« La vidéo qui montre comment ils volent des galgos gardés dans des bunkers » // ABC de Sevilla // 20.09.2016

// La Guardia Civil étudie les images qui montrent plusieurs personnes masquées enlevant 7 galgas à Carmona.

Les propriétaires de 7 galgas volées à Carmona le 15 juin dernier ont livré à la Guardia Civil une vidéo de plus de trois heures où l’on voit quatre hommes forçant les bunkers dans lesquels ils sont enfermés. A cette occasion, les voleurs ont agi en toute impunité à visage découvert jusqu’à qu’ils réalisent qu’il y avait des caméras de sécurité. Ils ont alors couvert leurs visages avec des tee-shirts qu’ils portaient. Les chiens enlevés ont une valeur minimale de 7.000 euros, en plus des 7.000 euros de dégâts causés aux bunkers et des 2.000 euros pour la destruction des caméras de sécurité.

Les frères Jose Manuel et Damian Mancera Gonzalez affirment que la Guardia Civil a en sa possession la vidéo dans laquelle on reconnaît parfaitement les voleurs qui ont agi plusieurs heures à visage découvert. « Nous espérons que la justice agira car le vol de galgos s’est étendu à toute l’Espagne, en particulier en Andalousie, sans que personne ne puisse l’arrêter. Ils nous ont volé des galgos qui ont non seulement une valeur économique mais aussi sentimentale parce que nous avons aussi ces chiens pour notre plaisir personnel, pour la chasse, les courses … Ils nous ont volé une galga du nom de ‘Chocolate’, qui pour moi a une valeur inestimable, elle était avec nous depuis onze ans et participait à des championnats officiels. » a déclaré Damian à ABC.

« Dans la vidéo, on peut voir les 4 hommes en train de voler dans les bunkers. Cherchant uniquement des femelles pour les courses car les femelles causent moins de problèmes. De fait, ils ont uniquement forcé deux des trois bunkers parce que dans le troisième, qu’ils ont laissé intact, il n’y avait que des mâles. » explique Jose Manuel Mancera. Il ajoute que les faits ont été signalés à la Fédération Espagnole des Galgos car les galgos enlevés portent des tatouages aux oreilles mais leur ADN est aussi enregistré dans le Livre Officiel des Origines des Lévriers.

« Même s’ils brûlaient leurs oreilles ou leur retiraient leurs puces, ces galgos ne pourraient pas participer à des compétitions officielles parce que leur ADN est enregistré par La Fédération Officielle des Galgos. Ils les utilisent pour des paris dans des courses illégales et quand ils ne servent plus, ils les abandonnent ou les pendent » dénoncent ces propriétaires, qui ont été avertis il y a quelques jours de l’apparition d’un galgo errant dans la campagne. « Quand nous l’avons emmené chez le vétérinaire, la puce a permis d’identifier son propriétaire, qui nous a informés qu’il avait été volé à Zamora en décembre 2015 alors qu’il avait à peine 5 mois. C’est toujours la même histoire. » //

Les sources consultées par ABC signalent que « s’ils continuent à voler les galgos c’est que les voleurs savent qu’ils pourront les enregistrer dans le Registre des Origines des Galgos et, donc, qu’ils pourront les utiliser pour la compétition. Il n’y a rien à faire tant qu’il n’y a pas de contrôle officiel sur ce registre. On parle d’une archive ou d’une base de données privée que le responsable pourra manipuler selon son propre arbitre, permettant ou non l’enregistrement de chiens volés ou de descendants de chiens volés. Tant que l’on ne pourra pas mettre en cause la responsabilité de celui qui l’enregistre ou permet qu’il soit enregistré et du vétérinaire qui se trouve à la base, il n’y a pas grand-chose à faire. »

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