« Une enquête a été ouverte à l’encontre de douze personnes pour délit de maltraitance animale pour avoir donné la mort à 46 chiens à Tierra de Barros // Europa Press Extremadura // 3.12.19

 » La Garde Civile a ordonné l’ouverture de poursuites pénales à l’encontre de douze habitants de la région de Tierra de Barros, comme auteurs présumés d’actes de violence envers les animaux pour avoir donné la mort à 46 chiens au cours des trois dernières années.

Parmi les personnes inculpées, on retrouve un médecin vétérinaire de cette même région, qui est également accusé d’un présumé délit de falsification de documents.    

En août dernier, le Seprona (1) de la Garde Civile de Hornachos a eu connaissance de la découverte, dans une oliveraie proche du site de San Isidro, municipalité de Ribera del Fresno, du cadavre d’un galgo en état de décomposition avancé, trouvé à côté d’un sac rempli de restes osseux.    

Grâce aux contrôles effectués, il a été possible d’identifier par le biais de sa puce électronique le propriétaire de l’animal, un habitant de la même municipalité, qui a déclaré aux agents qu’il avait été sacrifié son chien par euthanasie pratiquée par un vétérinaire parce qu’ « il ne satisfaisait pas à ses attentes en matière de chasse» , selon ce qu’a déclaré la Garde Civile dans un communiqué de presse.

Le cadavre de l’animal et le reste des preuves rassemblées sur le site ont été remis au Département de l’Environnement du Service de Criminalistique de la Direction Générale de la Garde Civile afin de les analyser.    

Les tests et les rapports amènent les agents à penser qu’il s’agissait d’une « pratique habituelle » utilisée par certains propriétaires d’animaux, qui bénéficiaient également de la collaboration d’un vétérinaire de la région.    

Au cours de l’enquête, on a pu identifier 10 autres personnes, habitants de différentes municipalités de la région de Tierra de Barros, responsables du sacrifice de 46 chiens de chasse, tous jeunes et principalement des galgos. Tous ont été euthanasiés alors qu’ils étaient apparemment en bonne santé, sans aucune pathologie ni raison justifiant légalement leur sacrifice.

L’enquête a permis de constater que toutes les euthanasies pratiquées par le même vétérinaire l’ont été selon une « mauvaise pratique », dans la mesure où il pratiquait l’ euthanasie sans étourdissement préalable des animaux et même en dehors du centre vétérinaire.    

Tout ceci donc en infraction à la réglementation relative au sacrifice des animaux domestiques, à la Loi sur la Protection des Animaux en vigueur dans la Communauté Autonome d’Extramadura, à la Convention Européenne sur la Protection des Animaux Domestiques mais aussi aux dispositions du Code de déontologie vétérinaire.

On a également été découvert que ce même praticien avait falsifié la cause de décès des animaux mentionnée dans le RIACE (2)en indiquant comme motif « maladie ou accident » au lieu d ‘ »euthanasie », cachant ainsi l’activité illégale qu’il menait.   

Les procédures dirigées contre les douze personnes inculpées ont été communiquées aux tribunaux d’instruction de Villafranca de los Barros (Badajoz). « 

(1) Seprona = Service de Protection de la Nature

(2) RIACE = Registre Identification Animaux de Compagnie d’Extramadura