« Démantèlement d’une perrera illégale et surpeuplée à La Luz (Asturies), 150 chiens au total, dont beaucoup de malades. » // LNE.es // 06.07.2018

// Le refuge “Protectora del Principado” a pris en charge les animaux et en a transféré certains vers un hôpital vétérinaire, au vu de leur état grave.

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Des chiens atteints de la gale, aux os cassés, aveugles, avec des kystes, des tumeurs, faméliques et en état de sous-nutrition… Voici le scénario d’horreur auquel ont été confronté le 5 juillet dernier les agents de la police locale d’Avilés, des bénévoles de différentes structures d’aide aux animaux, et plusieurs fonctionnaires de l’Etat ayant participé au démantèlement d’un refuge illégal dans le quartier de La Luz. A l’intérieur, 150 chiens entassés, pour la plupart malades. La mairie avait décidé d’évacuer les animaux après plus de 10 ans de dénonciations de la part de particuliers, associations de défense des animaux, réquisitoires et d’une ordonnance du tribunal, prononcée l’année dernière. Le dernier avertissement adressé à la propriétaire des lieux, Emilia Bernadal, et aux «assistants» qui collaboraient avec elle est arrivé une quinzaine de jours auparavant, leur indiquant qu’ils devaient évacuer les lieux, sous peine d’expulsion. Et c’est ce qui est arrivé.

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Le gouvernement local a fait appel à l’association “ Protectora de Animales del Principado de Asturias » afin de procéder à l’évacuation des animaux et les prendre en charge par la suite. L’opération a duré quatre jours. Le premier jour de l’opération, une trentaine de chiens ont été secourus, déparasités et vaccinés. Certains d’entre eux ont été transférés directement vers l’hôpital vétérinaire « La Villa » pour des opérations chirurgicales ou des soins plus particuliers. Les autres chiens ont été transportés par camion vers les structures du refuge d’accueil, qui n’avait pas recueillis d’autres animaux, en prévision de cette arrivée massives de chiens dans le besoin. « Les conditions dans lesquelles se trouvent ces animaux sont très mauvaises. Il y a de tout : des cas de gale, de cécité, des kystes, des plaies ouvertes et des os cassés… » affirme un vétérinaire du Ministère des affaires rurales. Tout au long de la journée, plusieurs vétérinaires du refuge se sont rendus sur la parcelle pour soigner les animaux, avant de les emmener dans leurs installations d’accueil. « Ils vont être placés sous quarantaine car ils ne doivent pas côtoyer d’autres chiens, à cause des cas de gale dont beaucoup sont atteints. », précisent-ils.

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Emilia Bernadal a commencé à receuillir des chiens sur cette parcelle, qui ne lui appartenait pas, au début des années 2000. Les premières plaintes pour mauvais traitement sont arrivées deux ans après. La dernière en date n’a qu’une semaine. « Je recueille des chiens depuis que j’ai 18 ans, chacun fait comme il peut. Le conseiller Miguel Ángel Balbuena nous a dit qu’il nous donné un délai pour évacuer les chiens petit à petit, mais il n’a pas tenu parole. » a-t-elle expliqué. Elle assure avoir essayé de régulariser la situation, sans y parvenir. Bernadal, accompagnée de Covadonga Díaz et Raúl Robles, dit vouloir porter plainte contre la police nationale pour non présentation de mandat, et contre la police locale d’Avilés et l’association de protection animale pour intrusion illégale sur la propriété.

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Aujourd’hui, c’est elle qui n’a plus le droit d’accéder à la parcelle où étaient détenus les chiens. Les policiers ont placé sous scellé le chenil illégal, et si elle ou toute autre personne tente d’y pénétrer, elle pourra être poursuivie pour délit de désobéissance grave. La police ont assuré une surveillance jour et nuit durant toute la durée de l’opération de sauvetage des animaux qui, à partir de là, ont pu commencer une nouvelle vie dans des « conditions dignes ». //

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