« Les Autorités répartiront les chiens entre Badajoz, Don Benito et Santa Amalia » // Hoy.es // 05.06.17

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// La propriétaire de la perrera d’Olivenza a déclaré hier qu’il faut éviter le transfert des animaux sans identification ni vaccin, considéré comme illégal.

Les Autorités de Badajoz ont une première destination pour les chiens se trouvant au refuge de Olivenza qui, jusqu’à hier, était le lieu rassemblant les chiens abandonnés de la province. Il est prévu qu’à partir de demain les chiens seront répartis dans les chenils de Badajoz, Don Benito et Santa Amalia. Comme en a décidé hier le vice-délégué du Conseil du Développement Durable, avant tout autre transfert vers d’autres lieux ou encore vers des adoptants définitifs.

Le Conseil du Comté n’a pas encore déterminé comment la répartition des animaux gardés à Olivenza se fera, étant donné les 75 adoptions et réservations faites ce week end. « Le nombre exact de transferts vers les différents lieux d’accueil sera connu dans les prochains jours qui suivent la fermeture de la perrera» selon Farrona.

On a appris ce jour que seuls 9 chiens iront à Badajoz, n’ayant que 3 emplacements libres en ce moment. Le nombre de chiens accueillis à Don Benito sera limité pour cause de manque de place suite à un incendie ayant touché leurs installations en février dernier. Et à Santa Amalia, la Députation Provinciale est le propre gestionnaire des installations accueillant en premier les animaux errants recueillis par leur personnel avant leur transfert vers Olivenza.

Dans tous les cas, la Députation locale s’est donnée pour tâche de reloger les chiens vers d’autres centres d’accueil, que ce soit dans la province d’Extramadure ou en-dehors de celle-ci. Le principal souhait serait que les animaux soient adoptés en passant par des refuges intéressés de les prendre en charge.

Une inconnue persiste, tous les chiens pourront-ils être sauvés ? Qu’en est-t-il des chiens malades ? Jusqu’à ce jour le Conseil a évité de parler d’euthanasie. A cet égard, Farrona a répondu aux vétérinaires hier, tant ceux du noyau zoologique, que ceux qui travaillent à la Députation, que chaque cas sera pris en considération. Malgré tout, il reconnait qu’il existe « certains cas de chiens dangereux, qui ont attaqués leur propre maître, rendant l’adoption plus difficile ».

La Députation locale, avec ses 4 employés de fourrière, a débuté hier le transfert des animaux vers le refuge d’Olivenza. Mais l’employée sur place a refusé l’entrée aux chiens. « Aucun de ces chiens n’a de microchip, ni passeport, ni vaccin contre la rage, bref,aucun des documents légaux indispensables et requis par la Loi afin de pouvoir les sortir d’un centre zoologique » argumente Luisa Mira, gérante du chenil.

Après l’avis du SEPRONA, l’aide du Sercice Sanitaire Animal sera donnée au Conseil d’Extramadure. Selon Mira, « ils autorisent le départ des chiens en demandant simplement un examen avec les caractéristiques de chaque animal ». Manuela Pablo,l a propriétaire du chenil, considère que par cette procédure, ils sont obligés « de violer une loi qu’ils ont eux-mêmes faite ». Pour cette raison, elle annonce qu’aucun chien ne sortira des installations si non identifié « à moins d’être confirmé et autorisé par un Juge ». Elle défendra cette idée demain devant les Tribunaux et les Juges.

Devant ce refus, le député du Développement Durable conteste et déclare que «pour le bien-être des animaux, le déroulement des expéditions aura lieu normalement en se conformant à la loi dans ce domaine ».

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SOLUTIONS TEMPORAIRES

La répartition des chiens de la Députation Provinciale entre différents chenils sera une solution temporaire jusqu’à ce que s’ouvrent à Azuaga des installations permanentes afin d’accueillir les animaux abandonnés dans la Province.

Dans ce sens, le 1 er juin passé, un vote à l’unanimité du Conseil Municipal a approuvé Azuaga comme lieu d’implantation d’un nouveau refuge bâti sur un terrain cédé par le Conseil d’Extramadure.

« Espérons que dans les prochains mois, nous pourrons disposer des installations », déclare Francisco Farrona, qui a constaté que les bâtiments déjà en place ne demanderont pas de grands investissements, étant donné leur bon état de conservation.

En ce moment, le travail des employés de la fourrière se limite à recueillir des animaux abandonnés supposés être un danger pour la population ou la Santé Publique, jusqu’à ce que les places disponibles pour les chiens augmentent.

« Nous souhaitons lancer un message aux habitants de nos municipalités contre l’abandon des animaux, source de problème majeur pour la Députation Provinciale, essayant de trouver des solutions afin de diminuer les dits-abandons »déclare Farrona. //

 

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