Informations importantes sur le cas de 12 Podencos disparus il y a quelques mois à Los Realejos (Canaries) // Sin Voz Tenerife // 25.05.17


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// Bonsoir à tous.

Nous avons des INFORMATIONS IMPORTANTES SUR LE CAS DES 12 PODENCOS DISPARUS à Los Realejos, et nous voulons que vous tous, qui avez suivi cette affaire depuis le début, soyez informés de ce qui se passe.

Cette information est totalement véridique et vient directement des personnes impliquées dans cette affaire.

L’AFFAIRE A ETE CLASSEE par le juge, pour les raisons suivantes, que nous avons résumées ci-dessous :

  • Le juge ne pense pas que les chiens sont dans une situation grave de non-assistance, il note qu’il n’existe aucune preuve de maltraitance animale qui justifierait une qualification de crime à poursuivre par voie pénale. Il suggère de le classer comme infraction à gérer par le conseil municipal de Los Realejos.
  • Il y a une distinction entre le traitement qu’il faut donner à un chien de chasse par rapport à une autre race, même si la loi les protège de la même manière
  • Les photos, les vidéos, les lectures de puce et témoignages apportés ne sont pas suffisants pour déterminer une situation de maltraitance évidente, chiens maigres, attachés, sans eau ni nourriture, avec des tumeurs …
  • Seuls les témoignages des personnes dénoncées, sans preuves et soutenues par le vétérinaire ami depuis toujours, sont très convaincants. Il convient de souligner que le juge n’a assisté à aucun des témoignages des plaignants, ni témoins, ni protectoras, ni propriétaires des fincas soit une douzaine de déclarations au total … par contre, il a assisté à ceux des 3 personnes dénoncées et ces témoignages l’ont totalement convaincu …
  • Il reconnaît que « les images montrent des chiens très maigres, dans des conditions de vie déplorables et visiblement malades mais il n’y a pas d’intention de maltraitance puisque les suspects eux-mêmes reconnaissent la maladie des animaux et les ont présentés au vétérinaire après dénonciation, quel que soit l’état dans lequel ils se trouvaient avant et dans lequel ils ont fini, cela montre, selon le juge, qu’ils s’inquiètent pour leurs animaux … Ce raisonnement qu’il prête aux suspects pourrait être assimilé à celui-ci : « j’ai négligé mon fils de 3 ans pendant plusieurs mois, je ne l’ai pas nourri, je ne l’ai pas emmené chez le pédiatre, mais je le reconnais et j’en suis désolé, donc ils doivent me déclarer innocent car quand je l’ai réalisé, je l’ai emmené aux urgences et j’ai le témoignage du médecin qui me défend » … jugez vous-même …
  • Des 13 chiens dénoncés, le juge n’en mentionne que trois : l’un est mort, l’autre a été vu par un vétérinaire et il ne s’explique pas sur le cas du troisième car c’est une autre procédure puisqu’il s’agit d’un animal volé dont les documents ont été falsifiés et qui portait deux puces …

Le juge précise que les autres animaux en possession des personnes dénoncées étaient en bon état et il ne mentionne à aucun moment le cas des 12 podencos disparus que l’on recherche toujours …

Il va sans dire que les plaignants ont déposé un recours.

Dans cette ordonnance, le juge fait référence au célèbre arrêt 338/2014 sans approfondir, mais ce sont justement des arguments qui jouent contre sa version.

Cet arrêt concerne un individu qui a maintenu pendant des mois deux chiens dans des conditions similaires à celles des podencos … et a été condamné à six mois de prison.

Le juge a refusé toutes les preuves fournies par les plaignants, notamment la déclaration du maire qui a reçu un appel de la SPA de Candy Raya (Puerto de la Cruz) pour dénoncer ces chiens. La SPA avait été contactée en premier lieu par la plaignante qui ne savait pas quoi faire et, comme par hasard, 12 heures plus tard, les chiens avaient disparu …

On a également demandé à la compagnie de téléphone de donner une liste des appels de ce jour pour voir si le maire les avait appelés pour les avertir mais là aussi, le juge a refusé …

Qui a averti les suspects ?

Je vous laisse seuls juges car la justice est très subjective …

Nous vous demandons de vous faire l’écho de cette affaire, car ce qui se passe est vraiment grave et si nous autorisons cela, notre lutte ne sert plus à rien.

Pour l’instant, nous avons intenté un recours contre l’ordonnance de ce jugement, devant la chambre criminelle de la cour provinciale de Santa Cruz de Tenerife. Et maintenant il faut juste attendre.

Merci à tous et s’il vous plaît, diffusez pour que cela se sache.//

bc

 

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