Les animaux de la perrera illégale de Chiclana étaient enfermés dans des cages, cadavériques et malades // La Voz de Cadiz // 9.2.17

Il aura fallu une quarantaine de plaintes et dénonciations, et près de 3 ans d’enquête avant que la Guardia Civil ne viennent délivrer la cinquantaine d’animaux prisonniers de la finca de Chiclana. Tous les gardes civils qui sont intervenus, habitués à faire face à ce type de scènes terrifiantes, ont témoigné de l’épouvante ressentie en entrant dans les lieux, découvrant 42 chiens, trois chats, un cheval, un poney et un âne dans un état de complet abandon, cadavériques, malades, chancelant et fortement déshydratés. Les animaux étaient entassés dans des cages, sans eau, sans nourriture si ce n’est un sac de pain dur moisi, sans la moindre hygiène, ils vivaient dans leurs excréments. Certains présentaient des infections et des blessures suite à des attaques entre eux.

 

Les gardes civils, aidés par les agents de la Police locale, ont sorti un à un les animaux de cet endroit, vérifiant au passage que la plupart d’entre eux ne portaient pas de puce; ils ont du aller chercher de l’eau dans les habitations voisins car les animaux étaient déshydratés. Puis les animaux ont été pris en charge par plusieurs refuges.

 

La Guardia Civil enquêtait depuis 2014 sur le propriétaire des lieux. Il semblerait que celui-ci, un homme d’environ 40 ans, entassait là les animaux qu’il récupérait de la rue, mais aussi que certaines de ses connaissances lui laissaient leur animaux pour qu’il « s’en occupe » et ce, depuis plusieurs années.

Les voisins, incommodés par l’odeur et les aboiements, se sont aperçus que le propriétaire de la finca s’était peu à peu désinteressé des animaux avant de les laisser totalement à l’abandon ces dernières semaines. C’est alors que les agents de la Guadria Civil a enfin eu l’autorisation judiciaire d’intervenir.

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