« La fin de la saison de chasse laisse 200 chiens abandonnés chaque année dans le canton » // Faro de Vigo // 12-01-17

// Les deux tiers des chiens recueillis par l’association de protection animale ‘Bai.Senpulgas’ proviennent de l’usage cynégétique – La moitié d’entre eux apparaissent perdus à Vincios (en Galicie).

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La saison de la chasse touche à sa fin en Galicie, avec une prorogation jusqu’en février pour certains oiseaux, et la société protectrice d’animaux du canton de Miñora, Bai. Senpulgas, se prépare à intensifier son activité de manière exponentielle. Les chiffres rapportés par l’association sont « alarmants », selon les explications de sa présidente Tatiana Álvarez Vara. « Chaque année, nous recueillons entre 180 et 200 chiens abandonnés par des chasseurs. Ils représentent deux tiers du nombre total de chiens dont nous nous occupons chaque année, c’est une barbarie », dénonce-t-elle.

L’association reproche aux responsables de ces abandons un « défaut d’humanité », et recourt à la sensibilisation de la société pour les éviter, bien qu’ils considèrent la bataille comme perdue d’avance, et qu’ils craignent que le nombre réel de chiens sacrifiés soit encore plus grand. « Quand ils ne valent plus rien à la chasse, ils les abandonnent parfois dans la montagne et certains ne survivent pas, ou encore ils leur tirent un coup de fusil », commente-t-elle.

Sans micropuce

A Val Miñor, le modus operandi est le même dans la plupart des cas. Les bénévoles trouvent les chiens désorientés dans les montagnes, parfois blessés et presque toujours sous-alimentés, ou ce sont les sont des voisins qui les trouvent et les remettent au refuge. Aucun ne dispose d’une micropuce d’identification, ainsi il est impossible de retrouver leurs maîtres.

La paroisse de Vincios est devenu le point noir des abandons. « La moitié, environ une centaine, sont trouvés dans cette zone », commente Tatiana Álvarez. C’est sur ce lieu que se trouvaient les installations de Cánidos Val Miñor, l’ancienne perrera fermée en 2014 suite à plusieurs plaintes pour délits de mauvais traitement sur animaux et de santé publique.

Peu de temps après la fermeture de cet endroit sujet à polémique, un groupe de jeunes a fondé Bai. Senpulgas. Le collectif a grandit de plus en plus malgré les difficultés d’ouvrir un refuge dans ces conditions. Après deux ans et demi d’existence et deux changements de lieu, l’association s’est établie à Peitieiros, dans une propriété qui dispose d’eau chaude, d’une installation électrique et de box adaptés pour leurs protégés. Le nombre de bénévoles est passé d’une cinquantaine à 80 et le nombre d’animaux dont ils s’occupent s’est aussi multiplié. Actuellement, ils ont 60 chiens et 10 chats à charge. La moitié d’eux vivent dans des familles d’accueil et les autres dans le refuge, en attendant de trouver des adoptants définitifs. //

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