« Huellas parvient à faire adopter 80% des animaux qui entrent au refuge » // La Tribuna De Ciudad Real // 15.03.20

// Le Centre d’Accueil pour Animaux Abandonnés a enregistré 512 entrées de chiens et de chats en 2019, soit 43% de plus qu’en 2018, et a réussi à en faire adopter environ 400.

Une bénévole de Huellas caresse un chien.

L’Association Protectrice des Animaux et de la Faune ‘Huellas’ de Puertollano, qui gère le Centre d’Accueil pour Animaux Abandonnés de la ville, a clôturé l’année dernière avec un nombre record d’adoptions. Le collectif présidé par Karen Caws a réussi à faire adopter près de huit animaux sur dix qui sont entrés au refuge, plus concrètement, sur les 512 entrées enregistrées entre janvier et décembre 399 ont été adoptés, soit 77,9%.

Selon les données fournies par l’Association ‘Huellas’ à notre journal, en 2019, il y a eu 512 entrées d’animaux au refuge municipal, soit 423 chiens et 89 chats, pour 399 adoptions, soit 343 chiens et 56 chats. 97 des animaux non adoptés (76 chiens et 21 chats) sont morts, soit de causes naturelles soit ont été euthanasiés, ou ont été récupérés par leurs propriétaires au refuge. Il est bon de rappeler que les euthanasies sont des euthanasies autorisées par le vétérinaire et toujours pour empêcher l’animal de souffrir ou d’agoniser, comme dans les cas de blessures graves suite à un choc avec un véhicule.

La présidente de l’Association ‘Huellas’ de Puertollano, Karen Caws, apprécie le nombre d’adoptions réalisées l’année dernière, pourcentage qui dépasse de loin celui de 2018 : bien que le nombre d’animaux arrivés au Centre d’Accueil a considérablement augmenté, passant de 358 en 2018 à 512 en 2019, les adoptions sont, elles, passées de 242 en 2018 à 399 en 2019.

Karen Caws précise également que la majeure partie des adoptions sont toujours réalisées à l’étranger, avec environ 85% du total, mais elle se réjouit du fait qu’en 2019, il y ait eu une augmentation des adoptions de chiens et de chats à Puertollano et dans la région, «ce qui nous rend très heureux », bien qu’elle admette que le chiffre est encore« minime». Quant aux pays d’adoption, les principaux sont à nouveau les Pays-Bas, la Belgique, la France, l’Italie et le Royaume-Uni.

Dans le cas du Royaume-Uni, la présidente de l’Association ‘Huellas’ de Puertollano indique que l’impact de sa sortie de l’Union européenne (UE), plus connue sous le nom de ‘Brexit’, ne s’est pas encore fait sentir. Mais elle reconnaît que ce ne sera vraiment qu’à partir de 2021 que l’impact sera plus important car jusqu’au 31 décembre de cette année, ‘tout devrait rester identique au niveau des procédures’. A partir de 2021, même si les animaux pourront continuer à voyager au Royaume-Uni malgré le «Brexit», le processus sera «plus long et plus lent», surtout en matière de vaccinations et de permis.
En tout cas, en janvier de cette année, 14 chiens ont encore pu être envoyés au Royaume-Uni par Huellas pour leur adoption, de sorte que pour le moment « le » Brexit  » ne nous affecte pas directement, même si nous devons nous y préparer. » De plus, les coûts de transport des animaux devraient également augmenter lorsque le Royaume-Uni quittera l’Union européenne.


Financement et bénévoles. 

Malgré les bonnes données des adoptions, l’Association ‘Huellas’ de Puertollano a connu en 2019 des moments ‘très compliqués’ en raison de l’insuffisance des ressources et des finances et du manque de bénévoles. À la fin de l’année dernière, la Municipalité a payé 30.000 des 40.000 euros de sa subvention annuelle de 2019, soit un quart de moins que convenu pour 2019 et encore rien pour 2020.
Concernant le volontariat, Karen Caws lance un appel à la société de Puertollano pour qu’ils collaborent avec le Centre d’Accueil pour Animaux Abandonnés, et notamment les jeunes, soulignant que « le volontariat est très positif, notamment pour les étudiants, car ils peuvent le mettre sur leur CV et cela les aide lors de la recherche d’un emploi ». Elle encourage également les universitaires qui étudient la médecine vétérinaire à venir au refuge « pour prêter main forte car ils apprendront sûrement beaucoup ». « Le bénévolat est un travail très gratifiant pour celui qui le réalise, et dans ce cas aussi, l’aide nous serait très utile pour promener les chiens, les brosser, etc. », ajoute Karen Caws.//