« Une macro-opération contre la maltraitance animale à permis de secourir 230 chiens des combats illégaux » // La Vanguardia // 23.02.17

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// Les agents de la Police Nationale ont réalisé une macroopération contre le mauvais traitement animal dans laquelle 34 personnes ont été arrêtées, à Madrid, à Alicante, à Murcie et à Tenerife, impliquées dans le circuit des combats illégaux de chiens. De plus, 230 chiens « potentiellement dangereux, entraînés et destinés à participer aux combats jusqu’à la mort » ont été secourus et ont déjà été recueillis par des associations de protections des animaux ainsi que par des organismes officiels.

Les détenus sont accusés de délits d’organisation criminelle, un délit continuel de mauvais traitement animal, de trafic de stupéfiants et de médicaments, de blanchiment d’argent et d’omission du devoir de poursuivre des délits. De plus les agents ont pratiqué 17 contrôles à domicile dans lesquels, en plus de secourir 230 chiens, ils ont saisi un pistolet et un revolver ainsi que trois plantations de marijuana (de 800 plantes adultes).

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Les agents ont interrompu un événement dans lequel quatre combats étaient prévus

L’opération a été exécutée par les agents du Commissariat Général de la Police judiciaire, de la Direction Supérieure de la Police des Canaries et des commissariats de Tenerife, d’Alicante et de Murcie.

Comme en a informé la Police Nationale, les agents ont fait irruption lors un évènement qui était célébré à Tenerife et dans laquelle étaient prévus quatre combats illégaux, organisés par un groupe criminel qui fournissait des anabolisants aux chiens et qui était financé par le trafic de stupéfiants.

De fait, lors de la même opération, trois plantations de marijuana ont été démantelées, pour un total de 800 plantes saisies, quatre kilogrammes de marijuana sèche, 40 grammes de cocaïne et 200 grammes de hachisch, 30.000 euros, des systèmes d’entraînement canin extrêmes et différentes substances comme des anabolisants, de la testostérone, des hormones, des diurétiques ou un matériel d’euthanasie.

L’enquête a commencé en septembre 2016 quand a été reçue une information, d’une association de protection canine, « sur une personne qui participerait aux combats de chiens dans la localité madrilène de Fuente el Saz ».

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Trafic de drogue et blanchiment d’argent

Selon la Police, cette organisation criminelle serait à la tête d’un réseau national de combats de chiens avec des antennes dans différentes provinces espagnoles, comme Murcie, Alicante ou Santa Cruz de Tenerife. De plus, l’enquête à révélé des connexions de suspects impliqués avec le trafic de drogues et le blanchiment d’argent.

Les agents ont aussi découvert que l’un des suspects, connu à l’intérieur de l’organisation comme « le maestro » et installé à Madrid, faisait « jouer » des chiens dans des pays comme les Émirats Arabes, la Thaïlande ou le Mexique. Lors de ces combats à l’étranger, les chiens présentaient un plus grand degré d’agressivité car ils avaient survécu en gagnant plusieurs combats dans le réseau national.

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Des chiens volés pour être utilisés comme sparring

Les recherches ont aussi permis d’identifier les responsables des évènements et d’autres membres de l’organisation qui réalisaient différentes fonctions, comme l’obtention d’ ordonnances pour doper les animaux, la localisation de lieux pour réaliser les combats et les lieux de production de stupéfiantes substances ( marijuana), l’obtention d’armes et la gestion des endroits où ils cachaient les cadavres d’animaux non aptes aux combats.

L’un des suspects, un résidant du village d’Adeje (Tenerife), vivait dans des conditions déplorables avec plus de 40 chiens préparés pour se battre, la majorité d’eux sans puce d’identification.

Une autre des activités qu’ils réalisaient était le vol de chiens dans des propriétés « dans le but de les utiliser comme sparring » pour les chiens qui concouraient. Ils s’appropriaient des animaux de taille et poids similaires à ceux exigés dans les compétitions pour chacune des catégories, et les utilisaient pour entraîner les chiens potentiellement dangereux, dressés pour le combat.

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De Murcia a Tenerife

Après plus de six mois d’enquête, les agents ont été averti qu’après une tentative avortée d’organiser un championnat à Murcie, la célébration aavait été déplacée à Tenerife, lieu dans lequel au moins quatre combats clandestins de chiens potentiellement dangereux allaient se dérouler.

C’est à ce moment-là que les agents ont préparé un dispositif pour empêcher qu’elle se produise, en réussissant à localiser finalement le lieu exact et en faisant irruption au moment où le deuxième combats se déroulait.

Dans le même mode opératoire, des actions parallèles ont été mise à éxécution à Madrid, à Murcie, à Alicante et à Tenerife pour démanteler le reste de l’organisation criminelle dédiée au mauvais traitement animal. //

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