« Une initiative lancée aux Canaries pour créer un registre des maltraitants d’animaux » // El Dia.es // 18.02.2020

Plus de 27.000 personnes ont déjà soutenu mardi après-midi la proposition adressée au Parlement autonome, au Congrès des députés et au Parlement européen qui vise à répertorier et interdire de possession les personnes qui menacent la vie des animaux(*)

(*) non seulement aux Canaries mais aussi dans toutes les Communautés Autonomes

Plus de 27 000 personnes se sont déjà jointes à l’initiative qui a pour objectif de créer un registre où figureront les personnes condamnées pour maltraitance animale. Mais la proposition, qui est lancée depuis les îles Canaries, veut aller plus loin encore et demande que le Code Pénal, qui doit d’ailleurs être revu prochainement – selon ce que le ministre de la Justice du gouvernement espagnol, Juan Carlos Campo, a annoncé ce lundi. – prévoit des pénalités plus lourdes dans les cas de maltraitance animale. Les promoteurs de l’initiative ont également l’intention de créer des tribunaux spéciaux dans ce domaine, avec la présence, dans les différents instituts de médecine légale, de vétérinaires légistes.

Des nouvelles tels que le retrait de cinq podencos  retrouvés dans des conditions lamentables ce lundi dans la municipalité d’El Rosario, ont de nouveau réveillé les consciences. Les promoteurs de l’initiative, menée via une pétition sur la plateforme Change.org , critiquent la « déshumanisation » d’une Justice qui permet « à des animaux d’être remis entre les mains de l’agresseur  » peu de temps après le jugement de leur bourreau.

L’année dernière, un événement inhabituel s’est déroulé à Ténérife:  un juge a appelé un chien victime de maltraitance comme témoin dans le procès pour maltraitance à l’encontre de son compagnon humain. Cependant, les promoteurs de l’initiative exigent un tribunal spécial pour la violence, les abus et les délits contre les animaux.

Les plus de 27 000 personnes qui ont signé la pétition soutiennent également la création d’une base de données génétiques (ADN) des animaux de compagnie , y compris les chiens de chasse, afin d’identifier les animaux ainsi que l’obligation d’enregistrer les chiens dans un recensement municipal afin que le propriétaire de chaque animal soit identifié et puisse être poursuivi non seulement par voie administrative, mais aussi par voie pénale au cas où un animal est retrouvé abandonné ou maltraité.

un terrible cas de maltraitance d’un podenco aux Canaries

Les promoteurs de l’initiative réclament  la création d’un registre universel des animaux et l’interdiction à vie de posséder des animaux pour les personnes condamnées pour maltraitance animale. Ces restrictions étant également étendues à la possession d’armes et de produits phytosanitaires.

L’initiative populaire réclame également des ordonnances judiciaires rapides lorsqu’un éventuel cas de maltraitance animale pour que le sauvetage des animaux soit possible et efficace sachant que pour le moment, soulignent-ils, « il faut souvent des mois pour sauver les animaux ce qui fait que beaucoup meurent, ou sont tués, avant d’être sauvés. « 

La proposition prévoit non seulement des mesures durant la vie des animaux, mais demande également la création d’un système d’enregistrement des décès des animaux, où l’on pourra retrouver en détail la cause du décès et l’obligation pour chaque animal d’être enterré ou incinéré. « Plutôt qu’ils ne soient jetés dans des ravins ou depuis des ponts, ce qui est la façon de faire actuelle de beaucoup de gens », comme le dénonce le texte de la pétition qui espère récolter un maximum de signatures. //