« Les podencos sont les chiens les plus touchés par la maltraitance et l’abandon dans la Marina Alta » (région d’Alicante) // LaMarinaPlaza.com //

Lien de l’article original, en espagnol, ICI // Enlace del articulo en español AQUI.

  • Les défenseurs des animaux et les refuges de la région dénoncent une nouvelle fois un cas déjà signalé à Orba : une dizaine de chiens survit dans un taudis, dans des « conditions plus que lamentables ».
  • Ils dénoncent le « copinage » et le traitement de faveur, puisque, selon les militants, « plusieurs membres de la Seprona seraient concernés, et c’est pour cela qu’ils ne veulent pas agir ».

Un des podencos attaché et enfermé dans un taudis à Orba


Les cas de mauvais traitements et d’abandon se répètent en suivant le même schéma dans la Marina Alta (province d’Alicante). Les podencos, qui sont les chiens les plus utilisés pour la chasse, sont aussi ceux qui souffrent le plus des conséquences de ces mauvaises pratiques. Les défenseurs des animaux ainsi que les refuges de la comarque dénoncent une nouvelle fois un des cas pourtant déjà connu de la Marina Alta.

Il s’agit d’un réduit, dans le village d’Orba, appartenant à un chasseur, qui enferme dans des « conditions plus que lamentables » neuf chiens. Ce cas est déjà connu sous le nom de « cas Morell », publiquement dénoncé il y a un an environ, même si les faits remontent à 2016. Les associations dénoncent le fait que rien ne soit entrepris par la Seprona (Service de protection de la nature : unité de la Garde civile espagnole chargée de la conservation de la nature et de la gestion du secteur de la chasse et de la pêche), la police, ou la mairie pour améliorer les conditions et la qualité de vie de ces animaux.

« Ils ont réussi à rendre presque normal ce cas d’enfermement permanent et de mauvais traitements physiques et psychologiques d’un animal qui ressent la douleur et souffre », affirment les associations de défense des animaux. De plus, ils mettent en garde contre le « copinage » et le traitement de faveur dont bénéficient le propriétaire des lieux, puisque, selon les militants, « plusieurs membres de la Seprona appartiennent également au secteur, c’est pourquoi ils ne veulent pas agir. »


Pendant ce temps là, les chiens souffrent. Comme l’indiquent les vétérinaires et les experts en comportement animal, le confinement et l’immobilisation des chiens sont nuisibles à leur esprit et à leur comportement, en particulier chez les races les plus actives, comme les podencos, car leur niveau d’activité et d’exercice devrait être beaucoup plus élevé. « Ils sont détenus en intérieur, dans la pénombre, attachés, sans voir la lumière du jour, sans sociabilisation, et sans presque pouvoir bouger non plus. »

Abandons et saturation des refuges

Cette situation a de graves répercussions sur la psychomotricité et les compétences des podencos. Au point qu’ils ne servent plus les intérêts des chasseurs. Ils perdent la notion du rappel, et beaucoup finissent par être abandonnés au milieu des champs. Les refuges, saturées de cas comme ceux-là, alertent sur cette situation.

« Il faut en prendre conscience », clament les associations. « Les chiens doivent être retirés à cette personne pour mauvais traitements et détention dans de mauvaises conditions, ou bien être confiés à des refuges qui leur donneront l’opportunité de connaître une vie digne de ce nom. C’est tout ce que nous demandons ! »

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