« Le Seprona enquête sur une personne pour maltraitance animale à San Bartolomé de Tirajana (Gran Canaria)  » //

 » Le Service de Protection de la Nature (Seprona) de la Garde civile de la Comandancia de Las Palmas a ouvert une enquête, le 6 février, à l’encontre d’un homme de 42 ans en tant qu’auteur présumé d’un délit relatif à la protection des animaux domestiques, car il détenait quatre chiens dans des chenils dans des conditions qui « mettaient en danger leur intégrité physique ».

Un des chiens qui était en mauvais état – Guardia Civil – Archives


Les agents ont également ouvert une plainte administrative pour contrevenance à la loi 8/1991 du gouvernement des îles Canaries sur la protection des animaux, en raison de diverses irrégularités relatives aux carnets de vaccination obligatoires, comme l’a rapporté la Garde civile dans un communiqué de presse.

Les faits remontent au 16 janvier dernier, jour où le Seprona a reçu des informations d’un habitant sur l’existence de plusieurs chiens en mauvais état de santé dans les installations d’une entreprise de la ville de San Agustín, dans la municipalité de San Bartolomé de Tirajana.

Suite à cette information les agents du Seprona ont effectué une inspection en compagnie d’un vétérinaire du vice-ministère de l’élevage du gouvernement des îles Canaries à l’endroit indiqué, où ils ont rencontré un travailleur de l’entreprise.

Les agents et le vétérinaire ont ensuite inspecté les lieux et les animaux, qui étaient abrités dans deux zones distinctes : trois de race podenco, qui sont utilisés pour la chasse traditionnelle au lapin sur l’île, et un grand Danois.

Dans la partie inférieure des installations, ils ont trouvé des chenils faits de blocs et de béton, avec plusieurs cabines et ont pu constater que les conditions d’hygiène et sanitaires n’étaient pas adaptées aux chiens car ils n’avaient ni bac à nourriture ni nourriture à disposition au moment de l’inspection.

De plus, les chenils étaient « très sales et avec une grande quantité d’excréments », et le bac à eau en béton contenait très peu d’eau, d’une couleur verdâtre, totalement trouble et avec des restes de déchets et de solides flottant à sa surface ».

Les agents et le vétérinaire ont découvert quatre chiens, « très effrayés en présence de personnes », dans un état de « maigreur extrême », avec plusieurs lésions cutanées sur différentes parties du corps, y compris des plaies ouvertes. Un des chiens avait une partie de l’os de la queue visible, tous étaient infestés de parasites externes, et certains avaient les oreilles infestées de tiques.

Ainsi, à l’issue de l’inspection, sur base de laquelle les procès-verbaux signés par les intervenants ont été établis, et devant l’état de santé extrême des chiens et le manque de soins, ainsi que le manque de garanties que les conditions des animaux pourraient s’améliorer rapidement, les agents du Seprona et le vétérinaire officiel ont convenu ensemble du retrait des quatre animaux pour qu’il puisse recevoir les soins nécessaires et un suivi en conséquence.

De leur côté, les agents du Seprona ont fait le rapport de police obligatoire, informant le Tribunal compétent, de service, de Maspalomas de la confiscation préventive de trois podencos et d’un danois, ainsi que de l’enquête ouverte sur une personne en tant qu’auteur présumé d’un délit de maltraitance animale visé dans le Code pénal, dans son article 337.

A ce jour, les agents du Seprona continuent de surveiller l’état des animaux pour vérifier l’évolution, qui est jugée satisfaisante sauf pour l’un des 3 podencos saisis, qui a été admis dans un hôpital vétérinaire faute d’avoir pu récupérer sa masse corporelle via une alimentation normale. »