macao, à Hong Kong et en Australie, et les transports pour les États-Unis ont commencé à la fin du mois de septembre.

Pour L’Europe, l’attente a été longue, parce que les réglementations européennes sur l’importation des animaux en provenance de pays tiers sont très strictes et prévoient une procédure de quatre mois, si tout va bien.

Mais maintenant, nous sommes très proches du grand jour, le premier d’une longue série qui prendra fin à la fin du mois d’avril.

Durant ces mois, 135 Greyhounds rejoindront l’Europe et leurs familles d’accueil. Nous aurons une moyenne de deux à quatre vols par semaine.

Soixante d’entre eux sont destinés à l’Italie et seront adoptés par l’intermédiaire de notre association et nous sommes impatients de leur donner une famille pour toujours.

Cinq Greyhounds seront adoptés par l’intermédiaire de Enpa Progetto Spagna (http://www.progettospagna.it), que nous remercions pour le soutien donné à la campagne #savethemacaugreyhounds.

Nous croisons les doigts, car le voyage sera long, mais il y aura aussi beaucoup d’émotions qui grandit d’heure en heure à l’idée de pouvoir donner enfin la vie qu’ils méritent à ces chiens, privés de leur dignité et d’une vie décente d’abord exploités par l’industrie des courses australiennes puis par le canidrome de Macau.

Nous vous attendons pour les accueillir avec nous. Les premiers rendez-vous seront le 4, le 11, le 23 et le 25 janvier.

Pour des informations sur la façon d’adopter les greyhounds sauvés par le canidrome en Italie :

https://www.petlevrieri.it/adozione-greyhound-di-macao/

Pour en savoir plus sur la campagne :
https://www.petlevrieri.it/save-the-macau-greyhounds/
https://www.petlevrieri.it/news-su-pet-levrieri/il-video-documentario-della-visita-del-team-di-pet-levrieri-al-canidrome-di-macao/

On peut retrouver les premières photos et reportages sur l’arrivée des greyhounds ce 4 janvier sur la page de l’association :

« Enquête suite à la découverte du cadavre d’une chienne gestante avec les pattes arrière attachées à Baiona (province de Galice) // TeleMarinas.com // 02.01.19

Nouveau cas de violence envers les animaux à Baiona où une chienne mastine gestante a été retrouvée morte ce mardi, dans les montagnes de Baíña, près de Chan da Lagoa montagnes. Elle avait les pattes arrière attachées,  » comme si elle avait été traînée « .

Le service de collecte des animaux du Conseil Provincial, CAAN, sera chargé de retirer le corps de l’animal pour procéder à son autopsie afin d’en apprendre davantage sur les circonstances de la mort du chien.

L’animal avait erré pendant plus d’un an dans la région de Fontes, près de l’école.  » Les habitants l’ont nourri, il était la mascotte du village « , explique Ana Groba du refuge de Bai. Sindpulgas.

Le protocole a été activé après une dénonciation anonyme indiquant sa présence dans la zone.  » Celui qui l’a fait ne voulait pas être retrouvé. Elle devait être morte depuis plusieurs jours, « indique le refuge qui a fait le suivi de la chienne pendant sa grossesse », c’est la deuxième portée qu’elle allait avoir et nous avions déjà une maison pour elle « , explique Ana Groba La Garde Civile enquête sur les circonstances de la mort de l’animal.

« Les podencos sont les chiens les plus touchés par la maltraitance et l’abandon dans la Marina Alta » (région d’Alicante) // LaMarinaPlaza.com //

Lien de l’article original, en espagnol, ICI // Enlace del articulo en español AQUI.

  • Les défenseurs des animaux et les refuges de la région dénoncent une nouvelle fois un cas déjà signalé à Orba : une dizaine de chiens survit dans un taudis, dans des « conditions plus que lamentables ».
  • Ils dénoncent le « copinage » et le traitement de faveur, puisque, selon les militants, « plusieurs membres de la Seprona seraient concernés, et c’est pour cela qu’ils ne veulent pas agir ».

Un des podencos attaché et enfermé dans un taudis à Orba


Les cas de mauvais traitements et d’abandon se répètent en suivant le même schéma dans la Marina Alta (province d’Alicante). Les podencos, qui sont les chiens les plus utilisés pour la chasse, sont aussi ceux qui souffrent le plus des conséquences de ces mauvaises pratiques. Les défenseurs des animaux ainsi que les refuges de la comarque dénoncent une nouvelle fois un des cas pourtant déjà connu de la Marina Alta.

Il s’agit d’un réduit, dans le village d’Orba, appartenant à un chasseur, qui enferme dans des « conditions plus que lamentables » neuf chiens. Ce cas est déjà connu sous le nom de « cas Morell », publiquement dénoncé il y a un an environ, même si les faits remontent à 2016. Les associations dénoncent le fait que rien ne soit entrepris par la Seprona (Service de protection de la nature : unité de la Garde civile espagnole chargée de la conservation de la nature et de la gestion du secteur de la chasse et de la pêche), la police, ou la mairie pour améliorer les conditions et la qualité de vie de ces animaux.

« Ils ont réussi à rendre presque normal ce cas d’enfermement permanent et de mauvais traitements physiques et psychologiques d’un animal qui ressent la douleur et souffre », affirment les associations de défense des animaux. De plus, ils mettent en garde contre le « copinage » et le traitement de faveur dont bénéficient le propriétaire des lieux, puisque, selon les militants, « plusieurs membres de la Seprona appartiennent également au secteur, c’est pourquoi ils ne veulent pas agir. »


Pendant ce temps là, les chiens souffrent. Comme l’indiquent les vétérinaires et les experts en comportement animal, le confinement et l’immobilisation des chiens sont nuisibles à leur esprit et à leur comportement, en particulier chez les races les plus actives, comme les podencos, car leur niveau d’activité et d’exercice devrait être beaucoup plus élevé. « Ils sont détenus en intérieur, dans la pénombre, attachés, sans voir la lumière du jour, sans sociabilisation, et sans presque pouvoir bouger non plus. »

Abandons et saturation des refuges

Cette situation a de graves répercussions sur la psychomotricité et les compétences des podencos. Au point qu’ils ne servent plus les intérêts des chasseurs. Ils perdent la notion du rappel, et beaucoup finissent par être abandonnés au milieu des champs. Les refuges, saturées de cas comme ceux-là, alertent sur cette situation.

« Il faut en prendre conscience », clament les associations. « Les chiens doivent être retirés à cette personne pour mauvais traitements et détention dans de mauvaises conditions, ou bien être confiés à des refuges qui leur donneront l’opportunité de connaître une vie digne de ce nom. C’est tout ce que nous demandons ! »