« La réalité des rehalas : une chienne meurt pendue avec sa propre corde » // Province de Malaga // Pacma.es // 22.07.20

// Une chienne confinée dans une cache à Totalán (Malaga) est morte pendue après que la courte corde avec laquelle elle était attachée se soit emmêlée.

Il y a quelques semaines, une famille se promenait dans la municipalité de Totalán à Malaga lorsqu’elle a entendu des halètements et des aboiements. En y regardant de plus près, ils ont pu voir l’abri insalubre où plusieurs chiens, pour la plupart des podencos, étaient condamnés à vivre. Un chien haletait fortement, luttant pour respirer, à cause de la corde courte enroulée autour de son cou.

Ils ont essayé de la sauver mais quand ils sont revenus pour l’aider, la chienne était déjà morte, pendue par la corde. Une mort terrible et une lente agonie causée par le manque d’attention et de soins.

Nous prévenons: les images sont d’une extrême dureté.

Ces personnes ont prévenu le SEPRONA qui s’est rendu sur les lieux et a déclaré que, puisque la chienne s’était pendue avec sa propre corde, il n’était pas nécessaire d’ouvrir une enquête à l’encontre du propriétaire de la rehala suite à sa mort, mais uniquement sur les conditions dans lesquelles vivaient les chiens. La mort de cette chienne ne sera donc pas punie, un autre exemple de la mauvaise protection des animaux dans notre pays.

La chasse condamne des dizaines de milliers de chiens à une vie misérable, à une vie d’esclavage. Beaucoup d’entre eux vivent dans ces rehalas dans des conditions insalubres, dans des caches étouffantes, obligés de servir ceux qui s’amusent à tirer et à tuer les animaux dans nos montagnes , attachés avec de courtes chaînes, manquant d’eau et de nourriture et de l’attention dont ils ont besoin.

Malgré le fait que depuis des années, il y a eu des cas terribles liés aux rehalas et que nous les avons dénoncés, les rehalas continuent d’exister dans les mêmes conditions sans que l’administration effectue les contrôles nécessaires pour éviter ces abus. Ce dernier cas nous a particulièrement secoué.

Les rehalas, une cruelle réalité qui doit disparaître

C’est la triste réalité des chiens utilisés pour la chasse. Ce ne sont que de simples outils, des instruments qui sont jetés et abandonnés lorsqu’ils ne sont plus utiles.

L’existence des rehalas témoigne à l’évidence de la manière dont les autorités soutiennent les chasseurs. Les chiens qui s’y trouvent vivent dans de terribles conditions sanitaires et d’hygiène, souvent contraints de dormir dans leurs propres excréments et attachés, et dans de nombreux cas, comme dans celui de ce chien de Totalán, ils finissent par mourir.

Dans d’autres cas, lorsque les chasseurs constatent que ces terribles conditions ont altéré leurs «capacités» à chasser, ils les abandonnent ou les tuent.

De nombreux pays ont déjà interdit la chasse avec des chiens, mais l’Espagne continue d’être à la traîne pour la défense des animaux et continue de l’autoriser et de la promouvoir. Le cas de l’Andalousie est particulièrement honteux, puisque le gouvernement andalou veut déclarer la rehala et la montería comme Biens d’Intérêt Culturel.

Chez PACMA, nous continuerons à nous battre tant que nous n’aurons pas mis fin à cette activité violente, qui est non seulement responsable de la mort de millions d’animaux chaque année et de la main mise des chasseurs sur nos montagnes, mais condamne également des animaux comme le chien de Totalán à une vie misérable , à une souffrance terrible et une mort lente et atroce.//