« Les Autorités répartiront les chiens entre Badajoz, Don Benito et Santa Amalia » // Hoy.es // 05.06.17

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// La propriétaire de la perrera d’Olivenza a déclaré hier qu’il faut éviter le transfert des animaux sans identification ni vaccin, considéré comme illégal.

Les Autorités de Badajoz ont une première destination pour les chiens se trouvant au refuge de Olivenza qui, jusqu’à hier, était le lieu rassemblant les chiens abandonnés de la province. Il est prévu qu’à partir de demain les chiens seront répartis dans les chenils de Badajoz, Don Benito et Santa Amalia. Comme en a décidé hier le vice-délégué du Conseil du Développement Durable, avant tout autre transfert vers d’autres lieux ou encore vers des adoptants définitifs.

Le Conseil du Comté n’a pas encore déterminé comment la répartition des animaux gardés à Olivenza se fera, étant donné les 75 adoptions et réservations faites ce week end. « Le nombre exact de transferts vers les différents lieux d’accueil sera connu dans les prochains jours qui suivent la fermeture de la perrera» selon Farrona.

On a appris ce jour que seuls 9 chiens iront à Badajoz, n’ayant que 3 emplacements libres en ce moment. Le nombre de chiens accueillis à Don Benito sera limité pour cause de manque de place suite à un incendie ayant touché leurs installations en février dernier. Et à Santa Amalia, la Députation Provinciale est le propre gestionnaire des installations accueillant en premier les animaux errants recueillis par leur personnel avant leur transfert vers Olivenza.

Dans tous les cas, la Députation locale s’est donnée pour tâche de reloger les chiens vers d’autres centres d’accueil, que ce soit dans la province d’Extramadure ou en-dehors de celle-ci. Le principal souhait serait que les animaux soient adoptés en passant par des refuges intéressés de les prendre en charge.

Une inconnue persiste, tous les chiens pourront-ils être sauvés ? Qu’en est-t-il des chiens malades ? Jusqu’à ce jour le Conseil a évité de parler d’euthanasie. A cet égard, Farrona a répondu aux vétérinaires hier, tant ceux du noyau zoologique, que ceux qui travaillent à la Députation, que chaque cas sera pris en considération. Malgré tout, il reconnait qu’il existe « certains cas de chiens dangereux, qui ont attaqués leur propre maître, rendant l’adoption plus difficile ».

La Députation locale, avec ses 4 employés de fourrière, a débuté hier le transfert des animaux vers le refuge d’Olivenza. Mais l’employée sur place a refusé l’entrée aux chiens. « Aucun de ces chiens n’a de microchip, ni passeport, ni vaccin contre la rage, bref,aucun des documents légaux indispensables et requis par la Loi afin de pouvoir les sortir d’un centre zoologique » argumente Luisa Mira, gérante du chenil.

Après l’avis du SEPRONA, l’aide du Sercice Sanitaire Animal sera donnée au Conseil d’Extramadure. Selon Mira, « ils autorisent le départ des chiens en demandant simplement un examen avec les caractéristiques de chaque animal ». Manuela Pablo,l a propriétaire du chenil, considère que par cette procédure, ils sont obligés « de violer une loi qu’ils ont eux-mêmes faite ». Pour cette raison, elle annonce qu’aucun chien ne sortira des installations si non identifié « à moins d’être confirmé et autorisé par un Juge ». Elle défendra cette idée demain devant les Tribunaux et les Juges.

Devant ce refus, le député du Développement Durable conteste et déclare que «pour le bien-être des animaux, le déroulement des expéditions aura lieu normalement en se conformant à la loi dans ce domaine ».

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SOLUTIONS TEMPORAIRES

La répartition des chiens de la Députation Provinciale entre différents chenils sera une solution temporaire jusqu’à ce que s’ouvrent à Azuaga des installations permanentes afin d’accueillir les animaux abandonnés dans la Province.

Dans ce sens, le 1 er juin passé, un vote à l’unanimité du Conseil Municipal a approuvé Azuaga comme lieu d’implantation d’un nouveau refuge bâti sur un terrain cédé par le Conseil d’Extramadure.

« Espérons que dans les prochains mois, nous pourrons disposer des installations », déclare Francisco Farrona, qui a constaté que les bâtiments déjà en place ne demanderont pas de grands investissements, étant donné leur bon état de conservation.

En ce moment, le travail des employés de la fourrière se limite à recueillir des animaux abandonnés supposés être un danger pour la population ou la Santé Publique, jusqu’à ce que les places disponibles pour les chiens augmentent.

« Nous souhaitons lancer un message aux habitants de nos municipalités contre l’abandon des animaux, source de problème majeur pour la Députation Provinciale, essayant de trouver des solutions afin de diminuer les dits-abandons »déclare Farrona. //

 

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« Le Galgo dans l’histoire de l’Art – Ce que signifie d’être né galgo » // par Barbara Vidal // Yo Galgo

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// Les lévriers n’ont pas toujours été considérés de la même manière au cours de l’histoire. Ici, quelques exemples.

Totale incertitude, à propos de tout ce qui est à venir, voici ce qui signifie naître galgo. La survie des lévriers espagnols dépend de beaucoup de choses, qui sont ses parents, ont-ils gagné quelque chose? Les premières semaines sont décisives pour décider du destin de chaque galgo. J’ai entendu beaucoup de choses à propos de galgos qui n’étaient  plus convoités, abandonnés : pour des raisons aussi simples que d’aboyer beaucoup, une queue trop courte, le chien a cessé de courir suite à une blessure, ou parce que l’éleveur a de nouveaux chiots qu’il souhaite essayer . Je suppose que la question la plus importante qu’un chasseur se pose pour l’avenir de ces chiens est : Pourquoi resterais-je avec vous?

Pourquoi te garderais-je?

Lorsque j’ai pris cette photo de Tzatziki, notre petite galga, la première chose qui me vint fut qu’elle ressemblait à un point d’interrogation. Oui, je pourrais passer beaucoup de temps avec les chiens, mais pour moi, après l’avoir trouvée à la poubelle, jetée par un chasseur, la photo fut la chance, la fortune et la résolution de la vie incertaine de cette jeune galga. Maintenant, elle fait partie du clan, elle est de la famille.

En observant comment le galgo a joué son rôle dans l’histoire de l’art, Barbara Vidal, après avoir exploré la représentation du galgo dans Don Quichotte de La Mancha, nous dépeint une image très différente des lévriers d’aujourd’hui. Ses mots et sa vision ne sont que de petites perles dans une mer de connaissance. Appréciez-les..

Le Galgo dans l’Art, plus de 5.000 ans comme symbole d’élégance

En pierre, en bronze, en devises, en huile sur toile et en bois, impression numérique … Selon Gary Tinterow, conservateur d’art contemporain au Met / Metropolitan Museum of Art à New York: « LE GALGO EST LA SEULE RACE DE CHIENS INVARIABLEMENT PRÉSENTE DANS L’HISTOIRE DE L’ART DEPUIS PLUS DE 5000 ANS ».

À propos des galgos, nous savons que c’est l’une des races de chiens les plus anciennes connues de l’homme et la première à être domestiquée par nous. Leur popularité chez les humains ne vient pas seulement du fait d’être des armes de chasse infaillibles (avec cette colonne vertébrale ultra-flexible et les poumons et le cœur plus grands que la normale, leur permettant de courir à 70 km / h), mais aussi pour leur physionomie particulière et ce corps harmonieux qui furent bientôt associés à l’élégance … ils devinrent les modèles favoris des peintres et artistes de tous âges.

Il y a des galgos (ou leurs ancêtres) sur les murs des fantastiques grottes de Tassili n’Ajjer, actuellement le Sahara algérien, Site du Patrimoine Mondial depuis 1982. Dans ces grottes, il y a plus de 15 000 exemples de peintures et de roches sculptées du Paléolithique Supérieur et de l’âge Néolithique, ils nous donnent une véritable réflexion et une perspective sur l’évolution de la faune et les coutumes humaines dans cette région depuis plus de 8 000 ans.

b.jpegDans ces peintures ajoutées au motif le plus répandu représenté sur les murs, une espèce d’antilope déjà éteinte, apparaissent des éléphants, des hippopotames et des girafes datant de près de 10 000 ans. Dans une deuxième étape des peintures, il y a environ 5 000 ans, les scènes de la vie pastorale et les espèces bovines sont représentées abondamment et ici, nous trouvons notre galgo. Dans la scène, plusieurs galgos entourent un homme, arc et flèches en mains, poursuivant ce qui semble être des chèvres.

Pour l’Egypte Ancienne (une civilisation qui selon certaines croyances, aurait émergé vers 3100 av. J.-C.), les chiens et en particulier le galgo ainsi que les autres lévriers étaient bien plus que des animaux sauvages et des chasseurs. Pour eux, le galgo représente le dieu Seth et son fils, le dieu Anubis en forme de chien sombre (une pièce maîtresse dans la religion du peuple) était aussi lézard. Anubis est représenté comme un grand canidé noir (probablement un chacal) posé sur son ventre. Il était chargé d’assurer une bonne transition vers le monde des morts.

Les tombeaux égyptiens des grands pharaons sont pleins de gravures de galgos, fidèles compagnons de leurs maîtres qui les ont suivis jusque dans la mort. Les chiens sont principalement représentés aux pieds de leur maître ou dans des scènes de chasse et de guerre sous sa voiture ou son trône, attachés ou en laisse. Ils étaient membres de la famille et un signe de fierté parmi les nobles de l’époque, en concurrence les uns avec les autres pour la possession des plus beaux galgos.

Dans la mythologie grecque , la déesse Artemis, Maîtresse des animaux, l’une des divinités les plus anciennes et les plus vénérées, est souvent représentée comme une chasseuse portant un arc et des flèches et accompagnée d’un lévrier. Cette image fut plus tard adoptée dans l’Empire Romain pour Diana, déesse vierge de la chasse apparaissant toujours avec plusieurs lévriers et des cerfs, un arc en main. La mythologie gréco-romaine est riche en scènes de chasse et épisodes, activité nécessaire pour la vie de l’homme dans laquelle son intelligence et ses qualités physiques étaient testées, mais aussi son pouvoir et son prestige. Là, le galgo remplit son rôle de symbole de classe. Il existe même une pièce de monnaie romaine – denarii- sur laquelle apparaît un lévrier courant sur un rayon. Les Greyhounds sont également des figures largement représentées dans les mosaïques romaines.

Le galgo, de la mythologie aux palais

Au Moyen Âge, les Livres des Heures étaient un récit historique important de la vie et des coutumes des XVe et XVIe siècles et une grande source d’iconographie médiévale chrétienne. En effet, l’une de ces images les plus populaires était « Les Riches Heures du Duc de Berry », publiée en 1416 par les frères Limbourg pour le duc Jean de France (frère de Carlos V). Dans la scène, l’annonce aux bergers, sont mis en lumière deux brigands craintifs qui réagissent à la vue de trois anges, venus leur annoncer la naissance de Jésus. À leurs pieds dans la prairie, le troupeau et le galgo se reposent. Le livre appartient à la collection du Metropolitan Museum of Art à New York.

c.jpegLa chasse était également un sujet fréquent pour le Quattrocento italien et florentin, Paolo Uccello (né à Florence, 1397-1475), qui dans sa peinture a laissé un bon exemple de scènes de chasse en forêt, actuellement au musée Ashmolean, à Oxford. Uccello, nommé ainsi en référence à son goût pour le dessin des oiseaux, s’était spécialisé dans l’étude de la perspective et s’en servit pour narrer, sur un seul canevas, des histoires ou des événements différents au cours du temps. Dans ses scènes aux milieux sombres et aux cieux obscurs, les figures lumineuses, les chevaliers, les soldats, les dames, les chevaux et les galgos sont figés en pleine action et suspendus dans des positions souvent non naturelles, comme dans une étude cinétique.

D’un auteur inconnu, est la série des Tapisseries de la Licorne . D’origine néerlandaise et datée d’entre 1495 et 1505, elle est conservée au MET Museum of NY. Parmi les tissus, un nommé « La chasse de la Licorne » une scène dans laquelle un groupe de nobles chasseurs transperçant une licorne avec leurs chiens et autres lévriers.

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Le Galgo, un féroce chasseur, quintessence de l’élégance

En 1620, Paul de Vos , installé à Anvers et étant parvenu au niveau d’un grand maître, était l’artiste et le spécialiste le plus largement recommandés pour les scènes de chasse avec lesquelles des représentants de l’aristocratie de l’époque aimaient orner leurs meilleures salles. Ces scènes ont été illustrées avec une grande violence, la lutte des animaux et des figures y sont sanglantes, féroces. Les chiens semblent particulièrement étirés pour forcer la perspective et l’expression.

L’oeuvre « Un lévrier embusqué » (1636-1638), est maintenant au Museo del Prado. C’est l’un des nombreux chiens de chasse peints par Paul de Vos. Le chien apparaît dans un paysage ouvert sans végétation ni rocher au premier plan. Il y a peu d’arbres en arrière-plan à différents niveaux et un grand développement du ciel, mais le galgo reste le protagoniste. Il n’y a pas de systématisation dans la représentation des chiens à l’époque, recherchant différentes expressions et postures qui bien souvent ne correspondent pas à la réalité d’un galgo en pleine course. Dans ce cas, le chien est retourné vers le spectateur, plus calme que ceux de « Cerf assailli par une meute de chiens » (1637-1640) également par le maître d’Anvers.

e.jpegPeter Paul Rubens (1577-1640), l’un des peintres baroques les plus importants de l’école Flamande et caractéristique de son style luxuriant, dynamique et sensuel, a produit une série de scènes de chasse monumentales en 1620, avec l’aide de ses étudiants . Parmi celles-ci, nous trouvons l’intitulée « Loup et chasse au Renard » . Les érudits étant en désaccord quant à la participation réelle de Rubens à ces travaux, certains lui ont attribué la paternité des animaux au premier plan, les arbres et les chefs des chasseurs au centre, tandis que d’autres nient toute intervention sur la toile par le maître M. Rubens.

f.jpegVeronese a peint « Un garçon avec un Lévrier » en 1570, probablement commandé par un noble qui voulait représenter son fils passant d’enfant à homme. Sa progéniture montre l’âge adulte par la compagnie d’une épée et de son chien préféré, un galgo, un jeune mais puissant chasseur capable de prendre des décisions.

a.jpegLe peintre flamand Anthony Van Dyck (1599-1641) est l’auteur du portrait de James Stuart, du Duc de Richmond et de Lennox. Sur la toile, apparaît un majestueux Duc, nouveau membre de l’Ordre de la Jarretière portant l’étoile d’argent, le ruban vert et la ligue, emblèmes de cette fraternité et de ce pouvoir. Le galgo représente ici un symbole de noblesse (faisant allusion à ses privilèges en tant que chasseur) et la vertu de fidélité. On dit que le chien a sauvé la vie de son maître lors d’une chasse au sanglier et qu’il voulut être peint auprès de l’animal.

S’il est une collection d’une éblouissante beauté, représentant l’élégance et le pouvoir de l’aristocratie, c’est la collection royale de la Couronne britannique, propriété d’Elizabeth II. Parmi les œuvres d’art qui se trouvent dans cette collection , nous trouvons une oeuvre de Sir Edwin Landseer, intitulée  » Eos, lévrier favori du prince Albert  » . Il semble que ce soit en fait une galga, qui appartenait au prince Albert d’Angleterre. On dit que la reine Victoria lui était si dévouée qu’elle commanda cette peinture à Landeer, qui avait une sensibilité particulière pour représenter les animaux. La peinture était son cadeau de Noël pour le Prince Albert.

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L’italien Giovanni Boldini (1842-1931) reçut également des commandes pour les dames de la haute société, princesses de l’époque, pour peindre les portraits de leurs animaux. À propos de lui, le critique Bernard Berenson a déclaré:

 » Il était un artiste ultra-chic et à sa façon particulière, surtout lorsqu’il représentait les grandes dames de la haute société internationale, sous un verre translucide. Il jouait très bien des plus hauts cercles de l’élégance féminine à cette époque, alors que les femmes étaient trop revêtues par les architectes des tailleurs et leurs couturières. Elles semblaient se refléter dans une pose ambiguë, entre les salles des palais et le théâtre. C’est ce qui se passe avec la peinture  »

Luisa Casati, la marquise elle-même, fut celle qui dit à l’artiste:

« Je veux être une œuvre d’art vivante »

Et c’est ce qu’elle fut. La marquise posant avec son galgo noir, sûre de sa position et de sa beauté, était de l’art pur. La peinture de Boldini appartient à une collection privée d’art contemporain.

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A une époque où les images semblent avoir répandu le symbolisme et étaient consommées de manière compulsive, produits vide de sens et sans signification, vivait un artiste de naissance écossaise , Whyn Lewis , qui choisit de rétablir le Galgo (et d’autres animaux) comme la plus haute expression de l’élégance.

Une race pour laquelle il ressentait un intérêt particulier, le whippet, un petit galgo. Il peint continuellement ses lignes épurées, dans des peintures simples, soignées, dépouillées d’artifices et sans paysage, presque sans ombres. «Dès le début, mes peintures ont trait à l’expression d’émotions à travers les formes et les positions. Je suppose que le langage corporel de mon whippet est le même langage silencieux de la plupart d’entre nous qui comprenons intuitivement quand nous communiquons avec nos animaux de compagnie», décrit l’artiste lui-même.

« J’ai toujours senti que les animaux parlent silencieusement tout comme les peintures. Je pense que c’est le lien entre la nature et l’art. Il faut du temps pour ouvrir les yeux, regarder, sentir et comprendre sans mots, avec empathie et compréhension, le monde qui nous entoure . « 

« Polémique autour du championnat de galgos espagnols célébré dimanche dernier » // Ideal Ubeda // 05.07.2016

// Le  Parti Animaliste a dénoncé « des infractions administratives et de la maltraitance animale » tandis que l’organisateur démentait ces propos parlant d’un succès.
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Le PACMA (parti animaliste contre la maltraitance animale) a dénoncé de nombreuses irrégularités commises lors du premier championnat international de galgos espagnols célébré dimanche dernier dans la ville d’Ūbeda.
Le PACMA parle d’infractions administratives concernant les animaux et de non respect des normes de transport.
Selon un communiqué signé par le coordinateur provincial de Jaen Manuel Serrano Baena, le Pacma a été présent pendant l’entière durée du championnat relevant preuves à l’appui des irrégularités dénoncées comme « le non respect de l’article 6 de la loi du 11/2003 du 24 novembre de la protection des animaux de la junta d’Andalousie au sujet du transport animal.
PACMA nous a également informés que « des chiens sont arrivés dans les coffres de véhicules  de particuliers sans respecter le conditions minimales d’hygiène correspondantes aux besoins physiologiques et éthologiques propre à l’espèce transportée. »
Ces animaux n’avaient ni eau ni à manger. On a même comptabilisés jusqu’a 17 galgos dans une remorque. « Les remorques et véhicules utilisés pour le transport des chiens ont été garés toute la journée en plein soleil.
A l’intérieur de ces dits transports la température a atteint 55 degrés Celsius et à la fin du championnat on y a remis les galgos », affirme le communiqué ajoutant que la plupart des remorques servant au transport des chiens « n’avaient pas la plaque d’immatriculation de transport d’animal vivant comme le voudrait les normes de circulation générales des transports. »
PACMA a dénoncé le fait que certains galgos avaient des blessures anciennes , d’autres se sont blessés durant le championnat et également des brûlures  aux pattes sa cause des trop fortes températures du goudron de l’asphalte.

Une triste réalité

Du point de vue du parti animaliste on a fait ressortir « les terribles conditions de ces animaux qui sont abandonnés, blessés, éliminés de façon horrible dès lors qu’ils ne servent plus. PACMA redemande plus de moyens de préventions, de surveillance et plus de sanctions.
« Sans compter les milliers d’animaux tués directement par la chasse, il faut y ajouter tous ceux qui souffrent de maltraitance durant leurs servitudes », a rappelé PACMA qui exige que soit respectées les normes établies par la loi11/2003 de la protection animale.
En fin de compte, le PACMA se réserve le droit de prendre les mesures opportunes pour faire la lumière sur  ces faits et établir les responsabilités de chacun, condamnant ce type de compétition dans laquelle « le bien être de l’animal n’est pas respecté,s ervant seulement à l’ego des participants présentant leurs chiens. »

Le meilleur de tous les temps

 Pedro Delgado Saez, organisateur de l’épreuve, a déclaré ne pas comprendre les accusations concernant l’événement qu’il qualifie de « gros succès »et au sujet duquel d’après ce qu’il a déclare à « IDEAL », il n’arrête pas de recevoir des félicitations de participants  et des fédérations espagnoles, andalouse, de la fédération canine et du club national du galgo espagnol.
« Tout le monde a été d’accord pour dire que ce concours canin a été le meilleur de tous les temps », a affirmé satisfait Pedro Delgado Saez, concours qui a réuni 300 exemplaires auquel il n’a pas participé car il en était le responsable et veillait à son bon déroulement, au bien être des  gens et animaux.
Delgado Saez a expliqué que ce genre d’événement s’organise avec l’assentiment de la société royale canine espagnole et promeut le fait que les galgos ne servent pas que pour chasser mais sont aussi de magnifiques compagnons de vie, compte tenu de la noblesse de leurs caractères ils sont utilises en thérapie auprès des anciens et des enfants. Il nous a assuré avoir personnellement invité l’association de protection des animaux d’Ūbeda qui ont décliné l’invitation pour « ne pas être en  contact avec les chasseurs », chose que Degado a dit respecté même si il pense « qu’on ne peut généraliser ».
Il note en outre la présence des forces de police d’éta  qui seraient intervenues en cas d’irrégularités. Lui même se considérant comme une « personne qui aime, soigne et apprécie les galgos » a tout fait dans les règles (cages, abreuvoirs, 800m2 d’espace à l’ombre, arrosages pour rafraichir l’endroit, assistance sanitaire, etc).
Il considère que si une personne ayant constaté une infraction aurait du venir le trouver afin de remédier au problème immédiatement « si tant est que tout cela soit vrai ».
« Si j’avais vu quelque chose d’anormal j’aurais été le premier à le dénoncer comme je l’ai fait en d’autres occasions ».
Il a aussi réaffirmé sa satisfaction au sujet du déroulement de l’épreuve organisée avec « beaucoup de volonté et d’esprit de sacrifice »qui a réuni des gens de tous horizons comme Cadiz, Palencia, Guadiz, Valencia ou Zamora et même des étrangers, France, Angleterre, Pays-Bas, Etats-unis, Allemagne.
« C’était un grand honneur de les recevoir a cette occasion dans notre ville. »
Ainsi en se projetant dans le futur il espère pour l’an prochain avoir au moins le même succès que cette première édition et faire venir plus de monde a Ūbeda.
« Je le fais avant tout pour l’amour des animaux en particulier des galgos qui sont ma passion et en second lieu pour les gens de ma ville et de mon pays.a t-il conclu. //

 

« L’Espagne condamne les corridas mais maltraite chaque fois plus de taureaux dans ses fêtes populaires » // Publico.es // 27.05.17

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// Le nombre de fêtes populaires comme les encierros, les capeas ou les correbous a augmenté de plus de 3.000 ces cinq dernières années, au contraire des corridas et novilladas qui ont diminué de moitié par rapport à 2007.

Pelado, le premier Toro de la Vega (aujourd’hui Toro de la Pena) en survivant à la fête très controversée de Tordesillas, s’est transformé l’an dernier en un symbole de la lutte animaliste qui fait pression depuis des décennies pour obtenir la fin de ces spectacles. Mais la carte du divertissement populaire au détriment de la maltraitance animale ne se limite pas à la ville de Valladolid. La géographie espagnole est remplie de points noirs où surtout des taureaux, vaches et veaux – mais aussi d’autres animaux – souffrent et meurent chaque année au nom de la tradition.

L’Observatoire ‘Justice et Défense Animale’ estime que quelques 60.000 animaux sont victimes de maltraitance chaque année dans notre pays pour cette raison, et l’organisation ‘Igualdad Animal’, dans une enquête menée il y a deux ans, estime que le nombre de taureaux qui meurent dans les fêtes populaires en Espagne a atteint les 10.000.

La tendance est assez déroutante car, même si le rejet social de la maltraitance des animaux croît et est chaque année plus palpable, les études montrent que ce type de célébrations n’a pas cessé de croître.

Selon les dernières statistiques des Affaires Taurines du Ministère de la Culture, 17.073 fêtes populaires avec taureaux ont eu lieu dans notre pays en 2016, soit 690 de plus qu’un an plus tôt et près de 3.000 de plus qu’il y a 5 ans, en 2011, quand pour la première fois le Ministère de la Culture a commencé à intégrer ces données, lequel met en garde sur le fait qu’il ne dispose pas d’information comparable en provenance des communautés autonomes.

Il s’agit des fêtes les plus communes, qui se déclinent entre autres en capeas, encierros ou toros embolados. Par contre, celles que l’on nomme les fêtes majeures, comme les corridas et les novilladas, sont beaucoup moins nombreuses (1.598 en 2016) et leur déclin a été spectaculaire ces dernières années et dans de nombreux cas leur nombre a été réduit de moitié. Par exemple, de 953 corridas en 2007, on est passé à 386 l’an dernier. Même constat pour les novilladas qui sont passées de 624 à 200 en 9 ans.

L’an dernier, il y a eu 17.073 fêtes populaires avec taureaux dont plus de la moitié dans la Communauté de Valence.

« Cette augmentation est très préoccupante car dans les fêtes populaires, il n’y a pas de blessures physiques, ce ne sont pas des spectacles sanglants comme les corridas et les normes sont respectées, mais les animaux subissent clairement une souffrance physique et émotionnelle puisqu’ils sont soumis à des stimuli qui provoquent la peur, la panique et la terreur » déclare dans une interview au ‘Publico’ José Enrique Zaldivar, président de l’Association des Vétérinaires Abolitionnistes de la Tauromachie. « Sans doute aucune fête n’est sanglante, mais cruelles, elles le sont toutes » explique-t-il.

Silvia Barquero, présidente du Parti Animaliste PACMA, rappelle de plus que dans la plupart des communautés, à l’exception de certaines comme la Catalogne ou Valence, le règlement stipule que les animaux utilisés dans les spectacles taurins doivent être sacrifiés après la fête.

Le taureau, une exception à la maltraitance

Bien qu’il n’y ait pas de loi nationale de protection des animaux en Espagne, la plupart des règlements régionaux et municipaux interdisent les mauvais traitements et la mort des animaux dans les spectacles publics. Pour cela, et après des années de dénonciation de la part des groupes animalistes, beaucoup des fêtes les plus controversées et cruelles ont été contraintes d’abandonner les célébrations ou de modifier substantiellement leurs règlements.

« Dans les fêtes populaires, les taureaux sont soumis à la peur, la panique et au stress »

C’est le cas de la Descente de la corneille de Mancor del Vall, à Mallorca, qui a finalement été interdite en 2012, ou la fête de la chèvre, à Manganeses de la Polvorosa (Zamora), qui jette maintenant un animal en peluche du haut du beffroi, et pas un animal vivant comme par le passé. A Lekeitio (Pays Basque), dont la plus célèbre fête consistait à suspendre des têtes d’oies vivantes la tête en bas à une corde au-dessus de la mer, les activistes ont au moins obtenu qu’aujourd’hui cela se fasse avec des oiseaux déjà morts. La dinde controversée des fêtes de San Blas de Cazalilla (Jaén) a cessé d’être lancée du haut de l’église et passe simplement maintenant dans les rues du village. D’autres endroits comme Puig à Valence, où il est de coutume le dernier dimanche de janvier de faire une bataille avec des rats morts ou blessés, préfèrent payer l’amende et détourner le regard.

« De nombreux maires se cachent en disant que ce sont les associations ou les confréries qui organisent ces fêtes et que la plupart des municipalités ne spécifient pas dans le budget des fêtes l’argent qui est destiné à l’achat des animaux. Il y a beaucoup d’obscurantisme. » affirme Miguel Angel Rolland, directeur de Santa Fiesta, un documentaire sorti en 2016 dénonçant la barbarie de ces fêtes dans une visite guidée de plusieurs villes d’Espagne.

Le pire dans l’histoire c’est que les taureaux sont les protagonistes de la plupart de ces fêtes et ils sont souvent désignés comme une « exception » dans les règles sur la maltraitance pour des raisons de « tradition ».

En Catalogne, l’une des rares communautés avec les Canaries à avoir interdit les corridas, La Loi de Protection des Animaux exclut toutefois les correbous, une fête où l’on ne tue pas le taureau mais où, soit on le fait courir avec des boules enflammées au bout des cornes, soit on l’attache avec des cordes pour qu’il soit tiré par les personnes.

« Les politiciens ne plaisantent pas avec les encierros parce que cela pourrait leur amener moins de votes ».

« Les taureaux sont des animaux grégaires et pacifiques qui ne sont pas préparés pour ce genre d’exercice. Ils souffrent d’un stress énorme de la foule et tout ce qu’ils souhaitent c’est sortir de là. Dans les encierros de San Firmin, tout ce qu’ils veulent c’est fuir » dit Zaldivar.

« Il y a une grande incohérence de la part de certains gouvernements et de certains partis, qui veulent interdire les corridas mais ne s’opposent pas aux encierros parce qu’ils savent qu’ils risquent d’être sanctionnés au niveau des votes, surtout quand la fête est liée à l’identité du territoire comme c’est le cas en Catalogne ou à Valence », déclare Barquero.

Une communauté détient de loin la palme : plus de la moitié de toutes les fêtes populaires avec taureaux sont concentrées dans la communauté de Valence (8.397 l’an dernier), suivie de loin par Castilla y Leon (1.900). A l’autre extrême, les Asturies, la Gallice, les Baleares, les Canaries et Ceuta où ces fêtes sont pratiquement inexistantes.

« Nous devons cesser d’être le pays de la maltraitance animale, c’est comme cela que le monde extérieur nous considère. C’est quelque chose que nous aurions dû régler depuis longtemps», estime le président de PACMA. //

« Maltraitance animale – un chien pendu trouvé dans une finca à Arico » // Canaries // La Opinion de Tenerife // 25.05.17

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// La dénonciation récente d’un chien pendu et d’autres chiens retrouvés morts dans une finca à Arico fait penser à une nouvelle affaire de ‘finca des horreurs’ comme celles découvertes il y a quelques mois à Guimar et Arona.

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Tout a commencé avec la publication sur les réseaux sociaux de plusieurs photos montrant des animaux en mauvais état et même morts, la photo la plus choquante étant celle d’un chien pendu. Suite à cette diffusion sur les réseaux, la ville d’Arico a déclaré avoir ouvert une enquête menée conjointement par la police locale et la Guardia Civil. Les agents de ces deux forces de sécurité se sont rendus sur place pour contrôler ce que les images montrent mais l’endroit est apparu tout à fait normal. On soupçonne un gros travail de nettoyage des lieux de dernière minute suite à la diffusion sur les réseaux sociaux de ces photos.

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D’autres fincas de l’horreur à Tenerife.

L’année dernière, d’autres cas d’animaux en mauvais état ont déjà été signalés sur l’île. L’un deux à Arona, en février dernier, dans une ferme située le long d’un ravin, sur la rue Elvira, entre la vallée de San Lorenzo et Cabo Blanco. On y a retrouvé des dizaines d’animaux morts : des chiens, des faisans mais aussi des poulets.

Une dizaine d’animaux morts dispersés sur la propriété ont également été retrouvés ainsi qu’un très grand nombre de dépendances remplies de chiens sales et négligés. Une trentaine d’entre eux ont pu être sauvés suite à l’opération qui a été menée dans cette propriété.

Dans un premier temps, on a cru que cette découverte avait un lien avec l’opération menée quelques jours plus tôt à Guimar où 21 personnes ont été arrêtées en pleine organisation d’un combat de chiens dans la finca de Hoya La Vieja. Par après, les sources de la Police Locale ont écarté toute relation entre les deux affaires. //

 

« La honte pour les lévriers espagnols » // Publico.es // 02.06.2017

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// De nombreuses associations étrangères prennent en charge des milliers de galgos qui sont abandonnés et maltraités chaque année en Espagne. Une manifestation prévue à Francfort ce samedi demande la fin de la chasse avec les galgos dans notre pays.

Il y a d’abord eu les manifestations devant le Parlement Européen à Strasbourg. Après la manifestation à Berlin l’an dernier, l’on attend des centaines de personnes accompagnées de leurs chiens dans la ville allemande de Francfort. Ce sont des galgos et des podencos sauvés par des associations à la fin de la saison de chasse et transférés dans d’autres pays européens, parfois même aux Etats-Unis, à la recherche d’une vie meilleure. Ici, après des années de dur entrainement pour chasser le lièvre, beaucoup de ces chiens sont abandonnés à leur sort, dans le meilleur des cas. D’autres sont pendus, décapités, jetés dans des puits ou accidentés au bord des routes.

Le nombre de lévriers victimes de ces abus en Espagne est si grand que les associations de protection ont été contraintes de cherchers des familles adoptives dans d’autres pays, qui ont souvent même des organisations spécifiques pour l’adoption de cette race de chien originaire de notre pays. C’est le cas de l’association française ‘CREL’, la SPCA International-Global Animal Rescue américaine ou de l’association allemande Galgo-Voice qui organise la manifestation à la fin de la semaine à Francfort, mais il y en a beaucoup d’autres.

Leur existence est une preuve de plus de la réputation de l’Espagne comme pays européen au niveau de la maltraitance animale : notre pays est le seul Etat membre qui autorise encore la chasse avec galgos. D’autres pays où se pratiquait aussi cette chasse l’ont interdite depuis des décennies. En autres pays l’Allemagne qui l’a interdite depuis 1952, la Belgique depuis 1995 mais également l’Ecosse depuis 2002 et le Royaume-Uni depuis 2004.

« Il est impossible de placer tous les lévriers qui cherchent des adoptants uniquement en Espagne. Les associations sont complètement saturées avec les chiens. Dans notre cas, 90% de ceux qui arrivent chez nous sont transférés à des associations étrangères », explique dans une interview à ‘Public’ David Rubio, le porte-parole de la plateforme du NAC (No a la Caza) et bénévole à la fondation sévillane Benjamin Mehnert, une de celle qui recueille le plus de lévriers en Espagne. Il faut compter que la fondation confie environ 1.000 galgos par an à des adoptants étrangers et que 500 autres restent sur une liste d’attente.

Toutes les associations exigent non seulement l’abolition de la chasse avec galgos, mais aussi au minimum un contrôle sur la détention et l’élevage de ces animaux, ainsi qu’un recensement des galgos au début et à la fin de chaque saison de chasse. C’est l’un des problèmes les plus urgents, car il n’existe pas de chiffres officiels de ce qui se passe avec ces animaux, en dehors du recensement que font les associations individuellement, et des statistiques de la Sepron (le service de protection de la nature de la Guardia Civil) qui ne recense que les cas dans lesquels ils interviennent (62 galgos abandonnés en 2013, un galgo pendu et 7 décapités). Selon la fondation Affinity, qui est la seule à collecter les données des associations, 10% des 104.501 chiens abandonnés en Espagne en 2015 le sont à la fin de la saison de chasse, ce qui porterait le chiffre à environ 10.450 chiens de chasse par an. Mais David Rubio explique que beaucoup d’associations de protection, dont celle dans laquelle il travaille, ne sont pas incluses dans ce décompte. Les associations estiment que 50.000 lévriers sont abandonnés chaque année dans notre pays. //

« Non à la chasse avec ou sans Galgos » // par Laura L. Ruiz // Disparamag.com // 19.02.16

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// Coïncidant avec le mois de février, un total de 14 villes sont descendues dans la rue pour réclamer que l’on interdise l’usage de chiens dans les divers types de chasse. Des rassemblements faits également en octobre et auxquels, à chaque fois, plus de personnes s’y rendent. Pourquoi octobre et février ? Cela correspond au début et à la fin de la saison de la chasse. Moments où certains commencent à être persécutés, d’autres à être
tourmentés et finalement beaucoup sont assassinés. Que ce soit par une balle, par les blessures d’un piège ou pendus au bout d’une corde. Pour cette raison, il convient de souligner, que beaucoup de personnes qui exigeaient, à Madrid, à Tolède ou à Santander, la fin de l’usage de chiens dans la chasse, réclamaient également la fin de cette pratique « ludique » indéfendable au XXIe siècle.

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Des centaines de galgos accompagnent les manifestants lors de ces grands évènements préparés depuis des mois. Les chiens, avec leur douleur et leur souffrance, ne sont que la partie visible de l’iceberg du problème de la chass e.Le documentaire FEBRERO fait la lumière sur la réalité de ces galgueros qui « aiment » et « respectent » leurs chiens afin de chasser le lièvre, ou encore pour faire des courses de vitesse…en oubliant de mentionner à quel prix sera leur entraînement: souffrances, blessures …souvent exangues, et mourir le lendemain de leur maltraîtance. De l’iode et de la chaux vive sur les plaies pour tout traitement après leur course sur l’asphalte, tellement terrorisés et craignant les cris de leur « entraîneur ». Le jour « J » de leur course, s’ils courent bien, ils auront droit à une autre chance de gagner… si ils gagnent. La chance des « héros », dans les 3 premières places, sinon c’est le bannissement. Pour ceux qui ont 4 ou 5 ans, pas d’issue… ils ne servent plus à rien et n’ont aucune valeur. Ils ne peuvent plus « servir ». Comme un simple « outil », sans autre état d’âme, ils seront abandonnés dans des fourrières ou encore des fossés. Rien de pire pour ces chiens que d’être errants, mendiants et sans abris. D’après les chasseurs, un chien qui n’est plus capable de chasser un lièvre mérite d’être puni.. Il sera pendu à un arbre.

Les chiens considérés comme « chiens de chasse » n’ont pas un sort meilleur. Podencos, beagles ou autres chiens de chasse sont abandonnés à leur triste sort lorsqu’ils ne répondent pas aux désirs de leur maître. Il n’est pas rare de trouver ces chiens avec de graves séquelles de confiance en l’homme, ainsi que des séquelles physiques. Des marques de cicatrices, des oreilles ou des membres amputés, ou encore une queue coupée, sont les principales lésions laissées par des maîtres incompétents et sans pitié. Selon la Protection Animale, la récupération des ces chiens s’avère plus longue et difficile que les autres chiens maltraités pour cause de mauvais abus humains: plaies et coups, ainsi que perte de confiance en l’homme et manque de sociabilisation. Depuis qu’ils sont bébés, ces chiens vivent dans des maisons ou des baraquements, loin de tout centre urbain. Sortant juste pour la chasse sans aucune relation humaine que celle de leur maître et chasseur. Ils ne bénéficient d’aucune stimulation tant olfactives qu’auditives à d’autres individus, et développent ainsi des craintes bien ancrées, même s’ils ont la chance d’être accueillis dans une famille d’adoption.

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Soyons réalistes, traiter ces chiens comme de simples outils n’apporte rien de bon pour eux. Quel est leur avenir ? Pas de choix possible… soit c’est attraper le lapin ou la perdrix… sinon, c’est la punition, allant des coups à la pendaison, jusqu’à la mort. La chasse, une activité tellement inutile à la survie humaine, ainsi que les atrocités qui l’entourent. Pour témoins, les personnes ayant assistés à ces activités cruelles, ont demandés que les chiens ne soient plus traités de la sorte, et que s’arrête ce type de chasse.

Selon ANIMANATURALIS , il y aurait 30 millions d’animaux décédés chaque année, même si les permis de chasse ont diminués de 61 % au cours des 25 dernières années… 850.000 chasseurs inscrits… sans compter les licences fictives octroyées, qui doublent ainsi le chiffre estimé. Presque tous les mois, une blessure grave ou mortelle et accidentelle d’un autre chasseur est à déplorer. Sans compter les personnes présentes, par inadvertance, sur le terrain de chasse. Des dizaines d’associations et de groupes dénoncent le manque d’accès à la montagne, au-delà des terrains de chasse. Que ce soient des randonneurs à la recherche de champignons, de cyclistes, d’ornithologues, d’agents forestiers, etc… des groupes environnementaux dénoncent également que cette chasse intempestive peut provoquer des altérations graves de l’écosystème, sans aucun contrôle de la plupart des espèces capturées. Sans parler de la pollution occasionnée par les plombs de chevrotines et autres métaux lourds accumulés dans la terre ou l’eau des zones naturelles depuis des décennies.

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Ce qui entoure la pratique de la chasse va encore au-delà de cette description. Les animaux chassés sont souvent élévés en captivité, lachés par les chasseurs, sans aucune possibilité de fuir, et sont tout simplement exécutés, comme dans le tir au pigeon où les oiseaux élévés en cage sont projetés en l’air par une machine. Aucune issue pour ces pigeons et ces cailles que d’être abattus froidement avant d’avoir pu agiter leurs ailes. Parfois,l ’intérêt des chasseurs se porte aussi sur des renards ou des sangliers, que des tirs parfois incertains condamnent à une lente agonie pendant des heures avant que les chiens ne les retrouvent pour être finalement exécutés. Dans ce cas,l es chiens deviennent des récolteurs. La liste des exactions des chasseurs est longue, sans parler des manœuvres troubles et déplorables de chasseurs dits « furtifs » (les braconniers, ndlt).

Mais quelle que soit la légalité de ces actions, de nombreuses protestations de manifestants s’interrogent sur la légitimité de tels actes, toujours d’actualité. Au 21 ème siècle, les protestataires prétendent que cette façon d’agir n’est pas nécessaire et n’est en rien une priorité à la survie des êtres humains.

La chasse est un évènement social où des amis ou des connaissances se réunissent le dimanche pour tester leurs armes, mesurer l’esprit compétitif des leurs chiens et profiter d’un bon repas. A n’en pas douter, selon les adversaires de la chasse, derrière ces réunions se cachent des contacts professionnels et sociaux afin de conclure des accords économiques ou politiques. Ces réunions sont un bon prétexte économique aux chasseurs, comme certains le prétendent, afin de prouver leur amour de la Nature et de leurs chiens. //