« La juge interdit la possession d’armes et d’animaux au chasseur qui a torturé la chienne Alma » // El Pais // 18.12.19

// Héctor C.V.G. refuse de témoigner devant la présidente du tribunal de Chantada et celle-ci estime qu’il existe un « risque de récidive pénale ».

La chienne ‘Alma’ après que H. C.V.G. lui a tiré dessus, l’a attachée par le cou et trainée sur le sol à Chantada (Lugo).

Le chasseur poursuivi dit maintenant qu’il ne reconnaît pas sa victime et refuse de faire une déposition malgré le fait que la vidéo enregistrée par un couple qui passait à cet endroit l’incrimine catégoriquement. Héctor C.V.G., l’homme qui a tiré avec son arme, attaché par le cou et traîné le corps de la chienne baptisée ‘Alma’ par les animalistes, la blessant ainsi gravement, est venu ce matin à sa convocation suite à l’enquête ouverte pour délit de maltraitance animale devant le tribunal de Première Instance et d’Instruction de Chantada. Arrivé là, ce même homme armé qui selon les informations diffusées les premiers jours avait déclaré qu’il « pouvait tirer des coups de feu sur qui il voulait quand ça lui chantait», est resté silencieux. Il a juste refusé de reconnaître la chienne qu’on lui a montrée sur une photo et qui est morte quatre jours après à l’hôpital vétérinaire Rof Codina de Lugo suite aux blessures très graves qu’elle a subies.

À la fin de la comparution de l’accusé âgé de 65 ans, la juge Estefanía Peña a décidé de le priver des droits de possession et d’utilisation d’armes à feu et d’animaux. La magistrate considère ces mesures conservatoires prévues en principe jusqu’à la fin de l’instruction comme « nécessaires et proportionnées » car il s’agit d’un « chasseur » qui possède d’autres animaux (moutons) et qui « pourrait être en possession d’armes ». Pour le juge, ce sont « des circonstances qui augmentent le risque de récidive ». C’est pourquoi elle a prévu dans la même ordonnance que cette privation soit notifiée à la Garde Civile et aux délégations à Lugo du ministère régional du Milieu Rural et de l’Environnement afin qu’ils veillent au respect de ces mesures provisoires.

Le cas de la torture et de la mort d’Alma s’est répandu comme une traînée de poudre après la diffusion de la vidéo réalisée par un couple qui passait par l’endroit où se sont déroulés les faits à Soilán do Monte (Pereira, Chantada) et qui, après avoir entendu un coup de feu, ont pu filmer la séquence dans laquelle on voit le chasseur traîner la chienne sur environ 200 mètres, certainement pour l’achever chez lui. L’accusation populaire, exercée par des groupes de défense des animaux tels que l’Association Mundo Vivo des Asturies, la Protectora de Animales de Lugo, l’Association El Refugio et le parti Pacma, pense que la chienne, qui avait donné naissance à six chiots quelques jours auparavant, appartenait à cet homme que la juge elle-même définit dans sa dernière ordonnance comme étant un chasseur.

Alma est morte le 3 décembre dernier des suites des tortures subies. Une balle a traversé ses deux humérus et si elle avait survécu, elle aurait perdu ses deux pattes avant selon les spécialistes qui l’ont prise en charge. La Xunta de Galice a pris ses chiots en charge et les a confiés à une soigneuse mais les 6 chiots ont dû être hospitalisés une semaine plus tard à l’hôpital de Rof Codina suite à une diarrhée sévère. Ils sont restés en observation et isolés pendant 7 jours à l’hôpital et hier, ils ont pu enfin sortir. //

Extrait de l’article :

« Le vétérinaire qui l’a examiné a constaté qu’Alma a reçu une balle qui lui a éclaté les deux humérus et qu’elle souffre de contusions cérébrales causées par des coups de bâton et de lacérations de la peau pour avoir été trainée sur le sol sur 200 mètres. »

La juez prohíbe la tenencia de armas y animales al cazador que torturó a la perra ‘Alma’

Héctor C.V.G. se niega a declarar ante la titular del juzgado de Chantada y ella cree que existe « riesgo de reiteración delictiva »

El cazador cazado dice ahora que no reconoce a su víctima y se niega a prestar declaración, a pesar de que el vídeo captado por una pareja que pasaba por el lugar lo incrimina rotundamente. Héctor C.V.G., el hombre que disparó, ató por el cuello y arrastró el malherido cuerpo de la perra bautizada luego por los animalistas como ‘Alma’, ha acudido esta mañana a su citación como investigado por un delito de maltrato animal al juzgado de Primera Instancia e Instrucción de Chantada. Allí, el mismo hombre armado que según trascendió en los primeros días había dicho que él podía « pegar tiros » a quien le saliera de « los cojones », ha guardado silencio. Solo ha negado reconocer a la perra rubia que le han mostrado en una fotografía, y que a consecuencia de las gravísimas heridas murió cuatro días después en el Hospital Veterinario Universitario Rof Codina de Lugo.

Al terminar la comparecencia del imputado, de 65 años, la juez Estefanía Peña ha dictado este jueves un auto en el que acuerda para Héctor C.V.G. la privación de los derechos de tenencia y uso de armas de fuego y de animales. La magistrada considera estas medidas cautelares previstas en principio hasta el final de la instrucción como « necesarias y proporcionadas » por tratarse de un « cazador » que posee otros animales (ovejas) y que « pudiera estar en posesión de armas ». Para la juez, estas son « circunstancias que incrementan el riesgo de reiteración delictiva« . Por eso dispone en el mismo auto que se libre oficio a la Guardia Civil y a las delegaciones en Lugo de las consellerías de Medio Rural y Medio Ambiente para que velen por que se cumplan estas medidas provisionales.

El caso de la tortura y muerte de Alma corrió como la pólvora después de que se difundiese la grabación realizada por una pareja que pasaba por el lugar de los hechos, Soilán do Monte (Pereira, Chantada) y que, tras escuchar un disparo, captó la secuencia en la que el cazador arrastraba unos 200 metros a la perra, supuestamente para rematarla en casa. La acusación popular, ejercida por grupos de defensa animal como la Asociación Mundo Vivo de Asturias, la Protectora de Animales de Lugo, la Asociación El Refugio y el partido Pacma, cree que la perra, que había parido seis cachorros días antes, pertenecía a este hombre que la propia juez define en su último auto como cazador.

Alma murió el pasado día 3 de diciembre por las secuelas de la tortura que padeció. Una bala atravesó sus dos húmeros y en caso de sobrevivir, según especialistas que la asistieron, habría perdido las dos patas delanteras. La Xunta de Galicia asumió la tutela de sus cachorros y se los confió a una cuidadora, pero una fuerte diarrea que acabaron padeciendo una semana después los seis animales de menos de un mes obligó a su ingreso en el Rof Codina. Durante siete días permanecieron en observación y aislados en el hospital y ayer ya se encontraban en condiciones de recibir el alta.