« L’odyssée des 90 Podencos » // Affaire des Podencos de Mogan, Iles Canaries // La Provincia.es // 29.08.17

// Les chiens vivent entassés dans

une propriété de Las Vargas. //

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Miguel Moreno 29.08.2017 | 01:22

// Depuis 2013, associations de protection animale et bénévoles animalistes tentent de sauver 90 podencos qui vivent actuellement entassés dans une finca à Vargas,  Agüimes. Leur propriétaire les a déplacé depuis Mogán alors qu’ils étaient sur le point d’être confisqués par le Conseil Municipal et les associations de protection animale, à cause des conditions insalubres dans lesquels ils vivaient.

Quatre ans et demi ont passé depuis qu’une association de protection animale a dénoncé la situation de maltraitance dans laquelle se trouvaient les 90 Podencos de Mogán. Depuis lors, les chiens ont subi une véritable odyssée qui n’a pas toujours pas trouvé de fin heureuse, puisqu’ils vivent encore entassés dans une propriété de Vargas, Agüimes, sans qu’aucune institution ni autorité n’ait pris de mesures.

Le début de l’histoire remonte au 21 février 2013, quand l’association  Protectora Gran Canaria Pets a porté plainte devant le Conseil municipal de Mogán et le Seprona contre une personne qui possédait des dizaines de chiens entassés dans des conditions insalubres, dans des installations précaires. Deux dossiers administratifs ont été ouverts, et ont abouti sur deux accords de l’assemblée plénière municipale. Ces accords concluaient qu’une amende de 826 € serait imposée, en plus d’une déclaration d’incapacité de détenir des animaux pendant cinq ans, et la confiscation de tous les chiens.

En septembre 2014, la date de saisie des chiens est notifiée au propriétaire des animaux. Celle-ci est réalisée à Los Llanos où sont entassés la centaine de chiens. Seuls 45 d’entre eux ont pu être saisis puisque le reste des podencos avait été déplacé par leur propriétaire quelques jours avant, à Los Albarianes, situé à seulement quelques kilomètres de là.

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C’est à ce moment là qu’a débutée l’affaire connue dans le mouvement animaliste sous le nom des « 90 Podencos de Mogán ». Le 17 décembre 2015, deux ans et dix mois après la première plainte, les bénévoles ont cru que l’affaire touchait à sa fin. Ce jour devait marquer la fin du cauchemar pour ces animaux. Tout était prêt du côté des associations de protection animale, des volontaires, des agents municipaux de Mogán, pour confisquer les Podencos dans Les Albarianes. Leur surprise fut énorme quand, après s’être présentés sur les lieux, ils n’y ont trouvé aucune trace des chiens.

L’homme avait de nouveau fui avec les animaux vers une propriété privée située à Playa  de Vargas, d’Agüimes, où les 90 Podencos vivent toujours aujourd’hui, entassés. Le Pacma (Parti politique animaliste espagnol, ndlt) s’est joint aux associations de protection animale pour présenter une nouvelle plainte au tribunal de garde de Telde, en lui précisant la nouvelle situation géographique des chiens.

La même année, le Conseil municipal de Mogán a transmis le dossier administratif à la municipalité d’Agüimes qui, après avoir établi ses propres rapports municipaux (policier et vétérinaire), les a remis entre les mains de l’autorité judiciaire.

En août 2016, Oliver Perdomo a remis au Conseil municipal d’Agüimes une pétition de 75.000 signatures réunies sur le site Change.org afin qu’elle prenne des mesures concernant cette affaire. Perdomo a déclaré que cela fait déjà plus d’un an qu’il a remis la pétition et qu’il n’a toujours pas eu une réponse du Consistoire. « Pas même un appel », a-t-il affirmé.

Beatriz Mejías, conseillère de Coalition des Canaries à Agüimes, a imploré la corporation municipale d’agir à propos de ce cas. Les associations se demandent pourquoi a agit et que Agüimes ne fait rien. « Dans cette commune, la réglementation ne parle pas de sanctions, mais de protection animale », détaille Mejías. La conseillère explique que le Conseil Municipal ne prendra pas de mesures. Ce sont des podencos, des chiens de chasse, ils ne sont pas protégés par la loi de protection animale qui est en train d’être élaborée au Parlement des Canaries », déclare-t-elle. « Ils ne l’appliquent pas afin de ne pas perdre le vote des chasseurs, et je trouve incroyable qu’elle ne protège pas certaines races chiens », condamné Mejías. Les jours passent, et 110.000 signatures plus tard, les 90 podencos vivent toujours entassés sous la chaleur d’Agüimes. //


Voici les conditions de vie actuelle des chiens:

Pour aller plus loin concernant cette affaire:

Rejoignez la page Facebook consacrée aux 90 Podenco de Mogan en cliquant ici, le groupe Facebook en cliquant ici, et le groupe Teaming en cliquant ici.

Pour signer la pétition sur Change.org, cliquez ici.

 

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