« Quiconque jouit d’un combat de chiens est vraiment pourri de l’intérieur » // Melisa Tuya // 20 minutos blogs // 23.02.17

// Aujourd’hui nous avons pris notre petit déjeuner avec la nouvelle d’une macroopération que la Police Nationale a réalisée à Madrid, à Alicante, à Murcie et à Tenerife, et qui a évité la mort à 230 animaux.

Je ne peux pas m’empêcher de me demander si ces 230 animaux que la malchance a mis entre les mains de parasites sont vraiment sauvés. Sauvés des mains de psychopathes et des combats, oui, naturellement. Sauvés pour vivre à partir de maintenant une vie qui vaut la peine d’être vécue ? J’en doute. Il y aura parmi eux des animaux dociles et sans problèmes de comportement, mais aussi il en existera d’autres qui auront besoin de longues thérapies, coûteuses à beaucoup d’égards. Et bien sûr, trouver 230 familles disposées à adopter un animal de race potentiellement dangereuse, avec un passé dans les combats, revient à rêver au gros lot de la loterie de Noël.

Hier il y a eu une autre nouvelle relative au même sujet: un juge du Tenerife a envoyé en prison une dizaine de personnes qui organisaient des combats de chiens.

Juste avant, il est arrivé malheur à un vieillard tué par cinq chiens de races potentiellement dangereuses ni qu’avaient ni documentation ni contrôle. Pourquoi ?

Et voilà que je me souviens des nouvelles précédentes, de plus en plus fréquentes, comme celle des vols de chiens et des combats démantelés à Jaca dans laquelle était même impliqué un mineur. Ou ceux de Burgos qui volaient et en organisaient aussi. Cela n’arrête jamais…

Elles s’ajoutent à toutes celles que me rapportent les associations de protection animale, qui accueillent de plus en plus de chiens potentiellement dangereux, certains dont on sait qu’ils proviennent des combats et d’autres pour lesquels on peut fondamentalement le soupçonner.

Je me rappelle aussi de ces animaux que j’ai diffusés ici et qui sortaient de ce milieu méprisable. Comme le petit Tigre. C‘était à peine un chiot, l’équivalent d’un enfant humain avec ses sept mois. Ils ont essayé de l’utiliser pour des combats de chiens. Sa chance ou son malheur consiste en ce qu’il avait un tempérament pacifique. Comme les monstres qui l’ont élevé ont vu qu’il se servirait à rien,  ils l’ont abandonné à Badajoz. Il a heureusement trouvé un foyer.

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Ou Nala, une bull terrier qu’un couple avait enlevé à des enfants qui l’utilisaient pour la reproduction et les combats.

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Ou Hilda, une très bonne chienne qui avait été utilisée pour le sparring, pour entrainer les autres chiens au combat. C’est pour cela qu’on lui a coupé les oreilles avec peu de délicatesse. C’est pour cela aussi que personne de la regardait au refuge.

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Depuis quelques temps, mon impression, exprimée dans les colonnes de la rédaction de ’20minutos’ et qui est partagée par plusieurs bénévoles de refuges, est que cette pratique augmente, que les combats de chiens sont en augmentation. Ils existent, c’est certain. Il y en a qui pensent qu’il y en a toujours eu, qu’il n’y a pas plus de délits mais plus de sensibilité de la part des gens, plus de dénonciations et plus de poursuites.

Dans tous les cas, c’est à prendre très au sérieux. Un délit qui concerne des animaux qu’ont oblige à combattre peut avoir des conséquences dangereuses pour les êtres humains.

Je ne comprendrai jamais comment quelqu’un peut prendre du plaisir à voir deux chiens se mettre en pièces à coups de dents. J’ai toujours pensé qu’il manque quelque chose à l’intérieur de ce genre de personne, au fond de lui et dans ses valeurs, s’il aime se genre de spectacle.

De la même manière je ne comprendrai pas non plus que quelqu’un puisse prendre du plaisir en voyant comment des êtres humains faire saigner, percer à coups de lance et tuer  un taureau, mais c’est une autre histoire (ou pas ?). Probablement que ça alarme moins la société car on ne peut pas promener un taureau dans les rues.

Revenons-en aux chiens. Il est de notre responsabilité en tant que citoyens de dénoncer si nous avons connaissance ou si nous soupçonnons ces pratiques. Beaucoup que ceux qui les organisent sont des gens qui font peur, liés à d’autres pratiques délinquantes, et nous ne voulons pas avoir de problèmes. Nous devons informer la Police ou la Guardia civil.

Et la Police et la Guardia Civil se doivent d’être implacables, de ne pas fermer les yeux. Cette macroopération est une nouvelle fabuleuse, un travail bien fait. Mais ils ont seulement soulevé un coin du tapis. Il faut continuer de nettoyer ce pays de la merde de ces hommes qui se délectent de voir des animaux se détruire. //

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