« Les associations et les refuges de la provinces de Ciudad Real ont recueilli près de 4.000 animaux en 2016″// Mi Ciudad Real // 16.02.17

// Plus de 3.000 animaux sont recueillis annuellement par les associations et refuges de la province, sans compter ceux dont se chargent les perreras et les particuliers. 34 associations de Ciudad Real ont élaboré une étude afin d’évaluer la situation, et ont constaté que 1.140 chats, 2.601 chiens, 39 animaux de ferme, soit un total de 3.780 animaux, ont été recueilli rien qu’en 2016.

perros.jpg

Un chiffre qui n’inclut pas « les centaines d’animaux qui meurent renversés, pendus, empoisonnés ou même asphyxiés dans des containers et qui pourraient facilement faire doubler ce nombre ». Les associations et refuges de la province de Ciudad Real dénoncent une situation préoccupante et demandent aux médias d’en parler.

La moitié de ces associations reçoivent des subventions ou des aides pour l’entretien des animaux qu’ils recueillent, et pour celles qui en reçoivent, ces aides ne permettent pas de couvrir la moitié des frais. 17 de ces collectifs disposent d’installations cédées par les municipalités, mais seulement trois de ces associations sont pourvues d’une zone pour les chats dans leurs installations. C’est pour cette raison que le ramassage des chats n’est réalisés que dans peu de localités et, quand il est réalisé, cela se fait « dans le dos » des mairie, « sans installations et sans aide économique ». La situation économique précaire  a obligé l’un de ces collectifs à fermer son refuge, et deux autres sont en train de disparaître.

Rappelons que la Loi oblige les administrations locales à recueillir les chiens, chats et autres animaux de compagnie et que ceux-ci doivent être amenés dans des centres de ramassage dans lesquels ils doivent rester durant la période légale établie à 21 jours, avant de pouvoir être euthanasiés ou être adoptés. Cependant, presque aucun village de la province ne dispose d’un service de ramassage d’animaux errants et la moitié d’entre eux ne disposent pas d’installations et ni de conventions avec d’autres localités pour le ramassage et la garde des animaux durant la période indiquée par la législation. Dans le peu de cas où « ils se voient obligés de recueillir ces animaux », ceux-ci sont transférés dans des perreras ou des résidences canines dans lesquels ils restent pour la durée légale.

Aussi, les collectifs notent que les perreras ignorent la quantité de chiens et de chats qu’ils reçoivent et qu’elles ne disposent pas de registre fiable des entrées et des sorties des animaux. Certaines de ces « perreras » sont même placées dans des chalets de particuliers.

Concernant les animaux de ferme abandonnés, excepté le Sanctuaire La Frontera fondé récemment sans aucune aide des administrations, seulement un refuge et quelques associations s’occupent de ce type d’animaux, de manière très ponctuelle. « De ce que nous avons pu voir, si personne ne les prend en charge, ils partent directement à l’incinérateur », regrettent les collectifs.

Les associations de la province s’unissent pour lutter ensemble afin de changer cette situation et annoncent qu’elles seront présentes à la manifestation du 2 avril, organisée dans toutes les provinces de l’Espagne par la Justice et la Défense animale. //

manifestacion-550x215

Publicités