5% des vols de Galgos dénoncés ont lieu à Segovia

robos

El Norte de Castilla // 27 novembre 2015 // Cette race accapare 6 cas d’abandon et de maltraitance sur 10.

Mercredi dernier, 8 heures du soir. Le téléphone de José San Millan reçoit un appel. Ils ont trouvé un Podenco errant dans les rues de Nueva Segovia (Communauté de Castilla-y-Leon), près du Conservatoire. Ce lieu ne lui est pas étranger puisqu’un grand nombre de chiens que recueille le refuge sont localisés dans ce quartier. Le bénévole qui collabore avec lui s’est déjà chargé d’aller chez le vétérinaire. Une autre découverte qui, pour San Millan n’en est pas une: la puce électronique du chien n’est pas répertoriée dans la base de données. Conclusion: un abandon en bonne et due forme, avec préméditation et traîtrise afin d’éluder les contrôles d’identification.

Pour ces défenseurs, les animaux sont des mascottes, des amis, des compagnons. Ce n’est pas une hyperbole pour ceux qui portent le drapeau de la protection des animaux. Même l’Académie royale d’histoire d’Espagne leur donne raison quand elle définit le mot ‘mascotte’ par « animal de compagnie ». Il semble ne pas y avoir linguistiquement de débat. De la morale à l’éthique et jusqu’à la légalité. Ce sont des êtres vivants et des non objets.

«Il est rare que l’on recherche le sacrifice gratuit, le vétérinaire cherche à ce qu’il soit humanitaire». Considérer les animaux domestiques comme des objets se produit parce que s’en procurer est trop facile. Je le vois, il me plait et je vais le prendre. Comme ça, de façon compulsive. Un caprice. Si l’acquisition était plus compliquée, il est sûr aussi qu’il serait plus difficile de les abandonner ou les maltraiter. C’est en tous cas ce que pensent les protecteurs d’animaux. Ils conseillent donc la détention d’animaux à des gens qui s’intéressent à leurs besoins de soins et capables de préserver leur sécurité.

Les lévriers sont des boucs émissaires dans ces régions. Quand la saison au chasse au petit gibier est terminée, en février, beaucoup sont laissés aux mains de Dieu, abandonnés à leur sort. Ils finissent morts, renversés, ou pendus (bien que maintenant beaucoup moins), ou enterrés, ou jetés dans des puits, ou fusillés… Ceux qui survivent, subissent des fractures des pattes, ou sont faméliques ou même arrivent au refuge avec un coup de couteau au cou parce que celui qui les abandonne lui a arraché la micropuce pour effacer toute trace, raconte Millán Sain.

La mort et l’oubli, c’es ce qu’il arrive aux lévriers quand ils cessent d’être utiles. Ils ne valent plus rien dans ce qu’ils ont été entraînés à faire: courir après les lièvres dans les zones rurales du plateau.

Un nouveau foyer en Allemagne

Ce mois de février s’est converti en cauchemar pour les lévriers et pour tous ceux qui s’occupent de leur protection. Bien que les mauvais traitements ne soient pas aussi saisonniers qu’il n’y paraît, rappelle le porte-parole de l’association de protection animale. De fait, les lévriers arrivent, constamment,  au compte-goutte, tout eu long de l’année; ils les recueillent, les soignent et en prennent soin dans leur refuge. L’organisation agit seulement dans le secteur de la capitale (Segocia) et sa banlieue, et sur l’année la moyenne des galgos pris en charge jusqu’à ce qu’ils aient trouvé un nouveau foyer oscille entre dix et douze. Mais José San Millan est conscient qu’il y en a beaucoup plus. En leur cherchant un nouveau foyer, il faut ajouter que près de 90% partent en Allemagne, et aussi au Pays-Bas.

Mais il serait injuste de tomber dans le piège de la généralisation. Les galgueros ne sont pas tous des scélérats. C’est ce qu’affirme Francisco Salamanca, représentant ségovien du Conseil régional de la chasse. Pour lui, derrière chaque abandon ou acte de maltraitance, il y a un « drame ». Il conçoit les liens qui unissent le galgo et le propriétaire comme pourraient le faire la RAE ( l’Académie des Langues) ou les défenseurs des animaux.

Mais il nuance. Il admet que la relation entre le chien et le galguero est différente qu’avec le propriétaire de n’importe quelle autre race. «Avoir un lévrier implique un compromis important avec l’animal, d’où la relation si étroite entre le maître et le chien ».  Ils ont besoin de soins spécifiques et la compagnie qu’il prête le convertit en membre de la famille, assure Salamanca.

Ce vétérinaire a été pendant quatre ans le président de la Fédération Espagnole des Galgos. Ses mots reflètent sa connaissance et son respect envers cette race. Il dit que 5 % des 450 à 500 dénonciations de vols de lévriers (chiffre quasi stable) dans toute l’Espagne se produisent dans la province de Segovia. Cela suppose environ vingt cas annuels, bien que beaucoup de cas n’arrivent pas jusqu’à la Garde civile.

Légère augmentation des abandons

Et les pendaisons? Francisco Salamanca s’en remet aux statistiques et parle de « cliché » malheureux. Quand il était à la tête de la fédération nationale, treize pendaisons dans toute l’Espagne ont été comptabilisées et ils ont pu enquêter sur six de ces cas. « De tous ces Galgos, le plus jeune était âgé de huit ans », explique-t-il. En Espagne, il y a 400.000 chiens de cette race, le pourcentage de pendaisons est infime, pense-t-il. Il parle en tant que représentant du camp vétérinaire et assure qu' »il est rare que le sacrifice gratuit est volontaire soit recherché ». Il déclare que cette pratique ne se fait déjà plus dans son entourage. Son entourage qu’il veille à ce qu’il soit « humanitaire ».

Les unités du Commandement Provincial de la Guardia Civil détectent une «légère augmentation des abandons d’animaux domestiques». Dans certaines occasions, les propriétaires les jettent, sans plus. D’autres fois, il y a des traces de maltraitance physique sur l’animal. Sur les 300 animaux libres et laissés à leur sort enregistrés sur le territoire de Segovie depuis 2010, 60% sont des galgos. Un pourcentage assez significatif.

 La saison haute concernant la détection et le ramassage des animaux livrés à eux-même va de juillet à octobre, d’après les sources de l’institut Armado. C’est là que la Guardia Civil concentre la majorité des dénonciations. Durant les trois premiers trimestres de l’année en cours, la Comandancia Provincial a comptabilisé 272 dénonciations administratives en matière d’animaux de compagnie. Lors du dernier exercice, 314 dénonciations avaient été formulées. De plus, actuellement, trois personnes sont poursuivies et plusieurs autres détenues pour des délits d’abandon ou de maltraitance sur des animaux domestiques.

Source: http://www.elnortedecastilla.es/segovia/201511/24/robos-galgos-denunciados-espana-20151122114835.html

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